Pas plus que mes prédécesseurs je n’ai vraiment compris où cette histoire voulait nous mener.
Le départ était intriguant, avec une menace de guerre latente, des engins (ressemblant aux bombardiers furtifs américains) survolant les régions dans lesquelles se déroule l’intrigue, un texte en off faisant monter la tension.
Le dessin de Lacaf joue bien sur les lumières, les ombres, sur des paysages qui semblent situés en Italie (Ligurie, Vénétie ?) ou dans les Balkans. La colorisation est toutefois un peu trop criarde je trouve.
Mais alors l’histoire m’a rapidement perdu ! Le côté SF côtoie d’autres aspects plus contemporains (une histoire d’expropriation assez quelconque, pour construire une sorte de ville idéale – froide – d’une dictature). Mais je n’ai pas compris grand-chose de la suite, des rapports entre les protagonistes, et la lecture s’est finalement révélé fastidieuse.
Pas convaincu du tout !
Note réelle 1,5/5.
J’aime bien le personnage de Louve mais peut être pas assez pour adhérer vraiment à ses aventures en solo.
Pourtant c’est bien réalisé, la même équipe du début à la fin (à souligner). Un graphisme efficace proche de Rosinski, des histoires respectueuses de l’univers, trop peut être ? Notre jeune héroïne suit le même chemin que ses parents. Il y’a du bon mais j’attendais un peu autre chose. J’ai bien aimé le traitement de la vie au village en l’absence de Thorgal et quelques bons nouveaux personnages sont introduits. Mais les aventures m’ont laissé un goût de bien trop classique et enfantin, en fait c’est l’âge de notre héroïne qui me passionne peu, Aaricia est loin d’être mon album préféré par exemple.
J’ai tout lu mais ça ne m’a pas vraiment marqué ni passionné.
Voilà le premier "immanquable" du site qui ne tient pas ses promesses à mon goût. Il a fallu m'y remettre à 2 fois pour finir l'histoire complète (ma lecture porte sur les 7 premiers tomes) et j'étais même impatient d'en finir lors de l'essai final.
L'univers farfelu est intéressant et le dessin très agréable certes, mais le scénario est beaucoup trop plat...
De nombreux passages n'apportent rien à l'histoire. Ils retardent une fin trop prévisible et certaines intrigues comme celle de Baltimore et du sergent sur les Coloquintes finissent par lasser, voire perdre totalement le lecteur.
J'aurais vraiment aimé que Turf développe davantage l'intrigue sur le 'vieux monde' ( //SPOIL// celui hors de la Nef) par exemple ou encore celle sur le métronome de cette dernière.
Le fait que je découvre cette série sur le tard, bien après ses débuts, explique peut-être pourquoi la magie de l'enfance et / ou l'excitation de l'attente n'ont pas pris sur moi ?
Mouais. Pas convaincu par cet album.
Le dessin et la colorisation d’Hausman sont bons, souvent c’est beau, même si parfois le style semi-réaliste pour les personnages et les animaux donne des résultats inégaux. Mais ne chipotons pas, le côté graphique est franchement réussi - par-delà les goûts des uns et des autres.
Mais c’est surtout l’histoire que j’ai trouvé mollassonne et sans surprise – sans grand intérêt même, parfois. Et les dialogues pseudo préhistoriques, un peu à la « Rahan » sont souvent improbables. On suit les péripéties de ces humains, voire même l’histoire d’amour qui en est au cœur, sans vraiment accrocher à une intrigue qui m’a laissé sur ma faim.
Note réelle 2,5/5.
