Etrange album que celui-ci. Terriblement daté, et assez aride. Il n’est pas commun, et paraitra sans doute difficile à appréhender pour de jeunes lecteurs.
En effet, nous suivons une jeune femme nord-coréenne, Yeun Ok donc, qui, ouvrière au moment du déclenchement de la « guerre de Corée, s’engage pour devenir infirmière sur le front.
L’essentiel de l’histoire est narré au style indirect, avec des textes hors phylactère, et la quasi-totalité des dialogues sont de la pure propagande nord-coréenne, à la gloire du leader ou de l’idéal du Parti, chaque personnage les déclamant quelles que soient les circonstances. On a l’impression de lire un maoïste illuminé, ou une brochure du parti communiste nord-coréen usant du sacrifice d’une sorte de stakhanoviste en jupon. Aride donc, pour le sujet, la narration, les dialogues, mais aussi le dessin, classique et réaliste, mais froid.
Et puis, aussi étrange, au milieu de tout ça quelques images vaguement érotiques : Yeun et/ou quelques collègues montrant leur culotte dans des poses un peu suggestives, une ou deux scènes légèrement bondage (rapides et suggestives) dans un hôpital de campagne. Assez improbable dans ce récit et probablement peu conforme à la propagande nord-coréenne ! (Slocombe avait publié quelque chose de bien plus direct dans le genre quelques années plus tôt, avec « Prisonnière de l’Armée rouge »).
Un album déroutant.
A lire le résumé et l'introduction de cette série, on pourrait croire qu'il s'agit d'une critique de la société moderne ultra-connectée où tout le monde est suivi à la trace par son portable et les caméras de surveillance. En réalité, le sujet est vaguement évoqué ça et là, et c'est plus ou moins la source de motivation d'un groupe de protagonistes, mais le tout est dilué et finalement complètement remplacé par une histoire de magouilles policières et de corruption politique qui aurait parfaitement pu se passer de ce contexte plus ou moins futuriste.
Le graphisme est un peu particulier. Techniquement déjà, on ressent fortement l'utilisation de la tablette graphique et du dessin assisté par ordinateur. Les personnages sont corrects, même si certaines anatomies et visages sont un peu bizarres, mais les décors sont très souvent vides ou alors tracés à la règle et ornés de quelques incrustations informatiques. Le trait lâché et cette économie de moyens donnent à l'ensemble un aspect proche d'un story-board qui n'est pas des plus motivants à la lecture.
L'histoire manque de maturité. Il est difficile de cerner les motivations des protagonistes qui semblent s'agiter artificiellement dans leur bocal. Cela se veut complexe, avec des ramifications à haut niveau, mais on dirait trop souvent des adolescents rageux qui jouent les agents secrets. Il faut attendre le troisième tome pour comprendre un peu mieux les tenants et aboutissants des évènements des deux premiers albums et les révélations ne sont pas convaincantes. Quant à la conclusion de toute l'intrigue, elle est trop facile, avec soudain une solution qui semble tomber toute crue dans la bouche des héros sans qu'on sache comment ils ont finalement atteint leurs objectifs sans que plus aucune preuve n'existe. Il ne suffit pas de survivre à la scène d'action finale pour que tout soit résolu d'un coup de baguette magique comme dans les James Bond.
J'ai vraiment de la difficulté avec Boris Vian ou du moins les adaptations par Morvan de cet auteur dont je n'ai jamais lu les livres.
C'est un polar très noir et c'est un genre qui me plait, mais là je n'accroche pas trop. C'est bien d'avoir des personnages principaux négatifs, mais ceux-là m'ont vite ennuyé et même énervé. Le récit ne m'a pas du tout intéressé, par moment on dirait trop que l'auteur voulait choquer juste pour choquer (du moins si c'est aussi comme ça dans le roman). Disons que je peux imaginer Vian prendre plaisir à faire chier la censure de l'époque en mettant des scènes de violes gratuites. Perso, ça m'a pas choqué, juste exaspéré.
Il faut dire que le dessin n'aide pas, certaines scènes étant difficile à suivre. Déjà qu'à la base je trouve Vian hermétique, si le dessin n'est pas lisible, et ben je décroche rapidement.
