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Couverture de la série Raoul et Gaston (Richard le Téméraire/Fred et Tim/Tim Tyler's Luck)
Raoul et Gaston (Richard le Téméraire/Fred et Tim/Tim Tyler's Luck)

Mon avis porte uniquement sur la période 1932-1933, puisque je n’ai eu sous la main que l’album publié par Futuropolis dans le format à l’italienne. De toute façon, je ne suis clairement pas motivé pour aller chercher d’autres histoires, car cette lecture m’a franchement laissé de marbre. Déjà je m’étonne des traductions improbables, puisque la série a porté plusieurs noms en France – aucun n’ayant un réel rapport avec celui donné aux Etats-Unis !? De fait le titre « Raoul et Gaston » est ici incongru, puisque l’album laisse les noms d’origine, Tim et Spud, jamais de Raoul ou de Gaston ! Ceci étant dit, les strips d’aventure regroupés ici sont décevants. Très marqués par leur époque, l’Afrique est à la mode (voir le succès des Tarzan ou même de King Kong dans un registre proche à la même époque). De fait pas mal de péripéties m’ont fait penser à cette référence, il est vrai très datée dans son traitement ! Mais tout est terriblement naïf, avec des dialogues pas vraiment passionnants le plus souvent. Alex Raymond a collaboré à la série sur cette période, on y retrouve un peu sa patte pour relancer sans cesse les aventures. Mais celles-ci ne m’ont pas passionné, comme je n’ai pas été captivé par Tim et Spud. Enfin, j’ai trouvé le dessin très moyen, inégal, en tout cas là aussi rien pour m’accrocher. Bref, une lecture « pour voir », mais, contrairement à d’autres bandes publiées par Futuropolis dans sa belle collection de reprint, je suis resté constamment à côté de ces histoires.

23/01/2024 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Sans-Âme
Sans-Âme

J'ai beaucoup moins accroché que les deux autres posteurs. Il faut dire que la fantasy n'est pas mon genre de prédilection, mais il m'est arrivé d'aimer des séries dans ce genre (enfin, surtout des trucs qui venaient du Japon, curieusement). Ici, c'est de la dark fantasy donc on retrouve du gore et du sexe. Cela ne me dérange pas si le scénario est bien fait, mais là j'ai eu l'impression que les récits étaient banals avec des trucs que j'avais déjà vu avant. Les intrigues sont aussi légères et ça se lit trop vite à mon gout. Le personnage principal me laisse indifférent et en fait les autres aussi. Du coup lorsqu'il y en avait un qui mourrait, cela me laissait de marbre. Les différents dessinateurs ont un style correct même si cela manque de personnalité. En fait, j'ai vraiment eu l'impression de lire une série sans grande ambition qui ne faisait que reprendre les ingrédients d'un genre comme c'est le cas de pleins de séries qui sortent de studios italiens. Le fait qu'il y a pas eu de suite, du moins en français, depuis plus de 2 ans ne me dit rien qui vaille pour ceux qui veulent lire la suite...

22/01/2024 (modifier)
Couverture de la série L'Enfer (Tatsumi)
L'Enfer (Tatsumi)

Un recueil de 13 histoires, publiées dans diverses revues dans les années 1970, d’un auteur que je découvre avec cet album. Un ensemble éclectique, et très inégal en tout cas. Si on devait donner un point commun à toutes ces histoires, ce serait dans les personnalités des protagonistes. La plupart des personnages principaux sont inadaptés, vivent dans une relative misère sociale, amoureuse, et surtout sexuelle, parfois handicapés, ce sont souvent des asociaux, ce qui, dans la société japonaise particulièrement, entraine une forme de rejet. Une vision assez noire de la société, avec beaucoup de personnages frustrés (aucun n’est réellement épanoui en tout cas !). La majorité des histoires ne m’ont pas captivé. Ma préférée est la première (qui donne son titre à l’ensemble), qui part sur des photos prises à Hiroshima (ces fameuses « photos d’ombres » qui m'ont toujours intrigué), mais qui bascule ensuite sur autre chose de plus surprenant. Le dessin est très lisible, mais aussi très simple (en particulier les traits du visage peu précisés le plus souvent). Je retenterai peut-être ma chance sur d’autres séries de cet auteur, publiées chez Cornélius, mais cet album ne m’a pas enthousiasmé.

