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Couverture de la série L'Essentiel des Gouines à Suivre
L'Essentiel des Gouines à Suivre

Ma première lecture d’un album d’Alison Bechdel avait été un échec, je n’avais pas du tout accroché sur C'est toi ma maman ?. J’ai voulu retenter l’expérience avec cette série (dont je n’ai lu que le deuxième tome, le seul que j’ai eu sous la main). Je me suis dit que le format strips pouvait davantage me convenir. Bon, si j’ai trouvé là des choses plus intéressantes que le vide ressenti à la lecture de « C’est toi ma maman ? », je suis quand même resté sur ma faim (mais c'est peut-être là surtout affaire de goût, ce type de roman graphique m'apparaissant assez sec). Sans doute un certain nombre de choses liées à la culture américaine m’ont échappé. Mais l’auteur n’a pas non plus réussi à m’intéresser suffisamment aux petites histoires, anecdotes, tranches de vie des quelques personnages – féminins surtout, même si certains hommes sont récurrents (souvent parents d’une héroïne) – qui reviennent dans ces cases. L’arrière-plan (comme les strips rédigés durant l’intervention américaine en Irak) est parfois un peu daté. Du moins faut-il avoir gardé souvenir de tout ça, ou connaitre la société américaine pour tout saisir je pense. Bref, j’ai moyennement apprécié. Mais certains, amateurs de roman graphique sans esbroufe, y seront sans doute plus réceptifs, je ne sais pas. C’est en tout cas une présentation ordinaire de la vie et des relations – amoureuses mais pas que – de lesbiennes : c’est peut-être là que réside l’intérêt principal, quasi militant, de cette série ? A noter toutefois le beau travail éditorial de Même Pas Mal, avec un dos toilé, un fil marque-page. Note réelle 2,5/5.

10/07/2022 (modifier)
Par greg
Note: 2/5
Couverture de la série Arkham Mysteries
Arkham Mysteries

C'est en tant qu'authentique admirateur de Lovecraft que je rends mon verdict sur ce premier tome (j'ai lu toutes les nouvelles de l'auteur de Providence, autant dire que je connais son style et son univers sur le bout des doigts). Cette BD se veut clairement un hommage à l'ensemble de la mythologie Lovecraftienne, en se posant dans l'univers qu'il a établi. Et cela commence très bien, en nous mettant immédiatement dans le bain : expédition disparue, commanditaire oriental, temple perdu, créatures invisibles et dieux anciens..Les 20 premières pages sont un pur chef-d'œuvre. Mais cela se gâte rapidement : l'auteur tente de faire son malin en nous confrontant à une pile de cadavre pour garder le mystère mystérieux. C'est simple, TOUS les témoins susceptibles de pouvoir nous en dire plus meurent plus ou moins mystérieusement tout au long du récit. De la même manière que tous les documents susceptibles de nous éclairer disparaissent de manière tout aussi mystérieuse. S'il est arrivé à Lovecraft d'utiliser ce genre d'artifices avec parcimonie dans ses récits, ici c'est toutes les 3 pages, après la 5ème mort suspecte et la 3ème disparition de documents, on commence rapidement à saturer. Perso je déconseille justement aux fans de Lovecraft, car c'est clairement les prendre pour des idiots, l'auteur étalant au final son ignorance de l'œuvre pour nous assener les poncifs qui la peuple de manière démultipliée. De la même manière que si Lovecraft faisait référence aux mêmes ouvrages (fictifs) assez souvent dans ses nouvelles, ici on nous les assène tous d'un coup. . Aucune subtilité.

10/07/2022 (modifier)
Couverture de la série Colt & Pepper
Colt & Pepper

Entre 2 Marshal Bass, les auteurs imaginent un récit complètement décomplexé dans un univers fantasmagorique qui mélange allègrement les genres, avec une sorte de folie hallucinatoire et une violence gore. Je dois avouer que ce scénario très perché m'a laissé de marbre, je l'ai trouvé trop outrancier, un peu foutraque et improvisé, comme s'il n'y avait rien de prédéfini, un peu comme une errance désordonnée peuplée de créatures monstrueuses. Kordey se régale avec des planches de folie, très foisonnantes, aux cases bourrées de détails ; j'avais déja signalé sur d'autres bandes de lui qu'il y avait un petit air de Corben dans son dessin, ça se confirme énormément ici, surtout avec ces monstres cauchemardesques sortis de nulle part. J'aime bien le bizarre parfois, mais là non, j'ai pas adhéré, je note surtout de façon relative pour le dessin de Kordey que j'apprécie toujours, et je regrette que cette histoire ne m'ait pas séduit, je n'ai pas envie de lire le tome 2.

