Ludivine est une historienne féministe, qui rédige une thèse visant à montrer que les femmes ont joué un rôle majeur dans l’Histoire, au travers des histoires de cul auxquelles elles ont été associées. A la suite de circonstances abradacabrantesques, elle se retrouve successivement projetée à divers moments plus ou moins cruciaux de l’histoire (de France essentiellement).
Bon, en fait, à part Jeanne d’Arc, aucune femme n’apparait et ne voit son rôle historique réévalué. Par contre, pour montrer l’influence des histoires de cul, l’album s’en donne à cœur joie. Il faut dire que c’est Dany qui se colle au dessin, et que Ludivine est des plus sexy – et des moins farouches et habillées !
Nous avons donc une succession de saynètes de cul « en costume » (comme on le dit, même si le costume de Ludivine est souvent minime), de la préhistoire à nos jours.
C’est aussi l’occasion pour les auteurs de caser un maximum de jeux de mots (plus ou moins réussis ou lourdingues), de faire des clins d’œil (aux férus d’histoire comme aux amateurs de BD, avec une citation de Franquin, des allusions au travail de Dany, etc.).
Ce n’est pas inoubliable, mais ça se laisse lire, le sourire aux lèvres parfois, Ludivine érotisant gentiment toutes les petites histoires qui sont censées expliquer la grande.
A noter que Katia Even a récemment repris en partie la même idée, avec Le Petit derrière de l'Histoire.
Bref, à emprunter à l’occasion, mais sans en attendre des merveilles (au niveau historique bien sûr, mais aussi du point de vue érotique).
Note réelle 2,5/5.
J'avais moyennement accroché à la série GTO - Great Teacher Onizuka que j'avais fini par trouver répétitive et plus vraiment drôle sur ses derniers tomes. Paradise Lost est sa suite et ce n'est que par curiosité que je l'ai lue, pour voir si l'auteur arrivait à se renouveler. Ce n'est pas vraiment le cas...
L'histoire change très légèrement le contexte : au lieu de devenir le prof d'une classe de petits délinquants, il est muté ici comme prof d'une classe de stars du show business...
C'est tout de suite moins crédible comme contexte car qui irait s'amuser à regrouper dans une même classe tous les lycéens acteurs, chanteurs, et autres membres de boys band du pays ? Et ce qui est encore moins crédible, c'est la manière dont le manga présente la situation, avec comme concept de base que leur popularité leur donne tous les droits et que les gens deviennent cons quand ils sont face à eux, notamment la foule de groupies décérébrées qui les suivent partout et sont attentifs à leurs moindres paroles. De même que la hiérarchie qu'ils ont instaurée entre élèves de la même classe, les moins populaires étant à la botte des plus célèbres...
Ce n'est pas un contexte qui m'attire et m'intéresse.
En parallèle, il y a aussi le fait qu'Onizuka se retrouve en prison dès le début du manga, ce qui est sensé amener le lecteur à se demander comment les choses ont pu se dérouler durant les 6 mois précédents où il était prof de cette classe pour finir ainsi condamné. Et on a aussi quelques chapitres qui s'attardent brièvement sur comment il utilise ses mêmes méthodes de gars cool et trop fort pour s'en sortir face aux dangers de la prison. Ca change un peu mais là encore ce n'est pas très différent sur le fond par rapport au reste de l'histoire.
Je restais néanmoins curieux de voir comme Onizuka allait utiliser ses méthodes de gentil voyou pour débrouiller la situation, affronter les petits caïds de sa classe et se sortir des différents mauvais pas. Ca marche plus ou moins bien, mais je n'ai pas trouvé ça très passionnant et surtout pas très drôle. Je n'ai pas retrouvé les quelques passages humoristiques qui m'avaient fait rire au début de la série originelle. On sent que toutes les bonnes idées avaient déjà été utilisées dans la série originelle et ici l'auteur peine à se renouveler, quitte à même sortir quelques tomes très médiocres. Toutefois le rythme est bon, la narration fluide, et le graphisme un peu mieux maîtrisé que dans GTO, donc on lit la série sans vraiment s'ennuyer mais sans non plus y accrocher, au point de pouvoir la lâcher un peu n'importe quand sans regret.
