Les derniers avis (20754 avis)

Par Cacal69
Note: 2/5
Couverture de la série Codeflesh
Codeflesh

Déception est le premier mot qui me vient à l'esprit après ma lecture de ce comics. Pourtant les bases du récit sont intéressantes avec cet agent de probation, mais ici le côté fantastique gâche l'ensemble. Je n'ai pas aimé ces repris de justice aux physiques particuliers et aux étranges facultés, cela n'apporte rien à l'histoire. De plus, le côté vie privée de notre héros fait très cliché avec sa gogo danseuse, leur relation "je t'aime moi non plus" est d'une banalité affligeante et que dire des dialogues gratuitement grossiers. Une narration dynamique qui m'a permis de terminer ce comics, même la chute est sans saveur. Côté dessin, c'est un peu mieux, même si je n'en suis pas fan, malgré le stickers : par le dessinateur de Walking Dead pour aguicher le chaland. Un héros physiquement réussi avec sa cagoule blanche imprimée d'un code barre. Une bd qui va retourner rapidement à la bibliothèque.

29/10/2022 (modifier)
Couverture de la série Pie VII - Résister à Napoléon
Pie VII - Résister à Napoléon

Certains des papes présentés dans cette collection, et plus généralement l’arrière-plan historique qui sous-tend leur activité, m’intéressent a priori, même si je suis souvent ressorti sur ma faim de ma lecture. C’est encore un peu le cas ici. La narration est bâtie sur une sorte de parallèle entre les vies de Pie VII et de Napoléon, parallèle entrecoupé de quelques aller-retour entre leur fin (assez proche dans le temps) et quelques rencontres, lorsque leurs trajectoires se croisent, rencontres assez tendues d’ailleurs. Si la personnalité de Pie VII est montrée comme forte – il mène un bras de fer très long face à l’Empereur et ne veut pas transiger sur les valeurs, principes et intérêts de l’Église, j’ai trouvé que ce pape était vampirisé par son adversaire. De fait, tout un pan de l’action du pape, de sa personnalité, est un peu passé sous silence, pour ne retenir que l’affrontement avec Napoléon, certes primordial, mais il manque je trouve une partie de ce qui aurait pu faire une biographie complète. Et du coup, cela oriente aussi le propos, Napoléon jouant le rôle du « méchant » intransigeant, face au « gentil » dans son bon droit. Loin de moi l’idée d’idéaliser Napoléon, ni de le défendre (c’est un personnage fascinant, mais que je n’aime pas), mais la présentation idéalise Pie VII autant qu’elle le déréalise. Du coup, c’est la résistance à Napoléon plus que la vie et l’action complète de Pie VII qui est mise en avant (le titre devrait être inversé). Je dirais même que c’est la résistance à certaines idées de la Révolution qui est mise en avant par Pie VII et par cette biographie… Il faut dire que, comme souvent dans cette collection, le travail complémentaire de recherche – et de présentation du dossier final – est dévolu à un journaliste et non un historien. Journaliste à l’Express et au Figaro, spécialiste des biographies de papes (Jean-Paul II par exemple). Je pense que l’orientation donnée à cette collection (copubliée par les très catholiques – en l’occurrence dominicaines – éditions du Cerf) est quelque peu biaisée. Bon, ça se laisse lire, mais il faut avoir en tête les a priori qui font de cet album quelque chose qui à mes yeux est partiel, et partial.

28/10/2022 (modifier)
Par Cleck
Note: 2/5
Couverture de la série Karmela Krimm
Karmela Krimm

Attiré par le nom des auteurs, Trondheim (les merveilleux Lapinot) & Biancarelli (le plutôt réussi Une erreur de parcours), je me suis penché sur Karmela Krimm, série policière très classique et disons-le décevante. En plus d'être idéologiquement douteuses (relents d'extrême droite ici ou là dans le tome 1), ces histoires achevées en un tome ne brillent pas exactement par leur originalité, leur style ou leur habileté narrative. Cela se lit sans déplaisir, c'est déjà ça.

28/10/2022 (modifier)
Couverture de la série Post-Mortem Pacific !!!
Post-Mortem Pacific !!!

Je ne suis a priori pas fan des histoires de zombies, mais ça passe parfois (voir Muertos par exemple), lorsque l’intrigue autour tient le coup. Et c’est justement au niveau de l’intrigue que le bât blesse. Enfin, le dessin n’est pas non plus de ceux que je préfère (quelques accointances avec le manga sur certaines expressions parfois), c’est du passe-partout qui ne me sied pas forcément. Mais bon, avec une bonne histoire je n’aurais pas fait la fine bouche. Le début annonce un truc assez classique, quelques personnages cherchant à s’emparer d’un trésor sudiste (l’histoire se passe juste à la fin de la guerre de Sécession). Charlier en a fait quelque chose de formidable dans un cycle de Blueberry. Mais là, cruelle déception, le côté western passe en grande partie à la trappe, et cette chasse au trésor est peu palpitante, et se greffe autour d'elle une sorte de n’importe quoi (outre les zombies, des machines improbables qui auraient peut-être pu donner quelque chose de sympa avec du steampunk, mais ici, comme pour les autres aspects de l’intrigue, c’est plus que fade). Je passe sur une sorte de combat de sumo, et surtout le côté fantastique d’un personnage aux super pouvoirs super pas intéressants pour l’intrigue (les autres personnages semblent s’en foutre autant que le lecteur !). Quant aux personnages eux-mêmes, ils sont peu creusés, on ne s’attache pas à eux. Bref, c’est du Soleil pur – dans sa version la moins reluisante. Enfin bon, la série n’a pas été abandonnée. Par l’éditeur en tout cas, car c’est ce que je vais faire de ce pas. Note réelle 1,5/5.

