Les couvertures hideuses de ces 2 albums ne me donnaient pas du tout envie de lire cette Bd, je n'aurais jamais été les chercher si on ne me les avait prêtés. Et pourtant j'aime le fantastique. C'est une histoire de loup-garou où le mythe de cette créature fascinante est revisité, mais je sais pas trop, il doit manquer un truc pour que ça soit très prenant, le récit ne m'a pas tellement passionné. En fait, ça démarre pas trop mal, le mystère s'installe, c'est assez accrocheur, mais la tension retombe dans le tome 2 à cause d'explications scientifiques trop vaseuses, ça ralentit l'action, le rythme général devient bancal, limite laborieux, et ça n'apporte rien à cette ambiance d'épouvante.
Au final, ça manque sincèrement de relief, et en plus je n'aime guère le dessin que je ne trouve pas joli, on est loin de l'aspect puissant de Garous dans un genre similaire.
Il y a enfin une chose qui ne va pas, puisque les auteurs confondent lycaons et lycanthropes ; le premier est un mammifère carnivore vivant en Afrique, une sorte de chien sauvage très laid qui comme la hyène, se nourrit de charognes. Il faut donc comprendre ici lycanthropes qui sont comme chacun sait, des humains ayant la faculté de se changer en loup-garous à la pleine lune.
Voici une histoire qui aborde de nombreux thèmes. Trop peut-être ? Les couleurs et le dessin ne m’ont pas vraiment plus et je regrette le long flottement en milieu de récit. Dommage! Par contre je ne comprends pas les avis si élogieux, vraiment pas.
C’est un ancien commando du Vietnam qui vit avec sa femme et son fils dans le Queens. Marqué par les horreurs de la guerre, il est instable. En parallèle, la campagne des candidats aux élections à la mairie de New-York est lancée, dans un climat où la criminalité monte en flèche. Enfin, un boxeur adoré du public remporte un match très médiatisé.
Ces trois histoires vont lancer un thriller intéressant dans un environnement où de nombreux thèmes seront abordés : traumatisme et psychologie de l’individu, la vie en société, l’indignation, la mafia et la politique, le pouvoir d’influence des personnalités publiques, le racisme, la misère et la délinquance, les idéaux individuels et collectifs…
Les thèmes sont abordés, mais pas décortiqués non plus. Aussi il sera facile de suivre le récit du début à la fin. La narration est claire, le passage d’un narrateur à l’autre ne me dérange pas du tout et l’écriture me plaît.
J’ai lu un tome (T4) version réimprimée 2011 et ils ont eu la bonne idée d’améliorer 2 choses :
1° la typo : je bloquais souvent sur le texte qui avait une écriture trop serrée.
2° les couleurs : les premières éditions ont pris un gros coup de vieux en plus d’être, je trouve, trop imprécises. D’ailleurs les nouvelles couleurs ont rendu l’ambiance moins sérieuse, ça ne m’a pas vraiment convaincu non plus mais c’était déjà plus agréable.
Mais tout ça n’enlève rien au problème quasi-principal pour moi qui est le dessin. Je vois une amélioration sur les derniers tomes mais franchement, il y a beaucoup trop d’irrégularités pour que je le considère réussi. J’ai sélectionné le pire rien que pour vous : jetez un coup d’œil sur l’avant-dernière case de la planche 41, tome 2. Franchement ce portrait difforme, désolé mais je vois un crapaud !
Bon, et l’intrigue dans tout ça… Ça commençait vraiment bien ! Le 1er tome annonçait, pour moi, un petit chef d’œuvre. J’y trouvais des similitudes à XIII avec certaines scènes, ces crapules dégeu’ et des bandits qui s’incrustent un peu partout. Et dans le 2ème tome, le scénariste prend un virage qui écarte complètement mes premières impressions pour créer une intrigue plus singulière, où notre Joshua deviendrait presque un antihéros tandis que le complot ambiant se dévoile un peu. Super prenant ! Sauf que la suite m’a calmé direct et j’ai perdu mon enthousiasme… C'est là où on doit dire si on aime ou pas... Et moi, j’avais pas du tout envie de lire ces scènes qui ont fait chuter le rythme pendant trop longtemps. Providence est devenu le cœur du récit, puisqu'il est au cœur de pas mal de trucs. Il y a un concentré de monologues, d’histoires qui traînent en longueur, bien que ces histoires amènent à justifier plein de choses derrière. Je comprends pas comment on peut lancer une histoire si violente/stressante et se retrouver au milieu de nulle part avec une histoire enfantine rédemptrice à la mords-moi le nœud. Et si l’épilogue réhausse le niveau et nous fait retrouver un peu de ce qu'il y avait dans les premiers tomes, je n’ai pas pu avoir cette montée de tension et d’adrénaline comme tout bon thriller qui se respecte.
