Je suis déçu par ce premier tome parce que j'avais bien aimé La Colonne et avec un sujet similaire montrant la folie d'un homme, je pensais que j'allais adorer. Il se trouve que je connaissais déjà ce fait historique, parce que je l'ai lu dans l'encyclopédie de Bruno Léandri.
Le dessin est bon comme d'habitude avec Dumontheuil. Le scénario, en revanche, ne m'a pas convaincu. On passe rapidement sur le premier voyage du notaire français et la raison pour laquelle il est devenu le roi des Mapuche et on se concentre sur son second voyage au Chili. J'aurais préféré qu'on voit l'histoire de cet aventurier du début jusqu'à la fin comme ça avait été le cas avec La Colonne où on voyait la folie des deux militaires français aller de plus en plus loin au fil du temps. Là on dirait qu'on a manqué un épisode. Cela n'aurait pas été un gros problème si le scénario était captivant, mais hélas je l'ai trouvé poussif. Le scénariste avait un bon sujet et j'ai eu l'impression qu'il ne savait pas trop quoi en faire, parce que l'intrigue avance quand même lentement pendant une bonne partie de l'album, et lorsqu'il se passe enfin quelque chose de passionnant, c'était trop tard j'avais déjà décroché depuis longtemps.
Ajoutons qu'aucun personnage n'est attachant et que l'humour ne m'a même pas fait sourire.
Une note de 2 qui vient pour partie du fait que le récit n'est pas tellement à mon goût, mais pourrait plaire à d'autres. Je lui ai trouvé des ressemblances avec les thématiques du Da Vinci Code (livre qui ne m'avait pas plus emballé que ça): des histoires de confréries secrètes plus ou moins ésotériques, des secrets que les hiérarchies religieuses ne veulent pas voir atteindre le public, des rouleaux mystérieux qui provoquent des crimes horribles, quelques bons et traîtres s'affrontent, un héros - à mon goût - trop propre sur lui... bon, on a beau savoir que le fanatisme religieux peut provoquer des horreurs, là j'ai quand même eu un peu de mal à mettre en regard les actes et le secret en question.
L'aspect artistique de la BD n'a que partiellement compensé ma difficulté à rentrer dans l'histoire: il y a de belles planches de sites ou de paysages, avec des couleurs lumineuses plutôt réussies. Par contre je trouve que les personnages ont un aspect raide, manquent de dynamique, et ne sont pas toujours aussi bien dessinés que les décors.
Fourmies rouge, ah ah vous l'avez ? Cette bande dessinée raconte une révolte ouvrière à l'occasion du 1er mai qui a conduit à une fusillade et la mort de plusieurs grévistes dans la ville nordiste de Fourmies. Je fais un parallèle avec Kent state que je viens de finir, une opposition entre deux camps sauf qu'un des deux tient des fusils... donc ça finit de manière sanglante.
L'époque était différente, on est fin XIXème siècle, l'industrie du textile tourne à plein dans la région et les horaires sont à rallonge. La revendication d'une journée de repos fait peur aux patrons.
Je ne connaissais pas ce fait historique, l'intention de la relater est tout à fait louable, mais ça n'a pas trop pris pour moi. Malgré sa centaine de pages j'ai trouvé ça un peu expédié, on a surtout le point de vue ouvrier et le dessin ne m'a pas emballé non plus.
Le retour de Georges Bess après son magnifique Dracula.
- Tome 1 :
Le style graphique change, ici le trait est moins fin et plus caricatural, mais le dessin est toujours aussi beau. J'ai particulièrement aimé les planches représentant l'espace et les personnages ont des "gueules".
Côté scénario, rien d'extraordinaire. Le héros Ishoa, ancien esclave juste affranchi, encadre une expédition militaire et religieuse. Un parallèle pourra être fait avec les conquistadors et l'inquisition. Petit bémol pour le nom de leur dieu : OM, et pourquoi pas RCL ou PSG ? ;-)
Bref, ce premier tome vaut d'abord pour son dessin (4 étoiles), 3 étoiles pour le scénario. J'attends où nous mènera le second volet pour, peut-être, améliorer ma note.
- Tome 2 :
Quelle catastrophe, tout l'album n'est qu'une apologie de l'utopie. Je veux bien, mais le problème c'est que je n'y crois pas un seul instant et cela a rendu ma lecture difficile.