Note : 2,5/5
Il a été décidé qu'à partir de dorénavant David Snug produit beaucoup de choses mais un peu à tort et à travers.
Il s'agit de petites saynètes en une planche façon micro-trottoir où des français lambda (et non omicron) s'expriment dans un langage très mal orthographié sur des petites contrariétés de leur quotidien. Par exemple les tics de langage de leurs contemporains, leurs mauvais goûts musicaux etc. Ils disent le doigt levé accusateur que ceux qui pensent ou font telle chose, on leur donne telle punition.
Petit format, carré, pas très cher. On sourit un peu. Ca peut se tenter.
Je voulais absolument lire une bande dessinée de Cosey. Cet auteur a été primé et recensé aussi bien par les médias et le public. Je suis donc tombé sur « Calypso », la seule bd de Cosey disponible à la bibliothèque. Eh bien, au vu des avis sur cet album, je ne serai pas gâté par ce feuilletage de mon premier album de ce dessinateur/scénariste… et je le fus !
Bon, j’avoue tout de suite : ce fut une lecture agréable mais sans plus.
Le scénario oscille entre le récit policier et le roman graphique. La partie « policier » n’est pas franchement convaincante, tout semble facile pour nos protagonistes et la conclusion sur l’enquête des policiers m’est apparu bâclée.
La partie « roman graphique » m’a semblé terne. Je n’ai ressenti aucune émotion tout au long de cette lecture. Pourtant, au vu des retrouvailles entre l’actrice et le héros, il y ait de quoi faire…
Au niveau du graphisme, l’ensemble ne m’est pas apparu transcendant : le noir et blanc est assez épais, un peu impersonnel… bref, rien de vraiment spectaculaire ; à la rigueur, une mise en couleurs aurait probablement apporté un plus à cette bande dessinée.
La narration est -à mon avis- bonne, c’est d’ailleurs le point fort de cette bande dessinée.
Une lecture agréable mais au scénario quelconque pour ma première lecture d’une bande dessinée de Cosey, voila ce que je retiens de « Calypso ». Faudra que je lise un autre album -plus plébiscité par les bédéphiles- de cet auteur pour voir si je m’accroche enfin à son style…
Note finale : 2,5/5
Dans les années 2000, Batem avait demandé à Désert de lui écrire le scénario de strips comiques du Marsupilami pour une publication dans un journal Suisse, avec également l'aide de Labalue pour le storyboard. Depuis, ces strips avaient bénéficié d'un tirage limité en noir et blanc en 2017, mais c'est en 2022 qu'ils sont publiés pour la première fois en album grand public et en version couleurs.
Ce sont des strips complètement dans le ton de la série Le Marsupilami, s'adressant donc plutôt à un public jeune. En trois cases, ils racontent comment le Marsu est super fort parce qu'il peut tout faire, et comment c'est drôle pour ses amis et pas drôle pour ses ennemis. Je ne suis pas son ennemi mais malheureusement, je ne trouve pas ça drôle non plus. La structure en strip fonctionne assez peu, car les trois cases ne suffisent pas à bien amener la chute qui est souvent trop convenue et devinable dès la première image, ou d'autres fois qui se contente de tomber à plat. Le ton des premières pages est en outre trop enfantin pour contenter un lecteur adulte, même si cela s'améliore par la suite. Et il y a trop de gags qui utilisent comme concept le fait que le Marsu puisse faire absolument n'importe quoi avec sa queue, le sommet étant atteint quand il s'en sert pour en faire une planche de surf... qui fonctionne.
Concrètement, sur tout un album, je crois bien qu'un unique strip m'a fait rire : c'est trop peu.
