Un récit rocambolesque, où la mode et le style régissent la vie de tous. Peste est une maison de couture indépendante pour laquelle travaille nos héros et héroïnes. Une chasseuse qui se procure les peaux sur des créatures fabuleuses, un couturier et une forgeronne.
Je n'ai franchement pas été emballé par le scénario. Il est pourtant très original, il se déroule dans un univers très intéressant, où absolument tout tourne autour de la mode. J'ai tout de même apprécié la faune et la flore que nous propose Gauvain Manhattan.
Là où j'ai vraiment eu du mal, c'est tout d'abord au niveau des dessins. Le dessin est en noir, blanc et rouge, avec effet crayon/ pastel où je ne sais trop quoi (je ne m'y connais que très peu en dessin) et je n'ai jamais accroché aux graphismes.
De plus, l'album est écrit en écriture inclusive. Je ne suis déjà pas fan de ce type d'écriture, mais en plus, l'auteur l'a modifie. Pour mieux vous illustrer la chose, l'auteur explique au début de l'album ceci:
- En "bon" français: chasseur + chasseuse = chasseurs
- à l'inclusif: chasseur + chasseuse = chasseur.se.s
- dans Peste: chasseur + chasseuse = chasseurses
Alors certes, cela donne une présence grammaticale aux personnages féminins du récit, mais cela m'a surtout complètement sorti de l'histoire et additionné à ma "non-adhésion" au dessin, j'ai peiné à finir cette bande dessinée.
Maintenant, je ne peux nier les nombreuses qualités de cette première BD pour l'auteur et je suis curieux de lire des avis d'autres lecteurs ayant à l'inverse de moi, apprécié cette BD.
2 étoiles
MAUPERTUIS, OSE ET RIT !
Je me ferai peut-être un avis différent quand j'aurai lu plus en profondeur l’œuvre de Jean-Marc Reiser. Il faut bien dire que ce recueil de gags et courtes histoires se lit très vite, beaucoup de gags étant muets. Il faut dire aussi que le dessin n'est vraiment pas ce qu'il y a de plus beau et léché, c'est même un peu crade si j'ose dire. On sent le côté dessinateur de presse, ça va à l'essentiel. Le style est proche de Vuillemin de la même époque Hara-Kiri mené par Cavanna qui signe ici la préface.
Enfin je ne l'aurai pas classé en catégorie érotique, car par définition le genre suscite une certaine excitation et désir sexuel ce qui n'est pas du tout le cas ici. Humour me parait plus adapté bien que je reconnaisse que la plupart des planches ne fait pas rire, pour quelques-unes je n'ai même pas compris, je dois dire que 3 ou 4 gags m'ont tout de même fait esquisser un sourire.
Le premier tome m'est parvenu sans bien savoir de quoi il parlait et je crois que cela s'arrêtera là bien que je vois qu'il y a relativement peu de volumes. Forcément vu le titre cela parle d'homosexualité, à savoir celle d'un frère, un japonais qui avait émigré au Canada pour vivre avec un bûcheron à chemise quadrillée. L'histoire se passe au Japon où vit l'autre frère et sa fille. Pendant tout le tome on pense à un père célibataire car on ne voit jamais la mère. Le postulat de départ est que le conjoint canadien va venir visiter cette famille, qu'il n'avait jamais vue, car son conjoint vient de mourir. L'histoire est assez drôle malgré le thème un peu tristoune du départ, l'assimilation et l'apprivoisement des 2 parties se font plutôt bien malgré d'énormes préjugés sur l'homosexualité de la part du frère japonais. C'est là que le bât blesse un peu, on a presque l'impression que l'homme a peur d'être contaminé par l'homosexualité du tonton comme par un virus. Cette orientation était aussi la principale raison de l'éloignement des deux frères. C'est un peu caricatural et aussi un peu gros sabots sur la façon dont l'homme va changer de point de vue notamment à travers la vision de sa fille.
