Des qualités, mais aussi des défauts (à mes yeux en tout cas), qui ne s’équilibrent pas suffisamment pour que le positif domine.
Le dessin tout d’abord, assez original, avec de belles couleurs, dans un rendu presque plus peinture que BD. Mais aussi avec des visages pas toujours agréables et réussis.
L’histoire ensuite, qui manque clairement de consistance. En gros, un chanteur de Flamenco perd l’envie et surtout le « droit » de chanter, après avoir fait un vœu et s’être engagé devant Dieu à cesser de chanter lorsque la femme qu’il aime était entre la vie et le mort. Celle-ci a survécu, mais il sombre dans la dépression, sans « pouvoir » chanter. Et puis voilà, très peu d’à-côté ou de digression pour densifier l’histoire assez linéaire.
Une histoire triste, comme doivent l’être les chansons qui égrènent l’album. En effet, une bonne partie des dialogues semblent être des collages de paroles de chants célèbres. Pourquoi pas ? Mais je n’y connais rien, ça ne m’a pas apporté grand-chose, si ce n’est de « geler » un chouia ces dialogues.
Un album vite lu, pas désagréable, mais sur lequel je ne reviendrai pas.
Avec Janry aux crayons, on s'attend à une bd d'humour.
Détrompez-vous, il n'en est rien.
Le voici flanqué d'un écrivain renommé qui s'improvise scénariste de bd pour l'occasion.
La chose peut sembler aisée mais l'exercice se révèle manifestement plus complexe.
Les récits sont emprunts de pensées existentialistes et philosophiques.
En vain, car la brièveté de chaque récit rend l'exercice futile.
Comme un pet dans l'eau, ça fait quelques bulles mais pas de vagues.
Bref, vaquons à nos occupations et laissons Poussin 1er se gargariser d'être une crotte de lapin un piaf différent des autres.
Une oeuvre à papa faisant partie d'un double patrimoine : celui de la BD et celui de la mécanique.
70 tomes s'étalant sur des décennies fleurant bon la IVème République et faisant cramer du pétrole par mètres cubes. On reste figé dans un carcan moral des années 50-60 (ça bosse, on est bien sapé/coiffé et toute la famille s'aime) alors que la technologie évolue, Graton nous a piégés dans une bulle temporelle. Une bulle dans laquelle le sport automobile est roi. On s'en fout du CO2 et des scénarii transparents, cette série est faite pour les grands enfants fanas de vitesse.
En fait ce n'est pas une BD mais une retranscription de parties de Playmobil de l'auteur : des personnages très carrés et figés, des démarrages en Vrrroooummmm, les couleurs restent immaculées et les sourires figés. Vraiment on est dans l'imaginaire d'un baby boomer durant un dimanche pluvieux. Et ça fait du bien même si les histoires sont trop souvent redondantes.
Au niveau du dessin, on passe de la jeunesse à la grande adolescence quand on se passionne déraisonnablement pour un thème, ici la mécanique automobile et l'industrie gravitant autour. Les stickers, les combinaisons, les circuits, tout est minutieusement recopié. Bref, une histoire d'amour pour Jean Graton qui, grâce à la BD a pu vivre de sa passion.
(mais bon sang que c'est ennuyant pour ceux ayant enchaîné plus de 20 tomes)
J’ai lu les deux premiers tomes de cette série, et je n’ai pas vraiment été convaincu. Dans son avis greg écrit que les tomes se bonifient au fur et à mesure. Je veux bien croire que les suivants sont meilleurs. Mais je ne ferai pas trop d’efforts pour le vérifier.
Rien de honteux pourtant. Mais pas grand-chose pour me captiver. Intrigue et dialogues m’ont laissé un peu froid. Il n’y a pas assez de méchanceté – ou de connerie dans les dialogues pour m’attirer – puisque ce sont des « aventures pour de rire ». Des aventures un peu datées, dans la narration, mais aussi dans les personnages.