Par contre, on ne peut que saluer la qualité du dessin de Batem qui maîtrise vraiment bien ses personnages, même si en contrepartie les décors sont forcément un peu vides dans ce type d'exercice. Mais un joli dessin ne suffit pas à faire une bonne lecture.
Je ne conseillerais donc cet album qu'aux collectionneurs et grands amateurs du Marsupilami de Batem.
Je ne me suis pas du tout éclaté à lire cet album. Ok ok ok il y un gros boulot d’investigation pour raconter l’installation d’un hypermarché grand A (Auchan) dans les années 70 dans la banlieue d’Hénin-Beaumont avec en parallèle les difficultés économiques des petits commerçants du centre-ville. L’essor économique du grand méchant d’un côté et la banqueroute des petits détaillants d’un autre côté. Beaucoup de témoignages au final dans cet album pour mieux saisir l’essor de la grande distribution.
C’est donc un peu la prise de tête la lecture de cette BD même si le contenu est intéressant mais pas au point de me détendre. C’est sans doute lié à un dessin trop classique et avec une colorisation très pauvre. L’utilisation exagérée des flash-backs ne rend pas la lecture fluide et cela m’a lassé assez rapidement notamment les allers et retours sur la période phénicienne.
Il y a une volonté d’éclairer de la part des auteurs sans aucun doute mais bon je n’ai pas accroché. Peut-être pas assez décontracté. Il faut être vraiment relax pour lire cet album. Note réelle 2,5
Force est de constater que Nicolas de Crécy avec cet album a pété un boulon ! Il part dans un délire hallucinant que j’ai eu du mal à suivre. Et je peux vous dire que j’étais prêt à partir en cacahuète avec lui mais là sur ce coup-ci je dis non à ses élucubrations. La démence le guette assurément car j’avoue, je me suis perdu au fil des pages. J’ai beau écarquiller les yeux, trop d’extravagances pour moi pour un m’entrainer dans son délire.
A priori cet album est une commande pour faire de cette histoire une sorte de manga. Ok ok je ne vois pas trop le rapport mais bon comme je suis ignare sur le sujet je n apporterais pas de jugement sur ce présent côté de l’histoire qui surfe entre le thriller et le fantastique.
Pour couronner le tout, c’est du noir et blanc avec des nuances de gris. Que c’est fade ! Beurk même si le graphisme est plutôt pas mal. L’atmosphère est donc bien froide et cela ne renforce pas les scènes violentes. Le rythme est lent, du coup j’ai failli m’endormir.
J’aurais sans doute dû prendre un peu d’ecstasy avant de me lancer dans la lecture de cette BD pour apprécier. Comme je n’en ai pas pris, et que j’ai trouvé ça ennuyeux ma note ne sera que de 2 étoiles.
Entre neige et loup est une fable qui nous fait suivre la petite Lila qui vit seule avec son père qui lui-même s'absente.
Lila part pour essayer de retrouver son père.
Côté illustration ce livre est très beau, par contre je trouve le scénario assez étrange... Le loup (nommé dans le titre) ne sert pas à grand-chose. Lila est également suivie par deux grenouilles assez insupportables qui cassent la fluidité de la lecture et enlève un peu ce côté poétique. Je regrette également la fin que j'ai dû relire pour comprendre. Très bonne lecture pour les enfants mais qui manque de fond.
J'ai l'impression d'être souvent en phase avec les gouts de Yann135 sur les polars, mais ce ne sera pas le cas cette fois. Je me suis plutôt ennuyé ici, j'ai trouvé cette histoire convenue, sans surprise et pas hyper bien mis en scène (enfin en page). Sans parler des personnages plus clichés les uns que les autres. Ça fait beaucoup de défauts.
Le dessin est pas mal dans ce style, mais les couleurs sont trop informatisées, et certaines scènes trop sombres, ce qui nuit un peu à la compréhension. C'est voulu pour donner une ambiance noir mais ça m'a plus gêné que permis de me plonger dans l'intrigue. Le coup de l'observateur tapi dans l'ombre de sa voiture qui observe le protagoniste principal, pour installer un suspens en invitant le lecteur à se demander qui c'est, une fois ok, 5 fois c'est too much non ?
