Mon ressenti est assez similaire à celui de Gaston : cette histoire n’a pas réussi à me passionner. Pourtant le sujet est prometteur : l’histoire vraie d’une tueuse en série sévissant en Bretagne dans la première moitié du XIXème siècle !
Oui mais voilà, le déroulement est très linéaire et le personnage principal semble totalement dépourvu d’émotions. Les crimes s’enchainent ainsi sans logique apparente (elle semble aussi bien tuer des gens qu’elle déteste que des personnages auxquels elle tient ou encore de parfaits inconnus). C’en devient monotone, répétitif.
Par ailleurs, l’image donnée de la Bretagne de l’époque me parait très caricaturale. Comme dans toute caricature, cela s’appuie certainement sur un fond de vérité mais dans le cas présent, je pense qu’un peu plus de nuance aurait été le bienvenu, ne fusse que pour un peu affiner le portrait d’Hélène Jégado.
Enfin, s’il est une chose qui me fait souvent apprécier les œuvres de Teulé, c’est bien son humour généralement noir et décalé. Mais dans le cas présent, je n’en ai trouvé aucune trace. A l’image du personnage central, ce récit semble dépourvu d’émotions. Certes, il y a bien ces perruquiers que l’on recroise de temps à autres mais leur destinée ne m’aura pas fait rire.
Le dessin de Jürg, par contre, m’a plutôt bien plu. Le trait est lisible et sa rondeur est bien agréable. La colorisation donne un aspect daté qui correspond bien à la thématique. C’est malheureusement là le seul point positif que je retire de ma lecture.
Bof, donc…
Une courte série de 3 mangas se déroulant dans un contexte utopique steampunk d'un XIXème siècle où la maîtrise de la vapeur aurait considérablement fait avancer les progrès techniques. Dans ce monde les hommes et mêmes les animaux sont dotés de membres mécaniques actionnés par la force de la vapeur et un sport se développe comme un nouvel opium du peuple dans des arènes antiques : la boxe mécanique.
On découvre le jeune Levius dont la mère est dans le coma depuis la guerre. Il gravit les échelons et va affronter un adversaire redoutable "fabriqué" par une entreprise qui a contribué à la destruction de sa ville dans son enfance.
Beaucoup de combats... trop de combats, et un dessin qui n'est pas toujours d'une lisibilité absolue. L'auteur est pourtant capable de fort belles pages couleurs en début de tome.
A noter une erreur de date manifeste page 199 du premier volume qui ajoute à la confusion des époques. Un sens de lecture occidental, ce qui est assez rare de nos jours. On ne sait pas pourquoi ce choix. Pas d'humour, des personnages stéréotypés avec le méchant à tête de clown très très méchant. J'ai tout de même fait l'effort d'aller au bout du tome 3 dont la fin est manifestement ouverte sur une suite.
A suivre dans la série Levius Est. Sans moi.
Les éditions Huber ont déjà publié plusieurs albums indé américains de grande tenue, très originaux (souvent tirés du catalogue Fantagraphics - mais ce n'est pas le cas ici), et c’est toujours avec beaucoup d’attente que je me plonge dans leurs productions.
Mais avec cet album, je suis sorti déçu de ma lecture. Le dessin est simple et peu fouillé (pas extraordinaire en fait). En soi ça n’est pas hyper gênant. C’est juste que ça n’est pas contrebalancé par les histoires courtes regroupées dans cet album.
Ce qui les relie serait la volonté de l’auteur (que je découvre ici) de présenter l’Amérique profonde, en tout cas les Américains blancs déclassés. Mais aucune histoire n’est réellement emballante, et certaines « chutes » sont franchement brutales, comme si l’auteur se débarrassait de l’intrigue pour passer à autre chose.
Bof bof donc.
Ayant adoré le roman et le film, je me suis procuré cette BD et... Ben... Bof !
