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Couverture de la série Les Chroniques d’Atlantide
Les Chroniques d’Atlantide

Bon, autant le dire tout de suite, je n’ai pas aimé ma lecture, alors que titre et couverture m’avaient un peu titillé. Mais le soufflé est très rapidement retombé ! Malgré quelques défauts (chevaux par exemple, quelques parties un chouia moins réalisées), le dessin et la colorisation sont globalement réussis. L’inévitable carnet de dessins préparatoires en fin d’album le confirme, et me fait d’ailleurs penser qu’une version en Noir et Blanc aurait peut-être été meilleure. Voilà pour le côté positif. Parce que pour l’histoire, en général, et le déroulé, les dialogues et la personnalité des personnages, je suis sorti plus que déçu. Pour faire simple, j’ai eu l’impression de voir rassemblés ici à peu près tous les clichés du genre, parfois accentués (sans esprit de caricature humoristique, qui aurait alors donné du sel à l’ensemble). Et du coup, ça donne un côté ringard à certains passages, l’impression de lire des trucs vieillots. Personnages bodybuildés, nanas à fortes poitrines forcément peu vêtues. Héros manchot (équipé d’une épée énorme digne de quelques dessins animés improbables) mais capable de massacrer une bonne vingtaine de molosses surarmés. Et puis, empilés dans les péripéties, à peu près tout ce qui peut faire « antique » dieux divers et variés, Valkyries (ou Amazones, on ne sait pas trop ?). Les décors sont forcément énormes (balèzes les architectes il y a 30 000 ans !), avec des souterrains eux aussi à deux cents étages – mais que les héros, qu’ils soient gamins ou adultes, escaladent facilement, sans bien sûr que les méchants ne les aient décelés. Un méchant, justement, aussi méchant, machiavélique que con finalement (et il semble rejoint dans la dernière planche par un super méchant – le cliffhanger est ridicule si on le prend au premier degré). Le déroulé de l’intrigue et les dialogues sont souvent navrants je trouve. Ah, j’oubliais, Martino a aussi réussi à placer une attaque de requin, avec son énorme mâchoire surgissant des flots pour tenter de béqueter un homme (sans intérêt pour l’intrigue si ce n’est de placer ce cliché des histoires « d’aventure à deux balles »). Bon j’arrête là (pour ma chronique, mais aussi pour ma lecture, n’ayant pas envie de voir la suite). La deuxième étoile est pour le dessin, qui sauve du naufrage total. Note réelle 1,5/5.

22/10/2022 (modifier)
Par Canarde
Note: 2/5
Couverture de la série La Maison des enfants
La Maison des enfants

Dommage ! Un dessin assez agréable mais qui semble s'adresser aux enfants, un sujet passionnant mais qui intriguera plutôt les parents, et un scénario qui essaye de mélanger les époques (1886, 1934, 1942, 1945, 1952) et les lieux de l'Europe (Noordwijk Ann Zee aux Pays-Bas, Chiaravalle et Rome en Italie, Kodaikanal en Inde, Genève en Suisse...) sans parvenir à rendre cette histoire lisible. Le dessin semble par moments découvrir les nouveaux outils numériques, et à d'autres il rappelle les dessins de presse de Plantu. Il y a comme un manque d'unité. On essaye de chercher la logique, une couleur avec une époque par exemple, c'est à peu près ça mais les exceptions sont nombreuses et c'est très désorientant. Le sujet de la vie de Maria Montessori est forcément intéressant, et cela me rappelle "l'heure juste", la BD sur la vie de Françoise Dolto, qui manquait aussi d'allant. Maria est comme Françoise une petite fille de la fin du XIXème siècle qui veut faire des études de médecine alors qu'on préfèrerait la caser chez un gendre présentable. Comme elle, elle doit s'imposer devant un patriarcat réfractaire, et comme elle, elle essaye de montrer que les enfants sont de petites personnes qu'il faut solliciter. Mais plutôt que de partir vers le soin, la sensibilisation, elle choisit la voie de l'éducation. Mais là où ça se gâte, c'est qu'elle se trouve embringuée dans les pattes de Mussolini ... Je m'arrête là, mais on apprend aussi qu'elle a eu Anne Franck pour élève. Bref le fond est intéressant mais la manière de le raconter manque de structure, ça va dans tous les sens, le récit du fils au notaire, le récit de Maria aux enfants qu'elle encadre, on n'arrive pas à comprendre toutes ces histoires gigognes, on est perdu dans le calendrier et sur la mappemonde. Les dialogues sont un peu mièvres. Bref, je n'ai rien compris à la construction de l'affaire, c'est rageant...

21/10/2022 (modifier)
Couverture de la série Rampeau !
Rampeau !

