Attiré par une couverture qui malgré sa sobriété m'a tapé dans l'oeil, je me suis lancé dans la lecture de cet album plein d'attente.
Mais malgré des qualités indéniables je me suis assez vite ennuyé au fil des 150 pages que compte l'album. Car faire passer "la banlieue" en BD, ça reste quand même un exercice casse-gueule. On sent bien que Oz (le scénariste) a bien potassé son sujet et qu'il essaye d'éviter la caricature facile qu'on pourrait faire de ses habitants. Mais déjà passer du langage oral des banlieues à celui écrit n'est pas chose aisée, et par moment ça sonne un peu artificiel. L'intrigue traine aussi en longueur et en détails peu utiles, ce qui fait que j'ai rapidement perdu de l'intérêt pour nos protagonistes.
C'est un peu aussi le problème avec le dessin de Bastien Sanchez. On sent beaucoup de recherche sur les cadrages et le découpage pour donner du rythme au récit, mais son trait de base reste figé sur les personnages et ses décors manquent cruellement de richesse. Tout cela reste encore un peu trop anguleux à mon goût et manque de souplesse pour donner plus de fluidité à cette histoire qui en aurait mérité.
Je lirais sans doute la suite par curiosité, mais à moins d'une grosse surprise ma note en restera là.
*** Tome 2 ***
Le premier tome m'avait déçu, tant au niveau d'un dessin figé et d'une justesse discutable que d'un scénario qui n'avait pas réussi à m'emballer. Le second n'aura fait que confirmer cette première impression.
Si l'accent est cette fois-ci mis sur la réaction des habitants du quartier et du jeu des politiciens face aux dealers du quartier, on reste dans un récit somme toute banal et défaitiste. S'il colle certainement à une certaine réalité et un quotidien de bon nombre de cités confrontées à ces problèmes, il aurait fallu une étincelle supplémentaire pour accrocher le lecteur que je suis. On est pour moi dans le banal constat d'un quotidien tragique que le dessin toujours aussi minimaliste et à peine maîtrisé de Bastien Sanchez n'arrive pas à transcender.
Bref, la suite se fera sans moi.
Le résumé de l'éditeur m'a fait comprendre que le vieil artiste était un vampire ! J'avais pas compris ça en lisant ce one-shot et je pense que c'est la meilleure preuve que je suis passé à côté de ce récit.
On est donc dans un futur où le monde est dans une dictature inspirée de facebook, et j'ai pas trop compris comment la société humaine en était arrivée là. Il y a un vieux qui transmet ses connaissances à un jeune. Il y a peu d'action et comme la majorité de l'histoire se passe au même endroit, on dirait presque une pièce de théâtre avec deux acteurs qui parlent et parlent encore et encore. Les réflexions sur l'art, l'immortalité et les autres sujets abordés dans ce one-shot ne m'ont pas touché et je me suis ennuyé du début jusqu'à la fin. Cela semble s'adresser à un public plus 'intellectuel' que moi.
Sinon, je trouve le dessin de Murat toujours aussi froid et un peu laid. Heureusement, les cases de cet album sont grandes, du coup il y a peu de cases par page et cela rend la lecture assez rapide pour un album avec autant de pages.
C'est encore et toujours sa jolie couverture et un feuilletage rapide qui m'ont fait craquer.
De plus l'histoire se déroule dans une Chine moyenâgeuse, période que j'apprécie.
Mal m'en a pris.
Le point fort est incontestablement le dessin, il est fluide, dynamique et bourré de détails. Les décors sont féeriques avec de magnifiques pleines pages.
Juste un bémol sur quelques visages avec un style trop "manga".
Une belle mise en couleur rehausse le tout.
Je ne suis jamais arrivé à entrer dans l'histoire. Un mélange de fantastique et de fantasy, pourtant deux styles que j'adore.
Scénario confus avec de nombreux (trop?) personnages. J'ai eu quelques difficultés au début pour les reconnaître lors de ma lecture.
Et ces brumes écarlates qui n'arrangent pas la compréhension.
Bref, je serai bien embêté si je devais en faire un résumé.
Je pense que cela pourra plaire à certains, personnellement la suite se fera sans moi.
Note réelle : 2,5.
Moi qui ne suis pas un grand adepte de la BD historique (mais je me soigne avec quelques bonnes découvertes ces dernières années) j'avoue être sorti de la lecture de cet album avec un gros "bof bof" à la bouche...
