Avant d'entrer dans le vif du sujet, je dois avouer que je n'ai lu que le 1er tome de la série, donc je ne sais pas si ça devient, par la suite, si catastrophique que certains l'affirment ici. Mais en tout cas, honnêtement, faut pas exagérer : après lecture de Morbus Gravis, je trouve un peu injuste de présenter ça comme une BD porno vulgaire et débile au scénario ridicule ou inexistant.
Évidemment, on ne va pas se mentir : on ne lit pas Druuna pour la profondeur et la subtilité de son intrigue élaborée, la magie de ses brillants dialogues, la finesse avec laquelle sont dépeints les rapports entre les personnages. On lit Druuna pour Druuna, la pulpeuse héroïne dessinée de main de maître par Serpieri. Bon, c'est sûr, il faut aimer les brunes aux seins lourds, au hanches larges, aux fesses rebondies, sinon forcément, on passe un peu à côté du seul véritable intérêt de l'album. Mais quand on aime, pfffffffou, bah c'est beau, hein. Je vous assure, c'est joooooli, c'est artiiiistique, c'est pas vulgaire… La gironde brunette passe quasiment chaque planche à se balader à poil en toute innocence, quelle que soit la situation, elle est comme ça, la pauvre petite Druuna, elle fait une allergie aux vêtements, que le Docteur Ottonegger n'a apparemment jamais réussi (ou jamais cherché ?) à guérir, elle en porte de temps en temps mais vraiment juste le temps de les enlever, quoi, et que voulez-vous que je vous dise, on ne va pas l'en blâmer, notre callipyge arpenteuse des bidonvilles post-apocalyptiques, parce que tout ça, c'est beau ; allez, soyons fous, osons le dire : c'est carrément poétique (poétique : qui émeut par la beauté, le charme, la délicatesse, me dit mon ami Robert, et Dieu sait si les roberts sont à l'honneur dans Druuna). Beaucoup plus intéressant que les scènes de cul, sans mentir. Parce que les scènes de cul dans Morbus Gravis, bof… Déjà, je dirais que ça reste soft : certes les situations elles-mêmes sont limites, vu que soit Druuna copule avec un monstre tentaculaire, soit elle doit donner son corps à des brutes vicieuses en échange de sa vie ou d'un service (le sexe consenti, sans rémunération, entre êtres humains, ça n'existe pas dans ce 1er tome), mais visuellement, c'est pas du porno, "au sens où on voit pas la bite" comme disait je-sais-plus-qui ; ça ne montre rien de plus qu'un téléfilm du dimanche soir sur M6 et en plus, il n'y a pas TANT de scènes de cul que ça (mais non, je vous assure que j'écris tout ça sans déception aucune).
Bon, bref. Druuna, donc, est très jolie, et on ne remerciera jamais assez Serpieri de savoir si bien la dessiner. Mais voilà, le problème, donc, c'est que l'intérêt du personnage se limite à ça. Son physique mis à part, elle n'a vraiment rien pour elle… bon, comme à peu près n'importe quelle héroïne de n'importe quelle bande dessinée, dans le fond. Pour ne pas qu'elle ait trop l'air d'être ce qu'elle est, c'est-à-dire une femme-objet soumise qui, en définitive, aime se faire prendre brutalement par tous les salauds qui passent, Serpieri essaie de nous la faire passer pour une fille admirable, une espèce de pute au grand cœur prête à tous les sacrifices par amour de son prochain, une quasi-sainte dans le fond, genre "Ils peuvent violer son corps mais ne souilleront jamais son âme, et malgré tous les sévices, sa force de caractère et son amour feront qu'elle restera pure jusqu'au bout dans ce monde de laideur et de pourriture". Mais bon, ça ne passe pas du tout, on n'y croit pas une seconde, et Druuna reste donc une lascive poupée nymphomane qui se laisse passivement bourrer le fion comme une grosse salope à tous les coins de rue par n'importe quel mâle en rut (oui, là pour le coup, je suis moins lyrique que tout à l'heure), ce qui en fait donc un personnage assez limité.
