Je l'avoue piteusement le genre science fiction n'est pas vraiment ma tasse de thé. On tourne souvent autour des mêmes thématiques d'une découverte de la vie sur une autre planète/étoile dans une autre époque. Je ne suis donc pas le mieux placé pour introduire cette série.
Comme il faut que ce soit lisible la vie ressemble étrangement à ce que nous connaissons, plus on veut faire futuriste et plus on prend modèle physique sur des animaux de passé style dinosaures, etc.
Léo et Rodolphe sont des pointures du genre mais je trouve le scénario terriblement prévisible. De la vie sur Jupiter? Un vaisseau accidenté? Une jeune pilote rebelle? Des vilains religieux rétrogrades et poseurs de bombes ( des chrétiens pour ne froisser personne)?
Un équipage qui ressemble plus à un mélange de la guerre froide genre 60's qu'aux courbes démographiques d'un proche futur.( Où sont les officiers Nigérians, Pakistanais, Indiens (de Mumbay) ou Egyptiens?)
Cela ressemble à donner un coup de peinture sur du vieux pour faire du neuf.
En ce qui concerne la peinture du graphisme, là encore je n'y prends aucun plaisir. J'ai l'impression de voir un défilé de jouets en plastique. "En avant les histoires"? bof bof. Seuls les décors me plaisent.
Le côté 60's est renforcé par les portraits d'un Robert Mitchum en commandant de bord alcoolo et bourru ( encore une nouveauté!) ou d'un Peter Graves chef de Mission de l'époque.
Quant aux dialogues c'est du niveau " Tu t'y sens? - Ouais! Je m'y sens! -Super! J'adore les nanas qui ont des couilles!" (p26) LOL Peut être pour un public averti mais un peu daté, non?
J'avais lu il y a longtemps des épisodes de la série de Ka-Zar des années 90 et j'avais trouvé cela sympathique sans plus. Il faut dire que le personnage me laisse un peu indifférent. Je ne le déteste pas, mais je ne l'aime pas non plus. Il faut dire que les histoires de jungles ne m'attirent pas trop. Je voulais tout de même mieux connaitre le personnage et j'ai lu les deux intégrales.
Le premier tome de l'intégrale est vraiment moyen, la faute en partie au fait que les auteurs changent souvent. On a droit à un vrai who's who des scénaristes et dessinateurs du Marvel du début des années 70.Les changements de scénaristes fait en sorte que la série par dans tous les directions. Parfois Ka-Zar est dans sa jungle à vivre des aventures fantastiques qui par moment ressemble à ceux de Conan le barbare (normal vu que ses épisodes sont fait par les mêmes auteurs que le comics Conan de Marvel) et d'autres fois il est à New York et vit des histoires de super-héros plus classique. Cela se stabilise lorsque Mike Friedrich devient le scénariste sur plusieurs épisodes, mais malheureusement je trouve que ses récits sont juste ennuyeux. Niveau dessinateur, je trouve que les meilleurs sont John Buscema et Barry Windsor-Smith.
La seconde intégrale reprends le reste des récits de Mike Friedrich qui sont toujours ennuyeux et il y a aussi les épisodes de la série Shanna The She-Devil, un personnage qui va devenir la femme de Ka-Zar. J'étais curieux de lire cette série non seulement parce qu'il y a Steve Geber comme co-scénariste et aussi parce qu'elle fait parti des trois séries que Marvel a lancé au milieu des années 1970 pour attirer le lectorat féminin (les séries mettaient non seulement en vedette des héroïnes, mais les scénaristes étaient des femmes) et je voulais voir ce que cela donnait...et cela donne des histoires pas terribles et pour l'instant le principal attrait de l'héroïne est qu'elle est sexy.
Donc voilà pour le moment j'ai trouvé une intégrale moyenne et une autre où tous les épisodes m'ont ennuyé. Je vais tout de même continuer de lire l'intégrale lorsqu'on va arriver à la série des années 80 scénarisé par Bruce Jones qui a une bonne réputation.