"La Croix sanglante" nous relate l'histoire de la IVe Croisade lancée par le Pape Innocent III en 1202 (encore un qui portait bien son nom... mais je m'égare). Les croisés bloqués à Venise en attente d'une flotte pour rejoindre Jérusalem se cherchent des poux jusqu'à ce qu'un accord avec le Doge soit trouvé...
Le dessin de l'album est juste, même si je ne suis pas fan de la ligne un peu épaisse de l'encrage, la colorisation correcte et le scénario somme toute classique. Le fils à papa en rébellion contre son père qui part en croisade la fleur à l'épée et se retrouve sans le sou au bout de quelques jours puis au centre de cette 4e croisade, c'est un peu facile.
Bref, les amateurs de l'histoire de cette période s'y retrouveront peut être, moi pour l'instant je reste assez dubitatif.
*** Tome 2 ***
Voilà un second tome dans la lignée du premier.
Malgré un départ de tome placé sous le signe de l'action, et une suite qui n'est pas en reste, j'avoue ne pas réussir à trouver une quelconque once d'empathie pour nos protagonistes. Tout cela souffre d'un cruel manque de souffle épique. Pourtant il s'en passe des choses ! Mais j'avoue patauger un peu dans cette période historique que je ne maîtrise pas du tout et pour le coup j'ai eu du mal à saisir les intérêts des différentes factions chrétiennes unies pour la prise de Constantinople.
Si le dessin de Dan Ianos Catalin est bon, je suis moins fan de la colorisation.
Tout cela mis bout à bout donne au final un résultat qui peine à convaincre.
Fox & Lapin s'adresse à un jeune public, moins de 10 ans je dirais, mais qui sache quand même bien lire, à moins de se faire lire l'album par ses parents. Les deux héros y sont un lapin et un renard qui sont de grands copains, toujours ensemble, qu'il s'agisse d'aller à la fête foraine, à la plage ou de partir à la chasse au trésor. L'album se scinde en chapitres qui sont autant de petites aventures qui se suivent plus ou moins.
Honnêtement, je n'ai guère été enthousiasmé par cet album. Déjà le graphisme manque de charme : il est à la fois trop simple et trop sec à mon goût. Ensuite, c'est le genre d'album jeunesse qui ne parle pas aux adultes comme certains peuvent le faire. Le soupçon de poésie et d'humour qu'il tente de dégager ne m'atteint pas. Les deux héros sont à la fois bavards comme des adultes et très enfantins, voire puérils, dans leur comportement, un peu égoïstes et égocentrés, au point d'être un peu pénibles pour moi, surtout Lapin. Quant aux petites aventures qu'ils vivent, elles m'ont ennuyé. Et du fait de cet aspect bavard, je ne suis pas sûr non plus que ça passionne les jeunes lecteurs.
Je pense avoir un problème avec le genre gekiga. J'en ai lu peu, mais le peu que j'ai lu ne me donne pas envie de continuer. Je ne vais donc pas lire les autres recueils d'histoires courtes de Tsuge parues chez Cornelius.
On a droit à des histoires courtes qui montrent le quotidien de manière glauque. Il y a du sexe et c'est montré de manière plus crue et moins sexy que ce que l'on retrouve généralement dans les mangas. Personnellement, je n'ai rien contre des histoires de la vie quotidienne et le glauque, mais ici cela ne marche pas. Les personnages ne sont pas intéressants et aucune histoire ne m'a captivé. J'ai souvent eu l'impression que cela se terminait abruptement, comme si au lieu d'avoir lu une histoire courte, je n'avais lu qu'un chapitre d'une longue histoire. Le dessin est pas mal en tout cas.
J'imagine que ceux qui ont aimé les autres œuvres de cet auteur vont aussi aimer celle-ci. Si vous voulez découvrir, je conseille vraiment un emprunt à la bibliothèque.
Bon, bon, bon... Quelque part, ça ne m'étonne guère que cette série soit abandonnée, malgré un graphisme honorable.
Mais le scénario qui se veut humoristique tombe à plat comme une crêpe bretonne passée sous un rouleau compresseur piloté par un éléphant obèse. Une accumulation de poncifs, d'extraits de chansons connues (déplacées souvent), et de goûts souvent douteux à base de caca-prout. Ça se veut cynique et subversif, mais ça fait plouf. La première planche annonce la couleur dans le genre humour noir raté. Les Trolls de Troy sont de la poésie pure à côté.
Néanmoins, l'univers essaye d'être original avec un mélange de population assez hétéroclite. Mais ça manque de profondeur, sauf dans la gadoue...