Les personnages ? La vielle grand mère sous assistance respiratoire qui dirige une mafia, qui y croit ? Sa petite fille toute mimi qui va prendre le relais, et qui doit faire ses preuves en livrant drogue et argent, à des adresses inscrites sur des petits papiers qu'elle doit détruire après les avoir apprises par coeur ... non quoi. Le caid sorti de prison pour vice de procédure qui va régler ses comptes avec cette famille, original tiens. Y'en aurait encore à rajouter mais je préfère ne pas spoiler.
Bref je ne suis pas rentré dans cette histoire, j'ai jamais réussi à adhérer à l'intrigue. Et pourtant je suis amateur de polar et je ne suis pas difficile.
Michel Vaillant est un des dinosaures de la BD franco-belge.
Et comme les dinosaures, il ne s'est jamais rendu compte que l'évolution lui avait joué un mauvais tour.
La série est en effet née dans les années 50, nous présentant une famille bien proprette donc chaque membre est investi à un degré divers dans la course automobile, les fils (Michel et Jean-Pierre, puis Michel seul) pilotant les bolides développés par l'entreprise familiale.
Commençons tout de suite par le positif : les véhicules sont très bien travaillés, les circuits et les courses sont assez réalistes.
Mais on ne peut pas construire une série uniquement sur des courses sans rien autour... Et pourtant, c'est ce qui se produira : l'un des défauts majeurs de la série repose dans les scénarios, ultra-répétitifs, peu crédibles, à la limite idiots et moralisateurs... En gros "Michel va courir avec la nouvelle Vaillante, si il perd, la boite de papa fera faillite, des gros vilains vont tenter par tous les moyens de le faire perdre, mais Michel gagnera malgré tout et les méchants seront punis"... Ou bien "Michel participe à une course, d'affreux trafiquants comptent profiter de l'occasion pour se livrer à une activité illégale, mais Michel rendra la justice".
Ensuite, la psychologie des personnages peut être résumée sur un ticket de métro : ils sont ultra-stéréotypés, basiques, et n' évoluent pour ainsi dire pas en plus de 50 ans. La famille nucléaire est de type bourgeoise, conservatrice et propre sur elle, qui reste figée dans les années 50.
Enfin, les personnages ont souvent la même tête : on parle des "visages ronds à gros nez" dans la BD franco-belge des années 50-60, mais chez Michel Vaillant ce sont les visages carrés à petit nez que l'on retrouve partout. Steve Warson et Vaillant par exemple ne se différencient que par la couleur des cheveux, leur coupe, et la couleur des yeux (je caricature à peine)
Les premiers albums sont malgré tout à conseiller, comme capsules temporelles. Le meilleur pour moi c' est "Le retour de Steve Warson", une des rares tentatives, plutôt réussie, de faire un VRAI scénario où les voitures ne sont qu'un accessoire au profit de l'intrigue, alors que normalement c'est l' inverse.
A partir du tome 9, cela devient ensuite de plus en plus mauvais et ridicule.
San Francisco Circus, cité en exemple un peu plus bas (tome 29) en est pourtant la brillante illustration : de la drogue est cachée dans une voiture de course du team Vaillant, voiture qui se fait voler dans le faubourgs de Frisco. Michel et ses super-héros décident de prévenir la police et... Non je blague, ils vont se faire justice, et se livrer à une course-poursuite délirante en pleine ville tout en mettant la vie de centaines de personnes en danger, pour rattraper les malfrats et les corriger. La police les laissera partir sous la pression d'un agent du FBI, copain de Steve Warson... Un peu plus et on leur donnait une médaille.
P.S: je précise adorer l'automobile, mais je pense qu'on peut avoir de belles voitures ET un bon scénario avec des personnages bien construits....
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Ludivine - L'Histoire sans dessous... dessous !