Et puis un dernier point important. L’auteur veut donner une ambiance réaliste pour apporter sa propre critique de la société américaine, et il le fait plutôt bien je trouve. Il en vient aussi à offrir une place importante sur l’existence d’un idéal de société. C’est très utopiste mais bon, pourquoi pas. L’idéal est personnifié au nom de Jessica Ruppert. Et là, horreur. J’ai l’impression d’avoir Jésus en personne. Sauf que j’crois pas en Jésus. Tous ces discours bienpensants et bien catho qui te balancent des leçons de vie bourrées de bons sentiments, d'altruisme et de solidarité… Ça m’a gavé de savoir que c’était finalement ça le moteur de l’histoire! S'il est en plus représenté par le parti démocrate américain, alors là on touche le pompon ! Ca a tout simplement ruiné l'aspect réaliste. Et puis aujourd’hui, je pense qu’à peu près tout le monde s’accorde à dire que les individus sont pas tout noir ni tout blanc, que chacun peut se trouver en contradiction avec ses idéaux… Sauf que là, il y un manichéisme omniprésent, sans nuance, qui m’a beaucoup cassé les pieds.
Je déconseille l’achat sans avoir parcouru tout le récit ! Et je déconseille l'achat t'façon, ou bien prenez au moins les dernières éditions qui ont une coloration à jour (pas meilleure, mais à jour) et une typographie plus aérée.
La note moyenne laisse à penser que cette série est incontournable, ce qui m’étonne énormément… Franchement on a vu tellement mieux, non ?
Ce one-shot ne m'a pas passionné et ce pour deux principales raisons :
1. J'ai déjà lu ou vu des histoires racontant les origines de Wonder Woman. L'auteur utilise bien des éléments nouveau et c'est pas juste un remake sans intérêt d'une histoire déjà parue, mais malgré tous mes efforts je n'ai pas réussi à trouver les personnages vraiment attachants ou le scénario captivant. Il y a juste Etta Candy que j'ai bien aimée.
2. La principale raison pourquoi je n'ai pas accroché est que je n'ai pas aimé le dessin que je trouve froid et qui ne m'accroche pas du tout. Je pense que si j'avais aimé le dessin j'aurais plus accroché, mais voilà je n'ai pas aimé lire des centaines de pages dans un style que je n'aime pas du tout . Franchement le style des vieux comics des années 60-80 est bien mieux. En plus, j'étais peut-être pas bien réveillé, mais j'ai trouvé que le texte était un peu trop petit et que c'était dur de se concentrer pour lire ce petit format et pourtant je suis habitué à lire des mangas depuis des années !
Enfin bon, si vous aimez le dessin, vous allez peut-être aimer ce one-shot qui semble avoir des bonnes critiques un peu partout sur internet.
Wouais. Un peu déçu. Je m’attendais à un truc plus croustillant, à la Gérard de Villiers et à sa fameuse collection brigade mondaine. Les aventures de l’inspecteur Aimé Louzeau ne sont pas super méga trépidantes.
Nous sommes à Paris sous l’occupation allemande. Le prisme prit par les auteurs est de réprouver le rôle de police française et notamment en dénonçant son implication dans la rafle du vel’d’hiv, la plus grande arrestation de Juifs réalisée en France durant la seconde guerre mondiale, en juillet 1942.
Le graphisme est très détaillé tout en rondeur. Visuellement c’est bon. Belle restitution de Paris sous l’occupation allemande. Remarquable expressivité des protagonistes. Je me suis régalé.
Le personnage principal, Aimé Souzeau n’est au final pas un individu intéressant. Il est un brin abject et veule. Son entourage professionnel est sur le même acabit. Jordi Lafebre et Zidrou grossissent le trait outrageusement, au point que cela en devient pénible. Et pour couronner le tout, l’épilogue chimérique ne casse pas trois pattes à un canard.