Gil Sinclair lui-même a des faux airs de Tintin avec sa houppe blonde, il est aussi le « cerveau » du duo qu’il forme avec Flint, un amerloque pas futé, un peu bourrin, cigare au bec et jeux de mots vaseux à la bouche.
En fait, ça peut se laisser lire. Mais ça manque d’originalité et de peps, comme si Bom s’était contenté de puiser dans les films de guerre ou d’aventure, en adoucissant le tout à la sauce franco-belge à gros nez (le dessin de Walli passe bien, mais fait plus que son âge je trouve), avec des scénarios qui ne surprennent pas faute de sortir d’un déjà-vu.
Bonjour,
Lire tant d'avis sur cette BD m'aura fait l'emprunter en médiathèque afin de me rendre compte... Pour la part scénario, cela me semble moyen à moyen bon, voire un peu plus. Pour la partie dessin, j'ai été assez troublé par certains effets d'une case à l'autre ; un dessin d'une case est propre et il n'y a rien à dire puis bizarrement la case d'après, souvent le même mais de côté, cela ressemble à du carton pâte ; enfin décors en carton pâte, un certain manque de linéarité dans l'ensemble d'une case à l'autre.
Il est évident que 300 n'a pas pour vocation d'être fidèle à la réalité historique ; et, ne l'est "absolu-ment" pas. Personnellement je ne sais pas, ni ne connais, les sentiments personnels de l'auteur sur les couples du même genre... Mais il faut noter que la force de Sparte était directement basée sur les relations homme/homme dans le sens que les enfants afin de les endurcir étaient mis dans un trou ensemble, pendant plusieurs jours sur plusieurs épisodes afin d’affermir les liens entre les futurs hoplites et guerriers, hoplites étant avec lance, guerrier avec épée courte, amenés à être ensemble dans les "régiments" qui en réalité étaient plutôt des masses lancées directement sur l'ennemi. Les nobles étant sur char, soit pour se déplacer soit combattre. L'idée étant qu'élevé dans des conditions dures (Aujourd'hui "à la spartiate" est devenu un adjectif) et dans un rapport charnel proche, voire très proche sentimentalement, les épisodes de vie dure, dans le trou et les conditions de formation, feraient que chaque soldat défendrait avec acharnement son compagnon et donc serait plus efficace d'ardeur à le défendre mais aussi à le venger en cas de mort... Donc vraiment pas historique cette BD ; ce qui est dommage, à mon humble avis.
Car même si l'on manque de récits propres sur cette bataille, et la modernité doit faire face à une forme d'imagination ; mieux aurait valu qu'elle s'appuie au moins sur ce que l'on sait : dommage !
Courdialement
Même en étant bien conciliant, j’ai du mal à avoir de la sympathie pour cette série. Ce n’est pas honteux dans la réalisation, mais je trouve le résultat tellement médiocre.
Une fausse bonne idée de combler l’ellipse autour de Cixi, je n’étais déjà plus trop dedans il faut dire (comme Vatine qui n’ira pas jusqu’au bout ;), mais qu’est ce que c’est insipide.
Chaque partie livre le minimum syndical, on ne peut pas reprocher une certaine fluidité à l’œuvre mais encore faut il captiver le lecteur.
Je n’aime définitivement pas ce scénario facile et cliché. Notre héroïne méritait mieux.
C’est avec cet album que je découvre cet auteur – dont ça devait sans doute être la première publication.
C’est un recueil d’histoires courtes (une seule, « L’araignée », est assez longue, mais la majorité font une ou deux pages), tout public, même si ça s’adresse surtout à un jeune lectorat je pense.
Le dessin est du franco-belge à gros nez – le personnage principal, un type rondouillard, avec un petit chapeau melon sur son crâne chauve, étant souvent l’un des rares protagonistes. Le dessin est vraiment fluide et agréable, use très bien du Noir et Blanc. Un visuel simple et chouette en tout cas.