Accompagné là au scénario par quelques compères (dont Bruce Jones, qui a collaboré à pas mal de projets du genre), Corben nous présente ici un ensemble très hétéroclite, regroupant des histoires teintées de fantastique, de SF ou d’aventure angoissante.
Ensemble hétéroclite, mais aussi très inégal, et globalement très décevant je trouve. Seules « Rex et moi » (gros délire autour d’un dinosaure) et « La maladie » (histoire fantastique angoissante jouant sur une montée en tension – même si un peu trop classique et longue) m’ont un peu intéressé. Je n’ai pas du tout accroché aux autres.
Quant au dessin, là aussi c’est très hétéroclite, que ce soit pour les différents Noir et Blanc (assez moche sur "Rex et moi, car trop gras et brouillon) ou les différentes utilisations de la couleur. Je n’accroche pas lorsqu’il utilise un style proche de la photo retouchée.
Une curiosité qui n’intéressera que les fans de Corben – et encore. Je ne sais pas si ces histoires ont été reprises dans les dernières anthologies publiées par Delirium. Je pense qu’il y a mieux à republier avant.
Amateur des romans d'Agatha Christie, je ne vois vraiment pas l'intérêt de cette série. J'en ai lu quelques uns et leur point commun est que l'intrigue est traitée beaucoup trop rapidement. C'en est agaçant. Les événements s'enchainent à toute vitesse, le temps de la réflexion (ce qui est le plus intéressant chez Agatha Christie) est réduit au minimum donc on passe d'une question à sa réponse immédiate. Bref, on perd ce qui fait l'âme de la romancière anglaise : le fonctionnement des petites cellules grises. Les albums sont assez inégaux : certains comme "Les Cinq petits cochons" sont trop rapides mais corrects et le dessin pas mal ; à l'inverse Les Quatre n'est vraiment pas bon. Les romans d'Agatha Christie ne sont peut être pas faits pour être adaptés en 46 pages.
Mouais.
C’est de l’humour déconne (dont je suis particulièrement friand), mais qui n’est pas assez drôle à mon goût.
Il y a bien une histoire, assez loufoque (une scientifique accompagnée de bras cassés envoyés par Trump pour étudier les conséquences du réchauffement climatique en Antarctique, y découvre des pingouins déjantés divisés entre un roi autocratique et mégalomane et des amateurs de culture mexicaine), et la volonté de ponctuer une bonne partie des pages par une chute, un gag. Mais je suis sorti déçu de cette lecture.
Parce que la caricature n’est pas assez décalée, ou alors ne s’écarte pas suffisamment d’un déjà vu (Trump crétin, opposition entre une scientifique intello et des militaires bourrins, etc.). Un humour plus percutant, vachard aurait permis de passer outre ce sentiment.
Reste que certains passages sont quand même amusants (essentiellement autour des pingouins « mexicanisés »). Mais c’est trop inégal. Un emprunt en bibliothèque suffira largement.
Note réelle 2,5/5.
Il fallait bien que cela arrive un jour. Je viens de lire mon premier manga. Je vous le dis tout de go, cela n’a pas été aisé de feuilleter cet album « à l’envers », pire de lire de droite à gauche. Très perturbant en fait.
Au-delà du graphisme très dépouillé et d’une colorisation en noir et blanc que je n’apprécie pas, je n ai pas accroché du tout à l’histoire. Ce road trip rédempteur à travers le Japon est triste à mourir. La petite Tomoyo en apprenant le suicide de son amie Mariko se sent coupable de ne pas avoir dénoncé la violence de ce père incestueux. Du coup la voilà avec une urne funéraire avec les cendres de son amie à parcourir le pays en quête d’un illusoire pardon.
On surjoue les émotions de Tomoyo en grossissant le trait du personnage. Du coup cette surabondance de larmes, de rires et de coups de gueule font qu’au final c’est lassant et pas du tout émouvant.