Le graphisme n'est pas mal, parfois un peu lapidaire, se cherchant sans doute, le dessinateur a fait mieux depuis. Meddour dessine bien les anatomies féminines, ici dotées de vêtements moulants (quand il y a des habits), mais une BD ne se juge pas uniquement sur ce critère érotico-esthétique.
Un seul volume, aucune suite. Donc on ne saura pas ce qu'il se passe dans la forêt, ni si Gilles réussira sa mission (on suppose que oui).
Dommage, on sent qu'avec un autre scénariste, on aurait pu avoir une gentille série sur 2-3 volumes.
Un autre spin-off de Fairy tail et que j'ai lu parce que... ben j'avais rien à foutre aujourd'hui et j'avais pas envie de glander sur internet et qu'il y avait pas beaucoup de nouveautés cette semaine à la bibliothèque.
Donc voilà c'est les personnages de Fairy tail dans un monde moderne (mais il y a tout de même de la magie) et nos héros sont des policiers. On retrouve les ingrédients qui ont fait le succès de la série mère : de l'action, de l'humour et des filles avec des gros lolos. Les gros fans vont surement adorer et il y a surement plein de clins d'œil à la série originale qui me sont passé au-dessus de la tête. Perso, j'ai vite trouvé que c'était pas marrant et que l'intérêt de la série était bien limité. J'ai fini par feuilleter la série au cours de ma lecture du tome 2. Le dessin est correct.
Bref, je ne me suis pas passionné pour ce spin-off sans saveur qui sent l'exploitation d'une série populaire. Peut-être que les ados fans de Fairy Tail vont mieux apprécier. Moi j'ai passé l'âge pour ce genre de truc.
Eh bien, que tout cela me paraît assez vain ! L'histoire d'une jeune fille moche, ou disons qui ne correspond pas aux critères de beauté physique actuels. Elle n'attire donc pas le regard des garçons, pas de vie amoureuse, pas de vie sexuelle, elle patine professionnellement car son chef est sensible au charme des jolies femmes. Elle en souffre, on la comprend, ok. Mais comme son papa a du pognon, chirurgie esthétique du haut en bas et paf, la voici transformée en bombe anatomique.
Du coup, nouba en boite de nuit tous les soirs et beaux mecs dans son lit. Ah aussi elle peut enfin dire merde à son chef.
Oui, bien, moi aussi au choix je préfère à priori l'option 2 mais « so what ? », quel est l'intérêt de faire une bd pour nous dire qu'il vaut mieux être belle et riche que moche et pauvre ?
Surtout que la vie intérieure et intellectuelle de l'héroïne semble tout aussi vide après qu'avant.
Le graphisme ne me plaît pas vraiment non plus, mais j'avoue que le dessinateur a su nous montrer la même fille à la fois transformée et reconnaissable.
Intérêts du bouquin (emprunté bien sûr) : petit, pas lourd, pas prise de tête, facile à mettre dans la valise de vacances... mais vite lu et vite oublié.
Cette nouvelle série a pour ambition de se placer dans l'air du temps, nous dépeindre une adolescence supra-connectée, en particulier à des jeux en ligne. En particulier au travers du regard de Matt, novice ou presque, qui va apprendre la compétition, mais aussi à connaître les failles, les faiblesses, les phobies de ses partenaires. Tout en essayant (enfin, on l'imagine, c'est très marginal dans le récit) de gérer ses études et sa vie de famille. Mais l'essentiel du récit est quand même constitué de séquences de jeu dans lesquelles on voit Matt et ses nouveaux amis progresser (très vite, trop vite ?) dans la cohésion de groupe, la prise en compte des forces et des faiblesses de chacun(e) pour aller toujours plus loin dans la conquête de nouveaux trophées en jouant à LOD, un MMORPG qui semble se résumer à des combats.
Je dois dire que cette faiblesse thématique m'a nettement déçu. Je ne suis pas un gamer acharné, plutôt random, et si le monde du jeu video n'est pas celui que je maîtrise le plus et si l'éditeur a pensé à définir quelques termes spécifiques en deuxième de couverture, la part de ces parties dans la totalité de l'album était trop importante à mon goût.
Reste le dessin de Grelin, sympathique, mais peut-être un peu bâclé par moments. Je lirai peut-être la suite pour voir si le scénariste a redressé la barre.