Concernant les histoires, je suis moins convaincu. J’ai classé la série en humour, mais celui-ci n’est pas très marqué, ça joue parfois sur une certaine poésie. Mais, comme le dessin rondouillard de Monsieur Tendre, je trouve l’ensemble un peu gentil, un peu ronronnant. Ça se laisse lire, mais sans enthousiasme me concernant. Peut-être que les plus jeunes apprécieraient davantage, mais l’album n’est pas d’une rencontre courante.
Note réelle 2,5/5.
Cette BD m’a laissé perplexe : elle parle d’un sujet grave – la dépression – d’une manière très inhabituelle.
En une petite centaine de pages, l’auteure décrit diverses situations et ressentis vécus pendant sa propre dépression dans un abécédaire où se mêlent humour, description de son vécu et parfois références artistiques ou littéraires. Les différents mots de l’abécédaire (environ 70 à 80) font généralement l’objet d’une seule page – voire un seul dessin mais certains mots sont développés sur quelques pages.
Faut-il classer cette BD en humour ou en documentaire voire en roman graphique ? J’ai plutôt opté pour inclassable vu le mélange de genres.
Au final, même si cela permet d’approcher ce que peut vivre un dépressif, cette œuvre n’est ni vraiment drôle ni vraiment instructive car on comprend très vite que les dépressifs sont très mal dans leurs peaux et ne voient pas comment sortir de leur dépression.
Ce livre est sans doute une catharsis pour l’auteure et je vois mal quel type de public pourrait être intéressé par ce genre de BD. Peut-être des proches de personnes atteintes de dépression ou alors du personnel médical ?
Bref, vous aurez compris que cette BD n’est pas ma tasse de thé d’autant plus que le dessin est plus que moyen. L’alternance de pages en couleur et en noir et blanc correspond sans doute bien aux diverses phases qu’un dépressif traverse mais cela ne rend pas la lecture plus agréable.
Je n’ai lu que les deux premiers tomes de Glénat, trouvés dans un destockage de bibliothèque – l’occasion de découvrir pour pas cher cette série. Ces deux tomes m’ont suffi en tout cas.
Les notes le montrent, cette série est clivante. Et il faut dire qu’elle est à la fois originale et fourre-tout, c’est un gros bric-à-brac improbable, qui mêle allègrement décors et objets/armement/moyens de transport de tous styles et de toutes époques.
Les vaisseaux spatiaux sophistiqués côtoient ainsi dans des combats des soldats vêtus à la romaine avec des lances. Cet aspect hétéroclite est frappant, et le deuxième tome en rajoute une couche, avec du moyen-âge arabe, des animaux fantastiques et/ou préhistoriques, etc.
En feuilletant ces albums, on a l’impression que Butterworth et Lawrence ont pioché dans les décors des péplums et autres films de série B tournés à Hollywood ou à Cinecitta. Il y a un peu du Jacobs du "Rayon U" ou de "L’énigme de l’Atlantide", la naïveté parfois extrême des péripéties et des dialogues faisant aussi penser au Flash Gordon de Raymond. j'ai aussi pensé à une autre série publiée par Cimoc, Le Mercenaire, pour le dessin presque hyper-réaliste et pour le mélange des styles et époques.
Butterworth s’est aussi inspiré de l’Histoire antique (Empire romain, monde grec aussi avec l’architecte Peric), et de sa revisite par Asimov dans « Fondation ».
Le dessin de Lawrence, dans un style hyperréaliste, avec une colorisation très datée, donne de la force au récit, mais aussi un bon côté kitsch (comme dans Storm).
Mais, au-delà du côté kitsch et des aventures old school, il reste quand même une narration qui s’affranchit trop de la vraisemblance (alors même qu’on n’est pas dans la caricature, l’humour, ou un certain décalage comme pour Zasafir la prisonnière). Voir des soldats combattre à l’épée ou la lance contre des pistolets lasers, voir Brag, l’un des princes Vorg (peuple sensé être le plus primitif de la planète, le seul visiblement sans arme moderne), conduire au débotté un vaisseau spatial de guerre, ça fait plus que surprendre. D’autres facilités scénaristiques passent aussi mal, et lassent rapidement.