Je n’ai lu que le premier album (seul à m’être tombé sous la main) de ces recueils d’histoires courtes, que le duo avait prépubliées dans diverses revues. Si les histoires se laissent lire, j’en suis ressorti sur ma faim. C’est assez inégal, certaines sont quelconques, tandis que d’autres, jouant sur un léger humour, une gouaille et des décors populaires, sont relativement sympas à lire (comme plusieurs des « petits métiers de Paris »). Concernant le dessin, c’est là aussi inégal, mais la moyenne penche plutôt vers le bas. Le trait de Golo est assez frais, mais un peu brouillon. Surtout, certaines planches ne sont pas toujours très lisibles. Pour l’univers et le ton développés dans ces histoires, on est en plein dans ce que Futuropolis et les Humanos pouvaient produire à l’époque, avec une mise en avant des quartiers populaires de Paris, leur faune, leur langage, leurs codes. Mais je ne sais pas si aujourd’hui ce style ne fait pas trop daté. Note réelle 2,5/5.

21/10/2022 (modifier)
Par Solo
Note: 2/5
Couverture de la série Moi, ce que j'aime, c'est les monstres
Moi, ce que j'aime, c'est les monstres

L'avis de Gurizzli m'a interpellé. J'avais un souvenir un peu vague, mais similaire à sa critique quand j'avais lu ce sacré pavé (ou pavé sacré diront les aficionados). Je lui reconnaissais un caractère unique, mais je restais dubitatif sur mon appréciation. Après une deuxième lecture, eh ben je le suis toujours. Comme Gruizzli, je suis embêté pour traduire cette critique par une note, considérant la mienne comme trop sévère. Trop habitué à voir la BD comme un art séquentiel, la question se pose en effet si nous n'avons pas là un roman illustré plutôt qu'une BD. Ça change aussi la donne pour moi, car il m'est difficile d'y trouve une certaine limpidité. La seule "BD" de ce genre qui m'a plu à ce jour est Vernon Subutex, que je ne peux que vous conseiller. Graphiquement, le carnet griboubillé au stylo Bic n'est pas qu'un artifice. Ça ne fait que nous plonger dans les profondeurs du journal intime, lieu où les pensées sont déballées en désordre, sur tout et n'importe quoi, et à travers la vision du monde d'une petite fillette plutôt singulière. On dirait que j'apprécie de plus en plus ce style de dessin, je pense avoir aimé davantage avec cette seconde lecture. Je suis entré facilement l'univers, j'ai davantage accepté ce quartier malfamé d'Uptown, et j'aimais être balancé entre le style caricatural et réaliste. Je trouvais même amusant de rencontrer certaines zones carrément esquissées/charbonnées. C'est un tout petit peu irrégulier dans le dernier tiers du bouquin, mais sur 400 pages je mériterais de me taire. Le dessin m'a fait tenir bon, il peut même me donner envie de lire le second tome (s'il y en aura un). Je veux aussi souligner le travail de traduction. C'est exceptionnel de réussir un exercice si compliqué au vu du style narratif. Sans avoir lu la version originale, on est certain que ce qu'a voulu transmettre Emil Ferris reste intact. C'est une des choses qui permettent de considérer cette ouvrage comme quelque chose de vraiment singulier, littérairement. Mais tout ça n'est que peu de chose face à l'effort considérable et contraint qu'il m'a fallu pour finir ma lecture. Trop de fois j'ai voulu stopper définitivement. Le texte, s'il suit le principe de journal intime, est trop lourd d'associations d'idées, qui sont bien souvent anecdotiques. Les métaphores sont parfois même douteuses. L'écriture passive, absconse, me faisait piquer du nez. Même si j'étais en grande forme, je cherchais vainement le fil conducteur mais ne le trouvais pas. Les thèmes débordent de partout et ça ne me plaît pas car je n'en tire rien. L'intrigue, son approche, l'histoire d'Anka, tout ça m'attirait... Mais que c'est accessoire! Je me dis que l'assassinat du début lancera les péripéties, mais nous ne voyons se déverser qu'un magma, lourd et chaotique, qui n'en finit pas de couler. C'est dur de donner une note, mais quand on se force à finir un bouquin, je ne peux pas aller plus haut que "Bof, sans plus". Pour autant, j'insiste pour vous conseiller la lecture.