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En Falsh
Attiré par une couverture qui malgré sa sobriété m'a tapé dans l'oeil, je me suis lancé dans la lecture de cet album plein d'attente. Mais malgré des qualités indéniables je me suis assez vite ennuyé au fil des 150 pages que compte l'album. Car faire passer "la banlieue" en BD, ça reste quand même un exercice casse-gueule. On sent bien que Oz (le scénariste) a bien potassé son sujet et qu'il essaye d'éviter la caricature facile qu'on pourrait faire de ses habitants. Mais déjà passer du langage oral des banlieues à celui écrit n'est pas chose aisée, et par moment ça sonne un peu artificiel. L'intrigue traine aussi en longueur et en détails peu utiles, ce qui fait que j'ai rapidement perdu de l'intérêt pour nos protagonistes. C'est un peu aussi le problème avec le dessin de Bastien Sanchez. On sent beaucoup de recherche sur les cadrages et le découpage pour donner du rythme au récit, mais son trait de base reste figé sur les personnages et ses décors manquent cruellement de richesse. Tout cela reste encore un peu trop anguleux à mon goût et manque de souplesse pour donner plus de fluidité à cette histoire qui en aurait mérité. Je lirais sans doute la suite par curiosité, mais à moins d'une grosse surprise ma note en restera là. *** Tome 2 *** Le premier tome m'avait déçu, tant au niveau d'un dessin figé et d'une justesse discutable que d'un scénario qui n'avait pas réussi à m'emballer. Le second n'aura fait que confirmer cette première impression. Si l'accent est cette fois-ci mis sur la réaction des habitants du quartier et du jeu des politiciens face aux dealers du quartier, on reste dans un récit somme toute banal et défaitiste. S'il colle certainement à une certaine réalité et un quotidien de bon nombre de cités confrontées à ces problèmes, il aurait fallu une étincelle supplémentaire pour accrocher le lecteur que je suis. On est pour moi dans le banal constat d'un quotidien tragique que le dessin toujours aussi minimaliste et à peine maîtrisé de Bastien Sanchez n'arrive pas à transcender. Bref, la suite se fera sans moi.
Ne reste que l'aube
Le résumé de l'éditeur m'a fait comprendre que le vieil artiste était un vampire ! J'avais pas compris ça en lisant ce one-shot et je pense que c'est la meilleure preuve que je suis passé à côté de ce récit. On est donc dans un futur où le monde est dans une dictature inspirée de facebook, et j'ai pas trop compris comment la société humaine en était arrivée là. Il y a un vieux qui transmet ses connaissances à un jeune. Il y a peu d'action et comme la majorité de l'histoire se passe au même endroit, on dirait presque une pièce de théâtre avec deux acteurs qui parlent et parlent encore et encore. Les réflexions sur l'art, l'immortalité et les autres sujets abordés dans ce one-shot ne m'ont pas touché et je me suis ennuyé du début jusqu'à la fin. Cela semble s'adresser à un public plus 'intellectuel' que moi. Sinon, je trouve le dessin de Murat toujours aussi froid et un peu laid. Heureusement, les cases de cet album sont grandes, du coup il y a peu de cases par page et cela rend la lecture assez rapide pour un album avec autant de pages.
Les Brumes écarlates
C'est encore et toujours sa jolie couverture et un feuilletage rapide qui m'ont fait craquer. De plus l'histoire se déroule dans une Chine moyenâgeuse, période que j'apprécie. Mal m'en a pris. Le point fort est incontestablement le dessin, il est fluide, dynamique et bourré de détails. Les décors sont féeriques avec de magnifiques pleines pages. Juste un bémol sur quelques visages avec un style trop "manga". Une belle mise en couleur rehausse le tout. Je ne suis jamais arrivé à entrer dans l'histoire. Un mélange de fantastique et de fantasy, pourtant deux styles que j'adore. Scénario confus avec de nombreux (trop?) personnages. J'ai eu quelques difficultés au début pour les reconnaître lors de ma lecture. Et ces brumes écarlates qui n'arrangent pas la compréhension. Bref, je serai bien embêté si je devais en faire un résumé. Je pense que cela pourra plaire à certains, personnellement la suite se fera sans moi. Note réelle : 2,5.