Donc pour résumer, pour les yeux c’est sublime, pour le contenu c’est vraiment bof.
note réelle 2,5
Magda brosse l'école, s'ennuie et quitte son quotidien pour aller sur la baie passer son temps libre, seule ou avec des amis.
C'est un récit très onirique, où la force de cet album se trouve sans conteste dans ses dessins. L'auteure parvient à nous emmener dans une autre dimension et à nous faire rêver avec l'héroïne. A mon sens, le fait d'aller sur la baie est une métaphore pour en réalité signifier: aller se défoncer. En tout cas, à la lecture de cette BD, j'ai eu le sentiment de l'être, tellement les dessins sont immersifs et imprégnés de folies, de passions, de rêves et de poésies.
Il n'y a pas spécialement de grand scénario, mais la qualité et l'ambiance graphique de la BD vaut le détour.
2 étoiles
MAUPERTUIS, OSE ET RIT !
Pffff, quelle torture ! J'aime beaucoup Julius Corentin Acquefacques, 3 Secondes (3'') ou Dieu en personne de Marc-Antoine Mathieu, mais là, non, ça ne passe pas.
Non seulement, Otto, l'homme réécrit est d'un abord rébarbatif, mais en plus de cela, cette BD est pleinement rébarbative à la lecture. Autant il y avait une dimension fantaisiste et ludique dans les trois œuvres mentionnées ci-dessus, autant là, ça se veut tellement sérieux et jamais fantaisiste que ça s'égare complètement...
Sur le principe, Otto, l'homme réécrit aurait pu fonctionner, mais MAM adopte vite un ton assez prétentieux, sûrement très philosophique, extrêmement bavard mais également très abscons et inaccessible à certains lecteurs. Rien de divertissant là-dedans, MAM est à fond dans la logorrhée et s'engage dans une démarche de déconstructuion au point de finir par en oublier son lecteur...
Du coup, on finit très rapidement la BD en se disant que l'auteur a cessé de nous parler pour ne plus parler qu'à lui-même et que cela ne nous concerne plus.
D'autant plus dommage que la patte graphique de l'auteur nous offre comme toujours quelques belles images et que de temps à autre (c'est rare), on entrevoit un certain potentiel.
Bref, un joli coup dans l'eau, tout de même assez rageant venant d'un auteur si talentueux, qui semble prendre un malin plaisir à gâcher son talent. C'est quand même frustrant, ça !
Ah, j'aurais aimé monter davantage, mais vraiment, là, c'est difficile...
Un Bol plein de bonheur est rempli de bons et beaux sentiments, c'est pour ça que je voudrais en dire du bien, mais c'est clairement trop mal mis en œuvre. On trouve là le problème de beaucoup d'œuvres mélodramatique, qui est de basculer trop facilement dans le tire-larmes. Aucune retenue, chacun des chapitres de ce récit préfère la frontalité des sentiments exprimés à la délicatesse de ceux qui se laissent deviner.
C'est d'autant plus dommage que les situations imaginées par l'auteur sont intéressantes, et pouvaient donner lieu à une belle réflexion, mais ici, l'artificialité de la construction narrative et le moralisme un peu trop appuyé entravent toute forme d'émotion. Pourtant, les personnages avaient tout pour être attachants, mais là encore, ça ne fonctionne pas.
Quant au dessin, il est indéniablement bon, mais comme cela a été souligné dans les avis précédents, malgré la qualité du trait, on a du mal à s'habituer à ces trognes grimaçantes qui ne font que renforcer l'absence de subtilité de l'ensemble.
Finalement, ce manga est une démonstration par la négative de cette belle phrase du réalisateur Edward Dmytryk : "En art, l'évidence est un péché".
De fait, la grande faute de Tsuru Moriyama est de l'avoir oublié...
A l'époque de la sortie de cette BD en 1990 le dessinateur Jean-Yves Delitte n'était pas encore peintre officiel de la marine belge (pas de petite ancre de marine accolée à son nom). Cet auteur à un talent plus que certain avec les paysages et les différentes embarcations qu'il nous propose. Mais alors les personnages c'est une tout autre histoire, en fait par les dieux que c'est laid, ses personnages et surtout les visages ont l'air d'avoir été tassés à coups de marteau, les expressions ne sont pas en accord avec le propos et puis pour distinguer deux personnes c'est uniquement un attribut vestimentaire ou capillaire qui fait la différence.