22/01/2024 (modifier)
Couverture de la série Pravda la survireuse
Pravda la survireuse

Bon, ici on retrouve quelque chose de très très esthétique, énormément marqué et ancré dans son époque (les années 1960). Cet aspect est franchement accentué, ce qui peut attirer ou irriter, voire repousser. C’est en tout cas essentiellement cet habillage « sixties » outrancier, que ce soit pour les couleurs (forcément pétantes et psychédéliques !) ou pour l’omniprésence de courbes, qui fait l’intérêt de cet album, véritable témoignage d’une époque. De façon sans doute moins directe, c’est aussi pour les auteurs une illustration des révoltes de ces années contestataires (ce que confirme la préface de Chapier) : Pravda est une héroïne libre, motarde à hautes bottes de cuir, dans la lignée des Barbarella ou comme dans Les Manufacturées, qui bouscule conventions et ceux qui la rencontrent et pensaient la ralentir ou la contrôler. Si le côté visuel ne me gêne pas, l’intrigue, ou plutôt l’absence de vraie intrigue m’a plus dérouté. Bien que Losfeld soit un éditeur de revues – et parfois d’auteurs – surréalistes, et malgré ce que pensent certains de mes prédécesseurs, il n’y a pas vraiment de référence au surréalisme ici, même si le récit s’inscrit dans un registre assez onirique. Le récit n’est qu’une suite de péripéties, les personnages sont ballottés (comme dans un flipper comme le dit Agecanonix) et, malgré les différents « rebonds », ça reste très linéaire et un peu abscons. Certains personnages ont des têtes d’acteurs connus (Mitchum par exemple), petite curiosité qui ne suffit pas hélas. Un album qu’on ne rencontre pas facilement, reflet d’une époque, mais qui peinera je pense à convaincre les lecteurs actuels.

22/01/2024 (modifier)
Par pol
Note: 2/5
Couverture de la série L'Espion d'Orient
L'Espion d'Orient

Cet album raconte la vie d'un explorateur Suisse, et plus particulièrement la période qui couvre les 8 dernières années de sa vie. Années qu'il a passé à explorer l'Afrique du nord-est et le moyen Orient. Même si ce n'est pas indiqué clairement dans l'album, Johann Ludwig Burskhardt a réellement existé et il a réellement vécu tout ce qui est raconté ici. Il a envoyé de longues correspondances à sa famille et ses employeurs tout au long de ses expéditions qui attestent avec certitude des voyages et des découvertes qu'il a faite et qui sont relatées ici. Pourquoi le titre l'Espion d'Orient ? Il a été envoyé la bas pour le compte d'une société anglaise mais il lui fallait cacher ses réelles motivations et ses activités d'explorateur. Il a donc commencé son périple par 2 ans en immersion à apprendre l'arabe avant de se lancer. Il pouvait ainsi vraiment passer incognito et se fondre dans la population locale. Le premier problème est que le récit raconte cela de manière factuelle mais qu'on n'a pas vraiment le sentiment de suivre un espion. OK quand il engage un guide pour lui faire traverser un désert, il lui cache ses intentions réelles. Mais à aucun moment on n'a peur pour lui, on ne craint jamais qu'il se fasse découvrir. Et même si cela arrivait, ce serait quoi la conséquence ? L'enjeu et la nécessité de discrétion ne saute pas du tout au yeux. Le second problème est que le récit est mal équilibré et souffre de longueurs. On enchaine les nombreuses traversées, accompagné par un guide peu scrupuleu qui l'abandonnera pour lui voler 3 sous. On ne compte pas le nombre de pages qui relatent cette scène encore et encore. Pourtant on ne sent pas le danger, on ne sent pas de souffle épique à ces pérégrinations. Les découvertes qui semblent importantes sont expédiées en 4 pages à peine. Le sous-titre de l'album est "Pétra, la cité Perdue". Malheureusement, la découverte de Pétra sera expédié en une double page seulement et parait bien anecdotique. Tout comme la découverte d'Abou Simbel un peu plus tard. Alors oui c'est un récit historique et documentaire, mais ça manque sacrément de romance et de palpitant. Cet homme a traversé des déserts de long en large, il a frôlé la mort à plusieurs reprises, il a été détroussé par des bandits, il a fait des découvertes majeures, mais on ne vibre malheureusement pas à la lecture de ses aventures.

