Je ne suis jamais rentré dans cette série qui m'a bien ennuyé. Je suis assez circonspect avec cette vogue d'une culture japonaise presque incompréhensible pour un occidental moyen et qu'on habille de beaux kimonos ou de katana bien coupants. Je suis d'ailleurs assez dubitatif face à ces filles qui se permettent de contredire leur père ou des guerriers aguerris.
Ce huis-clos où trois soeurs rivalisent de perversité et de méchanceté m'a vraiment ennuyé. J'ai trouvé le texte qui s'essaye à des tournures de phrases nippones assez lourd et peu fluide.
Je n'ai jamais reconnu aucune des trois soeurs tout au long du récit, et d'ailleurs cela m'a vite laissé indifférent. La mise en couleur triste et monotone amplifie le manque de différenciation et j'ai abandonné assez vite mon effort de lecture.
Une lecture pas à mon goût.
Il y a une froideur dans cet album qui vous glace le sang. Le sujet est connu mais en même temps, tellement difficile . Y pénétrer par la voix des témoins est une manière humaine d'aborder le sujet et à travers quelques personnages, on retrouve ici les scènes de la "vie" au camp ; la sélection, l'appel, le travail, les sévices, la nourriture... Le dessin de Pascal Croci est en parfait accord avec le sujet, il est dur, anguleux, gris . Les visages ont quelque chose d'irréel comme une sorte d'uniformité interchangeable dernière étape avant la déshumanisation complète. Est-ce une bd-documentaire ou l'auteur a-t-il extrapolé à partir des témoignages qu'il a recueillis ? Il semble que la question se pose puisque l'album a, de ce point de vue, reçu des critiques. Cet album a été largement diffusé auprès du public scolaire et de ce point de vue, l'objectif a été atteint.
J'ai été bien déçu par cette série. Le scénario est ultra convenu, expérience de labo qui dérape et qui donne des dons extraordinaires, vilain consortium militaro-industriel, vétéran des forces spéciales qui fait justice sont des éléments que l'on retrouve très très souvent dans le monde des comics.
Je n'ai lu que le tome 1 et cela me suffira car je trouve la mise en place très lente et laborieuse.
De plus le graphisme ne m'a pas plu avec ces visages anguleux et ces cases parfois très imprécises et pas du tout abouties dès que l'on s'éloigne un peu. Les extérieurs ressemblent à un nième remake du 5eme élément sorti quelques années avant.
Pour conclure par une mise en couleur très terne, pas du tout à mon goût.
Une série qui ne m’emballe pas, je n’ai jamais réussi à dépasser le tome 4.
D’habitude j’apprécie bien Y.Swolfs, mais la, l’histoire de Vlad m’a ennuyé à mourrir. Un héros qui manque cruellement de charisme à mes yeux, un univers « mad max » russe qui me laisse de marbre dans sa mise en place …
Le graphisme de Griffo accentue cet effet, pas vraiment ma préférence, un auteur prolifique au style efficace. Mais son trait souffre trop souvent de maladresses, j’accroche moyen aux têtes de ses personnages, et le genre sf lui sied mal je trouve, j’aime bien ses couleurs cependant.
Je passe sur cette aventure, je lui préfère l’ambiance des débuts de Gipsy.
Avec cette histoire, Chris a droit à la présentation simple mais très classe de la collection Le Marquis, avec une couverture noire sobre et élégante, légèrement bouffante. Je trouve que ça va très bien avec son dessin, très classique, fin, dans un style que j’aime bien (des affinités avec celui de Levis).
Et il faut dire que, niveau dessin, on n’est pas déçu. Le trait épuré, ciselé de Chris dégage un érotisme fort, et les scènes de cul – qui, il faut le dire, occupent l’essentiel de l’album – sont vraiment bien rendues. Puisqu’il est question de voyeurisme, on est aux premières loges d’un spectacle visuellement émoustillant.
Concernant l’histoire, c’est bien moins convaincant. L’intrigue tient en quelques lignes : un homme observe une jeune femme qui emménage dans un immeuble en face du sien et, par téléphone, lui impose des jeux érotiques de plus en plus salace, le bonhomme prenant son pied en tant que voyeur donc, n’hésite pas à faire participer quelques comparses.