Le scénario se concentre sur Ishoa et Kurtz, soldats et prêtres sont éliminés d'un coup de baguette magique. Tout cela est vraiment tiré par les cheveux.
Une narration trop scolaire, sans poésie.
Un gâchis après un bon premier tome.
Heureusement que le graphisme est là pour sauver l'album, c'est toujours aussi beau.
Les couleurs sont superbes.
A vous de voir.
Note réelle : 2,5.
Première lecture de la rentrée, et malheureusement une déception.
On est dans une ambiance de fin du monde et d'invasions extra-terrestres. Un scientifique élabore un programme où il crée des surdoués afin de mettre un terme à cette invasion.
Déjà là j'avais du mal à entrer dans l'histoire parce que je ne voyais pas vraiment en quoi 5 surdoués pouvaient empêcher une invasion ET.
Mais au delà de ça, je trouve que l'ambiance n'est pas là. A aucun moment, on se sent en danger, les ET sont oubliables et à peine fini ma lecture, je ne me rappelle même pas d'un seul nom de personnage, tellement ils m'ont été indifférents.
La fin m'a tout de même un peu surpris. Un peu trop vite amené, mais d'un autre côté, si l'album avait été plus long, je ne suis pas sûr que j'aurai été au bout.
Bref, une histoire apocalyptique où on ne ressent vraiment pas la notion de fin du monde.
1,5 étoiles
MAUPERTUIS, OSE ET RIT !
Ma troisième lecture de M. Yokoyama, je vais commencer à devenir un spécialiste. C'est bien le terme car ici c'est spécial... toujours muet, un graphisme très tranchant si je puis le qualifier ainsi, en noir et blanc. Il est proche du dessin de La Salle de la Mappemonde, à la limite de l'hypnotisme et un travail de fourmi quand il montre page après page une pluie battante. Quel travail dans le dessin des gouttes !
Les quelques extraits d'interviews de l'auteur qui s'intercalent entre les trois récits de cet album sont assez lunaires et on a l'impression que l'auteur est quelque peu perché. On s'étonne moins de ne pas tout comprendre à son travail. Bref du manga de niche, plutôt confidentiel, pour amateurs d'art contemporain.
C’est un Pratt mineur. Très mineur. Sans doute l’une de ses dernières productions, mais qui ne m’a pas vraiment convaincu, moi qui pourtant apprécie plutôt cet auteur.
Le dessin semble simpliste, moins travaillé qu’ailleurs. Mais c’est surtout l’histoire qui m’a laissé indifférent. Peu intéressante, peu fouillée. Les bisbilles amoureuses entre les deux frères, amoureux de la même femme, ne mènent pas loin, et les péripéties militaires ne sont pas plus captivantes.
Reste une dénonciation par la bande de l’absurdité de la guerre (mort peu glorieuse du héros italien au milieu d’un désert, qui plus est tué par son ami anglais…). Cet aspect, le plus intéressant, est hélas peu développé.
Voilà un album dispensable je pense.
On continue dans le massacre de ce pauvre Archie et bien sur Glénat publie ça au lieu des vieilles histoires qui, sans être des chef d'œuvres avait le mérite d'être amusante.
Alors après les vampires, voici les zombies. Cela commence par Jughead qui va voir Sabrina (oui, oui, Sabrina l'apprentie sorcière de la série télé et des dessins animées, un personnage du même éditeur qu'Archie et qui dans les comics va à la même école qu'Archie et ses potes) pour sauver son chien écrasé par une voiture. Malheureusement, le pauvre chien est mort et lorsque Sabrina le ramène à la vie, cela va mal se passer. Le chien mords Jughead qui devient un zombie et qui va contaminer les autres et puis bon j'arrête je pense que n'importe qui ayant lu une seule histoire de zombie sait ce qui va se passer.
Sérieux, Glénat écrit que c'est un récit super fun alors qu'il y a aucun humour et le ton de l'album est sérieux. Comme Archie est un comics humoristique à la base, je ne vois pas l'intérêt de le mettre dans des histoires sérieuses. Certes ici, les personnages ont le même rôle que d'habitude, mais le ton est trop différent du Archie que j'aime. Tiens, pour bien faire comprendre ce que je ressens à un lecteur européen n'ayant jamais lu Archie, je vais prendre un exemple. Imaginez qu'on reprends Achille Talon avec un dessin réaliste et qu'on le mets dans une histoire de zombie sans aucun humour. Il vivrait toujours avec ses parents, Lefuneste est toujours son voisin détestable, etc et etc sauf qu'au lieu d'avoir des gags, on aurait droit à des scènes dramatiques du genre Achille est obligé de tuer son père transformée en zombie et ensuite il est traumatisé parce qu'il a fait. Vous avez envie de lire ça ?