À part ça, le scénario n'est pas complètement minable, faut pas en rajouter quand même. Il y a des BD de SF ou d'heroic fantasy où le semblant de scénar n'est qu'un prétexte pour aligner des scènes de batailles (genre Chroniques de la Lune Noire, voyez ?), et personne n'ira dire que le scénar est indigne, déshonorant, pitoyable, inexistant, etc. : on dira juste que c'est une BD de divertissement, à lire pour pas se prendre la tête. Mais là évidemment, c'est du sexe, alors ça gêne, ça pose problème, faut faire mine de s'offusquer ou on pensera que vous êtes un pervers. Pourtant, ce n'est pas sale. Le sexe est une chose naturelle et merveilleuse. Enfin, pas dans Druuna, hein, mais dans la vie réelle, quoi. Enfin, pas dans la vie réelle de tout le monde, évidemment, je ne parle pas des Belges ou des webmasters de sites de bandes dessinées, mais disons, dans la vie réelle des gens sains et équilibrés et beaux et séduisants et raffinés comme moi 8). Bref, je m'égare, revenons-en à la BD. Donc, ici, le scénar n'est effectivement qu'un prétexte pour amener l'héroïne à se déshabiller puis à se faire sauter comme une chienne ; c'est crétin mais bon y a pas de quoi hurler au scandale à mon sens. C'est de la SF sans génie, quoi, un monde post-apocalyptique, des mutants, une dictature, des âmes perdues dans les bas-fonds, un être élu, la routine habituelle, pas plus tarte que Les Technopères.
En résumé, donc, parce que ça commence à faire beaucoup de texte pour une BD à 2/5 dont j'ai lu qu'un seul épisode, je dirais donc que Morbus Gravis n'est ni une merde ni un chef-d'œuvre, juste une petite BD de SF assez con-con dont on peut se passer mais pas non plus désagréable à lire, et qui bénéficie quand même de dessins très réussis et surtout de la présence envoûtante d'une divine et voluptueuse créature dénudée, dont les rondeurs appétissantes envahissent chaque planche. C'est pas grand'chose, mais y a pire pour passer le temps.
C'est surtout le dessin qui m'a intrigué au départ en fait. On voit une grosse influence "vieille BD franco-belge" dans l'encrage, et un gros gros travail sur les couleurs.
Bon, l'intérêt de ce one-shot ne réside pas dans un quelconque érotisme puisqu'on ne voit que quelques poitrines dépasser des draps, mais les différents "chapitres" qui tournent largement autour de la quête sentimentale du héros (qui se résume plutôt à une vie sexuelle chargée) sont très variés... avec plus ou moins de réussite.
Je crois en fait que plutôt que faire cette succession de petite histoires, les auteurs auraient gagnés à approfondir un peu plus le tout. Le côté superficiel m'a laissé un goût d'inachevé, c'est dommage.
Planche 17, le héros dit "j'étais beau, j'étais drôle, j'étais riche. La réunion de ces trois conditions, telle une conjonction d'astres maléfiques, assurait déjà mon échec" On parle de moi là nan ? ;) ;) ;)
Avis partagé. Une petite déception. Elle partait pourtant bien cette bd. Dessin assez joli, une histoire qui accroche (au début) et puis ... Bof, tout tombe, et effectivement on s'ennuie. On arrive pas à comprendre la solitude de Armelle, ou, pire encore, on s'en lasse. On a l'impression que l'auteur ne sait plus quoi faire de son histoire, qu'il brode, qu'il rame. Il en résulte une fin plus que moyenne et un album décevant.
Avec un peu plus d'expérience, je pense quand même que cet auteur fera parler de lui. On sent quelque chose, du talent peut-être ? oui, c'est cela, du talent mais encore beaucoup de chemin à faire...
1,5.
Ahlala, dire que je l'attendais !
Alors oui, le tout début est frappant : noir (au propre comme au figuré), bénéficiant d'un graphisme agréablement outré , plein d'asticots, de sang, de morceaux de cadavres parfois encore vivants... Et puis en fait, non. Les petites histoires (tableaux) n'en sont pas vraiment. Ce sont juste des scènes, des portraits brossés très rapidement. Et le souci derrière tout cela, c'est effectivement de faire toujours pire.
Le problème c'est qu'à force de vouloir faire plus, toujours plus, on en arrive très très vite à du trop : ça devient gros. Et puis énorme, tant au niveau des "histoires" que du dessin [1]. Et en parallèle c'est d'une lourdeur incomparable.
