Les derniers avis (20743 avis)

Par gruizzli
Note: 2/5
Couverture de la série Virtual Revolution
Virtual Revolution

Voila une BD bien intrigante, surtout pour l'histoire qui gravite autour plus que pour son histoire ou son dessin, tout deux franchement pas fou. La BD est un préquel à un film du même nom, sorti en 2016. Soyons honnête, je n'ai jamais entendu parler de ce film qui semble avoir fait assez peu d'émule. L'idée d'en faire une série de BD qui explique l'origine parait assez étrange, puisque les lecteurs potentiels ne sont de fait pas nombreux. Mais bon, jugeons la BD pour ce qu'elle est, puisque son statut de préquel permet de se passer du visionnage du film (ce que je ne me suis pas imposé). La BD est très clairement un plongeon dans le genre du cyberpunk, avec tout les codes habituels et une ambiance qui rappelle plusieurs films ou livres (comme l'excellent film Avalon de Mamoru Oshii). C'est le monde hyper-connecté, l'ambiance hard-boiled du flic noir et alcoolique qui cherche à éclaircir le mystère d'un meurtre. Bref, du très classique dans la forme et l'ambiance. Le hic, c'est que l'histoire suit carrément les traces évidentes de ce genre de récit, avec des hackers, des corporations, des gens qui s'opposent aux grands méchants et sont couverts de piercings/tatouages ... Rien de neuf sous le soleil, jusqu'à une fin qui se veut un appel du pied pour une suite qui n'a jamais vu le jour. Au final, on se retrouve le bec dans l'eau, avec rien de bien intéressant à se mettre sous la dent et une histoire qui ne fait qu'utiliser des poncifs du genre. La suite aurait pu exploiter correctement tout ça, on ne saura jamais. Le dessin vient s'ajouter à tout ça puisque l'utilisation d'un trait informatique et une colorisation hachée vient rajouter à l'ambiance cyberpunk, le tout dans une pagination parfois hasardeuse. Il y a quelques utilisations du dessin qui me paraissent douteuses, avec des cases où un même personnage est représenté plusieurs fois pour symboliser son mouvement. Avec ce type de dessin, les têtes ont tendance à se ressembler et je me suis parfois retrouvé à devoir relire des planches pour la comprendre. Rajoutons que les visages sont assez banals et que je reconnais surtout les gens aux vêtements. L'idée de coloriser les bulles selon les personnes qui parlent permet de s'y retrouver plus simplement et je pense que c'est une très bonne idée. Après lecture, je dois dire que cette BD ne m'a vraiment pas marquée et que je ne vois pas qui ça pourrait intéresser. Le film semble avoir sombré dans l'oubli définitif, la BD n'a pas connu de suite et je n'ai jamais entendu parler de l'auteur ou du dessinateur. Globalement, ça n'est pas bon signe. Pour ma part, la BD est juste trop lambda pour que je ne puisse la conseiller, mais pas assez mauvaise pour lui mettre moins. C'est juste globalement inintéressant.

20/07/2023 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Anthologie - Fujimoto Tatsuki
Anthologie - Fujimoto Tatsuki

J'ai lu le premier tome et des quatre histoires une seule m'a vraiment convaincu, la troisième. Si le dessin est pas mal si on tient compte de l'âge de l'auteur au moment de leurs réalisations, il y a tout de même des défauts dans la narration (surtout pour le premier récit pas du tout fluide), l'enchainement de certaines cases et aussi c'est un peu trop décousu par moment. Quant au scénario, on retrouve la patte de l'auteur de Chainsaw Man qui décidément est très bon pour trouver des idées débiles. Le problème est que cela ne suffit pas pour faire un récit mémorable et même celle que j'ai aimé m'a semblé juste sympa à lire. Il y a aussi un coté sentimental un peu trop gnan-gnan pour moi, surtout le deuxième récit. J'ai fini ma lecture en faisant un gros bof. Une curiosité à emprunter si on est un gros fan de l'auteur.

19/07/2023 (modifier)
Par gruizzli
Note: 2/5
Couverture de la série Sept ans de bonheur ou presque...
Sept ans de bonheur ou presque...

Je suis toujours plus circonspect par les albums compilant des dessins de presse. La caricature a du mal à passer dans l'Histoire puisqu'elle est souvent liée à une actualité qu'il faut connaitre pour en comprendre les tenants et aboutissants. Maintenant, la BD a l'intelligence de rester dans un seul et unique thème, avec des petites notes qui permettent de remettre à chaque fois le dessin dans un contexte de la production. C'est déjà plus facile à lire avec le décalage temporel qu'on a aujourd'hui, 15 ans après le début de la crise. Ceci dit, je reste tout de même assez froid après ma lecture. Celle-ci est rapide, mais aussi assez disparate : on a une critique des banques et de la façon dont l'Europe a affronté cette crise en pressurisant des pays déjà bien endettés. Le reste est assez redondant, entre banque pourrie et capitalistes convaincus, présidents à la ramasse et financiers sans scrupules. L'ensemble tape un peu sur tout le monde et noie le message. On comprend qu'il y a plein de coupables mais assez peu les liens et interaction de tout ça. J'ai refermé l'ensemble sans avoir d'impression d'être plus instruit sur ce sujet que je ne l'étais déjà. C'est, au mieux, une mise en bouche, mais plutôt un condensé de caricature d'une Europe qui s'enfonce dans la crise financière. Sans rien de plus, et c'est dommage. Je pense que j'ai du mal avec ce genre d'ouvrages, qui ne me semblent pas apporter plus par le recul, la mise en contexte ou une réflexion plus complète sur la crise et ses résolutions calamiteuses. Bref, ça manque de corps pour moi. Je reste sur une curiosité sympathique, sans grand plus.