Tiens, je savais pas que Boris Vian avait écrit des polars sous-pseudonyme (quoique je connaissais de nom le plus connu, J'irai cracher sur vos tombes et son adaptation en film qui je pense a été retitré en J'envoie l'auteur dans sa tombe).
Comme souvent avec cet auteur, il faut s'accrocher pour rentrer dans un univers délirant et justement je n'ai pas accroché. Pourtant, l'idée général est marrante sauf que le coté parodique de l'œuvre ne m'a pas fait rire, en partie parce que je ne trouve pas que le dessin soit assez humoristique pour ce genre d'histoire. Ajoutant que les personnages ne sont pas très attachants, le personnage principal est même une vraie tête à claque que j'avais envie de frapper chaque fois qu'il souriait.
Bref, une œuvre spéciale qui n'était pas fait pour moi.
L'étape d'Ulysse sur l'île de Circé réinventé par Richard Marazano avec davantage d'appui sur le point de vue de la magicienne et la manière dont elle va ouvrir les yeux du guerrier d'Ithaque.
C'est un récit très sérieux qui nous est raconté là, cherchant visiblement à s'apparenter à la tragédie antique tout en délivrant un long message philosophique sur la nature des hommes et le traitement des femmes.
Au dessin, Gabriel Delmas offre des planches sombres, tout en hachures charbonneuses et en ombres omniprésentes, comme étouffées sous un permanent nuage de pluie et de brume. Ce style peu lisible rappelle vaguement celui d'Alberto Breccia, le charme en moins. Les visages y ont l'air de masques figés, et celui d'Ulysse en particulier est celui d'un animal hirsute et grimaçant. L'ensemble est déprimant de noirceur, de morosité et de claustrophobie.
Le chant de la visite de l'île de Circé est ici réadapté et plus longuement développé, incluant également partiellement des images de l'épisode suivant de l'Odyssée d'Homère, l'évocation des Morts. Il s'agit ici d'approfondir l'esprit de Circé et d'inverser le point de vue, montrant la bestialité d'Ulysse et de ses hommes et la violente vanité de leur passé guerrier, contrastant avec l'image des héros de la Guerre de Troie qu'on pouvait s'imaginer. L'accent est également mis sur la misogynie de ce monde antique.
Si sur le fond, l'idée est louable, la mise en scène est lourde et rapidement ennuyeuse. Les dialogues sont grandiloquents pour ne pas dire pédants, verbeux et sans naturel. On ne s'attache aucunement aux protagonistes, à leur aventure sans rythme et à leurs discours lénifiants.
Moi qui apprécie grandement le personnage de Circé ainsi que l'Odyssée dans son ensemble, je me suis ici ennuyé.
Je n’ai pas accroché outre mesure à ce petit album. Je l’ai lu rapidement, sans réel déplaisir, mais je n’y ai pas trouvé mon compte.
L’intrigue se déroule dans un quartier proche de Manhattan, dans le centre de New-York donc, quartier que je ne connaissais pas.
Au milieu d’images de ce quartier populaire, nous suivons quelques investisseurs immobiliers, et une « faune » pas vraiment prête à se laisser faire.
Voilà pour les grandes lignes. Pour les plus petites, je n’ai pas tout compris, et l’intrigue elle-même est squelettique, peu claire.
Comme le dessin de Cartier est assez moyen, je suis clairement resté sur ma faim.
Bof bof.
J’ai apprécié l’univers du livre avec ses créatures parfois horribles et ce monde dévasté dans lequel l’homme survit difficilement, n’étant plus le maître absolu de la terre. Il s’agit là du seul point positif pour ce livre car le reste n’est pas terrible :
Premièrement, l’enfant noir. Pourquoi est-il le seul membre noir de sa tribu alors qu’il n’y a pas d’autre présence humaine dans la région (il y avait déjà des quotas dans le genre à l’époque) ?
Cet enfant manque plusieurs fois de mourir, et de peu. Le gamin survit à :
Une attaque de jaguar
Une attaque d’ours
Une attaque d’une créature horrible
L’empoisonnement (il est le seul à survivre alors que certaines personnes en ont mangé en même temps que lui, juste parce qu’il est allé dans une pièce qui le soignait automatiquement sans qu’il ne le sache)
Et d’autres choses encore
Les autres personnages n’ont aucune personnalité et sont caricaturaux, quant à la fin, elle part dans tous les sens.