21/10/2022 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Alicia - Prima Ballerina Assoluta
Alicia - Prima Ballerina Assoluta

La Danse, et plus particulièrement le ballet, est un art qui ne m'attire pas du tout. Il ne me parle pas, ne me touche pas et les récits l'ayant pour thème non plus. Avec cet album, j'étais curieux de savoir qui était cette fameuse danseuse étoile, Alicia, et quelle était son histoire. J'étais aussi intéressé par son rapport à Cuba et par l'idée de découvrir à travers elle une autre facette de la révolution Cubaine et de la vie dans ce pays des années 40 à aujourd'hui, ainsi que la place qu'y tenait et y tient encore le Ballet. Sur ce plan là, j'en ai eu un aperçu et je suis partiellement satisfait car ça reste superficiel. De même, j'apprécie plutôt le dessin et la colorisation qui sont agréables, mais j'ai confondu quelques personnages féminins, ce qui n'aide pas quand la narration enchaine les sauts chronologiques et ne clarifie que rarement qui est le protagoniste que l'on suit à chaque instant. Globalement, je me suis ennuyé. Ces allers-retours dans le temps et autres changements de personnages m'ont perdu et empêché de m'attacher à qui que ce soit. Je n'ai pas non plus ressenti de vraie histoire se mettre en place, juste des portions qui s'imbriquent vaguement. Et comme elles ont le ballet pour principale thématique, je n'étais jamais captivé.

21/10/2022 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série L'Aventure fantastique
L'Aventure fantastique

Parue dans la collection Tchô ! L'aventure..., cette série destinée aux ados et pré-ados reprend le concept classique de jeunes héros projetés dans un monde parallèle d'heroic-fantasy où ils vont développer des pouvoirs fantastiques pour combattre l'adversité. L'Aventure fantastique entretient une relation étrange avec une autre série des mêmes auteurs, La Famille Fantastique. Ce sont en effet les mêmes personnages, un contexte très similaire et le même univers parallèle de Fantastica qui y sont mis en scène. Et on pourrait croire que L'Aventure fantastique est la suite de La Famille Fantastique, c'est en tout cas comme ça que les auteurs ou l'éditeur le présentent dans des encarts publicitaires en fin d'album. Mais alors ce serait une suite où les héros auraient tout oublié du passé et redécouvriraient de zéro un monde de Fantastica sensiblement différent. Pas vraiment une suite donc, mais pas vraiment un reboot non plus... Alors admettons que ce soit juste deux séries qui peuvent se lire indépendamment comme ce fut le cas en ce qui me concerne. L'Aventure fantastique s'entame plutôt bien. Le dessin de Paul Drouin et les couleurs de Lorien sont agréables, et les couvertures attirent l'attention et l'envie de lire. Même si l'idée est devenue un vrai cliché, on est intéressé par le début de cet aventure, ces enfants qui disparaissent et se réveillent semi-prisonniers dans un tour emplie de magie et de dangers. Les péripéties qu'ils y vivent sont cousues de fil blanc, avec des résolutions souvent faciles, mais ce n'est pas dérangeant dans le cadre d'une série destinée en priorité à la jeunesse. Et le mystère concernant ce monde parallèle et les raisons de leur venue en ces lieux maintiennent la curiosité du lecteur, annonçant a priori une série assez longue, sur plusieurs tomes ou plusieurs cycles. Sauf que tout se casse la figure dans le second et finalement dernier tome. Je ne sais pas ce qu'il s'est passé, peut-être que le premier tome a manqué de succès et que l'éditeur a forcé les auteurs à clore rapidement leur série, mais tout parait soudain précipité. Un petit antagoniste agaçant semble tout à coup sorti du chapeau, issu du groupe initial alors qu'on ne l'avait pas vu du tout du tome précédent. Et contre toute attente, il est éjecté de l'intrigue avant même la moitié de l'album. A la place, on fera face à un autre adversaire nettement plus impressionnant sur le principe... mais lui aussi battu de manière expéditive par les héros, avant même que le moindre suspens n'ait le temps de se mettre en place. Et tout aussi vite, toute la situation est réglée, le monde est sauvé et on a ensuite droit à une fin à la Narnia. Aucune ambiance, aucun ressenti de danger, un monde qu'on nous promet complexe au premier tome et ce qui s'apparente au début d'une longue quête qui amènerait à faire face à de puissants ennemis alors qu'au final tout sera réglé en une poignée de pages en fin de second tome, avec un unique adversaire sans charisme ni intérêt. Déception pour une série qui s'avère finalement bien dispensable.

21/10/2022 (modifier)
Couverture de la série Saru Lock
Saru Lock

Ce n'est toujours pas cette série qui fera de moi un Manga-addict. Saru Lock est une série -15 ans qui mélange le sexe (très peu), les boutons d'acné (beaucoup) et des scénarii inconsistants. J'ai lu le T3 où la première histoire de flic un peu sexy autour d'un coffre tient la route mais la suite est d'un ennui mortel. Que ce soit les histoires de lycéens frustrés ou de gangs super convenus pas grand-chose à se mettre sous la dent. Le graphisme ressemble à tout ce que j'ai déjà lu sans aucune originalité même si le dessin est propre et plutôt bon dans les rares extérieurs de Tokyo. Quant à Saru je me demande ce qu'il vient faire ?