Ajoutons que je n'aime pas la colorisation, c'est tellement sombre que ce n'est pas agréable à regarder. Il est a noté qu'il semble qu'il y aura une suite. Il y a 'tome 1' marqué sur la page titre, le récit n'est pas du tout conclue (ou alors c'est une fin très ouverte) et sur la dernière page il y a 'à suivre (?). J'imagine que l'éditeur américain va poursuivre si cela marche bien. En tout cas, ne comptez pas sur moi pour lire la suite.
Glénat continue de publié des comics modernes d'Archie Comics dont le ton est éloigné des comics que j'ai lu étant jeune.
Alors cette fois-ci on est dans du fantastique avec Véronica qui s'est fait mordre par un vampire et qui doit le tuer avant qu'il change toute la ville en vampire et en devient le maitre. Lorsque j'étais gamin, il y avait un dessin animé qui mettait Archie et ses copains dans des histoires fantastiques (il y avait même une histoire en trois épisodes avec des vampires !) et c'était plus amusant que ce comics parce qu'on avait gardé le coté comique de la série et le coté plus dramatique était mieux maitrisé. Ici, il y a quelques blagues, mais globalement on est dans une histoire réaliste qui se prends trop au sérieux.
Cela n'aurait pas été un problème si le récit était au moins sympathique à lire, mais je me suis vite ennuyé. On retrouve tous les clichés de ce genre de récit. Les péripéties sont sans surprises. L'éditeur dit que les auteurs s'amusent avec le mythe de Dracula sauf que j'ai juste vu une énième histoire de vampires sans imagination. À moins que le gag s'est de faire une histoire très cliché. Heureusement que la narration est fluide, j'ai pu lire l'album sans trop de difficulté.
Au niveau du dessin, il y a deux dessinateurs. Si le premier a un style correct, je n'ai pas du tout aimé le second qui a un style vraiment moche.
Attiré par une couverture qui malgré sa sobriété m'a tapé dans l'oeil, je me suis lancé dans la lecture de cet album plein d'attente.
Mais malgré des qualités indéniables je me suis assez vite ennuyé au fil des 150 pages que compte l'album. Car faire passer "la banlieue" en BD, ça reste quand même un exercice casse-gueule. On sent bien que Oz (le scénariste) a bien potassé son sujet et qu'il essaye d'éviter la caricature facile qu'on pourrait faire de ses habitants. Mais déjà passer du langage oral des banlieues à celui écrit n'est pas chose aisée, et par moment ça sonne un peu artificiel. L'intrigue traine aussi en longueur et en détails peu utiles, ce qui fait que j'ai rapidement perdu de l'intérêt pour nos protagonistes.
C'est un peu aussi le problème avec le dessin de Bastien Sanchez. On sent beaucoup de recherche sur les cadrages et le découpage pour donner du rythme au récit, mais son trait de base reste figé sur les personnages et ses décors manquent cruellement de richesse. Tout cela reste encore un peu trop anguleux à mon goût et manque de souplesse pour donner plus de fluidité à cette histoire qui en aurait mérité.
Je lirais sans doute la suite par curiosité, mais à moins d'une grosse surprise ma note en restera là.
*** Tome 2 ***
Le premier tome m'avait déçu, tant au niveau d'un dessin figé et d'une justesse discutable que d'un scénario qui n'avait pas réussi à m'emballer. Le second n'aura fait que confirmer cette première impression.
Si l'accent est cette fois-ci mis sur la réaction des habitants du quartier et du jeu des politiciens face aux dealers du quartier, on reste dans un récit somme toute banal et défaitiste. S'il colle certainement à une certaine réalité et un quotidien de bon nombre de cités confrontées à ces problèmes, il aurait fallu une étincelle supplémentaire pour accrocher le lecteur que je suis. On est pour moi dans le banal constat d'un quotidien tragique que le dessin toujours aussi minimaliste et à peine maîtrisé de Bastien Sanchez n'arrive pas à transcender.
Bref, la suite se fera sans moi.