22/01/2024 (modifier)
Couverture de la série Les Amours de Zeus (Bruneau/Duarte)
Les Amours de Zeus (Bruneau/Duarte)

Un album qui possède les mêmes atouts et défauts que Les guerres de Zeus des mêmes auteurs. Le trait de Duarte est toujours aussi sympa, plutôt classique mais je le lui trouve une belle élégance. Sur ce point là, la BD coche la bonne case. Un album lisible et fluide donc (hormis un couac), le contenu est toujours intéressant, cependant ça pèche toujours niveau construction. Déjà, ça sera bien peu exhaustif sur le nombre de « conquêtes » de notre fou de la baguette. Il n’y en aura seulement que quatre de racontées et les transitions sont complètement loupées, ça m’énerve !! surtout les planches avec les enfants (pourquoi ne pas mettre une page blanche avec le titre, un bandeau ou une pleine page, quand il n’y a pas de liant ?!). En tout cas à la sortie de lecture, vous n’aurez pas vraiment de sympathie pour le dieu des dieux, un queutard invétéré prêt à tous les subterfuges. L’accent est un chouïa mis sur le fait qu’il ait besoin de lieutenants sur terre… mais quand même, pauvre Héra ^^ On aura droit à la transformation en cygne, en taureau, en pluie d’or… il aime l’art de la métamorphose le fourbe. Blague à part, c’est pas mal mais la forme est moyenne, en fait sur ce genre de sujet, je ne me satisfais pas de quelques anecdotes, il y a un manque (même si c’est mission impossible tant c’est riche, mais je préfèrerai un plus gros ou plusieurs tomes, en plus d’une chronologie). Il ne faut pas s’attendre à tout découvrir sur le personnage ou même sur ses enfants mis en avant dans l’album. Trop décousu au final.

21/01/2024 (modifier)
Couverture de la série Les Aventures débridées de Kenji le Ninja
Les Aventures débridées de Kenji le Ninja

Cette ancienne série jeunesse semble avoir été abandonnée après deux épisodes. Je n'ai lu que le premier et je n'ai pas été convaincu par le parti pris des auteurs. J'ai eu l'impression que Lylian voulait surfer sur cette mode d'un goût parfois superficiel de la culture japonaise. Cela crée un texte où on voit apparaître certains termes japonais très connus (sushis par exemples) complétement à contre sens pour créer un effet comique. Comme cela s'adresse à un jeune public ce n'est pas le plus gênant. Peut-être en manque d'inspiration, les auteurs empruntent à l'univers de Harry Potter avec un tournoi des écoles, des éléments de magie, un enfant sauveur. Cela fait beaucoup d'éléments déjà très utilisés par ailleurs. Mais ma plus forte réserve est l'identification des héros à un Ninja et une Geishas dans une atmosphère belliqueuse. J'ai bien aimé le graphisme assez original de Chevallier. Cela me rappelle les personnages à grosse tête à la façon de Lizano où de Grazia La Padula que je trouve toujours très expressifs. La mise en couleur très vive correspond bien à une lecture jeunesse. Une série avec des qualités graphiques mais un scénario un peu trop superficiel à mon, goût. 2.5

21/01/2024 (modifier)
Couverture de la série Darling - La Recette de l'amour
Darling - La Recette de l'amour

Intrigué par son statut de perle rare avec son unique avis à 5 étoiles j'ai voulu lire un épisode de cette série manga. La plupart du temps la lecture d'un manga est une véritable corvée pour moi. Ici encore je n'ai pas vraiment accroché aux anecdotes de ce couple dans lequel Setsuko passe de la frigidité à une libido suractive avec son doudou Kyosuke. Pourtant j'ai trouvé quelques motifs pour arriver à la fin du tome sans trop soupirer d'exaspération. Je me rends compte que je ne suis pas du tout dans l'humour sexuel japonais. J'ai l'impression de lire un récit pour ados ou jeunes adultes avec des récits assez puérils. De plus j'ai toujours beaucoup du mal avec ce graphisme de personnages clonés, sans âge, sans personnalité et sans expressivité propre. Setsuko possède un physique de gamine de 14/16 ans aux traits occidentalisés façon poupée américaine que l'on rencontre dans une multitude de série manga. C'est la même chose pour son mari aussi froid qu'une statue de marbre. Pourtant je reconnais la finesse de certaines cases de Yuki Yoshihara. J'ai aussi apprécié l'humour apporté par ses personnages déformés qui casse la platitude du visuel de la série. Zéro décors pour une ambiance digne des couloirs d'un hôpital psy. Les scènes érotiques sont assez bien réalisées mais assez froides. Un seul épisode me suffira malgré quelques (rares) passages plaisants. 2.5

21/01/2024 (modifier)
Couverture de la série Le Manoir des Murmures
Le Manoir des Murmures