J'ai lu ça comme un one-shot, j'ai vu qu'il y avait plusieurs tomes autour d'Emanon sans savoir dans quel ordre les prendre. Donc celui-ci serait le tome 3, bien que l'ayant lu isolément je n'ai pas le sentiment d'avoir manqué quelque chose. Et je n'ai pas spécialement ressenti le besoin d'une suite bien qu'il y ait bien la mention 'à suivre' en fin d'histoire.
Emanon est une jeune fille un peu mystérieuse et lunaire qui se retrouve dans un village de campagne. Elle a perdu la mémoire. Elle se marie avec un jeune homme aux petits soins. On la voit régulièrement nue, notamment en train de nager sans qu'on comprenne bien pourquoi. Ce n'est pas du fan service, c'est pas le style mais sans que ça apporte grand chose. Finalement il se passe très peu de choses dans cet album, il y a aussi assez peu de dialogues. C'est pas désagréable mais rien de bien marquant, presqu'aussi effacé que le dessin.
Clairement pas le meilleur de la série des Paul. Déjà j'ai été déçu de voir que ce n'était pas une grosse histoire complète mais un recueil de différentes histoires d'un Paul adolescent. Il faut dire que je me demandais comment faire tout un album sur un sujet aussi restreint que prendre le métro, mais sait-on jamais peut-être aurait-il parlé de tout un milieu sous-terrain découvert lors de son stage de troisième (je ne sais pas si de tels stages professionnels existent au Québec). Mais non ce fut une histoire d'une douzaine de pages. Il fait les 400 coups et des conneries d'ado dans ces récits comme quand il s'amuse à dévisser les bouteilles de shampooing dans les magasins. Rien à dire sur le dessin qui reste égal au reste de la série. L'ensemble des histoires ne m'a pas séduit.
J-C Menu a publié dans divers magazines de nombreuses histoires mettant en scène le petit univers du Mont-Vérité et de ses habitants, ses moines notamment. Plusieurs ont fait l'objet d'une publication dans Le Livre du Mont-Vérité et dans Mont-Vérité chrono-poche, mais beaucoup sont restées inédites en albums. Avec Couacs au Mont-Vérité, Menu revient pour faire à nouveau vivre cet univers, cette fois chez Dargaud et en couleurs, le temps d'une longue histoire en 64 pages.
Je n'avais rien lu sur cet univers et je l'ai découvert avec cet album. C'est un petit cadre fantasque, orienté vers l'humour et l'aventure dérisoire. Entre le graphisme un peu fouillis de Menu et ce ton volontiers absurde, voire parfois délirant, cela m'a rappelé l'ambiance du Concombre Masqué de Mandryka, en moins dingue toutefois.
Honnêtement, je ne suis pas tombé sous le charme. Pour commencer, je n'aime pas vraiment le dessin de Menu, et ensuite je n'ai trouvé son univers ni passionnant ni drôle. Ma curiosité était un peu piquée en début de lecture, du fait de ce cadre et de ces personnages farfelus, mais j'ai été assez vite assommé par la lourdeur des dialogues et le manque de structure de l'intrigue. Si j'ai bien compris, il s'agit en grande partie d'improvisation scénaristique, et ce n'est pas un exercice qui me plait : ça m'a donné l'impression de voir l'auteur essayer de se dépatouiller dans les méandres de son récit pour essayer d'en faire ressortir quelque chose d'intéressant. Seule la manière dont il brise le quatrième mur en se faisant intervenir lui-même en tant qu'auteur, allant jusqu'à effaroucher ses propres personnages, est un peu originale et sympathique, mais elle n'apporte finalement pas grand chose.
Je n'ai pas rigolé et je me suis trop vite ennuyé.
Cette série ne m'a pas enchanté.
Je ne suis pas un grand fan du dessin de Hausman. J'adore ses décors et ses créatures fantastiques, les couleurs sont très belles, mais...je n'aime pas du tout comment il dessine les humains et du coup comme le personnage principal est une humaine, cela enlève du plaisir à regarder le dessin. De plus, je trouve que tout est un peu trop figé, j'ai parfois eu l'impression sur certaines cases de lire un texte illustratif et non une BD.
