Encore un album de la collection Hanté qui me déçoit.
Pour faire court, l'album regroupe neuf histoires de fantômes. Des histoires qui manquent d'intérêt, la faible pagination n'aidant pas leur développement. De plus, pour des récits de revenants, je n'ai jamais frissonné d'effroi. Un comble !
Une narration le plus souvent verbeuse qui n'a pas facilité ma lecture et surtout ça manque d'originalité.
Côté dessin, plusieurs styles graphiques, Massimo Carnevale est le seul qui sort du lot.
Pour le reste, c'est moyen.
En conclusion, une lecture fastidieuse.
Un album dispensable.
Je dois avouer avoir été bien déçu par cette série. Je suis un grand fan de Conan Doyle et de son Sherlock. J'ai probablement lu toutes les aventures du détective il y a plusieurs années et là je ne m'y retrouve pas.
Je trouve l'atmosphère victorienne proposée bien trop gentillette et presque guimauve par rapport à l'oeuvre originale voire au Peter Pan de Loisel ou à Fagin le Juif de Eisner.
De plus trois gamin-e-s qui échappent à tous les coups aux pires tueurs de Londres avec leurs petites jambes, qui passent par les vitres sans une égratignure ou qui jouent au Spiderman m'énervent.
Je trouve que l'on est pas du tout dans l'esprit du créateur de Sherlock. Ainsi la facilité à obtenir des informations rend la perspicacité du grand détective caduque.
Enfin je trouve surprenant de placer une histoire dans un "Bordel chicos" quand on vise un large public. D'autant plus que l'esprit avec lequel c'est présenté est anachronique.
Le titre même, qui renvoie sûrement au "Signe des quatre", roman "alimentaire" pour Doyle mais qui va faire exploser la notoriété de Sherlock, n'est pas à mon goût.
Si j'aime bien les détails nombreux des extérieurs proposés par Etien, je suis beaucoup plus circonspect sur les expressions rapprochées des personnages qui me font trop penser à du Manga.
Je comprends que l'on puisse aimer mais ce n'est pas mon cas.
Etant un vrai breton - et je le revendique haut et fort - avec un tel titre, je ne pouvais pas passer à côté ! Pour ceux qui ne seraient pas des cruciverbistes avertis ou plus simplement des adeptes de la culture bretonne, Ys est une ville légendaire bretonne – capitale de la Cornouaille du roi Gradlon - qui a été engloutie par l’océan pour punir les habitants de leurs péchés. Une belle occasion pour les évangélisateurs de prêcher la bonne parole !
La ville d’Ys aurait été construite dans la baie de Douarnenez. Cette légende on se la raconte encore et encore dans toutes les écoles bretonnes. Donc j’étais prêt à découvrir cette BD. Cela donne quoi au final ?
Ben c’est la douche froide ! Côté graphisme je n’aime pas. Le trait en courbe est trop grossier. Ca manque terriblement de grâce. Les personnages se retrouvent avec des proportions disgracieuses. Visuellement ça pique un peu. L’eau est partout. L’anéantissement d’Ys par les eaux c’est à la fin de l’histoire normalement. Là c’est tout le temps. Il faut que Loïc Sècheresse s’accorde un minima avec la légende. Ca manque de poésie et de merveilleux. C’est fade. Si vous vouliez être envoutés, il va falloir passer votre chemin surtout que le côté religieux de l’histoire est trop présent à mon goût.
Donc au final, rien de palpitant. Vous pouvez passer votre chemin.
Neuf histoires très courtes composent ce volume. L'avantage c'est qu'il y a du rythme et que cela balaye assez large en termes de fantasmes. L'inconvénient est que les scénarii expédient la chose à la vitesse grand V. Une sorte de jouissance précoce.
Les scènes sont bien explicites avec des modèles féminins assez différents et jolis. Malheureusement je trouve les couleurs vraiment laides ce qui gâche une bonne partie de la lecture.
À noter un soupçon d'humour pour le final de l'ascenseur sinon c'est assez plat dans l'approche des scènes.
Si j'ai bien compris, ces gags sont parus d'abord sur internet.