Ca ne fait même pas frissoner parce que l'auteur a voulu y mettre du comique...
Le résultat peut se résumer en un seul mot : grotesque.
Après ça plaît ou ça ne plaît pas, moi ça m'a carrément gavé. Seule la toute fin relève un peu le niveau, mais après 180 pages de ça, c'est trop tard. :(
[1] Un exemple : les personnages lèchent des couteaux, puis des couteaux plein de sang, puis des embryons, puis des intestins...
En tout franchise, je suis un peu mal à l'aise avec cette bd car je dois dire que je n'ai pas aimé le scénario. Ce qui me gène surtout c'est qu'on sent que Antoine Dodé dont c'est la première oeuvre, avait une réelle envie que ce bouquin soit réussi. Tout, ici, n'est que spontanéité et sincerité.
Comme je l'ai dit plus haut, le scénario n'est pas vraiment convaincant. En résumé, l'histoire nous parle d'une petite fille qui s'est refermée sur soi-même depuis le divorce de ces parents. Ses contacts avec les autres en souffrent et son seul réconfort est un oiseau avec qui elle s'est liée d'amitié. Cette histoire teintée de fantastique aurait pû vraiment être intéressante mais on a malheureusement du mal à s'attacher à la petite fille. Le récit s'egard parfois et celui-ci en devient forcément ennyeux.
Le dessin par contre m'a beaucoup plus. Le traît de Dodé m'a fait souvent penser à Frederik Peeters et c'est pas désagréable. C'est, d'ailleurs, ce qui m'a motivé à acheter cette bd. Bien-sûr, on y décèle, parfois, quelques maladresses mais certaines ambiances sont tout à fait bien rendues.
Donc c'est vrai que cette bd n'est pas géniale et je sais que ma note est justifiée par rapport à mon avis. Pourtant, une partie de moi-même me pousse à vous dire d'être indulgent car les motivations de l'auteur de vouloir bien faire étaient perceptibles.
Si Antoine Dodé lit cet avis : Désolé de ne pas avoir aimé Armelle et l'oiseau. La prochaine oeuvre sera sûrement plus aboutie (du moins à mon goût). Bon courage pour la suite.
J'avais déjà lu quelques albums de Jack Palmer sans qu'ils ne m'aient marqué plus que ça. Mais avec la sortie du film, je me suis dit que j'allais lire l'Enquête Corse. Et j'ai trouvé ça bof...
Je n'épiloguerai pas sur le dessin qui est dans le style "strip comique qui parait dans les journaux d'information". C'est visuellement lisible. Correct.
Ensuite tout est basé sur l'humour, et cet humour, sans le trouver détestable, ne m'a pas franchement fait rire. Dans le cas de l'Enquête Corse, on est vraiment loin de la finesse et de la drôlerie de Asterix en Corse, par exemple. Ce sont en réalité les mêmes gags qui sont utilisés et ré-utilisés tout au long de l'album.
C'est pas prenant, c'est pas hilarant, c'est moyen quoi.
Cette ouvrage présente peu d'intérêt.
Je ne le considère d’ailleurs pas vraiment comme étant de la bd puisqu’il n’y a pas de récit. L’auteur se contente seulement de présenter une image de "jean qui rit" en regard d’une autre de "jean qui pleure" en gardant la même posture.
Un exercice de style certes, mais qui montre vite ses limites ...
Une série qui date un peu mais dont le titre, assez accrocheur, donne envie de la découvrir.
Mais, au final, on déchante bien vite ! La série débute pourtant pas mal avec Turf aux commandes du scénario. Quand à Mouclier, il a un style bien à lui, un peu fouillis, voire chargé, mais intéressant. En fait, ses planches valent plus le détour pour le coup de pinceau que pour le coup de crayon.
La grosse déception vient donc avec le deuxième opus. En effet, Contremarche reprend le scénario en construisant un récit qui s’écarte de l’intrigue développée par Turf. L’histoire perd tout intérêt et la consistance des personnages imaginés par Truf fond comme neige au soleil. Le dessin n’est pas en reste. Bien que le dessinateur reste le même, la qualité du graphisme baisse sensiblement. Les planches sont nettement moins réussies que dans le premier tome. Aucun soin n’est apporté à la mise en couleur et certaines planches sont carrément floues. De plus, la fin de ce tome laisse suggérer une suite. On reste donc sur sa faim.