Le scénar ?! Bon ouais y' a de l' idée mais ça tombe à plat et trés facile, pas envie de plus détailler pour pas spoil... Le dessin ? Mouais, pas mal mais un peu statique à mon goût, jugement tout personnel... On aime ou pas... Moi, pas !
Je pense que le dessinateur a voulu rendre hommage à l' atmosphère du film mais j' accroche pas... A voir gratuitement avant d' acheter je pense !
Avis mitigé pour Roxane et ses prometteuses petites culottes.
Mitigé pour plusieurs raisons :
- graphiquement tout d'abord : si le trait est plutôt agréable en règle générale, je n'aime pas du tout la manière de l'autrice de représenter les visages qui ont tous, ou presque, un petit côté cauchemardesque.
- l'histoire en elle-même manque d'intérêt. Ou alors c'est l'autrice qui manque de recul sur cette période de sa vie. Mais je parle de cette BD comme si elle était autobiographique. Que nenni ! Néanmoins, on sent du vécu derrière tout ça. Ou si pas du tout, alors Maybelline Skvortzoff n'a pas su trop quoi faire de cette affaire. Roxane, notre héroïne, vend ses culottes pour arrondir les fins de mois. Et ce business marche plutôt bien. Les hommes qui la contactent sont parfois près à payer des sommes folles pour un morceau de tissu, voire plus si affinité, quand il ne s'agit pas carrément de plans très très chelous... On sent que tout cela ne l'affecte pas beaucoup, que malgré tout elle est comme tout le monde : elle aime bien "se faire bouffer le cul" une fois de temps en temps. Et là (attention SPOIL !), à la fin, hop ! Elle devient lesbienne, ou alors c'est suggéré. Ha ok !
- C'est trop court, vraiment.
Moi, je veux bien que les mecs soient parfois (souvent ?) de sacrés désaxés sexuellement parlant, mais pour que certains d'entre eux achètent des culottes portées, il faut que de l'autre côté, des nanas les portent puis les vendent ! Alors qui qu'est l'plus déglingo des deux ? Tout ça pour dire qu'on a un peu le sentiment que c'est ça la morale de l'histoire : les mecs sont des détraqués, la fille le réalise, elle devient lesbienne ! Alors certes, je ne suis pas garagiste, mais il me semble que c'est un peu réducteur. On pourra toujours trouver que oui, ce n'est qu'une histoire parmi d'autres, qu'un point de vue, une expérience unique, mais si c'est vraiment ça le fond du truc, ça me parait un peu en balsa. Et puis bon, des filles, y en a des qui sont bien craignos aussi de ce point de vue, hein ? En tout cas moi, j'en ai connues. J'en ferai peut-être une BD un jour, d'ailleurs, même si je n'ai jamais vendu mes slibards. :)
Je suis gros amateur d’auteurs indépendants, et j’avais plutôt apprécié mes précédentes lectures de cet auteur canadien. Mais ce recueil d’histoires courtes m’a laissé sur ma faim.
Certaines peuvent s'apparenter à des récits de rêves (c’est le cas pour au moins deux d’entre-elles), et l’ensemble est vraiment très hétéroclite. Ça ressemble beaucoup à des fonds de tiroirs, des petites choses gardées et non publiées depuis des années (je ne suis pas sûr que toutes datent de la même période). La plupart de ces histoires ne m’ont pas captivé.
Quant au dessin, il est lui aussi très divers. Mais je préfère ce qu’il fait avec son trait virant à l’abstrait dans ce que j’avais déjà lu de lui.
Un album qui a un bon fond et une belle idée, celle de présenter des anonymes qui ont su donner du bonheur autour d'eux, des gens simples aux belles âmes, et les présenter non pas en les décrivant directement mais en retranscrivant la description qui en est faite à l'auteur par ceux qui justement apprécient ces personnes. Cela permet ainsi d'avoir la vision de l'impact qu'ont ces personnes sur leur entourage plutôt que d'essayer d'avoir la vision des personnes elles-mêmes. Et l'autrice de préciser qu'elle apporte aussi sa propre touche en enjolivant parfois les choses ou en les détournant pour soutenir ses choix narratifs et visuels.