Ludivine est une historienne féministe, qui rédige une thèse visant à montrer que les femmes ont joué un rôle majeur dans l’Histoire, au travers des histoires de cul auxquelles elles ont été associées. A la suite de circonstances abradacabrantesques, elle se retrouve successivement projetée à divers moments plus ou moins cruciaux de l’histoire (de France essentiellement). Bon, en fait, à part Jeanne d’Arc, aucune femme n’apparait et ne voit son rôle historique réévalué. Par contre, pour montrer l’influence des histoires de cul, l’album s’en donne à cœur joie. Il faut dire que c’est Dany qui se colle au dessin, et que Ludivine est des plus sexy – et des moins farouches et habillées ! Nous avons donc une succession de saynètes de cul « en costume » (comme on le dit, même si le costume de Ludivine est souvent minime), de la préhistoire à nos jours. C’est aussi l’occasion pour les auteurs de caser un maximum de jeux de mots (plus ou moins réussis ou lourdingues), de faire des clins d’œil (aux férus d’histoire comme aux amateurs de BD, avec une citation de Franquin, des allusions au travail de Dany, etc.). Ce n’est pas inoubliable, mais ça se laisse lire, le sourire aux lèvres parfois, Ludivine érotisant gentiment toutes les petites histoires qui sont censées expliquer la grande. A noter que Katia Even a récemment repris en partie la même idée, avec Le Petit derrière de l'Histoire. Bref, à emprunter à l’occasion, mais sans en attendre des merveilles (au niveau historique bien sûr, mais aussi du point de vue érotique). Note réelle 2,5/5.
GTO - Paradise Lost
J'avais moyennement accroché à la série GTO - Great Teacher Onizuka que j'avais fini par trouver répétitive et plus vraiment drôle sur ses derniers tomes. Paradise Lost est sa suite et ce n'est que par curiosité que je l'ai lue, pour voir si l'auteur arrivait à se renouveler. Ce n'est pas vraiment le cas... L'histoire change très légèrement le contexte : au lieu de devenir le prof d'une classe de petits délinquants, il est muté ici comme prof d'une classe de stars du show business... C'est tout de suite moins crédible comme contexte car qui irait s'amuser à regrouper dans une même classe tous les lycéens acteurs, chanteurs, et autres membres de boys band du pays ? Et ce qui est encore moins crédible, c'est la manière dont le manga présente la situation, avec comme concept de base que leur popularité leur donne tous les droits et que les gens deviennent cons quand ils sont face à eux, notamment la foule de groupies décérébrées qui les suivent partout et sont attentifs à leurs moindres paroles. De même que la hiérarchie qu'ils ont instaurée entre élèves de la même classe, les moins populaires étant à la botte des plus célèbres... Ce n'est pas un contexte qui m'attire et m'intéresse. En parallèle, il y a aussi le fait qu'Onizuka se retrouve en prison dès le début du manga, ce qui est sensé amener le lecteur à se demander comment les choses ont pu se dérouler durant les 6 mois précédents où il était prof de cette classe pour finir ainsi condamné. Et on a aussi quelques chapitres qui s'attardent brièvement sur comment il utilise ses mêmes méthodes de gars cool et trop fort pour s'en sortir face aux dangers de la prison. Ca change un peu mais là encore ce n'est pas très différent sur le fond par rapport au reste de l'histoire. Je restais néanmoins curieux de voir comme Onizuka allait utiliser ses méthodes de gentil voyou pour débrouiller la situation, affronter les petits caïds de sa classe et se sortir des différents mauvais pas. Ca marche plus ou moins bien, mais je n'ai pas trouvé ça très passionnant et surtout pas très drôle. Je n'ai pas retrouvé les quelques passages humoristiques qui m'avaient fait rire au début de la série originelle. On sent que toutes les bonnes idées avaient déjà été utilisées dans la série originelle et ici l'auteur peine à se renouveler, quitte à même sortir quelques tomes très médiocres. Toutefois le rythme est bon, la narration fluide, et le graphisme un peu mieux maîtrisé que dans GTO, donc on lit la série sans vraiment s'ennuyer mais sans non plus y accrocher, au point de pouvoir la lâcher un peu n'importe quand sans regret. Note : 2,5/5
À bas l'humanité, à l'unanimité
Il a été décidé qu'à partir de dorénavant David Snug produit beaucoup de choses mais un peu à tort et à travers. Il s'agit de petites saynètes en une planche façon micro-trottoir où des français lambda (et non omicron) s'expriment dans un langage très mal orthographié sur des petites contrariétés de leur quotidien. Par exemple les tics de langage de leurs contemporains, leurs mauvais goûts musicaux etc. Ils disent le doigt levé accusateur que ceux qui pensent ou font telle chose, on leur donne telle punition. Petit format, carré, pas très cher. On sourit un peu. Ca peut se tenter.