Cette série laisse clairement un goût d’inachevé et me conforte dans l’idée qu’un changement de scénariste est rarement une bonne chose pour une série en cours.
Quelle déception !
Le premier tome de donjon crépuscule est sympa, et laisse présager une histoire intéressante. L'évolution des héros par rapport à donon zenith donne envie d'en savoir plus.
Le deuxième est déjà nettement moins emballant, mais se laisse lire, même s'il laisse le lecteur sur sa faim.
Quant au troisième tome... C'est une véritable catastrophe. Sincèrement, je ne comprends pas ce qui a pu se passer dans la tête de Sfar et Trondheim ! Il est illisible, la narration est nulle, l'histoire inintéressante, et le dessin est du Sfar bâclé ! Il n'y a plus l'intelligence du reste de la série donjon... bref, j'ai vraiment eu l'impression de tenir entre les mains le pire album qui soit sorti de l'imagination de ces deux prolifiques auteurs que par ailleurs j'admire énormément.
Si vous voulez découvrir donjon, évitez cette série et préférez-lui par potron-minet ou zenith !!!
Voila la premiere bd au scénario totalement improvisé que je lit. Ce n'est pas vraiment déplaisant, mais c'est long, long...Moi qui ne suis pas (encore?) un fan de Trondheim, je dois dire que la lecture a été pour le moins laborieuse. En plus comme il n'y a pour ainsi dire pas de fin, c'est plutôt frustrant à l'arrivée.
Bon, je voulais lire cet ouvrage avant d'attaquer "les formidables aventures de Lapinot", mais c'était une erreur. Je pense qu'il vaut mieux d'abord connaitre un peu l'oeuvre de Trondheim et lire "Les carrotes de Patagonies" si on accroche vraiment.
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Druuna
Avant d'entrer dans le vif du sujet, je dois avouer que je n'ai lu que le 1er tome de la série, donc je ne sais pas si ça devient, par la suite, si catastrophique que certains l'affirment ici. Mais en tout cas, honnêtement, faut pas exagérer : après lecture de Morbus Gravis, je trouve un peu injuste de présenter ça comme une BD porno vulgaire et débile au scénario ridicule ou inexistant. Évidemment, on ne va pas se mentir : on ne lit pas Druuna pour la profondeur et la subtilité de son intrigue élaborée, la magie de ses brillants dialogues, la finesse avec laquelle sont dépeints les rapports entre les personnages. On lit Druuna pour Druuna, la pulpeuse héroïne dessinée de main de maître par Serpieri. Bon, c'est sûr, il faut aimer les brunes aux seins lourds, au hanches larges, aux fesses rebondies, sinon forcément, on passe un peu à côté du seul véritable intérêt de l'album. Mais quand on aime, pfffffffou, bah c'est beau, hein. Je vous assure, c'est joooooli, c'est artiiiistique, c'est pas vulgaire… La gironde brunette passe quasiment chaque planche à se balader à poil en toute innocence, quelle que soit la situation, elle est comme ça, la pauvre petite Druuna, elle fait une allergie aux vêtements, que le Docteur Ottonegger n'a apparemment jamais réussi (ou jamais cherché ?) à guérir, elle en porte de temps en temps mais vraiment juste le temps de les enlever, quoi, et que voulez-vous que je vous dise, on ne va pas l'en blâmer, notre callipyge arpenteuse des bidonvilles post-apocalyptiques, parce que tout ça, c'est beau ; allez, soyons fous, osons le dire : c'est carrément poétique (poétique : qui émeut par la beauté, le charme, la délicatesse, me dit mon ami Robert, et Dieu sait si les roberts sont à l'honneur dans Druuna). Beaucoup plus intéressant que les scènes de cul, sans mentir. Parce que les scènes de cul dans Morbus Gravis, bof… Déjà, je dirais que ça reste soft : certes les situations elles-mêmes sont limites, vu que soit Druuna copule avec un monstre tentaculaire, soit elle