Le résultat consiste en une suite de chapitres qui sont autant de présentation de ces personnes très différentes, allant de la simple voisine au proche mentalement handicapé mais gentil, en passant par les bénévoles ou les simples gens qui transmettent leur joie de vivre à leur entourage.
Belle idée et ça pourrait être mignon ou fort en émotion, mais au final c'est un peu ennuyeux. Les présentations sont trop courtes pour être marquantes, la mise en scène manque parfois de clarté, et certains textes reproduits tels quels par l'autrice sont parfois trop lyriques et absons. Aucun de ces différents personnages ne m'a marqué ou ému. Ils se sont succédés sous mes yeux de lecteur sans imprimer ma mémoire ou mes sensations.
Donc l'idée était belle, mais le résultat peu convaincant à mes yeux.
J’ai eu du mal de bout en bout avec cet album. J’ai trouvé que tout était beaucoup trop bordélique, un gros foutoir.
Le dessin de Rébéna, que je découvre ici, est très moderne (quelques accointances avec celui de Blutch – en moins bon je trouve). Il est assez dynamique. Mais j’ai trouvé que beaucoup de cases étaient trop « remplies ».
Quant à l’histoire, comme je l’ai dit, c’est un gros fouillis, et elle n’est pas des plus captivantes ou originales. Le personnage même de Marilyn, qui donne son titre à l’album, n’est pas vraiment le personnage principal, et cette fille paumée n’est pas très attachante. Les personnages qui gravitent autour, flics ou divers voyous, sont pratiquement tous borderline, et souvent insaisissables.
Mais l’histoire m’a un peu laissé sur ma faim, cela frôle parfois le grotesque, le réalisme et aussi mis à mal. Affaire de goût sans doute, mais je suis sorti quelque peu déçu de cette lecture.
Note réelle 2,5/5.
Je ne suis jamais rentré dans ce récit. Je ne suis pas un grand amateur de Roald Dahl car ses quelques nouvelles que j'ai lues, ne m'ont pas spécialement plu.
Je trouve que Dahl développe souvent des situations malsaines et très ambiguës. Cela ne correspond pas du tout à mon type d'humour.
Dans Sacrées Sorcières je me suis ennuyé dès les premières cases. Ce récit loufoque autour de la grandissime sorcière d'Angleterre qui veut transformer les enfants en souris m'a laissé indifférent tout du long.
La mamie déjantée 70's ne m'a jamais fait sourire tellement j'ai trouvé le stéréotype usé.
Le graphisme ne m'a pas plus séduit. C'est peut-être moderne mais je préfère le trait de Pénélope Bagieu avec son graphisme plus fin et épuré de Cadavre exquis.
Une mise en couleur très kitch façon 70's complète mon peu de goût pour cette série.
J'ai lu la réédition de Delirium.
Je suis loin d'être un inconditionnel de Corben et ce n'est pas ce one-shot qui va me donner envie de me précipiter pour lire le reste de son œuvre.
Déjà en partant je ne suis pas fan de son dessin. Je n'irais pas jusqu'à dire que c'est super-moche, disons juste que c'est un style qui ne me donne pas envie de lire une bande dessinée. J'avoue toutefois que les têtes parfois rigolotes de Corben sont parfaites pour de la satire sociale ou des récits avec de l'humour noir. C'est dommage ici on est dans de la fantasy qui se prend au sérieux.
C'est adapté d'une nouvelle du créateur de Conan et à aucun moment je n'ai réussi à embarquer dans le récit. Les personnages ne sont pas attachants, il y a rien de vraiment passionnant qui se passe et la voix-off qui fait trop littéraire m'a vite gonflé. Je comprends que le récit ait pu charmer dans les années 70, la décennie où il semblerait que la France a découvert la fantasy, mais perso je trouve que cela a juste mal vieilli.