Pas folichon dans les grandes lignes, l’histoire ne l’est pas non plus tellement dans les petites. Les dialogues sont basiques, et la crédibilité de beaucoup de situations laisse à désirer (la rapidité avec laquelle la femme se soumet aux désirs d’un voyeur inconnu est par exemple improbable, comme est improbable la façon dont notre voyeur obtient les coordonnées de la femme, puis de son petit copain !). Sur le fond, on est proche ici de certains classiques, comme « Le déclic », une femme étant entièrement soumise aux désirs d’un homme inconnu, ne se maîtrise plus lorsque les « consignes » arrivent, etc.
Comme cac, j’ai remarqué l’erreur de la culotte, mystérieusement réapparue. Mais le dessin est vraiment excellent, rien à redire. Par contre le scénario et les dialogues laissent sur sa faim le lecteur un minimum exigeant. C’est un bel album, mais qui ne satisfera sans doute que les purs voyeurs. Une mise en abimes involontaire…
Note réelle 2,5/5.
Une histoire de zombies de plus. C’est la seconde histoire des Sept que je lis, après Sept voleurs. Pas du tout convaincue par ce scénario, surtout dès que les zombies arrivent, beaucoup trop tôt je trouve. Je n’ai pas du tout eu le temps de m’habituer aux différents personnages, ni à m’attacher à eux. Enfin, à certains d’entre eux parce que la plupart ne sont de toutes façons pas attachants. Ce qui fait que je me moquais complètement de ce qui pourrait leur arriver. Et si les histoires de zombies ne sont par principe jamais crédibles, là j’ai trouvé que c’était vraiment mal amené, je n’ai ressenti aucune tension monter.
Même le dessin, pourtant maîtrisé et avec une colorisation assez sombre, ne m’a pas fait ressentir l’ambiance de peur qui est censée régner dans ce tunnel.
Trouvé en mauvais état pour une bouchée de pain dans un vide grenier. Ce volume trouvera une nouvelle vie dans une boîte à livres.
Entre une et deux étoiles.
Bon ben j'ai pas grand chose à ajouter aux avis négatifs.
Le dessin m'a attiré, c'est en plein le style réaliste que j'aime et que je trouve parfait pour du polar, sauf que voilà les scénarios sont vraiment mauvais. Pourtant, il y a de bonnes idées...lorsque je réussirais à comprendre un récit parce que c'est vraiment pas lisible. Les scènes de transition sont mal faites, la plupart du temps on dirait qu'il manque des cases, voire même carrément que les cases sont dans le désordre. J'ai fini par avoir l'impression de regarder des courts-métrages où les scènes avaient été montées n'importe comment par un monteur à moitié-endormi.
Bref, je suis complètement passé à coté de cette bande dessinée. Dommage, parce qu'il y avait du potentiel pour faire du bon polar comme les Argentins savent en faire.
Ah bah super, merci l'ambiance!
C'est du thriller globalement réussi mais qui ne m'a pas non plus fait frémir. C'est noir et morbide, pourtant je n'ai pas ressenti d'émotions franches. Alors, de deux choses l'une: ou bien j'avais envie de voir plus de personnes mourir, ou bien certaines choses m'empêchent d'apprécier le récit? Petite remise en question inquiétante, mais tout va bien car je me trouve bien dans le second cas.
"La porte n'est pas fermée. Il n'y a pas de raison de se protéger dans un village où personne ne s'arrête". Attention mon p'tit pote, on est quand même sur un rapport de 3 ou 4 morts en quelques semaines (ressenti 2 jours) au moment où tu dis ça. Ou encore, lorsqu'il critique les fautes grammaticales de la "catin", alors que son propre discours narratif n'est pas terrible. Précédente remarque qui me fait transiter avec une nouvelle contradiction, puisqu'il nous sort pourtant de temps en temps des mots qui, de sa propre réflexion, sont assez soutenus pour un gosse de quoi, 10 piges ? Personnellement je trouve tout ça très flagrant d'incohérence.
Par-dessus tout, un thriller comme celui-ci, j'attends du suspense. Et là, aucune surprise. Le début démarrait pas mal, l'épilogue déçoit.