Disons que cela ne me surprend pas parce que c'est le genre de série humoristique qu'il faut lire à très petite dose, du genre un gag par jour parce qu'en album cela devient ennuyeux. Il y a certes des moments mignons entre l'autrice et son copain et quelques gags m'ont fait sourire, mais globalement c'est pas génial avec des chutes souvent convenues. J'imagine que cela marche mieux si on est en couple et qu'on se reconnait dans les situations. En tout cas, moi qui suis seul, j'ai trouvé que cela tournait vite en rond et j'ai fini par tourner les pages.
Le dessin est minimaliste, mais pour une bande dessinée humoristique de ce genre cela ne me dérange pas.
La Famille Zero Déchet s'est fait connaitre par le biais d'un blog illustré présentant le défi qu'ils se sont lancés en 2014 de produire un minimum de déchets sur une année complète. Par le biais de textes explicatifs, d'anecdotes et de recettes pratiques, ce couple avec deux enfants expliquait comment les choses se déroulaient, leurs galères et leurs petites réussites, le tout accompagnés de dessins de Bénédicte Moret, alias Bloutouf. A côté de cela, on y apprend aussi qu'ils ont réalisé de nombreuses conférences pour expliquer en direct leur action et ce qu'il était possible de faire, et ils ont aussi publié plusieurs livres sur le sujet.
En ce qui me concerne, j'avais dû vaguement entendre parler d'eux via une pub pour un de leurs livres ou un extrait croisé sur le net, mais je ne connaissais pas leur blog.
Sur la forme, cette BD ressemble aux recueils issus de Blog-BD.
Graphiquement, la dessinatrice est exactement dans la mouvance de nombreuses blogueuses issues de l'illustration de presse et publicitaire. Il est tout à fait agréable, efficace et fluide à la lecture, mais il ne marque pas par sa personnalité.
L'autrice se met en scène, elle et sa famille, et raconte de manière plus ou moins romancée leur parcours à coups d'anecdotes semi-fictives et emplies d'auto-dérision. Sur le fond, l'initiative est bonne : raconter comment on peut réduire ses déchets et peut-être aider ainsi la planète, même si on peut douter du fait que l'action de quelques familles de pays aisés y suffise, et le paradoxe de cette initiative contrebalancée par leur addiction manifeste aux médias et donc forcément aux outils électroniques, ainsi que ce sentiment diffus qu'ils survivent cette année là notamment grâce à tous les achats de biens de consommation qu'ils ont fait au préalable et qu'ils pourront refaire une fois l'année terminée. Mais là encore, pas de vrai reproche à leur faire : ils ont fait l'effort et je ne l'ai pas fait de mon côté, ils sont sans doute sincères même si parfois contradictoires, et ils affichent eux-mêmes leur humilité et le fait qu'ils sont loin d'être parfaits. Et visiblement, ils n'ont pas arrêté net leur effort une fois l'année terminée.
Là où est mon soucis, c'est juste que cette lecture m'a un peu ennuyé. Vous n'y trouverez pas de recettes pour réussir à ne pas produire de déchets : cela, l'autrice l'a sans doute déjà raconté dans ses autres livres et conférences. Vous y trouverez peu de réflexion sociologique ou psychologique, tout reste superficiel et convenu. Et enfin vous y trouverez peu d'humour, ou du moins un humour qui ne m'a pas fait rire personnellement. Ajouté à cela cet ambiance de blog-BD très égocentré et devenu désuet de nos jours tant il a été vu et revu, je n'ai guère été captivé par ma lecture que je juge assez dispensable.
Je viens de terminer de lire le premier tome et je ne suis pas plus emballé que ça.
Patrick Baud par le biais de petites histoires nous dévoile de réels curiosités.
Personnellement, j'en connaissais l'existence pour la plupart, d'où peut-être mon manque d'intérêt.
Une narration qui ne m'a pas captivé et l'ensemble fait assez fourre-tout.
Mais ce qui a vraiment gêné ma lecture, c'est le graphisme, plusieurs dessinateurs se succèdent et Tony Sandoval est le seul qui sort du lot à mes yeux, pour le reste je dis : bof, bof.
Un album qui pourra plaire à d'autres, mais une bd qui restera pour moi à l'état larvaire comme l'Axolotl et qui ne me donne pas envie de découvrir les autres tomes.