La Croix Sanglante
Moi qui ne suis pas un grand adepte de la BD historique (mais je me soigne avec quelques bonnes découvertes ces dernières années) j'avoue être sorti de la lecture de cet album avec un gros "bof bof" à la bouche... "La Croix sanglante" nous relate l'histoire de la IVe Croisade lancée par le Pape Innocent III en 1202 (encore un qui portait bien son nom... mais je m'égare). Les croisés bloqués à Venise en attente d'une flotte pour rejoindre Jérusalem se cherchent des poux jusqu'à ce qu'un accord avec le Doge soit trouvé... Le dessin de l'album est juste, même si je ne suis pas fan de la ligne un peu épaisse de l'encrage, la colorisation correcte et le scénario somme toute classique. Le fils à papa en rébellion contre son père qui part en croisade la fleur à l'épée et se retrouve sans le sou au bout de quelques jours puis au centre de cette 4e croisade, c'est un peu facile. Bref, les amateurs de l'histoire de cette période s'y retrouveront peut être, moi pour l'instant je reste assez dubitatif. *** Tome 2 *** Voilà un second tome dans la lignée du premier. Malgré un départ de tome placé sous le signe de l'action, et une suite qui n'est pas en reste, j'avoue ne pas réussir à trouver une quelconque once d'empathie pour nos protagonistes. Tout cela souffre d'un cruel manque de souffle épique. Pourtant il s'en passe des choses ! Mais j'avoue patauger un peu dans cette période historique que je ne maîtrise pas du tout et pour le coup j'ai eu du mal à saisir les intérêts des différentes factions chrétiennes unies pour la prise de Constantinople. Si le dessin de Dan Ianos Catalin est bon, je suis moins fan de la colorisation. Tout cela mis bout à bout donne au final un résultat qui peine à convaincre.
Fox & Lapin
Fox & Lapin s'adresse à un jeune public, moins de 10 ans je dirais, mais qui sache quand même bien lire, à moins de se faire lire l'album par ses parents. Les deux héros y sont un lapin et un renard qui sont de grands copains, toujours ensemble, qu'il s'agisse d'aller à la fête foraine, à la plage ou de partir à la chasse au trésor. L'album se scinde en chapitres qui sont autant de petites aventures qui se suivent plus ou moins. Honnêtement, je n'ai guère été enthousiasmé par cet album. Déjà le graphisme manque de charme : il est à la fois trop simple et trop sec à mon goût. Ensuite, c'est le genre d'album jeunesse qui ne parle pas aux adultes comme certains peuvent le faire. Le soupçon de poésie et d'humour qu'il tente de dégager ne m'atteint pas. Les deux héros sont à la fois bavards comme des adultes et très enfantins, voire puérils, dans leur comportement, un peu égoïstes et égocentrés, au point d'être un peu pénibles pour moi, surtout Lapin. Quant aux petites aventures qu'ils vivent, elles m'ont ennuyé. Et du fait de cet aspect bavard, je ne suis pas sûr non plus que ça passionne les jeunes lecteurs.
La Jeunesse de Yoshio
Je pense avoir un problème avec le genre gekiga. J'en ai lu peu, mais le peu que j'ai lu ne me donne pas envie de continuer. Je ne vais donc pas lire les autres recueils d'histoires courtes de Tsuge parues chez Cornelius. On a droit à des histoires courtes qui montrent le quotidien de manière glauque. Il y a du sexe et c'est montré de manière plus crue et moins sexy que ce que l'on retrouve généralement dans les mangas. Personnellement, je n'ai rien contre des histoires de la vie quotidienne et le glauque, mais ici cela ne marche pas. Les personnages ne sont pas intéressants et aucune histoire ne m'a captivé. J'ai souvent eu l'impression que cela se terminait abruptement, comme si au lieu d'avoir lu une histoire courte, je n'avais lu qu'un chapitre d'une longue histoire. Le dessin est pas mal en tout cas. J'imagine que ceux qui ont aimé les autres œuvres de cet auteur vont aussi aimer celle-ci. Si vous voulez découvrir, je conseille vraiment un emprunt à la bibliothèque.