Je regrette de voir trop de gâchis à mes yeux sur le scénario, parce-que le dessin m'a vraiment plu. J'aime très facilement le style charbonneux comme celui-ci. Ces planches en demi-teintes (au sens propre) pourraient parfaitement collées si l'écriture avait été à la hauteur. Le graphisme m'aura permis de boulotter ce récit, qui se lit au final très rapidement.
Un divertissement éphémère me concernant, plaisant mais surtout décevant.
Un album qui m’est tombé des mains. La thématique développée par l’auteur n’a pas su me toucher, je n’y ai pas trouvé de moments de grâce.
Une histoire très égocentrique, un message loin d’être universel, Dupuy se fait plaisir en narrant sa relation avec son fils et essaie de le sensibiliser sur le rapport à l’art, s’ajoute à ça d’autres thématiques personnelles du dessinateur (il est devenu père à 50 ans etc).
Voilà voilà, pas fou sur le scénario mais il y a pire à mes yeux !!
J’ai trouvé la réalisation plus que loupée, c’est Moche avec un grand M (je ne parle pas des dessins de son fils). Un trait lâché et peu soigné - un peu comme une première intention que l’on garde, c’est sans doute voulu mais c’est inesthétique, il en va de même pour les re interprétations de tableaux célèbres. A aucun moment je n’ai pris mon pied.
Le tout m’a laissé très dubitatif, je ne suis pas le public, l'auteur est sincère mais trop bobo pour moi.
Et quand tu vois le prix … ça fait peur. Je ne conseille pas sauf si les thématiques vous parlent et que vous aimez l’art conceptuel.
1,5*
J'ai lu cet album sans conviction, juste en l'ouvrant et en apercevant le dessin qui m'a semblé très bon ; en effet, le dessin est proprement superbe, très évocateur et créateur d'ambiance car il recrée une atmosphère spéciale du Brest d'avant-guerre avec sa zone portuaire, ses rues, ses cabarets, ses hôtels qui aujourd'hui n'existent plus suite aux bombardements de 1944 qui ont laissé de la ville un champ de ruines. Seuls le cours Dajot et les remparts de Vauban n'ont guère changé, mais le pont de Recouvrance sur la Penfeld n'a été construit qu'en 1954, remplaçant le vieux pont tournant de 1867. Je connais bien Brest, j'y suis souvent venu lors de mes séjours bretons, j'aime bien cette ville malgré son aspect de plan géométrique dû à la reconstruction. Or donc, le dessin restitue plein de choses enfouies du vieux Brest d'autrefois et fait preuve d'une grande maturité graphique.
Pour ce qui est de l'histoire par contre, je n'ai pas été conquis, le récit est complexe et très politique, il a sans doute de l'intérêt pour les gens qui s'intéressent à la guerre d'Espagne et à tous les épisodes qui y sont liés, il donne un éclairage particulier sur la France du Front populaire des années 30, traversées d'idées d'extrême-droite. J'ignorais que cet épisode de sous-marin espagnol déboulant en rade de Brest en 1937 était réel, il est très méconnu et a été occulté par les bombardements de 44 qui ont détruit la ville, c'est ce qui est indiqué dans le dossier de fin d'album. Ce dossier explique tout en détails, mais ça ne m'a guère passionné parce que la guerre d'Espagne est un sujet qui ne m'intéresse pas.
Cette lecture fut donc assez laborieuse pour moi, c'est pratiquement un récit d'espionnage, car le sous-marin est convoité par l'extrême-droite pro-franquiste, la narration n'est pas rendue palpitante, elle se borne à étaler une flopée de personnages qui ont presque tous des visages identiques difficiles à identifier, ça parle beaucoup, ça échafaude des plans, on a droit à des préparations complotistes, ce qui donne un récit beaucoup trop statique, où il ne se passe rien et où aucune action d'éclat ne vient perforer les ébats ennuyeux de tous ces personnages. De plus, les Cagoulards, les Croix de feu et toutes ces manoeuvres politiques restent pour moi très nébuleux, d'autre part, je n'ai pas vraiment compris le rôle de ce mystérieux X-10 qui en plus semble être le narrateur de cette histoire, ce personnage ambigu reste une sorte d'observateur et n'intervient pas dans les faits, je ne vois donc pas son intérêt là-dedans. Reste seulement la beauté du dessin pour lequel ma note n'est pas plus basse.