On termine l’album avec un autre récit à tendance western. On bascule dans un autre monde, celui des tueurs à gages. Cette partie va faire que je vais relever ma note finale. de +0,5 étoile
Première expérience manga, premier essai non transformé.
Une belle déception à sa sortie, et la récente relecture n’a rien arrangé.
Je ne suis pas un fan hardcore de Lucky Luke mais le nom de Bouzard m’avait fait franchir le pas de l’acquisition, j’adore l’auteur et je m’imaginais un bel hommage dans la veine du Valérian de Larcenet.
Verdict : Rien ne marche vraiment dans cette album, on ne retrouve pas le talent de l’auteur, il n’a pas su y insuffler son univers, l’humour tombe souvent à plat, le scénario semble improvisé et peine à tenir sur la longueur, même son dessin si énergique est ici d’une platitude folle.
Pour être méchant, je dirais qu’on est sur du pastiche gentillet de collégien, très loin de mes attentes à la vue d’une telle « affiche ».
Privilégiez la reprise de Matthieu Bonhomme ou plongez vous dans The autobiography of me too nettement plus recommandable.
Un album dont la rencontre n’est pas évidente, et qui est peu engageant. La faute déjà à un dessin, que je trouve très brouillon, avec un rendu un peu bâclé accentué par un trait gras. Plusieurs planches sont difficilement lisibles et les personnages sont le plus souvent méconnaissables.
Quant à l’histoire, elle est à la fois obscure (presque autant que le dessin !) et creuse. Vers la fin des années 1960, nous suivons un joueur de Saxophone new-yorkais (mais une partie de l'histoire se passe au Vietnam et en Europe), poursuivi par des tueurs, sans que l’on devine vraiment le pourquoi du comment (une petite explication nous est donné incidemment vers la fin, avec un microfilm, mais sans que cela n’éclaire grand-chose).
Le rythme est lent (la narration faussement molle louche vers certains polars noirs, sans en avoir la profondeur), l’intrigue m’a en grande partie échappé (en particulier les interventions de style vaudou qui protègent le héros - ceux qui le menacent meurent brusquement). Je n’ai pas non plus compris l’intérêt du passage se déroulant dans les combats au Vietnam.
Bref, un album tombé dans l’oubli, mais qui va sans doute y retourner me concernant.
Une bande dessinée de petit format à l'italienne publiée par L'Association. On y voit pleine planche des images de la vie d'un homme et sa famille entre Paris et New York. Il ne semble pas y avoir de lien entre chaque scène, ce sont comme des instantanés, ou des souvenirs par flash.
Un album dont je comprends ce qui s'y passe qu'après avoir lu le résumé de l'éditeur, je dis qu'il y a quand même un problème dans la narration. Un peu trop d'ellipse dans tout ça pour que le lecteur s'y retrouve. Et surtout qu'il en retienne quelque chose. C'est dommage car le dessin est réussi.
Composée de quatre album en version originale, cette série espagnole n'en a vu que 3 traduits et publiés en France par Fremok. Ils se présentent sous la forme de grands albums fins à couverture souple, aux planches en noir et blanc, aux couvertures sobres et sombres, typiques du genre polar noir.
La particularité de cette série est de se dérouler à Madrid dans une époque relativement peu vue en bande dessinée. Les trois histoires qui composent la série en français se déroulent entre 1929 et 1932 majoritairement, soit quelques années avant la guerre civile. Nous nous y trouvons donc dans un contexte très peu connu des lecteurs français, une époque compliquée sur le plan politique, avec notamment la dictature du général Primo de Rivera, en partie soutenu par le peuple, puis la seconde république espagnole, une époque où Franco n'était alors qu'un général parmi d'autres.
Sur le plan historique, cette originalité aurait pu me faire apprécier la série. Mais la forme et la narration m'en ont empêché.
Sur la forme, c'est un dessin noir et blanc très austère, avec un trait un peu sinueux et quelques aplats de gris pour donner de la profondeur, du moins pour les 2 premiers tomes car le style change radicalement sur le troisième où il se rapproche soudain d'une sorte de ligne claire, avec un trait bien plus épais et la disparition des ombrages. Ce n'est pas un dessin très enthousiasmant mais j'aurais pu m'y faire.