Bien décidé à écrire un article sur la vie de Julius Morcom, un journaliste américain va avoir bien du fil à retordre. A travers le personnage de ce brillant mathématicien britannique, on reconnaît aisément Alan Turing, qui a joué un rôle important dans le décryptage de la machine Enigma. Pour mener à bien sa tâche, il entame une enquête minutieuse, rencontrant les unes après les autres les personnes avec lesquelles Julius a travaillé et vécu. J’ai trouvé le traitement de l’histoire trop rapide, survolé, alors que le personnage et la période historique sont particulièrement intéressants. L’intrigue ajoutée à la vie du personnage réel n’apporte pas grand-chose, ça part bien mais on s’essouffle un peu et on reste sur sa faim. Pour ce qui est du dessin, j’aime la ligne claire mais, ici, le dessin est vraiment daté, avec ses personnages aux postures super rigides. Un album pas du tout indispensable, mais sympa et rapidement lu.
J’ai trouvé ce récit d’une ennuyeuse monotonie. Pas de temps fort, pas de passage marquant, pas de trait d’humour qui fait mouche, pas d’émotion… En clair, je me suis fait chier.
Je ne saurais dire si j’ai vu le film à l’époque mais si c’est le cas, je n’en garde aucun souvenir. La bande dessinée prendra le même chemin. Pourtant, le fait de suivre le quotidien de collégiennes au début des années ’60 aurait pu donner lieu à une agréable étude historico-sociologique. Quelle étaient les mentalités de l’époque, quels étaient les centres d’intérêt, quelle était la place de la femme ? Autant de questionnements potentiels mais qui ne sont que très peu explorés au profit d’un quotidien morne et plat. Ces gamines (13 et 15 ans) ont des préoccupations de gamines (les premiers flirts, les règles), se chamaillent comme des gamines et vivent une scolarité classique de gamines de leur âge (les prof sont toutes des sadiques ou des idiotes, les parents sont chiants, etc… )
Au niveau du dessin, j’ai eu à plus d’une reprise bien du mal à distinguer une sœur de l’autre. Quant aux décors, dans leur style faussement naïf, je ne peux pas dire qu’ils m’aient charmé. Enfin, les expressions de visage sont soit inexistantes soit difficiles à déchiffrer. Dans une scène où un des personnages relate un fait divers dramatique, les expressions de son visage sont tellement neutres que si on remplace les textes des phylactères par le mode d'emploi d’un fer à souder, ça colle tout aussi bien !
Mais le gros problème de ce livre, à mes yeux, c’est le rythme. Tout se déroule au même rythme, sans tension, sans passion, sans vivacité… c’est chiant. Je suis désolé, je ne trouve pas d’autre mot : c’est chiant.
Peut-être que le film était mieux (je le suppose, sinon j’aurais du mal à en comprendre le succès) mais cette bande dessinée ne m’a clairement pas donné l’envie de le découvrir.
Gros, gros, gros bof.
Je n’ai lu que les tomes 2 et 3 mais je n’irai pas plus loin.
Pourtant conciliant avec ce genre de série concept, je jette souvent un œil à l’univers d’Arran, Conquêtes, Androïdes etc …
Ici je n’ai tout simplement pas adhéré, le Space opéra pourquoi pas, mais les histoires de snipers super-tueurs bof bof.
Pas pour moi, je n’ai rien trouvé à quoi m’accrocher durant ma lecture. Du coup, l’ennui l’a emporté.
Ça reste cependant bien réalisé pour les amateurs de ce type de personnages version Starcraft ou Warhammer 40k. Personnellement je préfère la version de Crisse, bien plus fun avec Dragan Preko.
Creepy cat est le premier manga publié par l'illustratrice Cotton Valente. Il met en scène une jeune femme emménageant dans un sombre manoir et y découvrant l'occupant principal, un énorme chat blanc et tout rond à l'allure malaisante. Tenant autant du fantôme que du chat, il se révèle doté de pouvoirs magiques bizarres et de capacités physiques déroutantes. Et surtout, il conserve en permanence son sourire fixe et son regard impénétrable dignes d'un film d'horreur.
Les premières pages du manga jouent sur le contraste entre l'allure inquiétante de Creepy Cat et de son manoir horrifique, et son comportement rigoureusement félin, avec tous ces petits trucs trop kawaii qui semblent faire craquer les japonais amateurs de chats et qui ennuient les autres. Puis l'autrice donne davantage de champ à son histoire en intégrant pour de bon du fantastique ainsi que d'autres protagonistes, comme un policier amoureux de l'héroïne et un autre petit chat aux pouvoirs étranges lui aussi.