Bref, une curiosité, que je ne regrette pas d’avoir découverte et lue, mais dont le côté désuet et kitsch ne suffit pas à me captiver sur la durée. Trop d’incohérences, trop de… trop de tout.
C’est le premier album publié par Denis Sire, mais il y a déjà un certain nombre de choses que l’on retrouvera dans ses séries ultérieures. En particulier l’omniprésence de femmes aux allures de pin-up, peu ou pas vêtues, qui exhibent des dessous sexy (comment ces mini soutien-gorge tiennent-ils ???, pourquoi être en porte-jarretelles et escarpins à talon aiguille dans un vaisseau spatial ???), et qui surtout optent systématiquement pour des postures aguichantes parfois hors de propos (et, même lorsqu’elles se déplacent sans escarpins à talons, pieds nus, elles lèvent le talon comme si elles en étaient chaussées).
Cela donne une science-fiction pas mal érotisée (un peu comme dans plusieurs séries publiées par les éditions Deligne, Le Fantôme de Géronimo ou Slot Barr).
Autre constance chez Sire, une esthétique rétro, visible surtout sur les vaisseaux (voire bagnoles), et les costumes des personnages. Sire se place – plus « adulte » – dans la lignée de certains ancêtres américains, comme Raymond et son Flash Gordon.
Mais bon, intrigue et dialogue sont vraiment faibles je trouve. Les péripéties manquent de réalisme, sont trop naïves, et les personnages manquent eux-aussi de crédibilité.
Quant au dessin, je ne sais pas si c’est volontaire, mais il y a pas mal d’erreurs de proportion (pieds trop petits) et de perspective (en particulier lorsque des personnages se déplacent).
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Flamenco
Des qualités, mais aussi des défauts (à mes yeux en tout cas), qui ne s’équilibrent pas suffisamment pour que le positif domine. Le dessin tout d’abord, assez original, avec de belles couleurs, dans un rendu presque plus peinture que BD. Mais aussi avec des visages pas toujours agréables et réussis. L’histoire ensuite, qui manque clairement de consistance. En gros, un chanteur de Flamenco perd l’envie et surtout le « droit » de chanter, après avoir fait un vœu et s’être engagé devant Dieu à cesser de chanter lorsque la femme qu’il aime était entre la vie et le mort. Celle-ci a survécu, mais il sombre dans la dépression, sans « pouvoir » chanter. Et puis voilà, très peu d’à-côté ou de digression pour densifier l’histoire assez linéaire. Une histoire triste, comme doivent l’être les chansons qui égrènent l’album. En effet, une bonne partie des dialogues semblent être des collages de paroles de chants célèbres. Pourquoi pas ? Mais je n’y connais rien, ça ne m’a pas apporté grand-chose, si ce n’est de « geler » un chouia ces dialogues. Un album vite lu, pas désagréable, mais sur lequel je ne reviendrai pas.