Ce à quoi je ne me suis pas fait, c'est la mise en page des dialogues, tous ramenés en haut de chaque case, avec une ligne parfois trop discrète pour pointer vers celui qui parle. Cela rappelle les débuts de la BD, quand le texte et le dessin ne se mélangeaient pas et je n'aime pas ce sentiment de lire uniquement du texte, puis ensuite seulement de voir l'image : j'en viens trop facilement à ne plus lire que le texte et à trouver les images en partie inutiles, comme s'il s'agissait d'une mauvaise adaptation de roman.
Et surtout, je n'ai absolument pas réussi à entrer dans aucune de ces trois histoires. Je me suis accroché sur la première car je découvrais la série, mais l'abondance de références à l'Espagne de l'époque, à sa politique et à une foule de lieux et personnages inconnus à achevé de me perdre. D'autant plus que comme dans beaucoup de polars noirs, il y a beaucoup de sous-entendus dans les dialogues et très vite, je n'y ai plus rien compris aux tenants et aboutissants de l'intrigue. Je n'ai toujours pas compris la conclusion de l'histoire, malgré une relecture des dialogues clés. Quand j'ai vu que ça partait pareil voire encore pire dans le second tome, avec trop de politique et de contexte inconnu, j'ai abandonné sa lecture. Cela change un peu dans le troisième tome car en même temps que le dessin se fait plus clair et lisible, les dialogues aussi m'ont paru un peu moins hermétiques. Mais ça ne m'a pas pour autant passionné pour cette dernière intrigue sur le thème de la drogue.
J'ai trouvé cette série ennuyeuse, mal rythmée, mal mise en page et plombée par des dialogues et des références inconnues du public français sans pour autant permettre de les découvrir.
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Europa
Je l'avoue piteusement le genre science fiction n'est pas vraiment ma tasse de thé. On tourne souvent autour des mêmes thématiques d'une découverte de la vie sur une autre planète/étoile dans une autre époque. Je ne suis donc pas le mieux placé pour introduire cette série. Comme il faut que ce soit lisible la vie ressemble étrangement à ce que nous connaissons, plus on veut faire futuriste et plus on prend modèle physique sur des animaux de passé style dinosaures, etc. Léo et Rodolphe sont des pointures du genre mais je trouve le scénario terriblement prévisible. De la vie sur Jupiter? Un vaisseau accidenté? Une jeune pilote rebelle? Des vilains religieux rétrogrades et poseurs de bombes ( des chrétiens pour ne froisser personne)? Un équipage qui ressemble plus à un mélange de la guerre froide genre 60's qu'aux courbes démographiques d'un proche futur.( Où sont les officiers Nigérians, Pakistanais, Indiens (de Mumbay) ou Egyptiens?) Cela ressemble à donner un coup de peinture sur du vieux pour faire du neuf. En ce qui concerne la peinture du graphisme, là encore je n'y prends aucun plaisir. J'ai l'impression de voir un défilé de jouets en plastique. "En avant les histoires"? bof bof. Seuls les décors me plaisent. Le côté 60's est renforcé par les portraits d'un Robert Mitchum en commandant de bord alcoolo et bourru ( encore une nouveauté!) ou d'un Peter Graves chef de Mission de l'époque. Quant aux dialogues c'est du niveau " Tu t'y sens? - Ouais! Je m'y sens! -Super! J'adore les nanas qui ont des couilles!" (p26) LOL Peut être pour un public averti mais un peu daté, non?