Calypso (Cosey)
Je voulais absolument lire une bande dessinée de Cosey. Cet auteur a été primé et recensé aussi bien par les médias et le public. Je suis donc tombé sur « Calypso », la seule bd de Cosey disponible à la bibliothèque. Eh bien, au vu des avis sur cet album, je ne serai pas gâté par ce feuilletage de mon premier album de ce dessinateur/scénariste… et je le fus ! Bon, j’avoue tout de suite : ce fut une lecture agréable mais sans plus. Le scénario oscille entre le récit policier et le roman graphique. La partie « policier » n’est pas franchement convaincante, tout semble facile pour nos protagonistes et la conclusion sur l’enquête des policiers m’est apparu bâclée. La partie « roman graphique » m’a semblé terne. Je n’ai ressenti aucune émotion tout au long de cette lecture. Pourtant, au vu des retrouvailles entre l’actrice et le héros, il y ait de quoi faire… Au niveau du graphisme, l’ensemble ne m’est pas apparu transcendant : le noir et blanc est assez épais, un peu impersonnel… bref, rien de vraiment spectaculaire ; à la rigueur, une mise en couleurs aurait probablement apporté un plus à cette bande dessinée. La narration est -à mon avis- bonne, c’est d’ailleurs le point fort de cette bande dessinée. Une lecture agréable mais au scénario quelconque pour ma première lecture d’une bande dessinée de Cosey, voila ce que je retiens de « Calypso ». Faudra que je lise un autre album -plus plébiscité par les bédéphiles- de cet auteur pour voir si je m’accroche enfin à son style… Note finale : 2,5/5
Houba gags
Dans les années 2000, Batem avait demandé à Désert de lui écrire le scénario de strips comiques du Marsupilami pour une publication dans un journal Suisse, avec également l'aide de Labalue pour le storyboard. Depuis, ces strips avaient bénéficié d'un tirage limité en noir et blanc en 2017, mais c'est en 2022 qu'ils sont publiés pour la première fois en album grand public et en version couleurs. Ce sont des strips complètement dans le ton de la série Le Marsupilami, s'adressant donc plutôt à un public jeune. En trois cases, ils racontent comment le Marsu est super fort parce qu'il peut tout faire, et comment c'est drôle pour ses amis et pas drôle pour ses ennemis. Je ne suis pas son ennemi mais malheureusement, je ne trouve pas ça drôle non plus. La structure en strip fonctionne assez peu, car les trois cases ne suffisent pas à bien amener la chute qui est souvent trop convenue et devinable dès la première image, ou d'autres fois qui se contente de tomber à plat. Le ton des premières pages est en outre trop enfantin pour contenter un lecteur adulte, même si cela s'améliore par la suite. Et il y a trop de gags qui utilisent comme concept le fait que le Marsu puisse faire absolument n'importe quoi avec sa queue, le sommet étant atteint quand il s'en sert pour en faire une planche de surf... qui fonctionne. Concrètement, sur tout un album, je crois bien qu'un unique strip m'a fait rire : c'est trop peu. Par contre, on ne peut que saluer la qualité du dessin de Batem qui maîtrise vraiment bien ses personnages, même si en contrepartie les décors sont forcément un peu vides dans ce type d'exercice. Mais un joli dessin ne suffit pas à faire une bonne lecture. Je ne conseillerais donc cet album qu'aux collectionneurs et grands amateurs du Marsupilami de Batem.