Mais le pire vient du scénario de Dubois. Je n'ai pas réussi à trouver les personnages attachants ou l'univers créé par les auteurs intéressants. Cela manque d'originalité et le scénario devient trop décousu vers la seconde partie. La meilleur scène qui illustre les problèmes que j'ai avec cette bande dessiné est le combat final avec le dernier gros méchant de l'histoire: c'est pas du tout épique, je n'ai ressenti aucune émotion durant ce moment dramatique et c'est vite expédié. La fin est décevante.
Pour les fans des auteurs uniquement.
Décidément, Mahler s’intéresse particulièrement au Japon ces derniers temps ! En effet, quelques mois après « Le Rituel », consacré à un maître des effets spéciaux du cinéma populaire japonais, le voici de retour au pays du soleil levant avec ce « Kyoto manga ».
Ce petit album relate son cours séjour au Japon en 2015, à l’occasion d’une exposition personnelle que lui a consacré un musée du manga. C’est l’occasion aussi pour Mahler de mieux découvrir la culture japonaise, dont certains aspects le fascinent : certains aspects minimalistes, absurdes, revendiqués par des artistes japonais ne peuvent évidemment que plaire à cet auteur autrichien dont toute l’œuvre – et cet opus n’y fait pas exception – est on ne peut plus minimaliste (décors et/ou personnages).
Son récit n’est pas inintéressant, mais il manque ici l’humour, la poésie, l’absurde, qui souvent donnent de la force à ses petits crobars. En fait, je pense que seuls les amateurs complétistes de l’auteur (dont je fais partie il est vrai) y trouveront en partie leur compte.
Car cette rencontre entre Mahler et une certaine culture japonaise aurait sans doute mérité un regard un peu plus décalé, comme si Mahler, pourtant pas avare ailleurs de saillies bien senties, n’avait pas su dépasser la vision d’un touriste.
Note réelle 2,5/5.
Dans un interview dans le monde des ados, Zep - oui le papa de Titeuf - faisait référence à cet album comme une BD incontournable de son enfance. Un BD presque disparue car j’avoue, j’ai eu vraiment du mal à me la procurer.
Ce qui m’avait interpellé, c’est qu’il disait ouvertement s’être inspiré des nombreux gags de cet album. Son enthousiasme étant communicatif, je m’attendais à une petite perle, un trésor magnifique tombé dans l’oubli.
Quelle déception ! Des gags très ras des pâquerettes. Des cases immenses. La lecture est vite expédiée sans l’esquisse d’un sourire. Cet oiseau philosophe sur la vie ne vaut pas tripette même si cela ressemble étrangement à un chat illustre qui a dû naitre à peu près à la même période. Le succès ne tient qu’à un fil !
Je pensais lire un grand récit de guerre comme on en a l'habitude en bande dessinée. Ce n'était pas vraiment le cas. Il s'agit ici d'un récit de vie, d'un journal intime. On nous raconte la vie d'Alan, durant la seconde guerre mondiale et l'après guerre.
Passé ma surprise du début, j'ai trouvé le premier tome vraiment intéressant. Cela sortait des sentiers battus. L'intérêt n'est pas tant de raconter la guerre, mais plutôt les ressentis et aventures de notre héros, qui est bien souvent resté loin du front.
Le deuxième tome poursuit parfaitement ce que le premier tome a commencé. En revanche, le troisième tome m'a profondément ennuyé. Je ne l'ai même pas terminé tellement je peinais à le lire.
Au niveau graphique, j'ai été également déçu. Le dessin est minimaliste et à mes yeux, n'apportait rien à l'histoire. Selon moi, le dessin d'une BD doit apporter quelque chose à l'histoire que les mots ne savent pas faire. Ici, avec ou sans dessin, l'histoire aurait été inchangé. Le texte se suffit à lui même.
Si vous êtes intéressés par un récit de vie durant la seconde guerre mondiale, d'apprendre la grande Histoire par la petite, alors ce triptyque devrait vous intéresser. Même si je vous conseille de vous contenter des deux premiers tomes.
2,5 étoiles
MAUPERTUIS, OSE ET RIT !