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Roi des Mapuche
Je suis déçu par ce premier tome parce que j'avais bien aimé La Colonne et avec un sujet similaire montrant la folie d'un homme, je pensais que j'allais adorer. Il se trouve que je connaissais déjà ce fait historique, parce que je l'ai lu dans l'encyclopédie de Bruno Léandri. Le dessin est bon comme d'habitude avec Dumontheuil. Le scénario, en revanche, ne m'a pas convaincu. On passe rapidement sur le premier voyage du notaire français et la raison pour laquelle il est devenu le roi des Mapuche et on se concentre sur son second voyage au Chili. J'aurais préféré qu'on voit l'histoire de cet aventurier du début jusqu'à la fin comme ça avait été le cas avec La Colonne où on voyait la folie des deux militaires français aller de plus en plus loin au fil du temps. Là on dirait qu'on a manqué un épisode. Cela n'aurait pas été un gros problème si le scénario était captivant, mais hélas je l'ai trouvé poussif. Le scénariste avait un bon sujet et j'ai eu l'impression qu'il ne savait pas trop quoi en faire, parce que l'intrigue avance quand même lentement pendant une bonne partie de l'album, et lorsqu'il se passe enfin quelque chose de passionnant, c'était trop tard j'avais déjà décroché depuis longtemps. Ajoutons qu'aucun personnage n'est attachant et que l'humour ne m'a même pas fait sourire.
Qumran
Une note de 2 qui vient pour partie du fait que le récit n'est pas tellement à mon goût, mais pourrait plaire à d'autres. Je lui ai trouvé des ressemblances avec les thématiques du Da Vinci Code (livre qui ne m'avait pas plus emballé que ça): des histoires de confréries secrètes plus ou moins ésotériques, des secrets que les hiérarchies religieuses ne veulent pas voir atteindre le public, des rouleaux mystérieux qui provoquent des crimes horribles, quelques bons et traîtres s'affrontent, un héros - à mon goût - trop propre sur lui... bon, on a beau savoir que le fanatisme religieux peut provoquer des horreurs, là j'ai quand même eu un peu de mal à mettre en regard les actes et le secret en question. L'aspect artistique de la BD n'a que partiellement compensé ma difficulté à rentrer dans l'histoire: il y a de belles planches de sites ou de paysages, avec des couleurs lumineuses plutôt réussies. Par contre je trouve que les personnages ont un aspect raide, manquent de dynamique, et ne sont pas toujours aussi bien dessinés que les décors.
Fourmies la Rouge
Fourmies rouge, ah ah vous l'avez ? Cette bande dessinée raconte une révolte ouvrière à l'occasion du 1er mai qui a conduit à une fusillade et la mort de plusieurs grévistes dans la ville nordiste de Fourmies. Je fais un parallèle avec Kent state que je viens de finir, une opposition entre deux camps sauf qu'un des deux tient des fusils... donc ça finit de manière sanglante. L'époque était différente, on est fin XIXème siècle, l'industrie du textile tourne à plein dans la région et les horaires sont à rallonge. La revendication d'une journée de repos fait peur aux patrons. Je ne connaissais pas ce fait historique, l'intention de la relater est tout à fait louable, mais ça n'a pas trop pris pour moi. Malgré sa centaine de pages j'ai trouvé ça un peu expédié, on a surtout le point de vue ouvrier et le dessin ne m'a pas emballé non plus.
Amen
Le retour de Georges Bess après son magnifique Dracula. - Tome 1 : Le style graphique change, ici le trait est moins fin et plus caricatural, mais le dessin est toujours aussi beau. J'ai particulièrement aimé les planches représentant l'espace et les personnages ont des "gueules". Côté scénario, rien d'extraordinaire. Le héros Ishoa, ancien esclave juste affranchi, encadre une expédition militaire et religieuse. Un parallèle pourra être fait avec les conquistadors et l'inquisition. Petit bémol pour le nom de leur dieu : OM, et pourquoi pas RCL ou PSG ? ;-) Bref, ce premier tome vaut d'abord pour son dessin (4 étoiles), 3 étoiles pour le scénario. J'attends où nous mènera le second volet pour, peut-être, améliorer ma note. - Tome 2 : Quelle catastrophe, tout l'album n'est qu'une apologie de l'utopie. Je veux bien, mais le problème c'est que je n'y crois pas un seul instant et cela a rendu ma lecture difficile. Le scénario se concentre sur Ishoa et Kurtz, soldats et prêtres sont éliminés d'un coup de baguette magique. Tout cela est vraiment tiré par les cheveux. Une narration trop scolaire, sans poésie. Un gâchis après un bon premier tome. Heureusement que le graphisme est là pour sauver l'album, c'est toujours aussi beau. Les couleurs sont superbes. A vous de voir. Note réelle : 2,5.