Les Aventures de Poussin 1er
Avec Janry aux crayons, on s'attend à une bd d'humour. Détrompez-vous, il n'en est rien. Le voici flanqué d'un écrivain renommé qui s'improvise scénariste de bd pour l'occasion. La chose peut sembler aisée mais l'exercice se révèle manifestement plus complexe. Les récits sont emprunts de pensées existentialistes et philosophiques. En vain, car la brièveté de chaque récit rend l'exercice futile. Comme un pet dans l'eau, ça fait quelques bulles mais pas de vagues. Bref, vaquons à nos occupations et laissons Poussin 1er se gargariser d'être
une crotte de lapinun piaf différent des autres.Michel Vaillant
Une oeuvre à papa faisant partie d'un double patrimoine : celui de la BD et celui de la mécanique. 70 tomes s'étalant sur des décennies fleurant bon la IVème République et faisant cramer du pétrole par mètres cubes. On reste figé dans un carcan moral des années 50-60 (ça bosse, on est bien sapé/coiffé et toute la famille s'aime) alors que la technologie évolue, Graton nous a piégés dans une bulle temporelle. Une bulle dans laquelle le sport automobile est roi. On s'en fout du CO2 et des scénarii transparents, cette série est faite pour les grands enfants fanas de vitesse. En fait ce n'est pas une BD mais une retranscription de parties de Playmobil de l'auteur : des personnages très carrés et figés, des démarrages en Vrrroooummmm, les couleurs restent immaculées et les sourires figés. Vraiment on est dans l'imaginaire d'un baby boomer durant un dimanche pluvieux. Et ça fait du bien même si les histoires sont trop souvent redondantes. Au niveau du dessin, on passe de la jeunesse à la grande adolescence quand on se passionne déraisonnablement pour un thème, ici la mécanique automobile et l'industrie gravitant autour. Les stickers, les combinaisons, les circuits, tout est minutieusement recopié. Bref, une histoire d'amour pour Jean Graton qui, grâce à la BD a pu vivre de sa passion. (mais bon sang que c'est ennuyant pour ceux ayant enchaîné plus de 20 tomes)
Gil Sinclair
J’ai lu les deux premiers tomes de cette série, et je n’ai pas vraiment été convaincu. Dans son avis greg écrit que les tomes se bonifient au fur et à mesure. Je veux bien croire que les suivants sont meilleurs. Mais je ne ferai pas trop d’efforts pour le vérifier. Rien de honteux pourtant. Mais pas grand-chose pour me captiver. Intrigue et dialogues m’ont laissé un peu froid. Il n’y a pas assez de méchanceté – ou de connerie dans les dialogues pour m’attirer – puisque ce sont des « aventures pour de rire ». Des aventures un peu datées, dans la narration, mais aussi dans les personnages. Gil Sinclair lui-même a des faux airs de Tintin avec sa houppe blonde, il est aussi le « cerveau » du duo qu’il forme avec Flint, un amerloque pas futé, un peu bourrin, cigare au bec et jeux de mots vaseux à la bouche. En fait, ça peut se laisser lire. Mais ça manque d’originalité et de peps, comme si Bom s’était contenté de puiser dans les films de guerre ou d’aventure, en adoucissant le tout à la sauce franco-belge à gros nez (le dessin de Walli passe bien, mais fait plus que son âge je trouve), avec des scénarios qui ne surprennent pas faute de sortir d’un déjà-vu.
300
Bonjour, Lire tant d'avis sur cette BD m'aura fait l'emprunter en médiathèque afin de me rendre compte... Pour la part scénario, cela me semble moyen à moyen bon, voire un peu plus. Pour la partie dessin, j'ai été assez troublé par certains effets d'une case à l'autre ; un dessin d'une case est propre et il n'y a rien à dire puis bizarrement la case d'après, souvent le même mais de côté, cela ressemble à du carton pâte ; enfin décors en carton pâte, un certain manque de linéarité dans l'ensemble d'une case à l'autre. Il est évident que 300 n'a pas pour vocation d'être fidèle à la réalité historique ; et, ne l'est "absolu-ment" pas. Personnellement je ne sais pas, ni ne connais, les sentiments personnels de l'auteur sur les couples du même genre... Mais il faut noter que la force de Sparte était directement basée sur les relations homme/homme dans le sens que les enfants afin de les endurcir étaient mis dans un trou ensemble, pendant plusieurs