17/07/2023 (modifier)
Par gruizzli
Note: 2/5
Couverture de la série Sanguine  - L'insoumise
Sanguine - L'insoumise

Je rejoins pas mal l'avis du Grand A, qui a bien exposé les défauts et qualités de ce tome orphelin d'une histoire qui s'annonçait sympathique. Je pense que ma note est le reflet de l'abandon de celle-ci, il est probable que j'aurais plutôt fini sur un 3 si l'histoire s'était maintenu sur sa direction. Globalement c'est une histoire peu propice aux développements intellectuels, on est sur du pulp orienté action et baston, dans un style graphique qui va bien. Maintenant les originalités sont là et font plaisir à voir : le personnage principal qui est une femme d'Afrique sub-saharienne, le rhinocéros (qui fait surtout fantasme d'une femme sur un rhino mais qui est plutôt bien amené dans le récit), le contexte de l'époque (Maghreb sous l'empire romain). Ce sont des ingrédients qui permettent de réexploiter une sauce déjà vue, mais avec la touche de nouveauté que j'aime trouver dans une BD comme celle-ci. C'est vraiment dommage d'avoir arrêté le récit à ce point, avec un premier tome orphelin qui pose des bases sympathiques à exploiter. Au final, le tome orphelin est agréable à lire, même si la suite ne viendra jamais. Après, je ne recommanderais pas l'achat, faut pas déconner non plus. Mais c'est loin d'être une purge, c'est une BD sympa qui aurait mérité de continuer.

17/07/2023 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Hello, Hello and Hello
Hello, Hello and Hello

Un manga qui a la particularité d'avoir sa version en roman publiée en même temps par Delcourt. Donc si vous avez adoré ce manga, vous allez surement être content de pouvoir en lire plus ! Sinon, moi je me suis ennuyé en lisant ce manga. L'histoire d'amour ne m'a pas touché. Il y a rien de vraiment mauvais dans le scénario, mais rien de particulièrement bon non plus. C'est vraiment le type de récit qui me laisse indifférent. En fait, le dernier chapitre apporte un élément qui a retenu enfin mon attention, mais c'était trop tard pour que je rentre dans le récit et de plus le coté fantastique n'est pas vraiment développé et au final il y a rien de très original dans le scénario. Le dessin est correct, mais sans réel personnalité. C'est le principal problème de ce manga qui est juste une autre histoire d'amour de plus comme il en sort des centaines au Japon chacun année. J'imagine que cela va plus plaire aux gros fans de ce type de récit qu'à moi.

13/07/2023 (modifier)
Couverture de la série S'enfuir
S'enfuir

Une œuvre dont je ne sais trop que penser, d’un côté ce témoignage m’a intéressé, de l’autre je me suis sévèrement ennuyé. Bref content de l’avoir lu mais je n’y reviendrai plus du tout. Face à cette expérience bien traumatisante, 111 jours de captivité, je suis admiratif de la résilience de Christophe André et de son final héroïque. Il a vécu un véritable calvaire mais je dois avouer qu’au fil de ma lecture j’étais plus intéressé par les faits (le comment que ça se passe) que par l’horreur de la situation qui devient d’une monotonie abyssale. Normal vous me direz, et c’est exactement ce que Guy Delisle cherche à retranscrire. Comme notre héros, le lecteur est pris également en otage. Un récit fluide mais qui n’avance pas, à la longue les « il ne s’est encore rien passé aujourd’hui » me sont devenus imbuvables. Je vois où l’auteur veut en venir mais c’est d’une longueur infini. Un album louable mais je suis bien passé à côté, l’aspect immersif n’a pas fonctionné sur moi. L’ennui l’a emporté sur la persévérance de notre protagoniste. 2,5

13/07/2023 (modifier)
Couverture de la série Les Omniscients
Les Omniscients

J'ai beaucoup aimé le prix des collèges 2020 avec Obie Koul et j'ai donc entrepris la lecture du prix 2021 en confiance. Las j'ai été vraiment déçu par l'exploitation de l'idée originale. J'y ai lu une succession d'idées politiquement correctes vraiment faciles et dans l'air du temps. Vincent Dugomier introduit une suite de thèmes à la mode sans jamais approfondir le sujet. Chaque héros et héroïne investis de ce super pouvoir sert à renvoyer à une problématique convenue : immigration, condition des femmes, droits civiques, écologie, complot d'une branche dissidente d'une agence de l'Etat ... Mais il y a trop de personnages à mon goût positionnés dans un contexte si peu crédible que j'ai vite été ennuyé par les tribulations de la bande de super héros dans leurs parties de cache-cache. En effet, avec un tel pouvoir rendu public le scénario devient vraiment très improbable. De plus chaque problématique est survolée de très loin avec pour seul fondement, une montagne de bons sentiments. Le graphisme de Castellani est un standard de gestuelles et d'expressivités type manga qui doivent convenir au public visé. Cela fait le job de façon dynamique mais je n'y ai pas trouvé une grande originalité. Une lecture décevante qui brasse des idées que je trouve assez simplistes.