En bref, un livre fade et sans logique, mais drôle pour le nom de ce personnage.
Après Garoden et Le journal de mon père, un ciel radieux est le troisième manga de Jiro Taniguchi à me décevoir.
L'auteur recycle ici les mêmes thèmes que dans Le journal de mon père et Quartier Lointain, à savoir les relations familiales et surtout celles du père avec le reste de la famille, la prise de conscience de son absence et le temps qu'il lui reste pour corriger cela. Plutôt qu'un retour dans le passé, on a ici un mort en sursis qui va prendre possession de la personne qu'il a percuté en camionnette. Le scénario est suffisamment original pour donner envie de connaître la suite.
Seulement voilà, rien d'extraordinaire ne se passe, on n'est jamais surpris et on s'ennuie ferme. C'est, au final, pétri de bonnes intentions et niais.
Si vous voulez lire du Taniguchi, préférez Quartier Lointain ou Kaze No Sho (Le livre du vent).
Mouais bof.
J'ai lu la totalité de ce manga il y a des années et je dois dire que je l'avais trouvé quelconque.
Et force est de constater qu'aujourd'hui, je n'ai qu'un vague souvenir de ce qu'il s'y passe.
Je me rappelle toutefois que les personnages et le scénario m'ont laissé indifférent et que je me suis fermement ennuyé à la lecture.
Le dessin ne relève pas le niveau car il est juste suffisant et n'a rien d'extraordinaire.
J'ai toujours le coffret contenant ces mangas mais il n'a pas bougé de sa place dans ma mangathèque et je ne pense pas le relire un jour.
Une bd que l’on m’a offerte à sa sortie, j’avais bien apprécié le geste. Je n’en avais pas entendu parler et l’objet est plutôt original dans sa forme (même si pas spécialement pratique à lire), du bon contenant.
Malheureusement le contenu ne suit pas, les strips déployés à l’intérieur sont plutôt très moyens, un humour macabre qui tombe trop souvent à plat et finalement bien gentillet, c’est pas très corrosif.
Ça manque de consistance, une déception.
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Yeun Ok l'infirmière héroïque
Etrange album que celui-ci. Terriblement daté, et assez aride. Il n’est pas commun, et paraitra sans doute difficile à appréhender pour de jeunes lecteurs. En effet, nous suivons une jeune femme nord-coréenne, Yeun Ok donc, qui, ouvrière au moment du déclenchement de la « guerre de Corée, s’engage pour devenir infirmière sur le front. L’essentiel de l’histoire est narré au style indirect, avec des textes hors phylactère, et la quasi-totalité des dialogues sont de la pure propagande nord-coréenne, à la gloire du leader ou de l’idéal du Parti, chaque personnage les déclamant quelles que soient les circonstances. On a l’impression de lire un maoïste illuminé, ou une brochure du parti communiste nord-coréen usant du sacrifice d’une sorte de stakhanoviste en jupon. Aride donc, pour le sujet, la narration, les dialogues, mais aussi le dessin, classique et réaliste, mais froid. Et puis, aussi étrange, au milieu de tout ça quelques images vaguement érotiques : Yeun et/ou quelques collègues montrant leur culotte dans des poses un peu suggestives, une ou deux scènes légèrement bondage (rapides et suggestives) dans un hôpital de campagne. Assez improbable dans ce récit et probablement peu conforme à la propagande nord-coréenne ! (Slocombe avait publié quelque chose de bien plus direct dans le genre quelques années plus tôt, avec « Prisonnière de l’Armée rouge »). Un album déroutant.