Le grand A
Je ne me suis pas du tout éclaté à lire cet album. Ok ok ok il y un gros boulot d’investigation pour raconter l’installation d’un hypermarché grand A (Auchan) dans les années 70 dans la banlieue d’Hénin-Beaumont avec en parallèle les difficultés économiques des petits commerçants du centre-ville. L’essor économique du grand méchant d’un côté et la banqueroute des petits détaillants d’un autre côté. Beaucoup de témoignages au final dans cet album pour mieux saisir l’essor de la grande distribution. C’est donc un peu la prise de tête la lecture de cette BD même si le contenu est intéressant mais pas au point de me détendre. C’est sans doute lié à un dessin trop classique et avec une colorisation très pauvre. L’utilisation exagérée des flash-backs ne rend pas la lecture fluide et cela m’a lassé assez rapidement notamment les allers et retours sur la période phénicienne. Il y a une volonté d’éclairer de la part des auteurs sans aucun doute mais bon je n’ai pas accroché. Peut-être pas assez décontracté. Il faut être vraiment relax pour lire cet album. Note réelle 2,5
La République du Catch
Force est de constater que Nicolas de Crécy avec cet album a pété un boulon ! Il part dans un délire hallucinant que j’ai eu du mal à suivre. Et je peux vous dire que j’étais prêt à partir en cacahuète avec lui mais là sur ce coup-ci je dis non à ses élucubrations. La démence le guette assurément car j’avoue, je me suis perdu au fil des pages. J’ai beau écarquiller les yeux, trop d’extravagances pour moi pour un m’entrainer dans son délire. A priori cet album est une commande pour faire de cette histoire une sorte de manga. Ok ok je ne vois pas trop le rapport mais bon comme je suis ignare sur le sujet je n apporterais pas de jugement sur ce présent côté de l’histoire qui surfe entre le thriller et le fantastique. Pour couronner le tout, c’est du noir et blanc avec des nuances de gris. Que c’est fade ! Beurk même si le graphisme est plutôt pas mal. L’atmosphère est donc bien froide et cela ne renforce pas les scènes violentes. Le rythme est lent, du coup j’ai failli m’endormir. J’aurais sans doute dû prendre un peu d’ecstasy avant de me lancer dans la lecture de cette BD pour apprécier. Comme je n’en ai pas pris, et que j’ai trouvé ça ennuyeux ma note ne sera que de 2 étoiles.
Entre Neige et Loup
Entre neige et loup est une fable qui nous fait suivre la petite Lila qui vit seule avec son père qui lui-même s'absente. Lila part pour essayer de retrouver son père. Côté illustration ce livre est très beau, par contre je trouve le scénario assez étrange... Le loup (nommé dans le titre) ne sert pas à grand-chose. Lila est également suivie par deux grenouilles assez insupportables qui cassent la fluidité de la lecture et enlève un peu ce côté poétique. Je regrette également la fin que j'ai dû relire pour comprendre. Très bonne lecture pour les enfants mais qui manque de fond.