Le tout est mis au services de gags en une planche qui se succèdent plus ou moins pour développer l'univers de Creepy cat et de son entourage.
Le dessin est simple et assez froid, rappelant le style de webcomics asiatiques. S'il est assez clair, il manque de charme.
Quant à l'humour... J'avais déjà noté il y a quelques années ce qui m'apparaissait comme un fossé culturel entre une facette de l'humour asiatique et l'esprit occidental. Beaucoup de mangas sont très drôles, mais certains plus anciens m'avaient laissé dans l'expectative. Et ce fossé culturel m'était apparu plus prononcé dans certains manhwas coréens et surtout manhuas chinois. Ici, l'autrice est Thaïlandaise et son humour ne me parle pas du tout. Ce qui semble s'apparenter à des chutes humoristiques évidentes me passe complètement à côté et l'absurdité des péripéties de ses gags emplis de fantastique délirant me laisse perplexe.
Etant hermétique à cet humour et n'ayant aucune passion pour les chats et les histoires d'horreur légère, j'ai lu ce manga sans aucune passion, avec même un ennui prononcé par moment, mais peut-être est-ce simplement parce que je suis pas le public cible.
Un 1er tome qui m’avait bien plu à l’époque, malheureusement l’attente et la suite (ou l’âge) ont eu raison de mon enthousiasme.
Ça démarrait bien avec une histoire « à la con » comme je les aime (je vous renvoie au résumé), un duo de compères sympathiques en guise de héros. Servi par un dessin aux petits oignons et de chouettes couleurs de Cassegrain, que je découvrais pour l’occasion. Un bon album pour une série qui ne demandait qu’à s’épanouir.
Puis vient la fin quelques années (trop ?) plus tard, on perd directement en qualité je trouve. Le récit est bien plus tourné vers l’action, et le dessin est parfois plus gras et maladroit, il en va de même pour les couleurs qui m’ont bien déçu.
Finalement le personnage de Tao Bang m’a un peu énervé, je lui préférais grandement celui d’Ellora.
Ça se laisse lire mais à mes yeux, ça aurait pu être bien mieux et fun.
2,5* arrondi à l’inférieur pour la déception.
Glénat a bien fait les choses, avec une jolie couverture et un papier épais.
Dessin et colorisation jouent à fond le rythme pour l’un, des couleurs fortes pour l’autre. Affaire de goût, je ne m’y suis pas retrouvé, mais c’est quand même « joli à regarder ». C’est un dessin que j’ai trouvé sans âme (proche de certains dessins animés actuels), mais d’autres peuvent davantage l’apprécier.
Par contre, j’ai vraiment eu du mal avec l’histoire. Elle se déroule au XIXème siècle, au moment de la conquête anglaise des Indes. Au milieu de divers personnages qui l’accompagnent, nous suivons surtout une jeune femme, mercenaire de son état, et très douée pour la rouerie et surtout toutes formes de combats (too much en fait !). Avec ses compagnons, elle va devoir affronter un officier anglais et son armée, des Thugs déchainés, et une bonne partie des dieux du panthéon hindou.
C’est coloré donc, très rythmé certes. Mais je n’ai pas été convaincu par les nombreuses scènes de combats, ni par l’aspect fantastique autour des dieux. Je pense qu’un récit plus « historique », ou alors d’aventure pure (avec en arrière-plan les dieux) aurait été davantage à mon goût.
Ici, j’ai trouvé l’ensemble déséquilibré, au détriment de l’aventure elle-même, et les personnages et péripéties pas suffisamment crédibles (un chef pirate et une jeune fille de gouverneur anglaise voient leur rôle rapidement amoindri et perdre en intérêt et crédibilité, jusqu’à être sacrifiés brutalement).
Note réelle 2,5/5.