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Peste
Un récit rocambolesque, où la mode et le style régissent la vie de tous. Peste est une maison de couture indépendante pour laquelle travaille nos héros et héroïnes. Une chasseuse qui se procure les peaux sur des créatures fabuleuses, un couturier et une forgeronne. Je n'ai franchement pas été emballé par le scénario. Il est pourtant très original, il se déroule dans un univers très intéressant, où absolument tout tourne autour de la mode. J'ai tout de même apprécié la faune et la flore que nous propose Gauvain Manhattan. Là où j'ai vraiment eu du mal, c'est tout d'abord au niveau des dessins. Le dessin est en noir, blanc et rouge, avec effet crayon/ pastel où je ne sais trop quoi (je ne m'y connais que très peu en dessin) et je n'ai jamais accroché aux graphismes. De plus, l'album est écrit en écriture inclusive. Je ne suis déjà pas fan de ce type d'écriture, mais en plus, l'auteur l'a modifie. Pour mieux vous illustrer la chose, l'auteur explique au début de l'album ceci: - En "bon" français: chasseur + chasseuse = chasseurs - à l'inclusif: chasseur + chasseuse = chasseur.se.s - dans Peste: chasseur + chasseuse = chasseurses Alors certes, cela donne une présence grammaticale aux personnages féminins du récit, mais cela m'a surtout complètement sorti de l'histoire et additionné à ma "non-adhésion" au dessin, j'ai peiné à finir cette bande dessinée. Maintenant, je ne peux nier les nombreuses qualités de cette première BD pour l'auteur et je suis curieux de lire des avis d'autres lecteurs ayant à l'inverse de moi, apprécié cette BD. 2 étoiles MAUPERTUIS, OSE ET RIT !
Dessins Cochons
Je me ferai peut-être un avis différent quand j'aurai lu plus en profondeur l’œuvre de Jean-Marc Reiser. Il faut bien dire que ce recueil de gags et courtes histoires se lit très vite, beaucoup de gags étant muets. Il faut dire aussi que le dessin n'est vraiment pas ce qu'il y a de plus beau et léché, c'est même un peu crade si j'ose dire. On sent le côté dessinateur de presse, ça va à l'essentiel. Le style est proche de Vuillemin de la même époque Hara-Kiri mené par Cavanna qui signe ici la préface. Enfin je ne l'aurai pas classé en catégorie érotique, car par définition le genre suscite une certaine excitation et désir sexuel ce qui n'est pas du tout le cas ici. Humour me parait plus adapté bien que je reconnaisse que la plupart des planches ne fait pas rire, pour quelques-unes je n'ai même pas compris, je dois dire que 3 ou 4 gags m'ont tout de même fait esquisser un sourire.
Le Mari de mon frère
Le premier tome m'est parvenu sans bien savoir de quoi il parlait et je crois que cela s'arrêtera là bien que je vois qu'il y a relativement peu de volumes. Forcément vu le titre cela parle d'homosexualité, à savoir celle d'un frère, un japonais qui avait émigré au Canada pour vivre avec un bûcheron à chemise quadrillée. L'histoire se passe au Japon où vit l'autre frère et sa fille. Pendant tout le tome on pense à un père célibataire car on ne voit jamais la mère. Le postulat de départ est que le conjoint canadien va venir visiter cette famille, qu'il n'avait jamais vue, car son conjoint vient de mourir. L'histoire est assez drôle malgré le thème un peu tristoune du départ, l'assimilation et l'apprivoisement des 2 parties se font plutôt bien malgré d'énormes préjugés sur l'homosexualité de la part du frère japonais. C'est là que le bât blesse un peu, on a presque l'impression que l'homme a peur d'être contaminé par l'homosexualité du tonton comme par un virus. Cette orientation était aussi la principale raison de l'éloignement des deux frères. C'est un peu caricatural et aussi un peu gros sabots sur la façon dont l'homme va changer de point de vue notamment à travers la vision de sa fille.