Un comics qui s'adresse surtout aux fans de Corben.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Fleur de Tonnerre
Mon ressenti est assez similaire à celui de Gaston : cette histoire n’a pas réussi à me passionner. Pourtant le sujet est prometteur : l’histoire vraie d’une tueuse en série sévissant en Bretagne dans la première moitié du XIXème siècle ! Oui mais voilà, le déroulement est très linéaire et le personnage principal semble totalement dépourvu d’émotions. Les crimes s’enchainent ainsi sans logique apparente (elle semble aussi bien tuer des gens qu’elle déteste que des personnages auxquels elle tient ou encore de parfaits inconnus). C’en devient monotone, répétitif. Par ailleurs, l’image donnée de la Bretagne de l’époque me parait très caricaturale. Comme dans toute caricature, cela s’appuie certainement sur un fond de vérité mais dans le cas présent, je pense qu’un peu plus de nuance aurait été le bienvenu, ne fusse que pour un peu affiner le portrait d’Hélène Jégado. Enfin, s’il est une chose qui me fait souvent apprécier les œuvres de Teulé, c’est bien son humour généralement noir et décalé. Mais dans le cas présent, je n’en ai trouvé aucune trace. A l’image du personnage central, ce récit semble dépourvu d’émotions. Certes, il y a bien ces perruquiers que l’on recroise de temps à autres mais leur destinée ne m’aura pas fait rire. Le dessin de Jürg, par contre, m’a plutôt bien plu. Le trait est lisible et sa rondeur est bien agréable. La colorisation donne un aspect daté qui correspond bien à la thématique. C’est malheureusement là le seul point positif que je retire de ma lecture. Bof, donc…
Levius
Une courte série de 3 mangas se déroulant dans un contexte utopique steampunk d'un XIXème siècle où la maîtrise de la vapeur aurait considérablement fait avancer les progrès techniques. Dans ce monde les hommes et mêmes les animaux sont dotés de membres mécaniques actionnés par la force de la vapeur et un sport se développe comme un nouvel opium du peuple dans des arènes antiques : la boxe mécanique. On découvre le jeune Levius dont la mère est dans le coma depuis la guerre. Il gravit les échelons et va affronter un adversaire redoutable "fabriqué" par une entreprise qui a contribué à la destruction de sa ville dans son enfance. Beaucoup de combats... trop de combats, et un dessin qui n'est pas toujours d'une lisibilité absolue. L'auteur est pourtant capable de fort belles pages couleurs en début de tome. A noter une erreur de date manifeste page 199 du premier volume qui ajoute à la confusion des époques. Un sens de lecture occidental, ce qui est assez rare de nos jours. On ne sait pas pourquoi ce choix. Pas d'humour, des personnages stéréotypés avec le méchant à tête de clown très très méchant. J'ai tout de même fait l'effort d'aller au bout du tome 3 dont la fin est manifestement ouverte sur une suite. A suivre dans la série Levius Est. Sans moi.
Faded glory
Les éditions Huber ont déjà publié plusieurs albums indé américains de grande tenue, très originaux (souvent tirés du catalogue Fantagraphics - mais ce n'est pas le cas ici), et c’est toujours avec beaucoup d’attente que je me plonge dans leurs productions. Mais avec cet album, je suis sorti déçu de ma lecture. Le dessin est simple et peu fouillé (pas extraordinaire en fait). En soi ça n’est pas hyper gênant. C’est juste que ça n’est pas contrebalancé par les histoires courtes regroupées dans cet album. Ce qui les relie serait la volonté de l’auteur (que je découvre ici) de présenter l’Amérique profonde, en tout cas les Américains blancs déclassés. Mais aucune histoire n’est réellement emballante, et certaines « chutes » sont franchement brutales, comme si l’auteur se débarrassait de l’intrigue pour passer à autre chose. Bof bof donc.