28/10/2022 (modifier)
Par Cleck
Note: 2/5
Couverture de la série Un général, des généraux
Un général, des généraux

Voici une BD qui manque un peu le coche. Le projet est sympathiquement étonnant et périlleux : faire une BD humoristique sur la guerre d'Algérie. Mais retenir essentiellement le point de vue des chefs de l'armée française (ce qui est déjà assez discutable) pour présenter la situation comme un beau merdier incontrôlable, est des plus réducteurs en plus de créer des gags quelque peu redondants. Cela exonèrerait presque le gouvernement français de ses responsabilités et fait passer de dangereux tortionnaires pour de simples benêts (la postface remédiant bien tardivement à cette naïveté du propos). Cela se lit sans déplaisir, mais ce n'est ni véritablement pertinent, encore moins dénonciateur, ni franchement amusant. L'entreprise échoue donc sur bien des plans.

28/10/2022 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série La Recomposition des mondes
La Recomposition des mondes

La Recomposition des mondes est un album engagé présentant la situation de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes dans les jours qui ont précédé son démantèlement par les autorités en 2018, quelques mois après l'abandon du projet d'aéroport. L'objectif de la BD est double : de témoigner d'une part sur la façon dont les gendarmes ont délogé les zadistes et détruit leurs constructions, et d'expliquer d'autre part pourquoi ceux-ci étaient restés sur place malgré l'abandon de l'aéroport et quel était leur combat et leurs idéaux. Graphiquement, rien à redire. Les planches peintes en couleurs directes sont plutôt belles même si le trait reste lâché et parfois un peu brouillon. La mise en scène est correcte, quoiqu'assez centrée sur le personnage du narrateur lui-même plutôt que sur des vues d'ensemble qui aurait rendu plus claires la compréhension de la situation. Mais c'est une méthode assez réaliste de représenter le témoignage de quelqu'un qui n'avait forcément pas de vue globale de la situation quand il était en plein milieu de tout ça. L'album présente toutefois les défauts de la majorité des albums engagés, le premier étant qu'il ne présente qu'une unique face du problème, un unique point de vue. Cela se ressent très vite dans la déshumanisation des gendarmes, dont on ne verra jamais que les casques fermés et un message d'évacuation préenregistré, et dont l'auteur mettra en scène un des représentants dans une discussion fictive à une table de bar en lui mettant des phrases clichés et manifestement dénuées de réflexion dans la bouche comme pour accentuer artificiellement le fait qu'ils sont forcément idiots et n'ont rien compris à la situation. Mais cette situation, l'auteur ne l'explique quasiment pas. On comprend qu'il est sur place depuis juste un mois mais qu'il se sent déjà indéfectiblement proche des autres zadistes, que ceux-ci représentent l'humanité dans toute sa sensibilité et sa sagesse, avec une vision belle et révolutionnaire d'un rapport égalitaire à la nature, bref qu'ils ont tout compris. Et pour eux comme pour lui, il apparait comme une évidence qu'il faut combattre l'Etat et lui présenter un front passif-agressif pour faire tomber ces monstres égoïstes et destructeurs du gouvernement et de la police. Mais il manque l'explication de pourquoi. Pourquoi ces personnes, aussi belles soient leurs idées, choisissent cette posture d'opposition affirmée et de désobéissance, avec le maintien d'une Zone à Défendre qui par définition est un défi ouvert à l'Etat. N'y avait-il pas moyen d'accomplir leurs mêmes idéaux de respect de la nature dans des propriétés privées qui leur appartiendraient, n'empièteraient pas sur des routes et terrains publics et n'auraient pas comme raison d'être essentielle la provocation envers le gouvernement ? La chose semble possible comme le montre cet autre témoignage par exemple : Le Collectif - Histoire de notre éco-hameau. Comment s'étonner ou s'indigner du fait que l'Etat réagisse en combattant cette entité, la ZAD, qui se présente finalement comme l'incarnation déclarée d'un ennemi de l'Etat ? Si l'idée était de montrer que le peuple entier allait les rejoindre et faire tomber le gouvernement, parce que comme eux ils pensaient qu'il était contre le peuple et n'avait pas été élu par lui, force est de constater que c'est un échec. Concrètement, j'ai trouvé que cette BD, aussi sincère semble-t-elle être, donnait une vision trop superficielle et trop manichéenne d'une situation complexe, et n'apportait pas d'explications profondes capables de convaincre un lecteur qui ne serait pas déjà partisan du projet.