Hit the road
J'ai l'impression d'être souvent en phase avec les gouts de Yann135 sur les polars, mais ce ne sera pas le cas cette fois. Je me suis plutôt ennuyé ici, j'ai trouvé cette histoire convenue, sans surprise et pas hyper bien mis en scène (enfin en page). Sans parler des personnages plus clichés les uns que les autres. Ça fait beaucoup de défauts. Le dessin est pas mal dans ce style, mais les couleurs sont trop informatisées, et certaines scènes trop sombres, ce qui nuit un peu à la compréhension. C'est voulu pour donner une ambiance noir mais ça m'a plus gêné que permis de me plonger dans l'intrigue. Le coup de l'observateur tapi dans l'ombre de sa voiture qui observe le protagoniste principal, pour installer un suspens en invitant le lecteur à se demander qui c'est, une fois ok, 5 fois c'est too much non ? Les personnages ? La vielle grand mère sous assistance respiratoire qui dirige une mafia, qui y croit ? Sa petite fille toute mimi qui va prendre le relais, et qui doit faire ses preuves en livrant drogue et argent, à des adresses inscrites sur des petits papiers qu'elle doit détruire après les avoir apprises par coeur ... non quoi. Le caid sorti de prison pour vice de procédure qui va régler ses comptes avec cette famille, original tiens. Y'en aurait encore à rajouter mais je préfère ne pas spoiler. Bref je ne suis pas rentré dans cette histoire, j'ai jamais réussi à adhérer à l'intrigue. Et pourtant je suis amateur de polar et je ne suis pas difficile.
Michel Vaillant
Michel Vaillant est un des dinosaures de la BD franco-belge. Et comme les dinosaures, il ne s'est jamais rendu compte que l'évolution lui avait joué un mauvais tour. La série est en effet née dans les années 50, nous présentant une famille bien proprette donc chaque membre est investi à un degré divers dans la course automobile, les fils (Michel et Jean-Pierre, puis Michel seul) pilotant les bolides développés par l'entreprise familiale. Commençons tout de suite par le positif : les véhicules sont très bien travaillés, les circuits et les courses sont assez réalistes. Mais on ne peut pas construire une série uniquement sur des courses sans rien autour... Et pourtant, c'est ce qui se produira : l'un des défauts majeurs de la série repose dans les scénarios, ultra-répétitifs, peu crédibles, à la limite idiots et moralisateurs... En gros "Michel va courir avec la nouvelle Vaillante, si il perd, la boite de papa fera faillite, des gros vilains vont tenter par tous les moyens de le faire perdre, mais Michel gagnera malgré tout et les méchants seront punis"... Ou bien "Michel participe à une course, d'affreux trafiquants comptent profiter de l'occasion pour se livrer à une activité illégale, mais Michel rendra la justice". Ensuite, la psychologie des personnages peut être résumée sur un ticket de métro : ils sont ultra-stéréotypés, basiques, et n' évoluent pour ainsi dire pas en plus de 50 ans. La famille nucléaire est de type bourgeoise, conservatrice et propre sur elle, qui reste figée dans les années 50. Enfin, les personnages ont souvent la même tête : on parle des "visages ronds à gros nez" dans la BD franco-belge des années 50-60, mais chez Michel Vaillant ce sont les visages carrés à petit nez que l'on retrouve partout. Steve Warson et Vaillant par exemple ne se différencient que par la couleur des cheveux, leur coupe, et la couleur des yeux (je caricature à peine) Les premiers albums sont malgré tout à conseiller, comme capsules temporelles. Le meilleur pour moi c' est "Le retour de Steve Warson", une des rares tentatives, plutôt réussie, de faire un VRAI scénario où les voitures ne sont qu'un accessoire au profit de l'intrigue, alors que normalement c'est l' inverse. A partir du tome 9, cela devient ensuite de plus en plus mauvais et ridicule. San Francisco Circus, cité en exemple un peu plus bas (tome 29) en est pourtant la brillante illustration : de la drogue est cachée dans une voiture de course du team Vaillant, voiture qui se fait voler dans le faubourgs de Frisco. Michel et ses super-héros décident de prévenir la police et... Non je blague, ils vont se faire justice, et se livrer à une course-poursuite délirante en pleine ville tout en mettant la vie de centaines de personnes en danger, pour rattraper les malfrats et les corriger. La police les laissera partir sous la pression d'un agent du FBI, copain de Steve Warson... Un peu plus et on leur donnait une médaille. P.S: je précise adorer l'automobile, mais je pense qu'on peut avoir de belles voitures ET un bon scénario avec des personnages bien construits....