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Le Rituel (Das Ritual)

Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)

Effets spéciaux démystifiés.


BD minimaliste Ciboulette Cinéma Nouveautés BD, comics et manga

Un maître japonais des effets spéciaux analogiques est assis devant un bol de thé et récapitule sa vie : il n’a jamais fait un film entier, n’a jamais réalisé son propre scénario, n’a jamais prêté une attention particulière à l’intrigue des projets sur lesquels il travaillait. Mais il a détruit plusieurs fois Tokyo, a donné vie à des papillons géants sur des cordes, a fait combattre les monstres des profondeurs et a toujours bien traité ses acteurs, des hommes en costumes de caoutchouc. Dans sa nouvelle bande dessinée, Nicolas Mahler regarde dans les coulisses d’une industrie cinématographique passée avec son humour implacable et permet un regard charmant sur le travail fastidieux de l’art des films de monstres trash. Le Rituel est librement inspiré de la vie du véritable maître des effets spéciaux japonais Eiji Tsuburaya, qui jouit du statut de héros au Japon en raison des effets révolutionnaires de la série des Godzilla. (site éditeur)

Scénariste
Dessinateur
Traducteur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 08 Octobre 2020
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Le Rituel
Les notes (1)
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08/10/2020 | Noirdésir
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L'avatar du posteur Noirdésir

Nicolas Mahler est un auteur que j’apprécie beaucoup, qui a développé une œuvre assez conséquente à partir de bouts de rien : son dessin ultra minimaliste accompagne souvent de petites plaquettes elles-aussi peu bavardes. Et ici, c’est un peu l’hommage d’un bricoleur à un autre bricoleur. En effet, nous suivons un spécialiste japonais des effets spéciaux qui nous présente, avec peu de mots et quelques exemples, comment il a réalisé les effets spéciaux de certains films (Tokyo reconstituée dans une baignoire, personnages déguisés en monstres en plastique, réutilisation d’une même idée à peine modifiée dans tout un tas de films, etc.). Cet hommage au créateur des effets spéciaux de Godzilla (qui a semble-t-il inspiré le personnage de Mahler) se laisse lire. On suit, un peu surpris et amusé, ce petit bonhomme nous décrire son travail d’artisan, sa volonté de garder le même mode de fonctionnement, loin des effets spéciaux informatiques. Mais j’ai quand même eu du mal à me passionner pour le sujet. En effet, je ne suis ni fan ni connaisseur de l’univers de ces films japonais. Je ne suis pas non plus amateur de ces effets spéciaux, à qui il manque je trouve la poésie du stop motion à la Harryhausen (que je connais mieux il est vrai). Ici, il manque aussi sans doute de l’ironie, de l’humour, de l’autodérision (ce que Mahler a souvent l’habitude d’insuffler dans ses albums), pour dynamiser le sujet et la narration. Pas inintéressant, mais cela reste tout de même un album mineur pour Mahler. Note réelle 2,5/5.

08/10/2020 (modifier)