Notons un peu méchamment que ces personnages tassés sont même avec le temps la marque de fabrique de l'auteur. Quel dommage je me faisais une joie de lire une histoire se déroulant au temps des concessions en Chine au début du 20 ème siècle. Mais que nenni le scénario est tellement alambiqué qu'il faut faire un gros effort pour raccrocher les wagons. Des flashbacks viennent ponctuer le récit censé être éclairant, mais qui ici plombe le propos. Au bout du compte on finit par se contrefoutre des problèmes du héros qui a une bonne tête de niais et n'est en rien charismatique.
Au final un récit qui avait du potentiel mais à cause d'un scénario confus perd son lecteur, quand en plus le dessin n'est pas à la hauteur...
Comme Gaston, j’ai abandonné la lecture de cet album au bout d’une centaine de pages. Je me suis ennuyé. Le dessin ne m’a pas séduit plus que ça, et rien d’excitant dans cette histoire trop alambiquée à mon goût. Pour le côté des personnages, vous serez copieusement servis. Trop c’est trop. Et j’avoue avoir eu du mal à les identifier. Ce conte ne m’a pas picoté les yeux.
Bien évidemment tout n’est pas à jeter. Le boulot pour sortir un tel album est énormissime. Je salue au passage Gess de privilégier des histoires en one shot et non pas en plusieurs albums. L’utilisation des flashbacks est un procédé qui me plait particulièrement. Sur ce coup là je ne suis pas déçu. Le changement de la colorisation facilite la lecture mais pas suffisant pour aller au bout du récit.
Ce monde dessiné par Gess est trop étrange. Les textes de JJ Rousseau ne m’émeuvent pas du tout. Sur ce coup là je passe mon tour.
Le Syndrome [E] est le premier livre de Thilliez réunissant deux de ses personnages récurrents (Sharko et Henebelle). Le roman se termine alors que les enfants de cette dernière viennent d’être enlevés par un inconnu et une référence est faite en dernière page vers la suite du diptyque (Gataca). Il m’est donc difficile de parler de one-shot dans le cas présent et je pense que plus d’un lecteur ressentira une certaine frustration arrivé à la dernière planche de l’album.
Ceci dit, Le Syndrome [E] nous offre tout de même une intrigue menée à terme (ou du moins en partie). L’enquête en question exploite deux sources déjà vues par ailleurs : la manipulation mentale à des fins militaires d’une part, et l’internement illicite d’enfants illégitimes d’autre part. Se basant sur des faits réels, Franck Thilliez construit une intrigue aux limites du fantastique mais avec suffisamment de références scientifiques pour que l’ensemble reste plausible.
La version en bd souffre à mes yeux d’une très grande linéarité dans la résolution de l’enquête. Chaque événement mène directement à un témoin fiable ayant encore tous les détails en mémoire et il « suffit » aux deux enquêteurs de passer d’un témoin à l’autre (et 9 fois sur 10, ils n’ont pas même besoin de chercher l’adresse de ces personnes, soit qu’elle est connue du précédent maillon, soit que cette personne se présente d’elle-même) pour remonter aux origines du mal. Et comme les origines en elles-mêmes ont un goût prononcé de déjà-vu (un film comme « L’Echelle de Jacob » ne date jamais que d’une trentaine d’années), je dois bien avouer m’être quelque peu ennuyé en cours de lecture.
Par ailleurs, Luc Brahy commet quelques erreurs étranges en début de récit (ici, le dossier d’un divan qui disparait, là, un personnage qui passe de gauche à droite d’une pièce sans bouger) qui m’ont passablement irrité. Pourtant, j’aime bien son style mais ce type de bizarrerie a le don de me sortir d’un récit et je finis par passer mon temps à les traquer plutôt que de me passionner sur le récit uniquement.
Résultat : grosse déception pour moi. Je lirai peut-être la suite du diptyque (Gatica) mais je n’en fait pas une priorité.