Akkad
Première lecture de la rentrée, et malheureusement une déception. On est dans une ambiance de fin du monde et d'invasions extra-terrestres. Un scientifique élabore un programme où il crée des surdoués afin de mettre un terme à cette invasion. Déjà là j'avais du mal à entrer dans l'histoire parce que je ne voyais pas vraiment en quoi 5 surdoués pouvaient empêcher une invasion ET. Mais au delà de ça, je trouve que l'ambiance n'est pas là. A aucun moment, on se sent en danger, les ET sont oubliables et à peine fini ma lecture, je ne me rappelle même pas d'un seul nom de personnage, tellement ils m'ont été indifférents. La fin m'a tout de même un peu surpris. Un peu trop vite amené, mais d'un autre côté, si l'album avait été plus long, je ne suis pas sûr que j'aurai été au bout. Bref, une histoire apocalyptique où on ne ressent vraiment pas la notion de fin du monde. 1,5 étoiles MAUPERTUIS, OSE ET RIT !
Explorations
Ma troisième lecture de M. Yokoyama, je vais commencer à devenir un spécialiste. C'est bien le terme car ici c'est spécial... toujours muet, un graphisme très tranchant si je puis le qualifier ainsi, en noir et blanc. Il est proche du dessin de La Salle de la Mappemonde, à la limite de l'hypnotisme et un travail de fourmi quand il montre page après page une pluie battante. Quel travail dans le dessin des gouttes ! Les quelques extraits d'interviews de l'auteur qui s'intercalent entre les trois récits de cet album sont assez lunaires et on a l'impression que l'auteur est quelque peu perché. On s'étonne moins de ne pas tout comprendre à son travail. Bref du manga de niche, plutôt confidentiel, pour amateurs d'art contemporain.
Dans un ciel lointain
C’est un Pratt mineur. Très mineur. Sans doute l’une de ses dernières productions, mais qui ne m’a pas vraiment convaincu, moi qui pourtant apprécie plutôt cet auteur. Le dessin semble simpliste, moins travaillé qu’ailleurs. Mais c’est surtout l’histoire qui m’a laissé indifférent. Peu intéressante, peu fouillée. Les bisbilles amoureuses entre les deux frères, amoureux de la même femme, ne mènent pas loin, et les péripéties militaires ne sont pas plus captivantes. Reste une dénonciation par la bande de l’absurdité de la guerre (mort peu glorieuse du héros italien au milieu d’un désert, qui plus est tué par son ami anglais…). Cet aspect, le plus intéressant, est hélas peu développé. Voilà un album dispensable je pense.
Riverdale présente Afterlife with Archie
On continue dans le massacre de ce pauvre Archie et bien sur Glénat publie ça au lieu des vieilles histoires qui, sans être des chef d'œuvres avait le mérite d'être amusante. Alors après les vampires, voici les zombies. Cela commence par Jughead qui va voir Sabrina (oui, oui, Sabrina l'apprentie sorcière de la série télé et des dessins animées, un personnage du même éditeur qu'Archie et qui dans les comics va à la même école qu'Archie et ses potes) pour sauver son chien écrasé par une voiture. Malheureusement, le pauvre chien est mort et lorsque Sabrina le ramène à la vie, cela va mal se passer. Le chien mords Jughead qui devient un zombie et qui va contaminer les autres et puis bon j'arrête je pense que n'importe qui ayant lu une seule histoire de zombie sait ce qui va se passer. Sérieux, Glénat écrit que c'est un récit super fun alors qu'il y a aucun humour et le ton de l'album est sérieux. Comme Archie est un comics humoristique à la base, je ne vois pas l'intérêt de le mettre dans des histoires sérieuses. Certes ici, les personnages ont le même rôle que d'habitude, mais le ton est trop différent du Archie que j'aime. Tiens, pour bien faire comprendre ce que je ressens à un lecteur européen n'ayant jamais lu Archie, je vais prendre un exemple. Imaginez qu'on reprends Achille Talon avec un dessin réaliste et qu'on le mets dans une histoire de zombie sans aucun humour. Il vivrait toujours avec ses parents, Lefuneste est toujours son voisin détestable, etc et etc sauf qu'au lieu d'avoir des gags, on aurait droit à des scènes dramatiques du genre Achille est obligé de tuer son père transformée en zombie et ensuite il est traumatisé parce qu'il a fait. Vous avez envie de lire ça ? Ajoutons que je n'aime pas la colorisation, c'est tellement sombre que ce n'est pas agréable à regarder. Il est a noté qu'il semble qu'il y aura une suite. Il y a 'tome 1' marqué sur la page titre, le récit n'est pas du tout conclue (ou alors c'est une fin très ouverte) et sur la dernière page il y a 'à suivre (?). J'imagine que l'éditeur américain va poursuivre si cela marche bien. En tout cas, ne comptez pas sur moi pour lire la suite.