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Extrême frontière
Pas plus que mes prédécesseurs je n’ai vraiment compris où cette histoire voulait nous mener. Le départ était intriguant, avec une menace de guerre latente, des engins (ressemblant aux bombardiers furtifs américains) survolant les régions dans lesquelles se déroule l’intrigue, un texte en off faisant monter la tension. Le dessin de Lacaf joue bien sur les lumières, les ombres, sur des paysages qui semblent situés en Italie (Ligurie, Vénétie ?) ou dans les Balkans. La colorisation est toutefois un peu trop criarde je trouve. Mais alors l’histoire m’a rapidement perdu ! Le côté SF côtoie d’autres aspects plus contemporains (une histoire d’expropriation assez quelconque, pour construire une sorte de ville idéale – froide – d’une dictature). Mais je n’ai pas compris grand-chose de la suite, des rapports entre les protagonistes, et la lecture s’est finalement révélé fastidieuse. Pas convaincu du tout ! Note réelle 1,5/5.
Les Mondes de Thorgal - Louve
J’aime bien le personnage de Louve mais peut être pas assez pour adhérer vraiment à ses aventures en solo. Pourtant c’est bien réalisé, la même équipe du début à la fin (à souligner). Un graphisme efficace proche de Rosinski, des histoires respectueuses de l’univers, trop peut être ? Notre jeune héroïne suit le même chemin que ses parents. Il y’a du bon mais j’attendais un peu autre chose. J’ai bien aimé le traitement de la vie au village en l’absence de Thorgal et quelques bons nouveaux personnages sont introduits. Mais les aventures m’ont laissé un goût de bien trop classique et enfantin, en fait c’est l’âge de notre héroïne qui me passionne peu, Aaricia est loin d’être mon album préféré par exemple. J’ai tout lu mais ça ne m’a pas vraiment marqué ni passionné.
La Nef des fous
Voilà le premier "immanquable" du site qui ne tient pas ses promesses à mon goût. Il a fallu m'y remettre à 2 fois pour finir l'histoire complète (ma lecture porte sur les 7 premiers tomes) et j'étais même impatient d'en finir lors de l'essai final. L'univers farfelu est intéressant et le dessin très agréable certes, mais le scénario est beaucoup trop plat... De nombreux passages n'apportent rien à l'histoire. Ils retardent une fin trop prévisible et certaines intrigues comme celle de Baltimore et du sergent sur les Coloquintes finissent par lasser, voire perdre totalement le lecteur. J'aurais vraiment aimé que Turf développe davantage l'intrigue sur le 'vieux monde' ( //SPOIL// celui hors de la Nef) par exemple ou encore celle sur le métronome de cette dernière. Le fait que je découvre cette série sur le tard, bien après ses débuts, explique peut-être pourquoi la magie de l'enfance et / ou l'excitation de l'attente n'ont pas pris sur moi ?
Les Chasseurs de l'aube
Mouais. Pas convaincu par cet album. Le dessin et la colorisation d’Hausman sont bons, souvent c’est beau, même si parfois le style semi-réaliste pour les personnages et les animaux donne des résultats inégaux. Mais ne chipotons pas, le côté graphique est franchement réussi - par-delà les goûts des uns et des autres. Mais c’est surtout l’histoire que j’ai trouvé mollassonne et sans surprise – sans grand intérêt même, parfois. Et les dialogues pseudo préhistoriques, un peu à la « Rahan » sont souvent improbables. On suit les péripéties de ces humains, voire même l’histoire d’amour qui en est au cœur, sans vraiment accrocher à une intrigue qui m’a laissé sur ma faim. Note réelle 2,5/5.