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Nemrod
Les couvertures hideuses de ces 2 albums ne me donnaient pas du tout envie de lire cette Bd, je n'aurais jamais été les chercher si on ne me les avait prêtés. Et pourtant j'aime le fantastique. C'est une histoire de loup-garou où le mythe de cette créature fascinante est revisité, mais je sais pas trop, il doit manquer un truc pour que ça soit très prenant, le récit ne m'a pas tellement passionné. En fait, ça démarre pas trop mal, le mystère s'installe, c'est assez accrocheur, mais la tension retombe dans le tome 2 à cause d'explications scientifiques trop vaseuses, ça ralentit l'action, le rythme général devient bancal, limite laborieux, et ça n'apporte rien à cette ambiance d'épouvante. Au final, ça manque sincèrement de relief, et en plus je n'aime guère le dessin que je ne trouve pas joli, on est loin de l'aspect puissant de Garous dans un genre similaire. Il y a enfin une chose qui ne va pas, puisque les auteurs confondent lycaons et lycanthropes ; le premier est un mammifère carnivore vivant en Afrique, une sorte de chien sauvage très laid qui comme la hyène, se nourrit de charognes. Il faut donc comprendre ici lycanthropes qui sont comme chacun sait, des humains ayant la faculté de se changer en loup-garous à la pleine lune.
Le Pouvoir des innocents
Voici une histoire qui aborde de nombreux thèmes. Trop peut-être ? Les couleurs et le dessin ne m’ont pas vraiment plus et je regrette le long flottement en milieu de récit. Dommage! Par contre je ne comprends pas les avis si élogieux, vraiment pas. C’est un ancien commando du Vietnam qui vit avec sa femme et son fils dans le Queens. Marqué par les horreurs de la guerre, il est instable. En parallèle, la campagne des candidats aux élections à la mairie de New-York est lancée, dans un climat où la criminalité monte en flèche. Enfin, un boxeur adoré du public remporte un match très médiatisé. Ces trois histoires vont lancer un thriller intéressant dans un environnement où de nombreux thèmes seront abordés : traumatisme et psychologie de l’individu, la vie en société, l’indignation, la mafia et la politique, le pouvoir d’influence des personnalités publiques, le racisme, la misère et la délinquance, les idéaux individuels et collectifs… Les thèmes sont abordés, mais pas décortiqués non plus. Aussi il sera facile de suivre le récit du début à la fin. La narration est claire, le passage d’un narrateur à l’autre ne me dérange pas du tout et l’écriture me plaît. J’ai lu un tome (T4) version réimprimée 2011 et ils ont eu la bonne idée d’améliorer 2 choses : 1° la typo : je bloquais souvent sur le texte qui avait une écriture trop serrée. 2° les couleurs : les premières éditions ont pris un gros coup de vieux en plus d’être, je trouve, trop imprécises. D’ailleurs les nouvelles couleurs ont rendu l’ambiance moins sérieuse, ça ne m’a pas vraiment convaincu non plus mais c’était déjà plus agréable. Mais tout ça n’enlève rien au problème quasi-principal pour moi qui est le dessin. Je vois une amélioration sur les derniers tomes mais franchement, il y a beaucoup trop d’irrégularités pour que je le considère réussi. J’ai sélectionné le pire rien que pour vous : jetez un coup d’œil sur l’avant-dernière case de la planche 41, tome 2. Franchement ce portrait difforme, désolé mais je vois un crapaud ! Bon, et l’intrigue dans tout ça… Ça commençait vraiment bien ! Le 1er tome annonçait, pour moi, un petit chef d’œuvre. J’y trouvais des similitudes à XIII avec certaines scènes, ces crapules dégeu’ et des bandits qui s’incrustent un peu partout. Et dans le 2ème tome, le scénariste prend un virage qui écarte