Riverdale présente Vampironica
Glénat continue de publié des comics modernes d'Archie Comics dont le ton est éloigné des comics que j'ai lu étant jeune. Alors cette fois-ci on est dans du fantastique avec Véronica qui s'est fait mordre par un vampire et qui doit le tuer avant qu'il change toute la ville en vampire et en devient le maitre. Lorsque j'étais gamin, il y avait un dessin animé qui mettait Archie et ses copains dans des histoires fantastiques (il y avait même une histoire en trois épisodes avec des vampires !) et c'était plus amusant que ce comics parce qu'on avait gardé le coté comique de la série et le coté plus dramatique était mieux maitrisé. Ici, il y a quelques blagues, mais globalement on est dans une histoire réaliste qui se prends trop au sérieux. Cela n'aurait pas été un problème si le récit était au moins sympathique à lire, mais je me suis vite ennuyé. On retrouve tous les clichés de ce genre de récit. Les péripéties sont sans surprises. L'éditeur dit que les auteurs s'amusent avec le mythe de Dracula sauf que j'ai juste vu une énième histoire de vampires sans imagination. À moins que le gag s'est de faire une histoire très cliché. Heureusement que la narration est fluide, j'ai pu lire l'album sans trop de difficulté. Au niveau du dessin, il y a deux dessinateurs. Si le premier a un style correct, je n'ai pas du tout aimé le second qui a un style vraiment moche.
En Falsh
Attiré par une couverture qui malgré sa sobriété m'a tapé dans l'oeil, je me suis lancé dans la lecture de cet album plein d'attente. Mais malgré des qualités indéniables je me suis assez vite ennuyé au fil des 150 pages que compte l'album. Car faire passer "la banlieue" en BD, ça reste quand même un exercice casse-gueule. On sent bien que Oz (le scénariste) a bien potassé son sujet et qu'il essaye d'éviter la caricature facile qu'on pourrait faire de ses habitants. Mais déjà passer du langage oral des banlieues à celui écrit n'est pas chose aisée, et par moment ça sonne un peu artificiel. L'intrigue traine aussi en longueur et en détails peu utiles, ce qui fait que j'ai rapidement perdu de l'intérêt pour nos protagonistes. C'est un peu aussi le problème avec le dessin de Bastien Sanchez. On sent beaucoup de recherche sur les cadrages et le découpage pour donner du rythme au récit, mais son trait de base reste figé sur les personnages et ses décors manquent cruellement de richesse. Tout cela reste encore un peu trop anguleux à mon goût et manque de souplesse pour donner plus de fluidité à cette histoire qui en aurait mérité. Je lirais sans doute la suite par curiosité, mais à moins d'une grosse surprise ma note en restera là. *** Tome 2 *** Le premier tome m'avait déçu, tant au niveau d'un dessin figé et d'une justesse discutable que d'un scénario qui n'avait pas réussi à m'emballer. Le second n'aura fait que confirmer cette première impression. Si l'accent est cette fois-ci mis sur la réaction des habitants du quartier et du jeu des politiciens face aux dealers du quartier, on reste dans un récit somme toute banal et défaitiste. S'il colle certainement à une certaine réalité et un quotidien de bon nombre de cités confrontées à ces problèmes, il aurait fallu une étincelle supplémentaire pour accrocher le lecteur que je suis. On est pour moi dans le banal constat d'un quotidien tragique que le dessin toujours aussi minimaliste et à peine maîtrisé de Bastien Sanchez n'arrive pas à transcender. Bref, la suite se fera sans moi.