Ka-Zar - L'Intégrale
J'avais lu il y a longtemps des épisodes de la série de Ka-Zar des années 90 et j'avais trouvé cela sympathique sans plus. Il faut dire que le personnage me laisse un peu indifférent. Je ne le déteste pas, mais je ne l'aime pas non plus. Il faut dire que les histoires de jungles ne m'attirent pas trop. Je voulais tout de même mieux connaitre le personnage et j'ai lu les deux intégrales. Le premier tome de l'intégrale est vraiment moyen, la faute en partie au fait que les auteurs changent souvent. On a droit à un vrai who's who des scénaristes et dessinateurs du Marvel du début des années 70.Les changements de scénaristes fait en sorte que la série par dans tous les directions. Parfois Ka-Zar est dans sa jungle à vivre des aventures fantastiques qui par moment ressemble à ceux de Conan le barbare (normal vu que ses épisodes sont fait par les mêmes auteurs que le comics Conan de Marvel) et d'autres fois il est à New York et vit des histoires de super-héros plus classique. Cela se stabilise lorsque Mike Friedrich devient le scénariste sur plusieurs épisodes, mais malheureusement je trouve que ses récits sont juste ennuyeux. Niveau dessinateur, je trouve que les meilleurs sont John Buscema et Barry Windsor-Smith. La seconde intégrale reprends le reste des récits de Mike Friedrich qui sont toujours ennuyeux et il y a aussi les épisodes de la série Shanna The She-Devil, un personnage qui va devenir la femme de Ka-Zar. J'étais curieux de lire cette série non seulement parce qu'il y a Steve Geber comme co-scénariste et aussi parce qu'elle fait parti des trois séries que Marvel a lancé au milieu des années 1970 pour attirer le lectorat féminin (les séries mettaient non seulement en vedette des héroïnes, mais les scénaristes étaient des femmes) et je voulais voir ce que cela donnait...et cela donne des histoires pas terribles et pour l'instant le principal attrait de l'héroïne est qu'elle est sexy. Donc voilà pour le moment j'ai trouvé une intégrale moyenne et une autre où tous les épisodes m'ont ennuyé. Je vais tout de même continuer de lire l'intégrale lorsqu'on va arriver à la série des années 80 scénarisé par Bruce Jones qui a une bonne réputation.
Créatures de crève
Accompagné là au scénario par quelques compères (dont Bruce Jones, qui a collaboré à pas mal de projets du genre), Corben nous présente ici un ensemble très hétéroclite, regroupant des histoires teintées de fantastique, de SF ou d’aventure angoissante. Ensemble hétéroclite, mais aussi très inégal, et globalement très décevant je trouve. Seules « Rex et moi » (gros délire autour d’un dinosaure) et « La maladie » (histoire fantastique angoissante jouant sur une montée en tension – même si un peu trop classique et longue) m’ont un peu intéressé. Je n’ai pas du tout accroché aux autres. Quant au dessin, là aussi c’est très hétéroclite, que ce soit pour les différents Noir et Blanc (assez moche sur "Rex et moi, car trop gras et brouillon) ou les différentes utilisations de la couleur. Je n’accroche pas lorsqu’il utilise un style proche de la photo retouchée. Une curiosité qui n’intéressera que les fans de Corben – et encore. Je ne sais pas si ces histoires ont été reprises dans les dernières anthologies publiées par Delirium. Je pense qu’il y a mieux à republier avant.
Agatha Christie
Amateur des romans d'Agatha Christie, je ne vois vraiment pas l'intérêt de cette série. J'en ai lu quelques uns et leur point commun est que l'intrigue est traitée beaucoup trop rapidement. C'en est agaçant. Les événements s'enchainent à toute vitesse, le temps de la réflexion (ce qui est le plus intéressant chez Agatha Christie) est réduit au minimum donc on passe d'une question à sa réponse immédiate. Bref, on perd ce qui fait l'âme de la romancière anglaise : le fonctionnement des petites cellules grises. Les albums sont assez inégaux : certains comme "Les Cinq petits cochons" sont trop rapides mais corrects et le dessin pas mal ; à l'inverse Les Quatre n'est vraiment pas bon. Les romans d'Agatha Christie ne sont peut être pas faits pour être adaptés en 46 pages.
