L'Enfer (Tatsumi)

Note: 2/5
(2/5 pour 1 avis)

Comédie humaine japonaise.


Gekiga Seirin Kôgeisha

À ceux qui lui reprochaient certains de ses personnages, Balzac répondait : "Ces êtres vulgaires m'intéressent plus qu'ils ne vous intéressent ; je les grandis, je les idéalise en sens inverse, dans leur laideur ou leur bêtise. Je donne à leurs difformités des proportions effrayantes ou grotesques." Tatsumi décrit, lui aussi, les infirmités du corps et de l'âme, la peur et la laideur humaine. Employés, ouvriers, étudiants ou putains, ses personnages mènent des vies machinales, tourmentés par les frustrations sexuelles et sociales, hantés par l’angoisse existentielle. C'est le drame quotidien et banal de ces marginaux que raconte la comédie humaine de Tatsumi. Le Japon contemporain rassemble tous les cercles de L’Enfer. Hommes et femmes y tournent en rond, vaincus et fatigués, désespérés et solitaires. Plus grande est la foule, plus grande est la solitude. (texte : Cornélius)

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 01 Août 2008
Statut histoire Histoires courtes 1 tome paru
Couverture de la série L'Enfer (Tatsumi)
Les notes (1)
Cliquez pour lire les avis

24/02/2016 | Spooky
Modifier


Par Spooky
Note: 2/5
L'avatar du posteur Spooky

Ce gros album propose une douzaine de récits courts de Tatsumi, "inventeur" du gekiga, ces mangas au ton adulte. On peut cependant supposer qu'ils ont été réalisés dans les années 1970. Ces récits ont presque tous comme dénominateur commun la misère sociale et sexuelle de leurs protagonistes. L'angoisse existentielle qui en résulte les amène parfois à des situations dramatiques, les personnages devenant des parias. Comme l'indique l'éditeur dans les pages de garde, le Japon contemporain rassemble tous les cercles de l'Enfer. Hommes et femmes y tournent en rond, vaincus et fatigués, désespérés et solitaires. Plus grande est la foule, plus grande est la solitude. Il est parfois difficile d'aimer son dessin. Ses personnages y sont à peine esquissés, et ont parfois l'air de ce qu'ils sont : des désaxés, des pervers parfois. Mais le tableau, dans sa globalité, est saisissant. Et glaçant.

24/02/2016 (modifier)