Mirages d'Emanon
J'ai lu ça comme un one-shot, j'ai vu qu'il y avait plusieurs tomes autour d'Emanon sans savoir dans quel ordre les prendre. Donc celui-ci serait le tome 3, bien que l'ayant lu isolément je n'ai pas le sentiment d'avoir manqué quelque chose. Et je n'ai pas spécialement ressenti le besoin d'une suite bien qu'il y ait bien la mention 'à suivre' en fin d'histoire. Emanon est une jeune fille un peu mystérieuse et lunaire qui se retrouve dans un village de campagne. Elle a perdu la mémoire. Elle se marie avec un jeune homme aux petits soins. On la voit régulièrement nue, notamment en train de nager sans qu'on comprenne bien pourquoi. Ce n'est pas du fan service, c'est pas le style mais sans que ça apporte grand chose. Finalement il se passe très peu de choses dans cet album, il y a aussi assez peu de dialogues. C'est pas désagréable mais rien de bien marquant, presqu'aussi effacé que le dessin.
Paul dans le métro
Clairement pas le meilleur de la série des Paul. Déjà j'ai été déçu de voir que ce n'était pas une grosse histoire complète mais un recueil de différentes histoires d'un Paul adolescent. Il faut dire que je me demandais comment faire tout un album sur un sujet aussi restreint que prendre le métro, mais sait-on jamais peut-être aurait-il parlé de tout un milieu sous-terrain découvert lors de son stage de troisième (je ne sais pas si de tels stages professionnels existent au Québec). Mais non ce fut une histoire d'une douzaine de pages. Il fait les 400 coups et des conneries d'ado dans ces récits comme quand il s'amuse à dévisser les bouteilles de shampooing dans les magasins. Rien à dire sur le dessin qui reste égal au reste de la série. L'ensemble des histoires ne m'a pas séduit.
Couacs au Mont-Vérité
J-C Menu a publié dans divers magazines de nombreuses histoires mettant en scène le petit univers du Mont-Vérité et de ses habitants, ses moines notamment. Plusieurs ont fait l'objet d'une publication dans Le Livre du Mont-Vérité et dans Mont-Vérité chrono-poche, mais beaucoup sont restées inédites en albums. Avec Couacs au Mont-Vérité, Menu revient pour faire à nouveau vivre cet univers, cette fois chez Dargaud et en couleurs, le temps d'une longue histoire en 64 pages. Je n'avais rien lu sur cet univers et je l'ai découvert avec cet album. C'est un petit cadre fantasque, orienté vers l'humour et l'aventure dérisoire. Entre le graphisme un peu fouillis de Menu et ce ton volontiers absurde, voire parfois délirant, cela m'a rappelé l'ambiance du Concombre Masqué de Mandryka, en moins dingue toutefois. Honnêtement, je ne suis pas tombé sous le charme. Pour commencer, je n'aime pas vraiment le dessin de Menu, et ensuite je n'ai trouvé son univers ni passionnant ni drôle. Ma curiosité était un peu piquée en début de lecture, du fait de ce cadre et de ces personnages farfelus, mais j'ai été assez vite assommé par la lourdeur des dialogues et le manque de structure de l'intrigue. Si j'ai bien compris, il s'agit en grande partie d'improvisation scénaristique, et ce n'est pas un exercice qui me plait : ça m'a donné l'impression de voir l'auteur essayer de se dépatouiller dans les méandres de son récit pour essayer d'en faire ressortir quelque chose d'intéressant. Seule la manière dont il brise le quatrième mur en se faisant intervenir lui-même en tant qu'auteur, allant jusqu'à effaroucher ses propres personnages, est un peu originale et sympathique, mais elle n'apporte finalement pas grand chose. Je n'ai pas rigolé et je me suis trop vite ennuyé.
Laïyna
Cette série ne m'a pas enchanté. Je ne suis pas un grand fan du dessin de Hausman. J'adore ses décors et ses créatures fantastiques, les couleurs sont très belles, mais...je n'aime pas du tout comment il dessine les humains et du coup comme le personnage principal est une humaine, cela enlève du plaisir à regarder le dessin. De plus, je trouve que tout est un peu trop figé, j'ai parfois eu l'impression sur certaines cases de lire un texte illustratif et non une BD. Mais le pire vient du scénario de Dubois. Je n'ai pas réussi à trouver les personnages attachants ou l'univers créé par les auteurs intéressants. Cela manque d'originalité et le scénario devient trop décousu vers la seconde partie. La meilleur scène qui illustre les problèmes que j'ai avec cette bande dessiné est le combat final avec le dernier gros méchant de l'histoire: c'est pas du tout épique, je n'ai ressenti aucune émotion durant ce moment dramatique et c'est vite expédié. La fin est décevante. Pour les fans des auteurs uniquement.