Note réelle : 2,5.
J'apprécie les récits qui mettent en jeu les rapports entre parents et enfants et leurs difficultés. Malheureusement je suis resté complétement hors de l'univers créé par Philippe Renaut et David Barou.
Je ne me suis pas du tout identifié à K comme père qui se réveille avec le sentiment d'avoir perdu sa petite fille et de se retrouver face à une ado inconnue.
Si j'ai bien compris le sens du récit, je n'en suis pas sûr, je trouve que les auteurs empruntent des chemins tortueux, difficiles à suivre avec des personnages peu attachants.
Je me suis souvent ennuyé et j'ai eu du mal à avoir une lecture suivie. Comme le graphisme ne m'a pas sorti de mon indifférence au récit c'est une série que j'oublierai ou que je relirai dans un autre état d'esprit.
Mr Magellan est une sorte d'agent secret typé dandy, qui est accompagné par une splendide rouquine appelée Capella (on ne connaîtra jamais le prénom de nos deux protagonistes) qui vont vivre des aventures haut en couleur et totalement improbables.
Le style est très typé pop-culture et s'inspire effectivement de manière effrontée de chapeau melon et bottes de cuir.
Plus précisément de la première saison tournée en couleur et la dernière avec la sublime Diana Rigg, dont Capella n'est qu'une pâle et fade copie. Le jeu entre John Steed et Emma Peel était assez équilibré, les deux personnages ayant une vraie alchimie tout en ne laissant planer aucun doute quant au fait que c'étaient des collègues et non des partenaires romantiques.
Ici nous avons un Mr Magellan qui fait figure de mâle suprême sachant toujours tout et indifférent aux tentatives de séduction de sa partenaire (antiquaire dans le civil) qui fait souvent l'effet d'une gamine capricieuse et emportée.
Les intrigues sont aussi tarabiscotées que délirantes, degré zéro de crédibilité, c'est du mauvais Ric Hochet avant l'heure. Sauf qu'en plus nous avons droit à des gadgets aussi peu crédibles que les intrigues, au premier desquels une Rolls-Royce volante appartenant au héros.
Très souvent, les adversaires montent des plans machiavéliques incroyablement compliqués pour obtenir un résultat simple. Deux exemples : une secte veut éliminer Magellan. Va-t-elle tenter de l'empoisonner, saboter son véhicule ou utiliser un sniper? Que nenni, elle va envoyer un sbire avec un ballon(!) contenant un gaz mortel, le ballon étant "programmé" pour exploser à proximité de la fumée du cigare de Magellan. Ou bien le savant fou du jour va faire croire à Magellan qu'il a été miniaturisé en l'enfermant dans une pièce où tout est surdimensionné avec insectes géants robots à gogo afin de le convaincre de parler en échange d'un antidote à sa miniaturisation bidon. Il aurait été moins cher et plus efficace de l'emprisonner dans une cellule typée KGB, de le torturer et de lui administrer du penthotal ou autres drogues.
Bref, Mr Magellan ne se vaut que pour une chose : l'ambiance graphique que j'ai mentionné brièvement en début de critique qui est délicieusement typée 70s et très colorée.
Mouais. Une histoire qui, malgré certaines qualités, m’a laissé un peu froid. Il faut dire que j’ai trouvé le dessin et l’intrigue parfois aussi obscures l’un que l’autre, difficiles à déchiffrer.
Le dessin tout d’abord. Un Noir et Blanc très tranché, avec un trait gras, un style relativement épuré (et globalement pas désagréable). Mais il est trop inégal et, comme je l’ai dit, certaines planches sont vraiment peu claires. Et je n’aime pas trop les visages dessinés par Munoz.
Quant à l’intrigue, elle pourrait être intéressante, autour de ces Allemands s’installant en Argentine juste après la seconde guerre mondiale. Mais je n’ai pas été captivé. Et je n’ai pas non plus vraiment saisi tout ce qui tournait autour du livre de Zweig (en tout cas ce fil rouge n’a pas suffi à relever suffisamment le plat).
Bref, une déception me concernant.