doit donner son corps à des brutes vicieuses en échange de sa vie ou d'un service (le sexe consenti, sans rémunération, entre êtres humains, ça n'existe pas dans ce 1er tome), mais visuellement, c'est pas du porno, "au sens où on voit pas la bite" comme disait je-sais-plus-qui ; ça ne montre rien de plus qu'un téléfilm du dimanche soir sur M6 et en plus, il n'y a pas TANT de scènes de cul que ça (mais non, je vous assure que j'écris tout ça sans déception aucune). Bon, bref. Druuna, donc, est très jolie, et on ne remerciera jamais assez Serpieri de savoir si bien la dessiner. Mais voilà, le problème, donc, c'est que l'intérêt du personnage se limite à ça. Son physique mis à part, elle n'a vraiment rien pour elle… bon, comme à peu près n'importe quelle héroïne de n'importe quelle bande dessinée, dans le fond. Pour ne pas qu'elle ait trop l'air d'être ce qu'elle est, c'est-à-dire une femme-objet soumise qui, en définitive, aime se faire prendre brutalement par tous les salauds qui passent, Serpieri essaie de nous la faire passer pour une fille admirable, une espèce de pute au grand cœur prête à tous les sacrifices par amour de son prochain, une quasi-sainte dans le fond, genre "Ils peuvent violer son corps mais ne souilleront jamais son âme, et malgré tous les sévices, sa force de caractère et son amour feront qu'elle restera pure jusqu'au bout dans ce monde de laideur et de pourriture". Mais bon, ça ne passe pas du tout, on n'y croit pas une seconde, et Druuna reste donc une lascive poupée nymphomane qui se laisse passivement bourrer le fion comme une grosse salope à tous les coins de rue par n'importe quel mâle en rut (oui, là pour le coup, je suis moins lyrique que tout à l'heure), ce qui en fait donc un personnage assez limité. À part ça, le scénario n'est pas complètement minable, faut pas en rajouter quand même. Il y a des BD de SF ou d'heroic fantasy où le semblant de scénar n'est qu'un prétexte pour aligner des scènes de batailles (genre Chroniques de la Lune Noire, voyez ?), et personne n'ira dire que le scénar est indigne, déshonorant, pitoyable, inexistant, etc. : on dira juste que c'est une BD de divertissement, à lire pour pas se prendre la tête. Mais là évidemment, c'est du sexe, alors ça gêne, ça pose problème, faut faire mine de s'offusquer ou on pensera que vous êtes un pervers. Pourtant, ce n'est pas sale. Le sexe est une chose naturelle et merveilleuse. Enfin, pas dans Druuna, hein, mais dans la vie réelle, quoi. Enfin, pas dans la vie réelle de tout le monde, évidemment, je ne parle pas des Belges ou des webmasters de sites de bandes dessinées, mais disons, dans la vie réelle des gens sains et équilibrés et beaux et séduisants et raffinés comme moi 8). Bref, je m'égare, revenons-en à la BD. Donc, ici, le scénar n'est effectivement qu'un prétexte pour amener l'héroïne à se déshabiller puis à se faire sauter comme une chienne ; c'est crétin mais bon y a pas de quoi hurler au scandale à mon sens. C'est de la SF sans génie, quoi, un monde post-apocalyptique, des mutants, une dictature, des âmes perdues dans les bas-fonds, un être élu, la routine habituelle, pas plus tarte que Les Technopères. En résumé, donc, parce que ça commence à faire beaucoup de texte pour une BD à 2/5 dont j'ai lu qu'un seul épisode, je dirais donc que Morbus Gravis n'est ni une merde ni un chef-d'œuvre, juste une petite BD de SF assez con-con dont on peut se passer mais pas non plus désagréable à lire, et qui bénéficie quand même de dessins très réussis et surtout de la présence envoûtante d'une divine et voluptueuse créature dénudée, dont les rondeurs appétissantes envahissent chaque planche. C'est pas grand'chose, mais y a pire pour passer le temps.
