Sept ans de bonheur... ou presque

Note: 3/5
(3/5 pour 2 avis)

7 ans de bonheur ou presque : la crise illustrée par Stéphane Vadot.


Edition participative L'Actualité pour de rire

Sept ans de bonheur retrace cette période allant de 2008 à 2015, en Belgique et dans le monde, depuis la faillite de la banque d'affaires américaine Lehman Brothers : la chute de Fortis, Dexia et KBC et leur renflouement par l'Etat ; la fronde des petits actionnaires ; la crise de l'automobile, celle de la sidérurgie, puis des dettes souveraines qui ont plombé les pays d'Europe du Sud et l'Irlande ; l'affaire Bernard Madoff, les magouilles des banquiers et les rémunérations des traders, les paradis fiscaux ; le mouvement des Indignés, la réforme du système bancaire, l'affaire DSK, les exilés fiscaux et la moralisation de la finance, que le monde attend toujours… Et bien d'autres choses encore racontées en 150 dessins publiés dans L'Echo et Le Vif/L'Express, car après tout, le mieux, c'est peut-être encore d'en rire...

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 09 Septembre 2015
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Sept ans de bonheur... ou presque
Les notes (2)
Cliquez pour lire les avis

12/09/2016 | Erik
Modifier


L'avatar du posteur Mac Arthur

A l’instar des albums de Pierre Kroll, ce recueil de dessins de presse de Nicolas Vadot n’est pas à mes yeux une bande dessinée au sens strict du thème. Cependant, et contrairement à la série précitée, la cohérence du sujet, la progression chronologique et scénaristique, l’usage généralisé du phylactère et l’enchaînement de certaines cases rapprochent tellement cet album de la bd que ce serait bête de n’en pas parler. D’autant plus bête que ce récit nous permet de revivre toute la crise financière depuis 2008 à 2015, avec un respect de la chronologie et de nombreuses mentions d’évènements annexes mis en parallèle avec elle (de la coupe du monde de football au Brésil à la crise politique en Belgique). Les références à la Belgique sont nombreuses et il est possible qu’un lecteur français n’y trouve finalement pas son compte. On quitte donc l’anecdotique dessin de presse qui réagit sur un évènement à chaud pour revenir à froid sur l’évènement majeur de ces dernières décennies, celui qui décide des diverses politiques mondiales actuelles. Nous ne sommes pas dans un récit d’investigation mais cette juxtaposition chronologique de dessins, de réflexions, d’humour satirique nous permet de mieux appréhender le phénomène et de mieux ressentir l’effet « cascade de dominos » de cette crise bancaire et économique. Au niveau des critiques, je trouve que certains dessins n’ont que peu de rapport avec la crise en elle-même. J’aurais apprécié un tri plus sévère de ce côté, histoire de ne vraiment retrouver que les passages les plus pertinents. Mais, bon, on doit être dans l’ordre des 3% de dessins hors propos… Il reste 97% des pages pour nous parler du sujet du livre. Ensuite, il faut bien admettre qu’avec le recul, ces gags ne prêtent vraiment pas à rire. Ne vous attendez donc pas à lire un récit humoristique ! Sarcastique, ironique, déprimant, oui ! Amusant ? Pas vraiment, non… A lire et même à posséder si les sujets économiques vous parlent, l’album propose un intéressant retour sur ces 7 dernières années , assez édifiant lorsqu’on le redécouvre avec le recul dont nous disposons aujourd’hui (même si, pris séparément, ces dessins sont autant de réactions à vif et non éléments d’analyse économique).

15/11/2018 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
L'avatar du posteur Erik

J’ai bien aimé cette bd qui a été financé par un collectif de lecteurs. Il s’agit d’une bd d’humour dont le thème est la fameuse crise que nous traversons depuis maintenant 7 ans (2008-2015). Il y a l'effondrement de Lehman Brothers, les subprimes, la Grèce, les affaires Madfoff et DSK… Tout y passe et de manière fort subtile. C’est toujours difficile de faire une vignette un peu caricaturale de la situation. Je trouve que l’auteur se débrouille très bien en passant en filagramme un message clair : les banques n’ont pas joué le jeu et on les a renflouées. Une énième réflexion sur la moralisation du capitalisme. Cela peut faire du bien.

12/09/2016 (modifier)