10/07/2022 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série La Cité du Bonheur
La Cité du Bonheur

Connaissez-vous le jeu de rôle Shaan et sa seconde édition Shaan Renaissance ? Moi je ne le connaissais pas alors qu'il existe depuis 1996, époque où je jouais encore. Il a pour cadre la planète Héos où une communauté de peuples vivaient en bonne harmonie jusqu'à l'arrivée des humains qui ont cherché à imposer leur loi et leur puissance technologique jusqu'à la révolte des indigènes. L'histoire se déroule des années plus tard, le calme revenu, avec une société devenue déséquilibrée où les peuples vivent ensemble dans une ambiance tendue de lutte des classes et de ressentiment anti-colonialiste. Par le biais de cette BD, les auteurs ont l'occasion de donner un aperçu de leur monde au grand public, en se focalisant sur une ville en particulier, construite par les humains, habitée de presque toutes les civilisations de la planète mais abandonnée du reste du monde. Là, un groupe de jeunes amis de quatre peuples différents va devoir s'unir pour affronter un être sans scrupule cherchant à abuser des pouvoirs d'invocatrice de l'une d'entre eux. Le graphisme de Fabrice Weiss me rappelle ici celui de Fred Beltran quand lui-même essaie de se rapprocher de Moebius. Les décors sont jolis, le trait est clair et lisible, mais je le trouve un peu raide et les couleurs informatiques assez froides. Et bizarrement, autant je trouve les visages des peuples extra-terrestres plutôt réussis, autant celui du jeune héros humain n'est pas convaincant du tout à mes yeux. Par contre, la couverture de l'album a très rapidement attiré mon attention : je trouve sa composition joliment esthétique. L'intrigue de l'album m'est apparue basique. Ca ressemble davantage à une mise en bouche pour découvrir un univers qu'à un scénario profondément original. Le concept d'une bande d'amis qui oublie ses différences et se mobilise contre un danger venu de l'extérieur, sous la forme d'un méchant riche et amoral, est stéréotypé. Hormis les quelques spécificités de ce monde que l'on peut apercevoir, notamment les élémentalistes et les invocateurs, il n'y a pas grand chose de novateur dans cette histoire qui fait très récit pour la jeunesse. Les protagonistes sont trop unidimensionnels, définis par un ou deux caractères élémentaires et déjà vus. On devine à peine l'éventuelle profondeur de cet univers de Shaan et le manque d'envergure de l'intrigue ne suffit pas à me motiver à le découvrir davantage.

10/07/2022 (modifier)
Couverture de la série 21 jours avant la fin du monde
21 jours avant la fin du monde

Je ne suis jamais rentré dans le récit de cette BD de Silvia Vecchini et Sualzo. Premièrement je trouve le graphisme assez banal avec des personnages peu empathiques et qui ne dégagent aucun dynamisme. C'est un comble pour une histoire qui tourne autour du karaté. Ensuite j'ai trouvé le scénario vraisemblable mais pauvre et ennuyeux avec beaucoup de longueurs. 200 pages pour ce drame intimiste construit autour de 20 préceptes du karaté et de deux poèmes, c'est long, très long. Pour les personnalités on reste dans une peinture superficielle des personnages sans approfondir les blessures du passé. On en revient à une histoire de flirt entre ados sur fond de drames adultes non explicités. C'est cette partie du scénario que je trouve très ennuyeuse et sans grand intérêt. Vraiment pas à mon goût.

10/07/2022 (modifier)
Couverture de la série Rats Hamburger
Rats Hamburger

A noter que le premier tome inaugurait la collection X, ce qui était une grande marque de confiance et de respect de la part de Futuropolis ! Je pense qu’ils auraient pu corriger les quelques fautes laissées par cet auteur néerlandais. L’histoire est assez foutraque, pleine de provocations verbales – ce qui est la marque de fabrique de Willem. Cela peut avoir un côté jouissif, mais sur la durée d’une « histoire », c’est lassant. Et cette histoire elle-même ne m’a pas intéressé plus que ça. Willem semble avancer en improvisant l’intrigue, assez noire et pessimiste. Le dessin de Willem est clair et fluide, même s’il faut accrocher à son style, faussement maladroit et minimaliste (il excelle surtout dans le dessin de presse corrosif).