Au royaume des aveugles
A lire le résumé et l'introduction de cette série, on pourrait croire qu'il s'agit d'une critique de la société moderne ultra-connectée où tout le monde est suivi à la trace par son portable et les caméras de surveillance. En réalité, le sujet est vaguement évoqué ça et là, et c'est plus ou moins la source de motivation d'un groupe de protagonistes, mais le tout est dilué et finalement complètement remplacé par une histoire de magouilles policières et de corruption politique qui aurait parfaitement pu se passer de ce contexte plus ou moins futuriste. Le graphisme est un peu particulier. Techniquement déjà, on ressent fortement l'utilisation de la tablette graphique et du dessin assisté par ordinateur. Les personnages sont corrects, même si certaines anatomies et visages sont un peu bizarres, mais les décors sont très souvent vides ou alors tracés à la règle et ornés de quelques incrustations informatiques. Le trait lâché et cette économie de moyens donnent à l'ensemble un aspect proche d'un story-board qui n'est pas des plus motivants à la lecture. L'histoire manque de maturité. Il est difficile de cerner les motivations des protagonistes qui semblent s'agiter artificiellement dans leur bocal. Cela se veut complexe, avec des ramifications à haut niveau, mais on dirait trop souvent des adolescents rageux qui jouent les agents secrets. Il faut attendre le troisième tome pour comprendre un peu mieux les tenants et aboutissants des évènements des deux premiers albums et les révélations ne sont pas convaincantes. Quant à la conclusion de toute l'intrigue, elle est trop facile, avec soudain une solution qui semble tomber toute crue dans la bouche des héros sans qu'on sache comment ils ont finalement atteint leurs objectifs sans que plus aucune preuve n'existe. Il ne suffit pas de survivre à la scène d'action finale pour que tout soit résolu d'un coup de baguette magique comme dans les James Bond.
Elles se rendent pas compte
J'ai vraiment de la difficulté avec Boris Vian ou du moins les adaptations par Morvan de cet auteur dont je n'ai jamais lu les livres. C'est un polar très noir et c'est un genre qui me plait, mais là je n'accroche pas trop. C'est bien d'avoir des personnages principaux négatifs, mais ceux-là m'ont vite ennuyé et même énervé. Le récit ne m'a pas du tout intéressé, par moment on dirait trop que l'auteur voulait choquer juste pour choquer (du moins si c'est aussi comme ça dans le roman). Disons que je peux imaginer Vian prendre plaisir à faire chier la censure de l'époque en mettant des scènes de violes gratuites. Perso, ça m'a pas choqué, juste exaspéré. Il faut dire que le dessin n'aide pas, certaines scènes étant difficile à suivre. Déjà qu'à la base je trouve Vian hermétique, si le dessin n'est pas lisible, et ben je décroche rapidement.
Et on tuera tous les affreux
Tiens, je savais pas que Boris Vian avait écrit des polars sous-pseudonyme (quoique je connaissais de nom le plus connu, J'irai cracher sur vos tombes et son adaptation en film qui je pense a été retitré en J'envoie l'auteur dans sa tombe). Comme souvent avec cet auteur, il faut s'accrocher pour rentrer dans un univers délirant et justement je n'ai pas accroché. Pourtant, l'idée général est marrante sauf que le coté parodique de l'œuvre ne m'a pas fait rire, en partie parce que je ne trouve pas que le dessin soit assez humoristique pour ce genre d'histoire. Ajoutant que les personnages ne sont pas très attachants, le personnage principal est même une vraie tête à claque que j'avais envie de frapper chaque fois qu'il souriait. Bref, une œuvre spéciale qui n'était pas fait pour moi.
Circé la magicienne
L'étape d'Ulysse sur l'île de Circé réinventé par Richard Marazano avec davantage d'appui sur le point de vue de la magicienne et la manière dont elle va ouvrir les yeux du guerrier d'Ithaque. C'est un récit très sérieux qui nous est raconté là, cherchant visiblement à s'apparenter à la tragédie antique tout en délivrant un long message philosophique sur la nature des hommes et le traitement des femmes. Au dessin, Gabriel Delmas offre des planches sombres, tout en hachures charbonneuses et en ombres omniprésentes, comme étouffées sous un permanent nuage de pluie et de brume. Ce style peu lisible rappelle vaguement celui d'Alberto Breccia, le charme en moins. Les visages y ont l'air de masques figés, et celui d'Ulysse en particulier est celui d'un animal hirsute et grimaçant. L'ensemble est déprimant de noirceur, de morosité et de claustrophobie. Le chant de la visite de l'île de Circé est ici réadapté et plus longuement développé, incluant également partiellement des images de l'épisode suivant de l'Odyssée d'Homère, l'évocation des Morts. Il s'agit ici d'approfondir l'esprit de Circé et d'inverser le point de vue, montrant la bestialité d'Ulysse et de ses hommes et la violente vanité de leur passé guerrier, contrastant avec l'image des héros de la Guerre de Troie qu'on pouvait s'imaginer. L'accent est également mis sur la misogynie de ce monde antique. Si sur le fond, l'idée est louable, la mise en scène est lourde et rapidement ennuyeuse. Les dialogues sont grandiloquents pour ne pas dire pédants, verbeux et sans naturel. On ne s'attache aucunement aux protagonistes, à leur aventure sans rythme et à leurs discours lénifiants. Moi qui apprécie grandement le personnage de Circé ainsi que l'Odyssée dans son ensemble, je me suis ici ennuyé.