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Tako
Je ne suis jamais rentré dans cette série qui m'a bien ennuyé. Je suis assez circonspect avec cette vogue d'une culture japonaise presque incompréhensible pour un occidental moyen et qu'on habille de beaux kimonos ou de katana bien coupants. Je suis d'ailleurs assez dubitatif face à ces filles qui se permettent de contredire leur père ou des guerriers aguerris. Ce huis-clos où trois soeurs rivalisent de perversité et de méchanceté m'a vraiment ennuyé. J'ai trouvé le texte qui s'essaye à des tournures de phrases nippones assez lourd et peu fluide. Je n'ai jamais reconnu aucune des trois soeurs tout au long du récit, et d'ailleurs cela m'a vite laissé indifférent. La mise en couleur triste et monotone amplifie le manque de différenciation et j'ai abandonné assez vite mon effort de lecture. Une lecture pas à mon goût.
Auschwitz
Il y a une froideur dans cet album qui vous glace le sang. Le sujet est connu mais en même temps, tellement difficile . Y pénétrer par la voix des témoins est une manière humaine d'aborder le sujet et à travers quelques personnages, on retrouve ici les scènes de la "vie" au camp ; la sélection, l'appel, le travail, les sévices, la nourriture... Le dessin de Pascal Croci est en parfait accord avec le sujet, il est dur, anguleux, gris . Les visages ont quelque chose d'irréel comme une sorte d'uniformité interchangeable dernière étape avant la déshumanisation complète. Est-ce une bd-documentaire ou l'auteur a-t-il extrapolé à partir des témoignages qu'il a recueillis ? Il semble que la question se pose puisque l'album a, de ce point de vue, reçu des critiques. Cet album a été largement diffusé auprès du public scolaire et de ce point de vue, l'objectif a été atteint.
L'Histoire de Siloë
J'ai été bien déçu par cette série. Le scénario est ultra convenu, expérience de labo qui dérape et qui donne des dons extraordinaires, vilain consortium militaro-industriel, vétéran des forces spéciales qui fait justice sont des éléments que l'on retrouve très très souvent dans le monde des comics. Je n'ai lu que le tome 1 et cela me suffira car je trouve la mise en place très lente et laborieuse. De plus le graphisme ne m'a pas plu avec ces visages anguleux et ces cases parfois très imprécises et pas du tout abouties dès que l'on s'éloigne un peu. Les extérieurs ressemblent à un nième remake du 5eme élément sorti quelques années avant. Pour conclure par une mise en couleur très terne, pas du tout à mon goût.
Vlad
Une série qui ne m’emballe pas, je n’ai jamais réussi à dépasser le tome 4. D’habitude j’apprécie bien Y.Swolfs, mais la, l’histoire de Vlad m’a ennuyé à mourrir. Un héros qui manque cruellement de charisme à mes yeux, un univers « mad max » russe qui me laisse de marbre dans sa mise en place … Le graphisme de Griffo accentue cet effet, pas vraiment ma préférence, un auteur prolifique au style efficace. Mais son trait souffre trop souvent de maladresses, j’accroche moyen aux têtes de ses personnages, et le genre sf lui sied mal je trouve, j’aime bien ses couleurs cependant. Je passe sur cette aventure, je lui préfère l’ambiance des débuts de Gipsy.
Le Voyeur
Avec cette histoire, Chris a droit à la présentation simple mais très classe de la collection Le Marquis, avec une couverture noire sobre et élégante, légèrement bouffante. Je trouve que ça va très bien avec son dessin, très classique, fin, dans un style que j’aime bien (des affinités avec celui de Levis). Et il faut dire que, niveau dessin, on n’est pas déçu. Le trait épuré, ciselé de Chris dégage un érotisme fort, et les scènes de cul – qui, il faut le dire, occupent l’essentiel de l’album – sont vraiment bien rendues. Puisqu’il est question de voyeurisme, on est aux premières loges d’un spectacle visuellement émoustillant. Concernant l’histoire, c’est bien moins convaincant. L’intrigue tient en quelques lignes : un homme observe une jeune femme qui emménage dans un immeuble en face du sien et, par téléphone, lui impose des jeux érotiques de plus en plus salace, le bonhomme prenant son pied en tant que voyeur donc, n’hésite pas à faire participer quelques comparses. Pas folichon dans les grandes lignes, l’histoire ne l’est pas non plus tellement dans les petites. Les dialogues sont basiques, et la crédibilité de beaucoup de situations laisse à désirer (la rapidité avec laquelle la femme se soumet aux désirs d’un voyeur inconnu est par exemple improbable, comme est improbable la façon dont notre voyeur obtient les coordonnées de la femme, puis de son petit copain !). Sur le fond, on est proche ici de certains classiques, comme « Le déclic », une femme étant entièrement soumise aux désirs d’un homme inconnu, ne se maîtrise plus lorsque les « consignes » arrivent, etc. Comme cac, j’ai remarqué l’erreur de la culotte, mystérieusement réapparue. Mais le dessin est vraiment excellent, rien à redire. Par contre le scénario et les dialogues laissent sur sa faim le lecteur un minimum exigeant. C’est un bel album, mais qui ne satisfera sans doute que les purs voyeurs. Une mise en abimes involontaire… Note réelle 2,5/5.