Kyoto manga
Décidément, Mahler s’intéresse particulièrement au Japon ces derniers temps ! En effet, quelques mois après « Le Rituel », consacré à un maître des effets spéciaux du cinéma populaire japonais, le voici de retour au pays du soleil levant avec ce « Kyoto manga ». Ce petit album relate son cours séjour au Japon en 2015, à l’occasion d’une exposition personnelle que lui a consacré un musée du manga. C’est l’occasion aussi pour Mahler de mieux découvrir la culture japonaise, dont certains aspects le fascinent : certains aspects minimalistes, absurdes, revendiqués par des artistes japonais ne peuvent évidemment que plaire à cet auteur autrichien dont toute l’œuvre – et cet opus n’y fait pas exception – est on ne peut plus minimaliste (décors et/ou personnages). Son récit n’est pas inintéressant, mais il manque ici l’humour, la poésie, l’absurde, qui souvent donnent de la force à ses petits crobars. En fait, je pense que seuls les amateurs complétistes de l’auteur (dont je fais partie il est vrai) y trouveront en partie leur compte. Car cette rencontre entre Mahler et une certaine culture japonaise aurait sans doute mérité un regard un peu plus décalé, comme si Mahler, pourtant pas avare ailleurs de saillies bien senties, n’avait pas su dépasser la vision d’un touriste. Note réelle 2,5/5.
Lunk
Dans un interview dans le monde des ados, Zep - oui le papa de Titeuf - faisait référence à cet album comme une BD incontournable de son enfance. Un BD presque disparue car j’avoue, j’ai eu vraiment du mal à me la procurer. Ce qui m’avait interpellé, c’est qu’il disait ouvertement s’être inspiré des nombreux gags de cet album. Son enthousiasme étant communicatif, je m’attendais à une petite perle, un trésor magnifique tombé dans l’oubli. Quelle déception ! Des gags très ras des pâquerettes. Des cases immenses. La lecture est vite expédiée sans l’esquisse d’un sourire. Cet oiseau philosophe sur la vie ne vaut pas tripette même si cela ressemble étrangement à un chat illustre qui a dû naitre à peu près à la même période. Le succès ne tient qu’à un fil !
La Guerre d'Alan
Je pensais lire un grand récit de guerre comme on en a l'habitude en bande dessinée. Ce n'était pas vraiment le cas. Il s'agit ici d'un récit de vie, d'un journal intime. On nous raconte la vie d'Alan, durant la seconde guerre mondiale et l'après guerre. Passé ma surprise du début, j'ai trouvé le premier tome vraiment intéressant. Cela sortait des sentiers battus. L'intérêt n'est pas tant de raconter la guerre, mais plutôt les ressentis et aventures de notre héros, qui est bien souvent resté loin du front. Le deuxième tome poursuit parfaitement ce que le premier tome a commencé. En revanche, le troisième tome m'a profondément ennuyé. Je ne l'ai même pas terminé tellement je peinais à le lire. Au niveau graphique, j'ai été également déçu. Le dessin est minimaliste et à mes yeux, n'apportait rien à l'histoire. Selon moi, le dessin d'une BD doit apporter quelque chose à l'histoire que les mots ne savent pas faire. Ici, avec ou sans dessin, l'histoire aurait été inchangé. Le texte se suffit à lui même. Si vous êtes intéressés par un récit de vie durant la seconde guerre mondiale, d'apprendre la grande Histoire par la petite, alors ce triptyque devrait vous intéresser. Même si je vous conseille de vous contenter des deux premiers tomes. 2,5 étoiles MAUPERTUIS, OSE ET RIT !