Le jardin des désirs
C'est surtout le dessin qui m'a intrigué au départ en fait. On voit une grosse influence "vieille BD franco-belge" dans l'encrage, et un gros gros travail sur les couleurs. Bon, l'intérêt de ce one-shot ne réside pas dans un quelconque érotisme puisqu'on ne voit que quelques poitrines dépasser des draps, mais les différents "chapitres" qui tournent largement autour de la quête sentimentale du héros (qui se résume plutôt à une vie sexuelle chargée) sont très variés... avec plus ou moins de réussite. Je crois en fait que plutôt que faire cette succession de petite histoires, les auteurs auraient gagnés à approfondir un peu plus le tout. Le côté superficiel m'a laissé un goût d'inachevé, c'est dommage. Planche 17, le héros dit "j'étais beau, j'étais drôle, j'étais riche. La réunion de ces trois conditions, telle une conjonction d'astres maléfiques, assurait déjà mon échec" On parle de moi là nan ? ;) ;) ;)
Armelle
Avis partagé. Une petite déception. Elle partait pourtant bien cette bd. Dessin assez joli, une histoire qui accroche (au début) et puis ... Bof, tout tombe, et effectivement on s'ennuie. On arrive pas à comprendre la solitude de Armelle, ou, pire encore, on s'en lasse. On a l'impression que l'auteur ne sait plus quoi faire de son histoire, qu'il brode, qu'il rame. Il en résulte une fin plus que moyenne et un album décevant. Avec un peu plus d'expérience, je pense quand même que cet auteur fera parler de lui. On sent quelque chose, du talent peut-être ? oui, c'est cela, du talent mais encore beaucoup de chemin à faire...
Panorama de l'enfer
1,5. Ahlala, dire que je l'attendais ! Alors oui, le tout début est frappant : noir (au propre comme au figuré), bénéficiant d'un graphisme agréablement outré , plein d'asticots, de sang, de morceaux de cadavres parfois encore vivants... Et puis en fait, non. Les petites histoires (tableaux) n'en sont pas vraiment. Ce sont juste des scènes, des portraits brossés très rapidement. Et le souci derrière tout cela, c'est effectivement de faire toujours pire. Le problème c'est qu'à force de vouloir faire plus, toujours plus, on en arrive très très vite à du trop : ça devient gros. Et puis énorme, tant au niveau des "histoires" que du dessin [1]. Et en parallèle c'est d'une lourdeur incomparable. Ca ne fait même pas frissoner parce que l'auteur a voulu y mettre du comique... Le résultat peut se résumer en un seul mot : grotesque. Après ça plaît ou ça ne plaît pas, moi ça m'a carrément gavé. Seule la toute fin relève un peu le niveau, mais après 180 pages de ça, c'est trop tard. :( [1] Un exemple : les personnages lèchent des couteaux, puis des couteaux plein de sang, puis des embryons, puis des intestins...
Armelle
En tout franchise, je suis un peu mal à l'aise avec cette bd car je dois dire que je n'ai pas aimé le scénario. Ce qui me gène surtout c'est qu'on sent que Antoine Dodé dont c'est la première oeuvre, avait une réelle envie que ce bouquin soit réussi. Tout, ici, n'est que spontanéité et sincerité. Comme je l'ai dit plus haut, le scénario n'est pas vraiment convaincant. En résumé, l'histoire nous parle d'une petite fille qui s'est refermée sur soi-même depuis le divorce de ces parents. Ses contacts avec les autres en souffrent et son seul réconfort est un oiseau avec qui elle s'est liée d'amitié. Cette histoire teintée de fantastique aurait pû vraiment être intéressante mais on a malheureusement du mal à s'attacher à la petite fille. Le récit s'egard parfois et celui-ci en devient forcément ennyeux. Le dessin par contre m'a beaucoup plus. Le traît de Dodé m'a fait souvent penser à Frederik Peeters et c'est pas désagréable. C'est, d'ailleurs, ce qui m'a motivé à acheter cette bd. Bien-sûr, on y décèle, parfois, quelques maladresses mais certaines ambiances sont tout à fait bien rendues. Donc c'est vrai que cette bd n'est pas géniale et je sais que ma note est justifiée par rapport à mon avis. Pourtant, une partie de moi-même me pousse à vous dire d'être indulgent car les motivations de l'auteur de vouloir bien faire étaient perceptibles. Si Antoine Dodé lit cet avis : Désolé de ne pas avoir aimé Armelle et l'oiseau. La prochaine oeuvre sera sûrement plus aboutie (du moins à mon goût). Bon courage pour la suite.