jours sur plusieurs épisodes afin d’affermir les liens entre les futurs hoplites et guerriers, hoplites étant avec lance, guerrier avec épée courte, amenés à être ensemble dans les "régiments" qui en réalité étaient plutôt des masses lancées directement sur l'ennemi. Les nobles étant sur char, soit pour se déplacer soit combattre. L'idée étant qu'élevé dans des conditions dures (Aujourd'hui "à la spartiate" est devenu un adjectif) et dans un rapport charnel proche, voire très proche sentimentalement, les épisodes de vie dure, dans le trou et les conditions de formation, feraient que chaque soldat défendrait avec acharnement son compagnon et donc serait plus efficace d'ardeur à le défendre mais aussi à le venger en cas de mort... Donc vraiment pas historique cette BD ; ce qui est dommage, à mon humble avis. Car même si l'on manque de récits propres sur cette bataille, et la modernité doit faire face à une forme d'imagination ; mieux aurait valu qu'elle s'appuie au moins sur ce que l'on sait : dommage ! Courdialement
Cixi de Troy
Même en étant bien conciliant, j’ai du mal à avoir de la sympathie pour cette série. Ce n’est pas honteux dans la réalisation, mais je trouve le résultat tellement médiocre. Une fausse bonne idée de combler l’ellipse autour de Cixi, je n’étais déjà plus trop dedans il faut dire (comme Vatine qui n’ira pas jusqu’au bout ;), mais qu’est ce que c’est insipide. Chaque partie livre le minimum syndical, on ne peut pas reprocher une certaine fluidité à l’œuvre mais encore faut il captiver le lecteur. Je n’aime définitivement pas ce scénario facile et cliché. Notre héroïne méritait mieux.
Monsieur Tendre
C’est avec cet album que je découvre cet auteur – dont ça devait sans doute être la première publication. C’est un recueil d’histoires courtes (une seule, « L’araignée », est assez longue, mais la majorité font une ou deux pages), tout public, même si ça s’adresse surtout à un jeune lectorat je pense. Le dessin est du franco-belge à gros nez – le personnage principal, un type rondouillard, avec un petit chapeau melon sur son crâne chauve, étant souvent l’un des rares protagonistes. Le dessin est vraiment fluide et agréable, use très bien du Noir et Blanc. Un visuel simple et chouette en tout cas. Concernant les histoires, je suis moins convaincu. J’ai classé la série en humour, mais celui-ci n’est pas très marqué, ça joue parfois sur une certaine poésie. Mais, comme le dessin rondouillard de Monsieur Tendre, je trouve l’ensemble un peu gentil, un peu ronronnant. Ça se laisse lire, mais sans enthousiasme me concernant. Peut-être que les plus jeunes apprécieraient davantage, mais l’album n’est pas d’une rencontre courante. Note réelle 2,5/5.
Le Jour où j'ai tué Josette
Cette BD m’a laissé perplexe : elle parle d’un sujet grave – la dépression – d’une manière très inhabituelle. En une petite centaine de pages, l’auteure décrit diverses situations et ressentis vécus pendant sa propre dépression dans un abécédaire où se mêlent humour, description de son vécu et parfois références artistiques ou littéraires. Les différents mots de l’abécédaire (environ 70 à 80) font généralement l’objet d’une seule page – voire un seul dessin mais certains mots sont développés sur quelques pages. Faut-il classer cette BD en humour ou en documentaire voire en roman graphique ? J’ai plutôt opté pour inclassable vu le mélange de genres. Au final, même si cela permet d’approcher ce que peut vivre un dépressif, cette œuvre n’est ni vraiment drôle ni vraiment instructive car on comprend très vite que les dépressifs sont très mal dans leurs peaux et ne voient pas comment sortir de leur dépression. Ce livre est sans doute une catharsis pour l’auteure et je vois mal quel type de public pourrait être intéressé par ce genre de BD. Peut-être des proches de personnes atteintes de dépression ou alors du personnel médical ? Bref, vous aurez compris que cette BD n’est pas ma tasse de thé d’autant plus que le dessin est plus que moyen. L’alternance de pages en couleur et en noir et blanc correspond sans doute bien aux diverses phases qu’un dépressif traverse mais cela ne rend pas la lecture plus agréable.