20/10/2022 (modifier)
Couverture de la série Les Aventures de Tom Sawyer (Glénat)
Les Aventures de Tom Sawyer (Glénat)

J'aime assez l'idée de cette collection qui propose les piliers de la littérature mondiale à un public élargi. "Tom Sawyer" de Mark Twain y a donc toute sa place. Personnellement je n'aime pas le roman de Twain et pas plus l'adaptation BD qui en est faite. Comme dans la plupart des innombrables reproductions de cette oeuvre devenue culte, le scénario édulcore ce qui fâche. Dans un Missouri bien esclavagiste, sur les bords du Mississippi, il n'y a aucune référence à l'esclavagisme de la population : aucune case n'a un personnage afro-américain dans son graphisme. Mieux le personnage de Jim, esclave afro-américain qui travaille pour Polly, la tante de Tom disparaît purement et simplement. De même, je ne suis pas du tout d'accord avec la conclusion de la dernière case puisque Tom et Huck ont deux perceptions différentes de l'utilisation de leur fortune tombée du ciel. À partir de ces éléments on a droit à un roman ado invraisemblable où le méchant est le seul indien de la ville. Twain est tombé pile sur un stéréotype qui marchera très fort. Un graphisme réaliste sans originalité ne réhausse pas la série. On pourrait se croire au bord de la Loire sans le steamboat. Pas du tout mon truc. 1.5

20/10/2022 (modifier)
Par pol
Note: 2/5
Couverture de la série La Grande Aventure du Bitcoin et de la blockchain
La Grande Aventure du Bitcoin et de la blockchain

Tout le monde a forcement entendu parler des bitcoins, la crypto monnaie la plus connue. Mais est ce que tout le monde sait ce que c'est exactement, comment ça marche, qui l'a inventé, comment en acheter, comment payer avec, quel est l'éco système qui l'entoure ? Ce petit livre documentaire propose d'expliquer tout ça. Pour cela un grand nombre de petits chapitres d'une page à deux pages répondent à une question ou expliquent un point de détail précis. Par exemple "quels sont les frais pour une transaction en bitcoin ?" Dans ce cas, la réponse est simple et limpide. Et on comprend bien.Parfois d'autres chapitres abordent un sujet complexe, et là une page ça ne suffit pas forcement. Pas simple d'expliquer en 8 cases des notions assez geeks à monsieur tout le monde en ne rentrant volontairement pas dans des considérations trop techniques. Plus on avance dans l'album moins on aborde des généralités. On rentre dans des sujets de niche tel que les jetons actifs USDT ou des sous systèmes alternatifs d'autres crypto monnaies. Trop pointu... Si le début et les premiers thèmes abordés permettent d'apprendre quelque chose, plus on avance dans l'album plus c'est fastidieux à lire, et moins on comprend ce qu'on nous raconte. Généralement avec ce genre de documentaire le dessin est anecdotique. Si ici le style est très basique, il y a pas mal de cas où les illustrations sont didactiques, la mise en scène servant bien le propos. L'effort de vulgarisation est à saluer mais au final il y a pas mal de thématiques que je n'ai pas comprises. Ou superficiellement et en tout cas je serais incapable d'en ré expliquer les mécanismes avec mes propres mots.

19/10/2022 (modifier)
Couverture de la série Norbert le mouton
Norbert le mouton

J’avais un tout autre souvenir de cet album de 2008. Sans être primordial, j’avais en tête un petit truc sympathique, une sorte de penchant anglo-saxon du Génie des alpages, enfin surtout pour le cadre avec ces animaux qui parlent … La récente relecture m’a vite refroidi, finalement les aventures de Norbert le mouton sont plutôt plates, on est à milles lieux de la référence citée plus haut. Ça manque de tout à mes yeux, notamment de rythme et d’humour (anglais de surcroît), c’est bien trop gentillet. Le début est assez lourd, les rares passages qui m’ont plu sont lorsqu’il y a interaction avec les autres animaux de la ferme (la partie de luge ou de foot). Le graphisme de Northfield n’est pas des plus attrayants, un style plutôt simpliste qui ne renforce pas la partie comique. Bof donc. Et encore plus quand je vois le prix de l’album pour un 62 pages, malgré la qualité du papier c’est juste abusé. Derek the sheep ne méritait pas spécialement de traverser la Manche. Si vous êtes fan de mouton ou de l’idée de base, en plus de la référence précitée, tournez vous vers Le Pré derrière l'église, La Renarde ou encore Le Baron Noir.

19/10/2022 (modifier)