Les Aventures de Jack Palmer
J'avais déjà lu quelques albums de Jack Palmer sans qu'ils ne m'aient marqué plus que ça. Mais avec la sortie du film, je me suis dit que j'allais lire l'Enquête Corse. Et j'ai trouvé ça bof... Je n'épiloguerai pas sur le dessin qui est dans le style "strip comique qui parait dans les journaux d'information". C'est visuellement lisible. Correct. Ensuite tout est basé sur l'humour, et cet humour, sans le trouver détestable, ne m'a pas franchement fait rire. Dans le cas de l'Enquête Corse, on est vraiment loin de la finesse et de la drôlerie de Asterix en Corse, par exemple. Ce sont en réalité les mêmes gags qui sont utilisés et ré-utilisés tout au long de l'album. C'est pas prenant, c'est pas hilarant, c'est moyen quoi.
Jean qui rit et Jean qui pleure
Cette ouvrage présente peu d'intérêt. Je ne le considère d’ailleurs pas vraiment comme étant de la bd puisqu’il n’y a pas de récit. L’auteur se contente seulement de présenter une image de "jean qui rit" en regard d’une autre de "jean qui pleure" en gardant la même posture. Un exercice de style certes, mais qui montre vite ses limites ...
Les Remparts d'écume
Une série qui date un peu mais dont le titre, assez accrocheur, donne envie de la découvrir. Mais, au final, on déchante bien vite ! La série débute pourtant pas mal avec Turf aux commandes du scénario. Quand à Mouclier, il a un style bien à lui, un peu fouillis, voire chargé, mais intéressant. En fait, ses planches valent plus le détour pour le coup de pinceau que pour le coup de crayon. La grosse déception vient donc avec le deuxième opus. En effet, Contremarche reprend le scénario en construisant un récit qui s’écarte de l’intrigue développée par Turf. L’histoire perd tout intérêt et la consistance des personnages imaginés par Truf fond comme neige au soleil. Le dessin n’est pas en reste. Bien que le dessinateur reste le même, la qualité du graphisme baisse sensiblement. Les planches sont nettement moins réussies que dans le premier tome. Aucun soin n’est apporté à la mise en couleur et certaines planches sont carrément floues. De plus, la fin de ce tome laisse suggérer une suite. On reste donc sur sa faim. Cette série laisse clairement un goût d’inachevé et me conforte dans l’idée qu’un changement de scénariste est rarement une bonne chose pour une série en cours.
Donjon Crépuscule
Quelle déception ! Le premier tome de donjon crépuscule est sympa, et laisse présager une histoire intéressante. L'évolution des héros par rapport à donon zenith donne envie d'en savoir plus. Le deuxième est déjà nettement moins emballant, mais se laisse lire, même s'il laisse le lecteur sur sa faim. Quant au troisième tome... C'est une véritable catastrophe. Sincèrement, je ne comprends pas ce qui a pu se passer dans la tête de Sfar et Trondheim ! Il est illisible, la narration est nulle, l'histoire inintéressante, et le dessin est du Sfar bâclé ! Il n'y a plus l'intelligence du reste de la série donjon... bref, j'ai vraiment eu l'impression de tenir entre les mains le pire album qui soit sorti de l'imagination de ces deux prolifiques auteurs que par ailleurs j'admire énormément. Si vous voulez découvrir donjon, évitez cette série et préférez-lui par potron-minet ou zenith !!!
Lapinot et les Carottes de Patagonie
Voila la premiere bd au scénario totalement improvisé que je lit. Ce n'est pas vraiment déplaisant, mais c'est long, long...Moi qui ne suis pas (encore?) un fan de Trondheim, je dois dire que la lecture a été pour le moins laborieuse. En plus comme il n'y a pour ainsi dire pas de fin, c'est plutôt frustrant à l'arrivée. Bon, je voulais lire cet ouvrage avant d'attaquer "les formidables aventures de Lapinot", mais c'était une erreur. Je pense qu'il vaut mieux d'abord connaitre un peu l'oeuvre de Trondheim et lire "Les carrotes de Patagonies" si on accroche vraiment.