Le Théorème de Morcom
Bien décidé à écrire un article sur la vie de Julius Morcom, un journaliste américain va avoir bien du fil à retordre. A travers le personnage de ce brillant mathématicien britannique, on reconnaît aisément Alan Turing, qui a joué un rôle important dans le décryptage de la machine Enigma. Pour mener à bien sa tâche, il entame une enquête minutieuse, rencontrant les unes après les autres les personnes avec lesquelles Julius a travaillé et vécu. J’ai trouvé le traitement de l’histoire trop rapide, survolé, alors que le personnage et la période historique sont particulièrement intéressants. L’intrigue ajoutée à la vie du personnage réel n’apporte pas grand-chose, ça part bien mais on s’essouffle un peu et on reste sur sa faim. Pour ce qui est du dessin, j’aime la ligne claire mais, ici, le dessin est vraiment daté, avec ses personnages aux postures super rigides. Un album pas du tout indispensable, mais sympa et rapidement lu.
Diabolo Menthe
J’ai trouvé ce récit d’une ennuyeuse monotonie. Pas de temps fort, pas de passage marquant, pas de trait d’humour qui fait mouche, pas d’émotion… En clair, je me suis fait chier. Je ne saurais dire si j’ai vu le film à l’époque mais si c’est le cas, je n’en garde aucun souvenir. La bande dessinée prendra le même chemin. Pourtant, le fait de suivre le quotidien de collégiennes au début des années ’60 aurait pu donner lieu à une agréable étude historico-sociologique. Quelle étaient les mentalités de l’époque, quels étaient les centres d’intérêt, quelle était la place de la femme ? Autant de questionnements potentiels mais qui ne sont que très peu explorés au profit d’un quotidien morne et plat. Ces gamines (13 et 15 ans) ont des préoccupations de gamines (les premiers flirts, les règles), se chamaillent comme des gamines et vivent une scolarité classique de gamines de leur âge (les prof sont toutes des sadiques ou des idiotes, les parents sont chiants, etc… ) Au niveau du dessin, j’ai eu à plus d’une reprise bien du mal à distinguer une sœur de l’autre. Quant aux décors, dans leur style faussement naïf, je ne peux pas dire qu’ils m’aient charmé. Enfin, les expressions de visage sont soit inexistantes soit difficiles à déchiffrer. Dans une scène où un des personnages relate un fait divers dramatique, les expressions de son visage sont tellement neutres que si on remplace les textes des phylactères par le mode d'emploi d’un fer à souder, ça colle tout aussi bien ! Mais le gros problème de ce livre, à mes yeux, c’est le rythme. Tout se déroule au même rythme, sans tension, sans passion, sans vivacité… c’est chiant. Je suis désolé, je ne trouve pas d’autre mot : c’est chiant. Peut-être que le film était mieux (je le suppose, sinon j’aurais du mal à en comprendre le succès) mais cette bande dessinée ne m’a clairement pas donné l’envie de le découvrir. Gros, gros, gros bof.
I.S.S. Snipers
Je n’ai lu que les tomes 2 et 3 mais je n’irai pas plus loin. Pourtant conciliant avec ce genre de série concept, je jette souvent un œil à l’univers d’Arran, Conquêtes, Androïdes etc … Ici je n’ai tout simplement pas adhéré, le Space opéra pourquoi pas, mais les histoires de snipers super-tueurs bof bof. Pas pour moi, je n’ai rien trouvé à quoi m’accrocher durant ma lecture. Du coup, l’ennui l’a emporté. Ça reste cependant bien réalisé pour les amateurs de ce type de personnages version Starcraft ou Warhammer 40k. Personnellement je préfère la version de Crisse, bien plus fun avec Dragan Preko.