Tompkins Square Santera
Je n’ai pas accroché outre mesure à ce petit album. Je l’ai lu rapidement, sans réel déplaisir, mais je n’y ai pas trouvé mon compte. L’intrigue se déroule dans un quartier proche de Manhattan, dans le centre de New-York donc, quartier que je ne connaissais pas. Au milieu d’images de ce quartier populaire, nous suivons quelques investisseurs immobiliers, et une « faune » pas vraiment prête à se laisser faire. Voilà pour les grandes lignes. Pour les plus petites, je n’ai pas tout compris, et l’intrigue elle-même est squelettique, peu claire. Comme le dessin de Cartier est assez moyen, je suis clairement resté sur ma faim. Bof bof.
Niourk
J’ai apprécié l’univers du livre avec ses créatures parfois horribles et ce monde dévasté dans lequel l’homme survit difficilement, n’étant plus le maître absolu de la terre. Il s’agit là du seul point positif pour ce livre car le reste n’est pas terrible : Premièrement, l’enfant noir. Pourquoi est-il le seul membre noir de sa tribu alors qu’il n’y a pas d’autre présence humaine dans la région (il y avait déjà des quotas dans le genre à l’époque) ? Cet enfant manque plusieurs fois de mourir, et de peu. Le gamin survit à : Une attaque de jaguar Une attaque d’ours Une attaque d’une créature horrible L’empoisonnement (il est le seul à survivre alors que certaines personnes en ont mangé en même temps que lui, juste parce qu’il est allé dans une pièce qui le soignait automatiquement sans qu’il ne le sache) Et d’autres choses encore Les autres personnages n’ont aucune personnalité et sont caricaturaux, quant à la fin, elle part dans tous les sens. En bref, un livre fade et sans logique, mais drôle pour le nom de ce personnage.
Un ciel radieux
Après Garoden et Le journal de mon père, un ciel radieux est le troisième manga de Jiro Taniguchi à me décevoir. L'auteur recycle ici les mêmes thèmes que dans Le journal de mon père et Quartier Lointain, à savoir les relations familiales et surtout celles du père avec le reste de la famille, la prise de conscience de son absence et le temps qu'il lui reste pour corriger cela. Plutôt qu'un retour dans le passé, on a ici un mort en sursis qui va prendre possession de la personne qu'il a percuté en camionnette. Le scénario est suffisamment original pour donner envie de connaître la suite. Seulement voilà, rien d'extraordinaire ne se passe, on n'est jamais surpris et on s'ennuie ferme. C'est, au final, pétri de bonnes intentions et niais. Si vous voulez lire du Taniguchi, préférez Quartier Lointain ou Kaze No Sho (Le livre du vent).
Tajikarao, l'esprit de mon village
Mouais bof. J'ai lu la totalité de ce manga il y a des années et je dois dire que je l'avais trouvé quelconque. Et force est de constater qu'aujourd'hui, je n'ai qu'un vague souvenir de ce qu'il s'y passe. Je me rappelle toutefois que les personnages et le scénario m'ont laissé indifférent et que je me suis fermement ennuyé à la lecture. Le dessin ne relève pas le niveau car il est juste suffisant et n'a rien d'extraordinaire. J'ai toujours le coffret contenant ces mangas mais il n'a pas bougé de sa place dans ma mangathèque et je ne pense pas le relire un jour.
Macchabée strips
Une bd que l’on m’a offerte à sa sortie, j’avais bien apprécié le geste. Je n’en avais pas entendu parler et l’objet est plutôt original dans sa forme (même si pas spécialement pratique à lire), du bon contenant. Malheureusement le contenu ne suit pas, les strips déployés à l’intérieur sont plutôt très moyens, un humour macabre qui tombe trop souvent à plat et finalement bien gentillet, c’est pas très corrosif. Ça manque de consistance, une déception.