28/10/2022 (modifier)
Couverture de la série Amazones
Amazones

Sous son pseudo de Jeronaton, Torton aime bien placer ses histoires dans des décors exotiques, et c’est encore le cas ici. L’album est très vite lu et, en ce qui me concerne, sera sans doute assez vite oublié. Vite lu, car il n’y a que très peu de dialogues et, osons le dire, peu d’intrigue aussi. En effet, un type, après avoir traversé un passage sous une montagne et être entré dans un monde parallèle, se trouve en contact, par on ne sait quel miracle, avec une peuplade guerrière – les Amazones donc. S’ensuivent quelques péripéties sans grand intérêt scénaristique, avec des dialogues eux aussi assez plats. Quant aux Amazones, elles sont assez fantasmatiques, de belles nanas (Jeronaton a un très chouette coup de crayon) avec des bouts d’armures (mais qui ne cachent et donc ne protègent pas grand-chose) et des armes diverses. Mais l’histoire est assez creuse. Comme dans Champakou, un érotisme soft, une histoire d’amour expédiée – et qui finit mal, remplissent les creux de l’intrigue. Reste le travail graphique de Jeronaton, reconnaissable entre tous. Un rendu hyper réaliste, qui fait parfois l’effet, lorsqu’il y a des personnages, de photos collées sur des dessins. Cela donne quelque chose d’esthétiquement fort, mais aussi surprenant et assez kitsch. Une curiosité, essentiellement visuelle, car l’histoire est très pauvre.

26/10/2022 (modifier)
Par yaglourt
Note: 2/5
Couverture de la série Beastars
Beastars

C'est Twilight avec des carnivores à la place des vampires et des herbivores à la place des humains. Historiette d'amour interdit pour ados, abus de mélodrame, glorification imbécile de la virginité et de l'abstinence... Le personnage principal est un imbécile, ça n'arrange rien.

25/10/2022 (modifier)
Couverture de la série Morsures (Teulé)
Morsures (Teulé)

La récente mort de Jean Teulé l’a brutalement remis en lumière. Mais, avant d’être l’amuseur télé et surtout l’auteur de romans historiques très décalés, n’oublions pas qu’il fut un auteur de BD, même si cette partie de son œuvre a été quelque peu occultée (sauf sans doute pour les adaptations BD de certains de ses récents romans, adaptations réalisées par d’autres d’ailleurs). Toujours est-il qu’on a là, avec ce recueil d’histoires courtes, l’une de ses premières publications (je crois qu’il avait publié un autre album l’année précédente aux éditions du Fromage). Les histoires regroupées ici ont été écrites en 1980 et 1981. J’ai toujours eu du mal avec son travail graphique de l’époque. Usant visiblement de photos retravaillées, auxquelles il ajoute quelques coups de peintures/crayon, le rendu est assez sombre, et en tout cas fait très daté. Mais ça lui donne aussi une forte originalité. Je ne suis pas convaincu par son utilisation de la couleur sur deux histoires. Quant aux histoires, elles sont très difficiles à résumer, très diverses, et très inégales. Difficiles à appréhender aussi je dois dire. C’est souvent assez noir, et pointent régulièrement une certaine poésie, et quelques touches d’absurde. C’est du roman graphique, mais alors très inclassable. Le ton dominant ces histoires est une sorte de romantisme désabusé, les décors urbains, rares, sont souvent des ruines ou des friches, ou des espaces bétonnés. Les histoires d'amour qui traversent la plupart de ces récits ont elles aussi un goût amer. Comme souvent à l’époque, il est accompagné parfois par Zazou (sa compagne de l’époque ?), comme modèle pour l'illustration, mais aussi pour les textes sur une histoire (il lui attribue le rôle de muse en fin d'une histoire). Une curiosité assez déroutante, à réserver à ceux qui veulent découvrir une facette un peu oubliée de Teulé – et qui ont la chance de tomber sur cet album, peu courant !

25/10/2022 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Le Moine mort
Le Moine mort

Le premier tome m'a un peu dérouté: je ne suis pas sûr si c'est censé se passer dans un monde de fantasy ou non. Il faut dire qu'on voit surtout la vie dans un monastère. Le premier tome pose les bases de l'intrigue et c'est tellement banal que j'ai juste pas envie de lire la suite. Dans un monde inspiré du Moyen-Âge, il y a une religion inspirée du christianisme qui tue les hérétiques et il y a un moine jeune et naïf qui découvre qu'un hérétique est peut-être innocent et pense tout bonnement que l'inquisition va le libérer sans problème. J'ai besoin d'écrire ce que répond le grand maitre de cette religion à notre héros naïf ? Rien n'a retenu mon attention durant ma lecture et le rythme me semble inutilement lent. Dans cette époque de surproduction, je comprends pas pourquoi il y a encore des premiers tomes aussi vides qui sortent. Je vois pas pourquoi je perdrais mon temps à attendre qu'un second tome sorte en espérant que j'accroche enfin à l'intrigue, vu que pratiquement chaque semaine il sort des bandes dessinées qui m'attirent plus. Le dessin est correct. J'aime bien comment est dessinée l'architecture.

24/10/2022 (modifier)