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Hanté (Soleil)
Encore un album de la collection Hanté qui me déçoit. Pour faire court, l'album regroupe neuf histoires de fantômes. Des histoires qui manquent d'intérêt, la faible pagination n'aidant pas leur développement. De plus, pour des récits de revenants, je n'ai jamais frissonné d'effroi. Un comble ! Une narration le plus souvent verbeuse qui n'a pas facilité ma lecture et surtout ça manque d'originalité. Côté dessin, plusieurs styles graphiques, Massimo Carnevale est le seul qui sort du lot. Pour le reste, c'est moyen. En conclusion, une lecture fastidieuse. Un album dispensable.
Les Quatre de Baker Street
Je dois avouer avoir été bien déçu par cette série. Je suis un grand fan de Conan Doyle et de son Sherlock. J'ai probablement lu toutes les aventures du détective il y a plusieurs années et là je ne m'y retrouve pas. Je trouve l'atmosphère victorienne proposée bien trop gentillette et presque guimauve par rapport à l'oeuvre originale voire au Peter Pan de Loisel ou à Fagin le Juif de Eisner. De plus trois gamin-e-s qui échappent à tous les coups aux pires tueurs de Londres avec leurs petites jambes, qui passent par les vitres sans une égratignure ou qui jouent au Spiderman m'énervent. Je trouve que l'on est pas du tout dans l'esprit du créateur de Sherlock. Ainsi la facilité à obtenir des informations rend la perspicacité du grand détective caduque. Enfin je trouve surprenant de placer une histoire dans un "Bordel chicos" quand on vise un large public. D'autant plus que l'esprit avec lequel c'est présenté est anachronique. Le titre même, qui renvoie sûrement au "Signe des quatre", roman "alimentaire" pour Doyle mais qui va faire exploser la notoriété de Sherlock, n'est pas à mon goût. Si j'aime bien les détails nombreux des extérieurs proposés par Etien, je suis beaucoup plus circonspect sur les expressions rapprochées des personnages qui me font trop penser à du Manga. Je comprends que l'on puisse aimer mais ce n'est pas mon cas.
Ys
Etant un vrai breton - et je le revendique haut et fort - avec un tel titre, je ne pouvais pas passer à côté ! Pour ceux qui ne seraient pas des cruciverbistes avertis ou plus simplement des adeptes de la culture bretonne, Ys est une ville légendaire bretonne – capitale de la Cornouaille du roi Gradlon - qui a été engloutie par l’océan pour punir les habitants de leurs péchés. Une belle occasion pour les évangélisateurs de prêcher la bonne parole ! La ville d’Ys aurait été construite dans la baie de Douarnenez. Cette légende on se la raconte encore et encore dans toutes les écoles bretonnes. Donc j’étais prêt à découvrir cette BD. Cela donne quoi au final ? Ben c’est la douche froide ! Côté graphisme je n’aime pas. Le trait en courbe est trop grossier. Ca manque terriblement de grâce. Les personnages se retrouvent avec des proportions disgracieuses. Visuellement ça pique un peu. L’eau est partout. L’anéantissement d’Ys par les eaux c’est à la fin de l’histoire normalement. Là c’est tout le temps. Il faut que Loïc Sècheresse s’accorde un minima avec la légende. Ca manque de poésie et de merveilleux. C’est fade. Si vous vouliez être envoutés, il va falloir passer votre chemin surtout que le côté religieux de l’histoire est trop présent à mon goût. Donc au final, rien de palpitant. Vous pouvez passer votre chemin.
Métamorphoses
Neuf histoires très courtes composent ce volume. L'avantage c'est qu'il y a du rythme et que cela balaye assez large en termes de fantasmes. L'inconvénient est que les scénarii expédient la chose à la vitesse grand V. Une sorte de jouissance précoce. Les scènes sont bien explicites avec des modèles féminins assez différents et jolis. Malheureusement je trouve les couleurs vraiment laides ce qui gâche une bonne partie de la lecture. À noter un soupçon d'humour pour le final de l'ascenseur sinon c'est assez plat dans l'approche des scènes.