complètement mes premières impressions pour créer une intrigue plus singulière, où notre Joshua deviendrait presque un antihéros tandis que le complot ambiant se dévoile un peu. Super prenant ! Sauf que la suite m’a calmé direct et j’ai perdu mon enthousiasme… C'est là où on doit dire si on aime ou pas... Et moi, j’avais pas du tout envie de lire ces scènes qui ont fait chuter le rythme pendant trop longtemps. Providence est devenu le cœur du récit, puisqu'il est au cœur de pas mal de trucs. Il y a un concentré de monologues, d’histoires qui traînent en longueur, bien que ces histoires amènent à justifier plein de choses derrière. Je comprends pas comment on peut lancer une histoire si violente/stressante et se retrouver au milieu de nulle part avec une histoire enfantine rédemptrice à la mords-moi le nœud. Et si l’épilogue réhausse le niveau et nous fait retrouver un peu de ce qu'il y avait dans les premiers tomes, je n’ai pas pu avoir cette montée de tension et d’adrénaline comme tout bon thriller qui se respecte. Et puis un dernier point important. L’auteur veut donner une ambiance réaliste pour apporter sa propre critique de la société américaine, et il le fait plutôt bien je trouve. Il en vient aussi à offrir une place importante sur l’existence d’un idéal de société. C’est très utopiste mais bon, pourquoi pas. L’idéal est personnifié au nom de Jessica Ruppert. Et là, horreur. J’ai l’impression d’avoir Jésus en personne. Sauf que j’crois pas en Jésus. Tous ces discours bienpensants et bien catho qui te balancent des leçons de vie bourrées de bons sentiments, d'altruisme et de solidarité… Ça m’a gavé de savoir que c’était finalement ça le moteur de l’histoire! S'il est en plus représenté par le parti démocrate américain, alors là on touche le pompon ! Ca a tout simplement ruiné l'aspect réaliste. Et puis aujourd’hui, je pense qu’à peu près tout le monde s’accorde à dire que les individus sont pas tout noir ni tout blanc, que chacun peut se trouver en contradiction avec ses idéaux… Sauf que là, il y un manichéisme omniprésent, sans nuance, qui m’a beaucoup cassé les pieds. Je déconseille l’achat sans avoir parcouru tout le récit ! Et je déconseille l'achat t'façon, ou bien prenez au moins les dernières éditions qui ont une coloration à jour (pas meilleure, mais à jour) et une typographie plus aérée. La note moyenne laisse à penser que cette série est incontournable, ce qui m’étonne énormément… Franchement on a vu tellement mieux, non ?
Wonder Woman - Legendary
Ce one-shot ne m'a pas passionné et ce pour deux principales raisons : 1. J'ai déjà lu ou vu des histoires racontant les origines de Wonder Woman. L'auteur utilise bien des éléments nouveau et c'est pas juste un remake sans intérêt d'une histoire déjà parue, mais malgré tous mes efforts je n'ai pas réussi à trouver les personnages vraiment attachants ou le scénario captivant. Il y a juste Etta Candy que j'ai bien aimée. 2. La principale raison pourquoi je n'ai pas accroché est que je n'ai pas aimé le dessin que je trouve froid et qui ne m'accroche pas du tout. Je pense que si j'avais aimé le dessin j'aurais plus accroché, mais voilà je n'ai pas aimé lire des centaines de pages dans un style que je n'aime pas du tout . Franchement le style des vieux comics des années 60-80 est bien mieux. En plus, j'étais peut-être pas bien réveillé, mais j'ai trouvé que le texte était un peu trop petit et que c'était dur de se concentrer pour lire ce petit format et pourtant je suis habitué à lire des mangas depuis des années ! Enfin bon, si vous aimez le dessin, vous allez peut-être aimer ce one-shot qui semble avoir des bonnes critiques un peu partout sur internet.