09/07/2022 (modifier)
Couverture de la série Péchés mignons
Péchés mignons

Pas si mignonnes que ça nos aguicheuses qui confondent séduction et compétition, fêtes et beuveries comatiques. Je suis passé complétement à côté de ces Péchés Mignons. Je ne me suis pas reconnu dans l'humour de ces Strips. Le commérage sur la sexualité m'ennuie fortement et là encore mon attention a chuté au bout de quelques Strips. Le discours est répétitif et sans intérêt. Les collectionneurs ou collectionneuses relèvent le plus souvent d'une pathologie. En faire une étude comique et humoristique n'est pas trop à mon goût. De plus, présenter ses expériences sexuelles comme des tableaux de chasse n'est vraiment pas mon habitude. Un humour auquel je suis imperméable. Comme le graphisme m'a laissé de marbre et que j'ai trouvé "ces garces" assez viandardes c'est vraiment Bof bof

09/07/2022 (modifier)
Par Spooky
Note: 2/5
Couverture de la série Lowreader
Lowreader

Bon, je n'étais pas très fan de tout ce que faisait le Label 619 à l'époque d'Ankama, ça ne change pas trop avec ce passage chez Rue de Sèvres. Certes l'exercice de la parodie est intéressant, et peut être jubilatoire, mais je trouve que recycler ad nauseam toujours les mêmes éléments, c'est justement la limite de l'exercice. Ici on a droit à un recueil de trois histoires avec quatre ou cinq auteurs différents, en forme d'amusement, ou de mise en jambes pour leur nouveau terrain de jeu, le lectorat de Rue de Sèvres étant je pense assez différent de celui d'Ankama. Si je n'apprécie pas trop les histoires proposées (hormis celle écrite et dessinée par Florent Maudoux, qui s'inscrit dans sa série principale), je reconnais qu'il y a du boulot au niveau graphique, et du bon. On passe un moment de lecture sans grand enthousiasme, mais pas désagréable pour les yeux. Bof, donc.

08/07/2022 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Petar & Liza
Petar & Liza

J'ai apprécié le graphisme de cet album. Il est dans un style que je qualifierais de réalisme naïf, avec des couleurs contrastées et une foule de détails. C'est un dessin séduisant, original et parfois même légèrement amusant. Et l'auteur est généreux car il offre aux lecteurs de belles grandes planches très travaillées et souvent esthétiques. Dommage du coup que l'histoire de cette BD m'ait profondément ennuyé. Même s'il ne le dit jamais, le récit se déroule visiblement en Croatie quelque part entre les années 80 et le début des années 2000. On y suit Petar, un paumé poète qui ne sait pas quoi faire de sa vie et qui traine sa carcasse sans but réel jusqu'à enfin rencontrer l'amour de sa vie avec qui il va vivre quelques temps avant que leur amour ne s'étiole et qu'il s'enfonce un peu plus dans son mutisme et sa mélancolie silencieuse. La narration alterne des planches majoritairement muettes avec d'autres à la narration provenant de quelques témoins invisibles ou d'extraits des monologues poétiques du héros. Ce n'est pas un récit qui se livre facilement au lecteur, il joue la carte du cinéma d'art et d'essai. J'ai attendu de nombreuses pages qu'une véritable intrigue se mette en place, autre chose que les errements moroses du héros, mais hormis une brève lueur d'optimisme lors du temps qu'il passe avec Liza, tout reste terne et barbant. Je ne suis allé jusqu'au bout de l'album que pour continuer à apprécier le dessin de ses planches, mais je l'ai refermé avec un vrai sentiment de déception et d'ennui.

08/07/2022 (modifier)
Couverture de la série Rantanplan
Rantanplan

Je n'ai jamais adhéré au personnage de Rantanplan même dans la série mère. Je reconnais toutefois que Rantanplan apporte une touche de folie et de poésie au personnage très rationnel de Lucky Luke. De là à en faire le personnage titre d'une série, il y avait un grand pas que les responsables commerciaux n'ont pas hésité à franchir. Encore un spin-off très bof car même pour un public très jeune il existe des BD d'une tout autre qualité. Gags très répétitifs et de niveaux très moyens, dessin copier/coller de la série mère. Sans beaucoup d'intérêt même s’il faut lui reconnaître un certain succès commercial et de longévité. Il y a donc un public qui aime le toutou, c'est à respecter.

07/07/2022 (modifier)