Câlins
Si j'ai bien compris, ces gags sont parus d'abord sur internet. Disons que cela ne me surprend pas parce que c'est le genre de série humoristique qu'il faut lire à très petite dose, du genre un gag par jour parce qu'en album cela devient ennuyeux. Il y a certes des moments mignons entre l'autrice et son copain et quelques gags m'ont fait sourire, mais globalement c'est pas génial avec des chutes souvent convenues. J'imagine que cela marche mieux si on est en couple et qu'on se reconnait dans les situations. En tout cas, moi qui suis seul, j'ai trouvé que cela tournait vite en rond et j'ai fini par tourner les pages. Le dessin est minimaliste, mais pour une bande dessinée humoristique de ce genre cela ne me dérange pas.
Ze Journal de la famille presque Zéro Déchet
La Famille Zero Déchet s'est fait connaitre par le biais d'un blog illustré présentant le défi qu'ils se sont lancés en 2014 de produire un minimum de déchets sur une année complète. Par le biais de textes explicatifs, d'anecdotes et de recettes pratiques, ce couple avec deux enfants expliquait comment les choses se déroulaient, leurs galères et leurs petites réussites, le tout accompagnés de dessins de Bénédicte Moret, alias Bloutouf. A côté de cela, on y apprend aussi qu'ils ont réalisé de nombreuses conférences pour expliquer en direct leur action et ce qu'il était possible de faire, et ils ont aussi publié plusieurs livres sur le sujet. En ce qui me concerne, j'avais dû vaguement entendre parler d'eux via une pub pour un de leurs livres ou un extrait croisé sur le net, mais je ne connaissais pas leur blog. Sur la forme, cette BD ressemble aux recueils issus de Blog-BD. Graphiquement, la dessinatrice est exactement dans la mouvance de nombreuses blogueuses issues de l'illustration de presse et publicitaire. Il est tout à fait agréable, efficace et fluide à la lecture, mais il ne marque pas par sa personnalité. L'autrice se met en scène, elle et sa famille, et raconte de manière plus ou moins romancée leur parcours à coups d'anecdotes semi-fictives et emplies d'auto-dérision. Sur le fond, l'initiative est bonne : raconter comment on peut réduire ses déchets et peut-être aider ainsi la planète, même si on peut douter du fait que l'action de quelques familles de pays aisés y suffise, et le paradoxe de cette initiative contrebalancée par leur addiction manifeste aux médias et donc forcément aux outils électroniques, ainsi que ce sentiment diffus qu'ils survivent cette année là notamment grâce à tous les achats de biens de consommation qu'ils ont fait au préalable et qu'ils pourront refaire une fois l'année terminée. Mais là encore, pas de vrai reproche à leur faire : ils ont fait l'effort et je ne l'ai pas fait de mon côté, ils sont sans doute sincères même si parfois contradictoires, et ils affichent eux-mêmes leur humilité et le fait qu'ils sont loin d'être parfaits. Et visiblement, ils n'ont pas arrêté net leur effort une fois l'année terminée. Là où est mon soucis, c'est juste que cette lecture m'a un peu ennuyé. Vous n'y trouverez pas de recettes pour réussir à ne pas produire de déchets : cela, l'autrice l'a sans doute déjà raconté dans ses autres livres et conférences. Vous y trouverez peu de réflexion sociologique ou psychologique, tout reste superficiel et convenu. Et enfin vous y trouverez peu d'humour, ou du moins un humour qui ne m'a pas fait rire personnellement. Ajouté à cela cet ambiance de blog-BD très égocentré et devenu désuet de nos jours tant il a été vu et revu, je n'ai guère été captivé par ma lecture que je juge assez dispensable.
Axolot
Je viens de terminer de lire le premier tome et je ne suis pas plus emballé que ça. Patrick Baud par le biais de petites histoires nous dévoile de réels curiosités. Personnellement, j'en connaissais l'existence pour la plupart, d'où peut-être mon manque d'intérêt. Une narration qui ne m'a pas captivé et l'ensemble fait assez fourre-tout. Mais ce qui a vraiment gêné ma lecture, c'est le graphisme, plusieurs dessinateurs se succèdent et Tony Sandoval est le seul qui sort du lot à mes yeux, pour le reste je dis : bof, bof. Un album qui pourra plaire à d'autres, mais une bd qui restera pour moi à l'état larvaire comme l'Axolotl et qui ne me donne pas envie de découvrir les autres tomes. Note réelle : 2,5.