Gilles de Carpe
Bon, bon, bon... Quelque part, ça ne m'étonne guère que cette série soit abandonnée, malgré un graphisme honorable. Mais le scénario qui se veut humoristique tombe à plat comme une crêpe bretonne passée sous un rouleau compresseur piloté par un éléphant obèse. Une accumulation de poncifs, d'extraits de chansons connues (déplacées souvent), et de goûts souvent douteux à base de caca-prout. Ça se veut cynique et subversif, mais ça fait plouf. La première planche annonce la couleur dans le genre humour noir raté. Les Trolls de Troy sont de la poésie pure à côté. Néanmoins, l'univers essaye d'être original avec un mélange de population assez hétéroclite. Mais ça manque de profondeur, sauf dans la gadoue... Le graphisme n'est pas mal, parfois un peu lapidaire, se cherchant sans doute, le dessinateur a fait mieux depuis. Meddour dessine bien les anatomies féminines, ici dotées de vêtements moulants (quand il y a des habits), mais une BD ne se juge pas uniquement sur ce critère érotico-esthétique. Un seul volume, aucune suite. Donc on ne saura pas ce qu'il se passe dans la forêt, ni si Gilles réussira sa mission (on suppose que oui). Dommage, on sent qu'avec un autre scénariste, on aurait pu avoir une gentille série sur 2-3 volumes.
Fairy Tail - City Hero
Un autre spin-off de Fairy tail et que j'ai lu parce que... ben j'avais rien à foutre aujourd'hui et j'avais pas envie de glander sur internet et qu'il y avait pas beaucoup de nouveautés cette semaine à la bibliothèque. Donc voilà c'est les personnages de Fairy tail dans un monde moderne (mais il y a tout de même de la magie) et nos héros sont des policiers. On retrouve les ingrédients qui ont fait le succès de la série mère : de l'action, de l'humour et des filles avec des gros lolos. Les gros fans vont surement adorer et il y a surement plein de clins d'œil à la série originale qui me sont passé au-dessus de la tête. Perso, j'ai vite trouvé que c'était pas marrant et que l'intérêt de la série était bien limité. J'ai fini par feuilleter la série au cours de ma lecture du tome 2. Le dessin est correct. Bref, je ne me suis pas passionné pour ce spin-off sans saveur qui sent l'exploitation d'une série populaire. Peut-être que les ados fans de Fairy Tail vont mieux apprécier. Moi j'ai passé l'âge pour ce genre de truc.
Kiss me
Eh bien, que tout cela me paraît assez vain ! L'histoire d'une jeune fille moche, ou disons qui ne correspond pas aux critères de beauté physique actuels. Elle n'attire donc pas le regard des garçons, pas de vie amoureuse, pas de vie sexuelle, elle patine professionnellement car son chef est sensible au charme des jolies femmes. Elle en souffre, on la comprend, ok. Mais comme son papa a du pognon, chirurgie esthétique du haut en bas et paf, la voici transformée en bombe anatomique. Du coup, nouba en boite de nuit tous les soirs et beaux mecs dans son lit. Ah aussi elle peut enfin dire merde à son chef. Oui, bien, moi aussi au choix je préfère à priori l'option 2 mais « so what ? », quel est l'intérêt de faire une bd pour nous dire qu'il vaut mieux être belle et riche que moche et pauvre ? Surtout que la vie intérieure et intellectuelle de l'héroïne semble tout aussi vide après qu'avant. Le graphisme ne me plaît pas vraiment non plus, mais j'avoue que le dessinateur a su nous montrer la même fille à la fois transformée et reconnaissable. Intérêts du bouquin (emprunté bien sûr) : petit, pas lourd, pas prise de tête, facile à mettre dans la valise de vacances... mais vite lu et vite oublié.
EVO - Une histoire de gamers
Cette nouvelle série a pour ambition de se placer dans l'air du temps, nous dépeindre une adolescence supra-connectée, en particulier à des jeux en ligne. En particulier au travers du regard de Matt, novice ou presque, qui va apprendre la compétition, mais aussi à connaître les failles, les faiblesses, les phobies de ses partenaires. Tout en essayant (enfin, on l'imagine, c'est très marginal dans le récit) de gérer ses études et sa vie de famille. Mais l'essentiel du récit est quand même constitué de séquences de jeu dans lesquelles on voit Matt et ses nouveaux amis progresser (très vite, trop vite ?) dans la cohésion de groupe, la prise en compte des forces et des faiblesses de chacun(e) pour aller toujours plus loin dans la conquête de nouveaux trophées en jouant à LOD, un MMORPG qui semble se résumer à des combats. Je dois dire que cette faiblesse thématique m'a nettement déçu. Je ne suis pas un gamer acharné, plutôt random, et si le monde du jeu video n'est pas celui que je maîtrise le plus et si l'éditeur a pensé à définir quelques termes spécifiques en deuxième de couverture, la part de ces parties dans la totalité de l'album était trop importante à mon goût. Reste le dessin de Grelin, sympathique, mais peut-être un peu bâclé par moments. Je lirai peut-être la suite pour voir si le scénariste a redressé la barre.