Banquiz
Mouais. C’est de l’humour déconne (dont je suis particulièrement friand), mais qui n’est pas assez drôle à mon goût. Il y a bien une histoire, assez loufoque (une scientifique accompagnée de bras cassés envoyés par Trump pour étudier les conséquences du réchauffement climatique en Antarctique, y découvre des pingouins déjantés divisés entre un roi autocratique et mégalomane et des amateurs de culture mexicaine), et la volonté de ponctuer une bonne partie des pages par une chute, un gag. Mais je suis sorti déçu de cette lecture. Parce que la caricature n’est pas assez décalée, ou alors ne s’écarte pas suffisamment d’un déjà vu (Trump crétin, opposition entre une scientifique intello et des militaires bourrins, etc.). Un humour plus percutant, vachard aurait permis de passer outre ce sentiment. Reste que certains passages sont quand même amusants (essentiellement autour des pingouins « mexicanisés »). Mais c’est trop inégal. Un emprunt en bibliothèque suffira largement. Note réelle 2,5/5.
My Broken Mariko
Il fallait bien que cela arrive un jour. Je viens de lire mon premier manga. Je vous le dis tout de go, cela n’a pas été aisé de feuilleter cet album « à l’envers », pire de lire de droite à gauche. Très perturbant en fait. Au-delà du graphisme très dépouillé et d’une colorisation en noir et blanc que je n’apprécie pas, je n ai pas accroché du tout à l’histoire. Ce road trip rédempteur à travers le Japon est triste à mourir. La petite Tomoyo en apprenant le suicide de son amie Mariko se sent coupable de ne pas avoir dénoncé la violence de ce père incestueux. Du coup la voilà avec une urne funéraire avec les cendres de son amie à parcourir le pays en quête d’un illusoire pardon. On surjoue les émotions de Tomoyo en grossissant le trait du personnage. Du coup cette surabondance de larmes, de rires et de coups de gueule font qu’au final c’est lassant et pas du tout émouvant. On termine l’album avec un autre récit à tendance western. On bascule dans un autre monde, celui des tueurs à gages. Cette partie va faire que je vais relever ma note finale. de +0,5 étoile Première expérience manga, premier essai non transformé.
Lucky Luke - Jolly Jumper ne répond plus
Une belle déception à sa sortie, et la récente relecture n’a rien arrangé. Je ne suis pas un fan hardcore de Lucky Luke mais le nom de Bouzard m’avait fait franchir le pas de l’acquisition, j’adore l’auteur et je m’imaginais un bel hommage dans la veine du Valérian de Larcenet. Verdict : Rien ne marche vraiment dans cette album, on ne retrouve pas le talent de l’auteur, il n’a pas su y insuffler son univers, l’humour tombe souvent à plat, le scénario semble improvisé et peine à tenir sur la longueur, même son dessin si énergique est ici d’une platitude folle. Pour être méchant, je dirais qu’on est sur du pastiche gentillet de collégien, très loin de mes attentes à la vue d’une telle « affiche ». Privilégiez la reprise de Matthieu Bonhomme ou plongez vous dans The autobiography of me too nettement plus recommandable.
Saxo Cool
Un album dont la rencontre n’est pas évidente, et qui est peu engageant. La faute déjà à un dessin, que je trouve très brouillon, avec un rendu un peu bâclé accentué par un trait gras. Plusieurs planches sont difficilement lisibles et les personnages sont le plus souvent méconnaissables. Quant à l’histoire, elle est à la fois obscure (presque autant que le dessin !) et creuse. Vers la fin des années 1960, nous suivons un joueur de Saxophone new-yorkais (mais une partie de l'histoire se passe au Vietnam et en Europe), poursuivi par des tueurs, sans que l’on devine vraiment le pourquoi du comment (une petite explication nous est donné incidemment vers la fin, avec un microfilm, mais sans que cela n’éclaire grand-chose). Le rythme est lent (la narration faussement molle louche vers certains polars noirs, sans en avoir la profondeur), l’intrigue m’a en grande partie échappé (en particulier les interventions de style vaudou qui protègent le héros - ceux qui le menacent meurent brusquement). Je n’ai pas non plus compris l’intérêt du passage se déroulant dans les combats au Vietnam. Bref, un album tombé dans l’oubli, mais qui va sans doute y retourner me concernant.