Zaroff
Ayant adoré le roman et le film, je me suis procuré cette BD et... Ben... Bof ! Le scénar ?! Bon ouais y' a de l' idée mais ça tombe à plat et trés facile, pas envie de plus détailler pour pas spoil... Le dessin ? Mouais, pas mal mais un peu statique à mon goût, jugement tout personnel... On aime ou pas... Moi, pas ! Je pense que le dessinateur a voulu rendre hommage à l' atmosphère du film mais j' accroche pas... A voir gratuitement avant d' acheter je pense !
Roxane vend ses culottes
Avis mitigé pour Roxane et ses prometteuses petites culottes. Mitigé pour plusieurs raisons : - graphiquement tout d'abord : si le trait est plutôt agréable en règle générale, je n'aime pas du tout la manière de l'autrice de représenter les visages qui ont tous, ou presque, un petit côté cauchemardesque. - l'histoire en elle-même manque d'intérêt. Ou alors c'est l'autrice qui manque de recul sur cette période de sa vie. Mais je parle de cette BD comme si elle était autobiographique. Que nenni ! Néanmoins, on sent du vécu derrière tout ça. Ou si pas du tout, alors Maybelline Skvortzoff n'a pas su trop quoi faire de cette affaire. Roxane, notre héroïne, vend ses culottes pour arrondir les fins de mois. Et ce business marche plutôt bien. Les hommes qui la contactent sont parfois près à payer des sommes folles pour un morceau de tissu, voire plus si affinité, quand il ne s'agit pas carrément de plans très très chelous... On sent que tout cela ne l'affecte pas beaucoup, que malgré tout elle est comme tout le monde : elle aime bien "se faire bouffer le cul" une fois de temps en temps. Et là (attention SPOIL !), à la fin, hop ! Elle devient lesbienne, ou alors c'est suggéré. Ha ok ! - C'est trop court, vraiment. Moi, je veux bien que les mecs soient parfois (souvent ?) de sacrés désaxés sexuellement parlant, mais pour que certains d'entre eux achètent des culottes portées, il faut que de l'autre côté, des nanas les portent puis les vendent ! Alors qui qu'est l'plus déglingo des deux ? Tout ça pour dire qu'on a un peu le sentiment que c'est ça la morale de l'histoire : les mecs sont des détraqués, la fille le réalise, elle devient lesbienne ! Alors certes, je ne suis pas garagiste, mais il me semble que c'est un peu réducteur. On pourra toujours trouver que oui, ce n'est qu'une histoire parmi d'autres, qu'un point de vue, une expérience unique, mais si c'est vraiment ça le fond du truc, ça me parait un peu en balsa. Et puis bon, des filles, y en a des qui sont bien craignos aussi de ce point de vue, hein ? En tout cas moi, j'en ai connues. J'en ferai peut-être une BD un jour, d'ailleurs, même si je n'ai jamais vendu mes slibards. :)
Dressing
Je suis gros amateur d’auteurs indépendants, et j’avais plutôt apprécié mes précédentes lectures de cet auteur canadien. Mais ce recueil d’histoires courtes m’a laissé sur ma faim. Certaines peuvent s'apparenter à des récits de rêves (c’est le cas pour au moins deux d’entre-elles), et l’ensemble est vraiment très hétéroclite. Ça ressemble beaucoup à des fonds de tiroirs, des petites choses gardées et non publiées depuis des années (je ne suis pas sûr que toutes datent de la même période). La plupart de ces histoires ne m’ont pas captivé. Quant au dessin, il est lui aussi très divers. Mais je préfère ce qu’il fait avec son trait virant à l’abstrait dans ce que j’avais déjà lu de lui.