Sept survivants
Une histoire de zombies de plus. C’est la seconde histoire des Sept que je lis, après Sept voleurs. Pas du tout convaincue par ce scénario, surtout dès que les zombies arrivent, beaucoup trop tôt je trouve. Je n’ai pas du tout eu le temps de m’habituer aux différents personnages, ni à m’attacher à eux. Enfin, à certains d’entre eux parce que la plupart ne sont de toutes façons pas attachants. Ce qui fait que je me moquais complètement de ce qui pourrait leur arriver. Et si les histoires de zombies ne sont par principe jamais crédibles, là j’ai trouvé que c’était vraiment mal amené, je n’ai ressenti aucune tension monter. Même le dessin, pourtant maîtrisé et avec une colorisation assez sombre, ne m’a pas fait ressentir l’ambiance de peur qui est censée régner dans ce tunnel. Trouvé en mauvais état pour une bouchée de pain dans un vide grenier. Ce volume trouvera une nouvelle vie dans une boîte à livres. Entre une et deux étoiles.
Evaristo
Bon ben j'ai pas grand chose à ajouter aux avis négatifs. Le dessin m'a attiré, c'est en plein le style réaliste que j'aime et que je trouve parfait pour du polar, sauf que voilà les scénarios sont vraiment mauvais. Pourtant, il y a de bonnes idées...lorsque je réussirais à comprendre un récit parce que c'est vraiment pas lisible. Les scènes de transition sont mal faites, la plupart du temps on dirait qu'il manque des cases, voire même carrément que les cases sont dans le désordre. J'ai fini par avoir l'impression de regarder des courts-métrages où les scènes avaient été montées n'importe comment par un monteur à moitié-endormi. Bref, je suis complètement passé à coté de cette bande dessinée. Dommage, parce qu'il y avait du potentiel pour faire du bon polar comme les Argentins savent en faire.
Un léger bruit dans le moteur
Ah bah super, merci l'ambiance! C'est du thriller globalement réussi mais qui ne m'a pas non plus fait frémir. C'est noir et morbide, pourtant je n'ai pas ressenti d'émotions franches. Alors, de deux choses l'une: ou bien j'avais envie de voir plus de personnes mourir, ou bien certaines choses m'empêchent d'apprécier le récit? Petite remise en question inquiétante, mais tout va bien car je me trouve bien dans le second cas. "La porte n'est pas fermée. Il n'y a pas de raison de se protéger dans un village où personne ne s'arrête". Attention mon p'tit pote, on est quand même sur un rapport de 3 ou 4 morts en quelques semaines (ressenti 2 jours) au moment où tu dis ça. Ou encore, lorsqu'il critique les fautes grammaticales de la "catin", alors que son propre discours narratif n'est pas terrible. Précédente remarque qui me fait transiter avec une nouvelle contradiction, puisqu'il nous sort pourtant de temps en temps des mots qui, de sa propre réflexion, sont assez soutenus pour un gosse de quoi, 10 piges ? Personnellement je trouve tout ça très flagrant d'incohérence. Par-dessus tout, un thriller comme celui-ci, j'attends du suspense. Et là, aucune surprise. Le début démarrait pas mal, l'épilogue déçoit. Je regrette de voir trop de gâchis à mes yeux sur le scénario, parce-que le dessin m'a vraiment plu. J'aime très facilement le style charbonneux comme celui-ci. Ces planches en demi-teintes (au sens propre) pourraient parfaitement collées si l'écriture avait été à la hauteur. Le graphisme m'aura permis de boulotter ce récit, qui se lit au final très rapidement. Un divertissement éphémère me concernant, plaisant mais surtout décevant.