13/07/2023 (modifier)
Par Cacal69
Note: 2/5
Couverture de la série Histoires pressées
Histoires pressées

Il était une fois une lecture douloureuse. Cet album reprend des nouvelles issues du recueil "Histoires pressées" de Bernard Friot. Des histoires courtes sur une à trois planches qui reprennent des thèmes très différents (le monstre sous le lit, la princesse en détresse....) en passant du fantastique au conte avec un brin d'humour pour les conclusions. Des histoires qui ne m'ont nullement intéressé, c'est fade, pas drôle et soporifique. Graphiquement ce n'est pas un style que j'apprécie, mais il devrait plaire au public visé. Un album jeunesse qui aura du mal à trouver son public. A déguster avec modération.

12/07/2023 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Killraven - L'intégrale
Killraven - L'intégrale

Une intégrale qui cette fois-ci regroupe toutes les aventures de Killraven sauf une apparition dans Marvel Team-Up et une mini-série parue des décennies plus tard. Donc je pense qu'il y a de bonnes chances pour que ça soit l'unique intégrale sur le personnage. Killraven fait partie des personnages peu connus de Marvel et disons qu'après avoir lu cette intégrale je comprends pourquoi ! En 1973, Roy Thomas s'inspire de La Guerre des mondes et imagine une suite où les martiens reviennent et gagnent. Après plusieurs changements dans l'équipe créatrice, Don McGregor débarque pour écrire la quatrième aventure de Killraven et va scénariser pratiquement tout le reste de cette saga. On retrouve les qualités et les défauts des histoires de Black Panther par Don McGregor à savoir qu'il y a plein d'idées, qu’il n’a pas peur des tabous (c'est dans Killraven qu'on va voir le premier baiser interracial dans un comics mainstream) sauf qu'en même temps c'est très verbeux même pour du vieux comics où on aimait mettre plein de textes dans pratiquement toutes les cases. C'est encore pire avec McGregor parce que j'ai vraiment de la difficulté avec sa narration trop lourde. Cela me dérangeait juste un peu avec Black Panther parce qu'il y avait des bons personnages alors qu'ici ils sont tous sans grand intérêt, des stéréotypes que j'ai déjà vus et dont je me foutais du sort. J'imagine que c'était plus original dans les années 70 vu qu'on est avant que Mad Max popularise le genre post-apocalyptique, mais là ça a juste mal vieilli. C'est simple vers les derniers épisodes j'en ai eu juste eu marre et j'ai fini par juste regarder le dessin. Si certains des dessinateurs sont moyens (Trimpe, Chaykin), la plupart des épisodes sont dessinés par Philip Craig Russell et c'est le genre de style qui me plait dans du vieux comics. C'est juste formidable à regarder ! Dommage tout de même que le grand Neal Adams ne fait que co-dessiner le premier épisode de la série. Pour les vieux nostalgiques.

10/07/2023 (modifier)
Couverture de la série Fleur de Tonnerre
Fleur de Tonnerre

Mon ressenti est assez similaire à celui de Gaston : cette histoire n’a pas réussi à me passionner. Pourtant le sujet est prometteur : l’histoire vraie d’une tueuse en série sévissant en Bretagne dans la première moitié du XIXème siècle ! Oui mais voilà, le déroulement est très linéaire et le personnage principal semble totalement dépourvu d’émotions. Les crimes s’enchainent ainsi sans logique apparente (elle semble aussi bien tuer des gens qu’elle déteste que des personnages auxquels elle tient ou encore de parfaits inconnus). C’en devient monotone, répétitif. Par ailleurs, l’image donnée de la Bretagne de l’époque me parait très caricaturale. Comme dans toute caricature, cela s’appuie certainement sur un fond de vérité mais dans le cas présent, je pense qu’un peu plus de nuance aurait été le bienvenu, ne fusse que pour un peu affiner le portrait d’Hélène Jégado. Enfin, s’il est une chose qui me fait souvent apprécier les œuvres de Teulé, c’est bien son humour généralement noir et décalé. Mais dans le cas présent, je n’en ai trouvé aucune trace. A l’image du personnage central, ce récit semble dépourvu d’émotions. Certes, il y a bien ces perruquiers que l’on recroise de temps à autres mais leur destinée ne m’aura pas fait rire. Le dessin de Jürg, par contre, m’a plutôt bien plu. Le trait est lisible et sa rondeur est bien agréable. La colorisation donne un aspect daté qui correspond bien à la thématique. C’est malheureusement là le seul point positif que je retire de ma lecture. Bof, donc…

10/07/2023 (modifier)