L'Empire de Trigan
Je n’ai lu que les deux premiers tomes de Glénat, trouvés dans un destockage de bibliothèque – l’occasion de découvrir pour pas cher cette série. Ces deux tomes m’ont suffi en tout cas. Les notes le montrent, cette série est clivante. Et il faut dire qu’elle est à la fois originale et fourre-tout, c’est un gros bric-à-brac improbable, qui mêle allègrement décors et objets/armement/moyens de transport de tous styles et de toutes époques. Les vaisseaux spatiaux sophistiqués côtoient ainsi dans des combats des soldats vêtus à la romaine avec des lances. Cet aspect hétéroclite est frappant, et le deuxième tome en rajoute une couche, avec du moyen-âge arabe, des animaux fantastiques et/ou préhistoriques, etc. En feuilletant ces albums, on a l’impression que Butterworth et Lawrence ont pioché dans les décors des péplums et autres films de série B tournés à Hollywood ou à Cinecitta. Il y a un peu du Jacobs du "Rayon U" ou de "L’énigme de l’Atlantide", la naïveté parfois extrême des péripéties et des dialogues faisant aussi penser au Flash Gordon de Raymond. j'ai aussi pensé à une autre série publiée par Cimoc, Le Mercenaire, pour le dessin presque hyper-réaliste et pour le mélange des styles et époques. Butterworth s’est aussi inspiré de l’Histoire antique (Empire romain, monde grec aussi avec l’architecte Peric), et de sa revisite par Asimov dans « Fondation ». Le dessin de Lawrence, dans un style hyperréaliste, avec une colorisation très datée, donne de la force au récit, mais aussi un bon côté kitsch (comme dans Storm). Mais, au-delà du côté kitsch et des aventures old school, il reste quand même une narration qui s’affranchit trop de la vraisemblance (alors même qu’on n’est pas dans la caricature, l’humour, ou un certain décalage comme pour Zasafir la prisonnière). Voir des soldats combattre à l’épée ou la lance contre des pistolets lasers, voir Brag, l’un des princes Vorg (peuple sensé être le plus primitif de la planète, le seul visiblement sans arme moderne), conduire au débotté un vaisseau spatial de guerre, ça fait plus que surprendre. D’autres facilités scénaristiques passent aussi mal, et lassent rapidement. Bref, une curiosité, que je ne regrette pas d’avoir découverte et lue, mais dont le côté désuet et kitsch ne suffit pas à me captiver sur la durée. Trop d’incohérences, trop de… trop de tout.
Menace diabolique
C’est le premier album publié par Denis Sire, mais il y a déjà un certain nombre de choses que l’on retrouvera dans ses séries ultérieures. En particulier l’omniprésence de femmes aux allures de pin-up, peu ou pas vêtues, qui exhibent des dessous sexy (comment ces mini soutien-gorge tiennent-ils ???, pourquoi être en porte-jarretelles et escarpins à talon aiguille dans un vaisseau spatial ???), et qui surtout optent systématiquement pour des postures aguichantes parfois hors de propos (et, même lorsqu’elles se déplacent sans escarpins à talons, pieds nus, elles lèvent le talon comme si elles en étaient chaussées). Cela donne une science-fiction pas mal érotisée (un peu comme dans plusieurs séries publiées par les éditions Deligne, Le Fantôme de Géronimo ou Slot Barr). Autre constance chez Sire, une esthétique rétro, visible surtout sur les vaisseaux (voire bagnoles), et les costumes des personnages. Sire se place – plus « adulte » – dans la lignée de certains ancêtres américains, comme Raymond et son Flash Gordon. Mais bon, intrigue et dialogue sont vraiment faibles je trouve. Les péripéties manquent de réalisme, sont trop naïves, et les personnages manquent eux-aussi de crédibilité. Quant au dessin, je ne sais pas si c’est volontaire, mais il y a pas mal d’erreurs de proportion (pieds trop petits) et de perspective (en particulier lorsque des personnages se déplacent).