Mon papa dessine des femmes nues
Un album qui m’est tombé des mains. La thématique développée par l’auteur n’a pas su me toucher, je n’y ai pas trouvé de moments de grâce. Une histoire très égocentrique, un message loin d’être universel, Dupuy se fait plaisir en narrant sa relation avec son fils et essaie de le sensibiliser sur le rapport à l’art, s’ajoute à ça d’autres thématiques personnelles du dessinateur (il est devenu père à 50 ans etc). Voilà voilà, pas fou sur le scénario mais il y a pire à mes yeux !! J’ai trouvé la réalisation plus que loupée, c’est Moche avec un grand M (je ne parle pas des dessins de son fils). Un trait lâché et peu soigné - un peu comme une première intention que l’on garde, c’est sans doute voulu mais c’est inesthétique, il en va de même pour les re interprétations de tableaux célèbres. A aucun moment je n’ai pris mon pied. Le tout m’a laissé très dubitatif, je ne suis pas le public, l'auteur est sincère mais trop bobo pour moi. Et quand tu vois le prix … ça fait peur. Je ne conseille pas sauf si les thématiques vous parlent et que vous aimez l’art conceptuel. 1,5*
Nuit noire sur Brest
J'ai lu cet album sans conviction, juste en l'ouvrant et en apercevant le dessin qui m'a semblé très bon ; en effet, le dessin est proprement superbe, très évocateur et créateur d'ambiance car il recrée une atmosphère spéciale du Brest d'avant-guerre avec sa zone portuaire, ses rues, ses cabarets, ses hôtels qui aujourd'hui n'existent plus suite aux bombardements de 1944 qui ont laissé de la ville un champ de ruines. Seuls le cours Dajot et les remparts de Vauban n'ont guère changé, mais le pont de Recouvrance sur la Penfeld n'a été construit qu'en 1954, remplaçant le vieux pont tournant de 1867. Je connais bien Brest, j'y suis souvent venu lors de mes séjours bretons, j'aime bien cette ville malgré son aspect de plan géométrique dû à la reconstruction. Or donc, le dessin restitue plein de choses enfouies du vieux Brest d'autrefois et fait preuve d'une grande maturité graphique. Pour ce qui est de l'histoire par contre, je n'ai pas été conquis, le récit est complexe et très politique, il a sans doute de l'intérêt pour les gens qui s'intéressent à la guerre d'Espagne et à tous les épisodes qui y sont liés, il donne un éclairage particulier sur la France du Front populaire des années 30, traversées d'idées d'extrême-droite. J'ignorais que cet épisode de sous-marin espagnol déboulant en rade de Brest en 1937 était réel, il est très méconnu et a été occulté par les bombardements de 44 qui ont détruit la ville, c'est ce qui est indiqué dans le dossier de fin d'album. Ce dossier explique tout en détails, mais ça ne m'a guère passionné parce que la guerre d'Espagne est un sujet qui ne m'intéresse pas. Cette lecture fut donc assez laborieuse pour moi, c'est pratiquement un récit d'espionnage, car le sous-marin est convoité par l'extrême-droite pro-franquiste, la narration n'est pas rendue palpitante, elle se borne à étaler une flopée de personnages qui ont presque tous des visages identiques difficiles à identifier, ça parle beaucoup, ça échafaude des plans, on a droit à des préparations complotistes, ce qui donne un récit beaucoup trop statique, où il ne se passe rien et où aucune action d'éclat ne vient perforer les ébats ennuyeux de tous ces personnages. De plus, les Cagoulards, les Croix de feu et toutes ces manoeuvres politiques restent pour moi très nébuleux, d'autre part, je n'ai pas vraiment compris le rôle de ce mystérieux X-10 qui en plus semble être le narrateur de cette histoire, ce personnage ambigu reste une sorte d'observateur et n'intervient pas dans les faits, je ne vois donc pas son intérêt là-dedans. Reste seulement la beauté du dessin pour lequel ma note n'est pas plus basse.