Creepy cat
Creepy cat est le premier manga publié par l'illustratrice Cotton Valente. Il met en scène une jeune femme emménageant dans un sombre manoir et y découvrant l'occupant principal, un énorme chat blanc et tout rond à l'allure malaisante. Tenant autant du fantôme que du chat, il se révèle doté de pouvoirs magiques bizarres et de capacités physiques déroutantes. Et surtout, il conserve en permanence son sourire fixe et son regard impénétrable dignes d'un film d'horreur. Les premières pages du manga jouent sur le contraste entre l'allure inquiétante de Creepy Cat et de son manoir horrifique, et son comportement rigoureusement félin, avec tous ces petits trucs trop kawaii qui semblent faire craquer les japonais amateurs de chats et qui ennuient les autres. Puis l'autrice donne davantage de champ à son histoire en intégrant pour de bon du fantastique ainsi que d'autres protagonistes, comme un policier amoureux de l'héroïne et un autre petit chat aux pouvoirs étranges lui aussi. Le tout est mis au services de gags en une planche qui se succèdent plus ou moins pour développer l'univers de Creepy cat et de son entourage. Le dessin est simple et assez froid, rappelant le style de webcomics asiatiques. S'il est assez clair, il manque de charme. Quant à l'humour... J'avais déjà noté il y a quelques années ce qui m'apparaissait comme un fossé culturel entre une facette de l'humour asiatique et l'esprit occidental. Beaucoup de mangas sont très drôles, mais certains plus anciens m'avaient laissé dans l'expectative. Et ce fossé culturel m'était apparu plus prononcé dans certains manhwas coréens et surtout manhuas chinois. Ici, l'autrice est Thaïlandaise et son humour ne me parle pas du tout. Ce qui semble s'apparenter à des chutes humoristiques évidentes me passe complètement à côté et l'absurdité des péripéties de ses gags emplis de fantastique délirant me laisse perplexe. Etant hermétique à cet humour et n'ayant aucune passion pour les chats et les histoires d'horreur légère, j'ai lu ce manga sans aucune passion, avec même un ennui prononcé par moment, mais peut-être est-ce simplement parce que je suis pas le public cible.
Tao Bang
Un 1er tome qui m’avait bien plu à l’époque, malheureusement l’attente et la suite (ou l’âge) ont eu raison de mon enthousiasme. Ça démarrait bien avec une histoire « à la con » comme je les aime (je vous renvoie au résumé), un duo de compères sympathiques en guise de héros. Servi par un dessin aux petits oignons et de chouettes couleurs de Cassegrain, que je découvrais pour l’occasion. Un bon album pour une série qui ne demandait qu’à s’épanouir. Puis vient la fin quelques années (trop ?) plus tard, on perd directement en qualité je trouve. Le récit est bien plus tourné vers l’action, et le dessin est parfois plus gras et maladroit, il en va de même pour les couleurs qui m’ont bien déçu. Finalement le personnage de Tao Bang m’a un peu énervé, je lui préférais grandement celui d’Ellora. Ça se laisse lire mais à mes yeux, ça aurait pu être bien mieux et fun. 2,5* arrondi à l’inférieur pour la déception.
Arjuna
Glénat a bien fait les choses, avec une jolie couverture et un papier épais. Dessin et colorisation jouent à fond le rythme pour l’un, des couleurs fortes pour l’autre. Affaire de goût, je ne m’y suis pas retrouvé, mais c’est quand même « joli à regarder ». C’est un dessin que j’ai trouvé sans âme (proche de certains dessins animés actuels), mais d’autres peuvent davantage l’apprécier. Par contre, j’ai vraiment eu du mal avec l’histoire. Elle se déroule au XIXème siècle, au moment de la conquête anglaise des Indes. Au milieu de divers personnages qui l’accompagnent, nous suivons surtout une jeune femme, mercenaire de son état, et très douée pour la rouerie et surtout toutes formes de combats (too much en fait !). Avec ses compagnons, elle va devoir affronter un officier anglais et son armée, des Thugs déchainés, et une bonne partie des dieux du panthéon hindou. C’est coloré donc, très rythmé certes. Mais je n’ai pas été convaincu par les nombreuses scènes de combats, ni par l’aspect fantastique autour des dieux. Je pense qu’un récit plus « historique », ou alors d’aventure pure (avec en arrière-plan les dieux) aurait été davantage à mon goût. Ici, j’ai trouvé l’ensemble déséquilibré, au détriment de l’aventure elle-même, et les personnages et péripéties pas suffisamment crédibles (un chef pirate et une jeune fille de gouverneur anglaise voient leur rôle rapidement amoindri et perdre en intérêt et crédibilité, jusqu’à être sacrifiés brutalement). Note réelle 2,5/5.