Enfin libre
J'apprécie les récits qui mettent en jeu les rapports entre parents et enfants et leurs difficultés. Malheureusement je suis resté complétement hors de l'univers créé par Philippe Renaut et David Barou. Je ne me suis pas du tout identifié à K comme père qui se réveille avec le sentiment d'avoir perdu sa petite fille et de se retrouver face à une ado inconnue. Si j'ai bien compris le sens du récit, je n'en suis pas sûr, je trouve que les auteurs empruntent des chemins tortueux, difficiles à suivre avec des personnages peu attachants. Je me suis souvent ennuyé et j'ai eu du mal à avoir une lecture suivie. Comme le graphisme ne m'a pas sorti de mon indifférence au récit c'est une série que j'oublierai ou que je relirai dans un autre état d'esprit.
Mr Magellan
Mr Magellan est une sorte d'agent secret typé dandy, qui est accompagné par une splendide rouquine appelée Capella (on ne connaîtra jamais le prénom de nos deux protagonistes) qui vont vivre des aventures haut en couleur et totalement improbables. Le style est très typé pop-culture et s'inspire effectivement de manière effrontée de chapeau melon et bottes de cuir. Plus précisément de la première saison tournée en couleur et la dernière avec la sublime Diana Rigg, dont Capella n'est qu'une pâle et fade copie. Le jeu entre John Steed et Emma Peel était assez équilibré, les deux personnages ayant une vraie alchimie tout en ne laissant planer aucun doute quant au fait que c'étaient des collègues et non des partenaires romantiques. Ici nous avons un Mr Magellan qui fait figure de mâle suprême sachant toujours tout et indifférent aux tentatives de séduction de sa partenaire (antiquaire dans le civil) qui fait souvent l'effet d'une gamine capricieuse et emportée. Les intrigues sont aussi tarabiscotées que délirantes, degré zéro de crédibilité, c'est du mauvais Ric Hochet avant l'heure. Sauf qu'en plus nous avons droit à des gadgets aussi peu crédibles que les intrigues, au premier desquels une Rolls-Royce volante appartenant au héros. Très souvent, les adversaires montent des plans machiavéliques incroyablement compliqués pour obtenir un résultat simple. Deux exemples : une secte veut éliminer Magellan. Va-t-elle tenter de l'empoisonner, saboter son véhicule ou utiliser un sniper? Que nenni, elle va envoyer un sbire avec un ballon(!) contenant un gaz mortel, le ballon étant "programmé" pour exploser à proximité de la fumée du cigare de Magellan. Ou bien le savant fou du jour va faire croire à Magellan qu'il a été miniaturisé en l'enfermant dans une pièce où tout est surdimensionné avec insectes géants robots à gogo afin de le convaincre de parler en échange d'un antidote à sa miniaturisation bidon. Il aurait été moins cher et plus efficace de l'emprisonner dans une cellule typée KGB, de le torturer et de lui administrer du penthotal ou autres drogues. Bref, Mr Magellan ne se vaut que pour une chose : l'ambiance graphique que j'ai mentionné brièvement en début de critique qui est délicieusement typée 70s et très colorée.
Le Livre
Mouais. Une histoire qui, malgré certaines qualités, m’a laissé un peu froid. Il faut dire que j’ai trouvé le dessin et l’intrigue parfois aussi obscures l’un que l’autre, difficiles à déchiffrer. Le dessin tout d’abord. Un Noir et Blanc très tranché, avec un trait gras, un style relativement épuré (et globalement pas désagréable). Mais il est trop inégal et, comme je l’ai dit, certaines planches sont vraiment peu claires. Et je n’aime pas trop les visages dessinés par Munoz. Quant à l’intrigue, elle pourrait être intéressante, autour de ces Allemands s’installant en Argentine juste après la seconde guerre mondiale. Mais je n’ai pas été captivé. Et je n’ai pas non plus vraiment saisi tout ce qui tournait autour du livre de Zweig (en tout cas ce fil rouge n’a pas suffi à relever suffisamment le plat). Bref, une déception me concernant.