Littoral
Une bande dessinée de petit format à l'italienne publiée par L'Association. On y voit pleine planche des images de la vie d'un homme et sa famille entre Paris et New York. Il ne semble pas y avoir de lien entre chaque scène, ce sont comme des instantanés, ou des souvenirs par flash. Un album dont je comprends ce qui s'y passe qu'après avoir lu le résumé de l'éditeur, je dis qu'il y a quand même un problème dans la narration. Un peu trop d'ellipse dans tout ça pour que le lecteur s'y retrouve. Et surtout qu'il en retienne quelque chose. C'est dommage car le dessin est réussi.
Les Mémoires d'Amoros
Composée de quatre album en version originale, cette série espagnole n'en a vu que 3 traduits et publiés en France par Fremok. Ils se présentent sous la forme de grands albums fins à couverture souple, aux planches en noir et blanc, aux couvertures sobres et sombres, typiques du genre polar noir. La particularité de cette série est de se dérouler à Madrid dans une époque relativement peu vue en bande dessinée. Les trois histoires qui composent la série en français se déroulent entre 1929 et 1932 majoritairement, soit quelques années avant la guerre civile. Nous nous y trouvons donc dans un contexte très peu connu des lecteurs français, une époque compliquée sur le plan politique, avec notamment la dictature du général Primo de Rivera, en partie soutenu par le peuple, puis la seconde république espagnole, une époque où Franco n'était alors qu'un général parmi d'autres. Sur le plan historique, cette originalité aurait pu me faire apprécier la série. Mais la forme et la narration m'en ont empêché. Sur la forme, c'est un dessin noir et blanc très austère, avec un trait un peu sinueux et quelques aplats de gris pour donner de la profondeur, du moins pour les 2 premiers tomes car le style change radicalement sur le troisième où il se rapproche soudain d'une sorte de ligne claire, avec un trait bien plus épais et la disparition des ombrages. Ce n'est pas un dessin très enthousiasmant mais j'aurais pu m'y faire. Ce à quoi je ne me suis pas fait, c'est la mise en page des dialogues, tous ramenés en haut de chaque case, avec une ligne parfois trop discrète pour pointer vers celui qui parle. Cela rappelle les débuts de la BD, quand le texte et le dessin ne se mélangeaient pas et je n'aime pas ce sentiment de lire uniquement du texte, puis ensuite seulement de voir l'image : j'en viens trop facilement à ne plus lire que le texte et à trouver les images en partie inutiles, comme s'il s'agissait d'une mauvaise adaptation de roman. Et surtout, je n'ai absolument pas réussi à entrer dans aucune de ces trois histoires. Je me suis accroché sur la première car je découvrais la série, mais l'abondance de références à l'Espagne de l'époque, à sa politique et à une foule de lieux et personnages inconnus à achevé de me perdre. D'autant plus que comme dans beaucoup de polars noirs, il y a beaucoup de sous-entendus dans les dialogues et très vite, je n'y ai plus rien compris aux tenants et aboutissants de l'intrigue. Je n'ai toujours pas compris la conclusion de l'histoire, malgré une relecture des dialogues clés. Quand j'ai vu que ça partait pareil voire encore pire dans le second tome, avec trop de politique et de contexte inconnu, j'ai abandonné sa lecture. Cela change un peu dans le troisième tome car en même temps que le dessin se fait plus clair et lisible, les dialogues aussi m'ont paru un peu moins hermétiques. Mais ça ne m'a pas pour autant passionné pour cette dernière intrigue sur le thème de la drogue. J'ai trouvé cette série ennuyeuse, mal rythmée, mal mise en page et plombée par des dialogues et des références inconnues du public français sans pour autant permettre de les découvrir.