MAJ (20/01/2024) Près de 13 ans après avoir achevé la lecture du 3ème tome de cette série et dans le cadre de la réactualisation de ma bédéthèque, je me suis replongé dans cette série qui dormait sur une de mes étagères depuis très (trop?) longtemps et qui m'avait pas mal plu à l'époque. Force est de constater qu'à présent, ce type de série n'est plus forcément ma tasse de thé. La faute à un scénario qui, s'il joue la carte du mystère dans une ambiance sombre dans le premier tome, part vite en série d'actions basique à la Underworld dans les deux tomes suivants. La fin un peu bâclée avec une supercherie permettant à l'héroïne de vite expédier le méchant de l'histoire a fini par me convaincre que cette série n'était définitivement plus pour moi. Comme quoi, nos goûts évoluent avec les années... Je baisse donc ma note initiale. Originalité : 3/5 - Histoire : 2/5 Dessin : 3/5 - Mise en couleurs : 2/5 NOTE GLOBALE : 10/20 -------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Avis initial (2008) : Une bien belle BD qui m'a étonné à plus d'un titre. Tout d'abord le dessin et les prises de vue vraiment très dynamiques qui confèrent au récit une grande originalité. La mise en couleurs, bien qu'un peu trop lissée et informatisée à mon goût, donne tout de même une bonne profondeur aux différentes cases. A noter une légère baisse dans la qualité esthétique du deuxième tome. Au niveau du scénario à présent, je m'attendais à une histoire classique de vampirisme et fus donc plutôt surpris (dans le bon sens) par l'univers très fouillé proposé par les auteurs. La psychologie des personnages est également très travaillée, chacun ayant un caractère bien affirmé. David Munoz distille enfin ce qu'il faut de suspens et de rebondissements pour que le lecteur que je suis aie hâte que le troisième tome arrive.... Après lecture Tome 3 (08/11/11) : Ce tome est beaucoup plus orienté sur l'action et l'on a l'impression qu'il aurait été plus judicieux de prévoir 4 tomes à cette série tant cet opus est dense et les actions s'enchainent à une vitesse effrénée. Certaines scènes de combat semblent d'ailleurs inspirées de l'univers de Dragon Ball (clin d'oeil?) Au niveau de la qualité visuelle, j'ai trouvé ce troisième tome un ton au dessus du précédent. En résumé, une œuvre très originale dans son registre, à posséder selon moi. SCENARIO (Originalité, Histoire, personnages) : 7/10 GRAPHISME (Dessin, colorisation) : 8,5/10 NOTE GLOBALE : 15,5/20

11/07/2011 (MAJ le 20/01/2024) (modifier)
Par Jeannette
Note: 2/5
Couverture de la série Wanted (Rocca/Girod)
Wanted (Rocca/Girod)

Cette série a de bons côtés mais aussi, hélas, de très mauvais côtés. Commençons par les bons côtés : - Le dessin est agréable. Ce n’est peut-être pas du Giraud mais c’est de très bonne facture. - L’ambiance est plutôt bien réussie et elle m’a plongée dans le Far-West, violent (beaucoup trop), poussiéreux et sans loi. Par contre, plusieurs choses m’ont beaucoup moins plu : - Tout d’abord, les trop nombreuses références à d’autres œuvres, BD ou films, qui, sans être du plagiat, démontrent un réel manque d’originalité. - Ensuite, et surtout, un nombre inouï d’invraisemblances ou de situations extrêmement favorables aux héros. Et c’est là le point le plus important : comment pourrait-on apprécier une histoire dessinée dans un style réaliste (certains décors sont superbes et on s’y croirait) alors que le héros parvient seul (ou parfois avec son comparse) à venir à bout aisément d’une dizaine de tueurs. Dans Lucky Luke, cela passe bien car on sait que l’on lit une parodie mais ici, l’auteur ancre ses histoires dans un contexte historique plausible (la guerre de sécession) et fout tout en l’air en rendant son héros invulnérable d’une façon complètement exagérée. Il ressuscite presque un métis laissé pour mort puis, quelques albums plus tard, une jeune veuve qui, gravement blessée et sans soins intensifs au beau milieu du désert retrouve une forme éclatante après quelques jours. Et je ne parle même pas de l’épisode dans lequel notre héros constitue une bande formée de manière particulièrement hétéroclite pour aller rechercher sa bien-aimée au milieu de nulle part. Par ailleurs, les motivations du héros changent de manière assez rapide, passant soudainement d’un comportement complètement vénal à celui d'un valeureux défenseur de la veuve et de l’orphelin. - Un excès de violence qui n’apporte rien à l’histoire, que du contraire car cela la rend invraisemblable. Bref, le scénario, véritable épine dorsale de toute histoire, n’est pas du tout à la hauteur ce qui est dommage car le dessinateur aurait mérité un récit plus subtil. N'est pas Charlier qui veut.

20/01/2024 (modifier)