La Mondaine
Wouais. Un peu déçu. Je m’attendais à un truc plus croustillant, à la Gérard de Villiers et à sa fameuse collection brigade mondaine. Les aventures de l’inspecteur Aimé Louzeau ne sont pas super méga trépidantes. Nous sommes à Paris sous l’occupation allemande. Le prisme prit par les auteurs est de réprouver le rôle de police française et notamment en dénonçant son implication dans la rafle du vel’d’hiv, la plus grande arrestation de Juifs réalisée en France durant la seconde guerre mondiale, en juillet 1942. Le graphisme est très détaillé tout en rondeur. Visuellement c’est bon. Belle restitution de Paris sous l’occupation allemande. Remarquable expressivité des protagonistes. Je me suis régalé. Le personnage principal, Aimé Souzeau n’est au final pas un individu intéressant. Il est un brin abject et veule. Son entourage professionnel est sur le même acabit. Jordi Lafebre et Zidrou grossissent le trait outrageusement, au point que cela en devient pénible. Et pour couronner le tout, l’épilogue chimérique ne casse pas trois pattes à un canard. Donc pour résumer, pour les yeux c’est sublime, pour le contenu c’est vraiment bof. note réelle 2,5
Quitter la baie
Magda brosse l'école, s'ennuie et quitte son quotidien pour aller sur la baie passer son temps libre, seule ou avec des amis. C'est un récit très onirique, où la force de cet album se trouve sans conteste dans ses dessins. L'auteure parvient à nous emmener dans une autre dimension et à nous faire rêver avec l'héroïne. A mon sens, le fait d'aller sur la baie est une métaphore pour en réalité signifier: aller se défoncer. En tout cas, à la lecture de cette BD, j'ai eu le sentiment de l'être, tellement les dessins sont immersifs et imprégnés de folies, de passions, de rêves et de poésies. Il n'y a pas spécialement de grand scénario, mais la qualité et l'ambiance graphique de la BD vaut le détour. 2 étoiles MAUPERTUIS, OSE ET RIT !
Otto, l'homme réécrit
Pffff, quelle torture ! J'aime beaucoup Julius Corentin Acquefacques, 3 Secondes (3'') ou Dieu en personne de Marc-Antoine Mathieu, mais là, non, ça ne passe pas. Non seulement, Otto, l'homme réécrit est d'un abord rébarbatif, mais en plus de cela, cette BD est pleinement rébarbative à la lecture. Autant il y avait une dimension fantaisiste et ludique dans les trois œuvres mentionnées ci-dessus, autant là, ça se veut tellement sérieux et jamais fantaisiste que ça s'égare complètement... Sur le principe, Otto, l'homme réécrit aurait pu fonctionner, mais MAM adopte vite un ton assez prétentieux, sûrement très philosophique, extrêmement bavard mais également très abscons et inaccessible à certains lecteurs. Rien de divertissant là-dedans, MAM est à fond dans la logorrhée et s'engage dans une démarche de déconstructuion au point de finir par en oublier son lecteur... Du coup, on finit très rapidement la BD en se disant que l'auteur a cessé de nous parler pour ne plus parler qu'à lui-même et que cela ne nous concerne plus. D'autant plus dommage que la patte graphique de l'auteur nous offre comme toujours quelques belles images et que de temps à autre (c'est rare), on entrevoit un certain potentiel. Bref, un joli coup dans l'eau, tout de même assez rageant venant d'un auteur si talentueux, qui semble prendre un malin plaisir à gâcher son talent. C'est quand même frustrant, ça !
Un bol plein de bonheur
Ah, j'aurais aimé monter davantage, mais vraiment, là, c'est difficile... Un Bol plein de bonheur est rempli de bons et beaux sentiments, c'est pour ça que je voudrais en dire du bien, mais c'est clairement trop mal mis en œuvre. On trouve là le problème de beaucoup d'œuvres mélodramatique, qui est de basculer trop facilement dans le tire-larmes. Aucune retenue, chacun des chapitres de ce récit préfère la frontalité des sentiments exprimés à la délicatesse de ceux qui se laissent deviner. C'est d'autant plus dommage que les situations imaginées par l'auteur sont intéressantes, et pouvaient donner lieu à une belle réflexion, mais ici, l'artificialité de la construction narrative et le moralisme un peu trop appuyé entravent toute forme d'émotion. Pourtant, les personnages avaient tout pour être attachants, mais là encore, ça ne fonctionne pas. Quant au dessin, il est indéniablement bon, mais comme cela a été souligné dans les avis précédents, malgré la qualité du trait, on a du mal à s'habituer à ces trognes grimaçantes qui ne font que renforcer l'absence de subtilité de l'ensemble. Finalement, ce manga est une démonstration par la négative de cette belle phrase du réalisateur Edward Dmytryk : "En art, l'évidence est un péché". De fait, la grande faute de Tsuru Moriyama est de l'avoir oublié...