Les Belles Personnes
Un album qui a un bon fond et une belle idée, celle de présenter des anonymes qui ont su donner du bonheur autour d'eux, des gens simples aux belles âmes, et les présenter non pas en les décrivant directement mais en retranscrivant la description qui en est faite à l'auteur par ceux qui justement apprécient ces personnes. Cela permet ainsi d'avoir la vision de l'impact qu'ont ces personnes sur leur entourage plutôt que d'essayer d'avoir la vision des personnes elles-mêmes. Et l'autrice de préciser qu'elle apporte aussi sa propre touche en enjolivant parfois les choses ou en les détournant pour soutenir ses choix narratifs et visuels. Le résultat consiste en une suite de chapitres qui sont autant de présentation de ces personnes très différentes, allant de la simple voisine au proche mentalement handicapé mais gentil, en passant par les bénévoles ou les simples gens qui transmettent leur joie de vivre à leur entourage. Belle idée et ça pourrait être mignon ou fort en émotion, mais au final c'est un peu ennuyeux. Les présentations sont trop courtes pour être marquantes, la mise en scène manque parfois de clarté, et certains textes reproduits tels quels par l'autrice sont parfois trop lyriques et absons. Aucun de ces différents personnages ne m'a marqué ou ému. Ils se sont succédés sous mes yeux de lecteur sans imprimer ma mémoire ou mes sensations. Donc l'idée était belle, mais le résultat peu convaincant à mes yeux.
Marilyn la dingue
J’ai eu du mal de bout en bout avec cet album. J’ai trouvé que tout était beaucoup trop bordélique, un gros foutoir. Le dessin de Rébéna, que je découvre ici, est très moderne (quelques accointances avec celui de Blutch – en moins bon je trouve). Il est assez dynamique. Mais j’ai trouvé que beaucoup de cases étaient trop « remplies ». Quant à l’histoire, comme je l’ai dit, c’est un gros fouillis, et elle n’est pas des plus captivantes ou originales. Le personnage même de Marilyn, qui donne son titre à l’album, n’est pas vraiment le personnage principal, et cette fille paumée n’est pas très attachante. Les personnages qui gravitent autour, flics ou divers voyous, sont pratiquement tous borderline, et souvent insaisissables. Mais l’histoire m’a un peu laissé sur ma faim, cela frôle parfois le grotesque, le réalisme et aussi mis à mal. Affaire de goût sans doute, mais je suis sorti quelque peu déçu de cette lecture. Note réelle 2,5/5.
Sacrées sorcières
Je ne suis jamais rentré dans ce récit. Je ne suis pas un grand amateur de Roald Dahl car ses quelques nouvelles que j'ai lues, ne m'ont pas spécialement plu. Je trouve que Dahl développe souvent des situations malsaines et très ambiguës. Cela ne correspond pas du tout à mon type d'humour. Dans Sacrées Sorcières je me suis ennuyé dès les premières cases. Ce récit loufoque autour de la grandissime sorcière d'Angleterre qui veut transformer les enfants en souris m'a laissé indifférent tout du long. La mamie déjantée 70's ne m'a jamais fait sourire tellement j'ai trouvé le stéréotype usé. Le graphisme ne m'a pas plus séduit. C'est peut-être moderne mais je préfère le trait de Pénélope Bagieu avec son graphisme plus fin et épuré de Cadavre exquis. Une mise en couleur très kitch façon 70's complète mon peu de goût pour cette série.
Bloodstar
J'ai lu la réédition de Delirium. Je suis loin d'être un inconditionnel de Corben et ce n'est pas ce one-shot qui va me donner envie de me précipiter pour lire le reste de son œuvre. Déjà en partant je ne suis pas fan de son dessin. Je n'irais pas jusqu'à dire que c'est super-moche, disons juste que c'est un style qui ne me donne pas envie de lire une bande dessinée. J'avoue toutefois que les têtes parfois rigolotes de Corben sont parfaites pour de la satire sociale ou des récits avec de l'humour noir. C'est dommage ici on est dans de la fantasy qui se prend au sérieux. C'est adapté d'une nouvelle du créateur de Conan et à aucun moment je n'ai réussi à embarquer dans le récit. Les personnages ne sont pas attachants, il y a rien de vraiment passionnant qui se passe et la voix-off qui fait trop littéraire m'a vite gonflé. Je comprends que le récit ait pu charmer dans les années 70, la décennie où il semblerait que la France a découvert la fantasy, mais perso je trouve que cela a juste mal vieilli. Un comics qui s'adresse surtout aux fans de Corben.