Venturi
A l'époque de la sortie de cette BD en 1990 le dessinateur Jean-Yves Delitte n'était pas encore peintre officiel de la marine belge (pas de petite ancre de marine accolée à son nom). Cet auteur à un talent plus que certain avec les paysages et les différentes embarcations qu'il nous propose. Mais alors les personnages c'est une tout autre histoire, en fait par les dieux que c'est laid, ses personnages et surtout les visages ont l'air d'avoir été tassés à coups de marteau, les expressions ne sont pas en accord avec le propos et puis pour distinguer deux personnes c'est uniquement un attribut vestimentaire ou capillaire qui fait la différence. Notons un peu méchamment que ces personnages tassés sont même avec le temps la marque de fabrique de l'auteur. Quel dommage je me faisais une joie de lire une histoire se déroulant au temps des concessions en Chine au début du 20 ème siècle. Mais que nenni le scénario est tellement alambiqué qu'il faut faire un gros effort pour raccrocher les wagons. Des flashbacks viennent ponctuer le récit censé être éclairant, mais qui ici plombe le propos. Au bout du compte on finit par se contrefoutre des problèmes du héros qui a une bonne tête de niais et n'est en rien charismatique. Au final un récit qui avait du potentiel mais à cause d'un scénario confus perd son lecteur, quand en plus le dessin n'est pas à la hauteur...
Un destin de trouveur
Comme Gaston, j’ai abandonné la lecture de cet album au bout d’une centaine de pages. Je me suis ennuyé. Le dessin ne m’a pas séduit plus que ça, et rien d’excitant dans cette histoire trop alambiquée à mon goût. Pour le côté des personnages, vous serez copieusement servis. Trop c’est trop. Et j’avoue avoir eu du mal à les identifier. Ce conte ne m’a pas picoté les yeux. Bien évidemment tout n’est pas à jeter. Le boulot pour sortir un tel album est énormissime. Je salue au passage Gess de privilégier des histoires en one shot et non pas en plusieurs albums. L’utilisation des flashbacks est un procédé qui me plait particulièrement. Sur ce coup là je ne suis pas déçu. Le changement de la colorisation facilite la lecture mais pas suffisant pour aller au bout du récit. Ce monde dessiné par Gess est trop étrange. Les textes de JJ Rousseau ne m’émeuvent pas du tout. Sur ce coup là je passe mon tour.
Le Syndrome [E]
Le Syndrome [E] est le premier livre de Thilliez réunissant deux de ses personnages récurrents (Sharko et Henebelle). Le roman se termine alors que les enfants de cette dernière viennent d’être enlevés par un inconnu et une référence est faite en dernière page vers la suite du diptyque (Gataca). Il m’est donc difficile de parler de one-shot dans le cas présent et je pense que plus d’un lecteur ressentira une certaine frustration arrivé à la dernière planche de l’album. Ceci dit, Le Syndrome [E] nous offre tout de même une intrigue menée à terme (ou du moins en partie). L’enquête en question exploite deux sources déjà vues par ailleurs : la manipulation mentale à des fins militaires d’une part, et l’internement illicite d’enfants illégitimes d’autre part. Se basant sur des faits réels, Franck Thilliez construit une intrigue aux limites du fantastique mais avec suffisamment de références scientifiques pour que l’ensemble reste plausible. La version en bd souffre à mes yeux d’une très grande linéarité dans la résolution de l’enquête. Chaque événement mène directement à un témoin fiable ayant encore tous les détails en mémoire et il « suffit » aux deux enquêteurs de passer d’un témoin à l’autre (et 9 fois sur 10, ils n’ont pas même besoin de chercher l’adresse de ces personnes, soit qu’elle est connue du précédent maillon, soit que cette personne se présente d’elle-même) pour remonter aux origines du mal. Et comme les origines en elles-mêmes ont un goût prononcé de déjà-vu (un film comme « L’Echelle de Jacob » ne date jamais que d’une trentaine d’années), je dois bien avouer m’être quelque peu ennuyé en cours de lecture. Par ailleurs, Luc Brahy commet quelques erreurs étranges en début de récit (ici, le dossier d’un divan qui disparait, là, un personnage qui passe de gauche à droite d’une pièce sans bouger) qui m’ont passablement irrité. Pourtant, j’aime bien son style mais ce type de bizarrerie a le don de me sortir d’un récit et je finis par passer mon temps à les traquer plutôt que de me passionner sur le récit uniquement. Résultat : grosse déception pour moi. Je lirai peut-être la suite du diptyque (Gatica) mais je n’en fait pas une priorité.