Dans le tome 1, le héros, Décan, se fait la remarque qu'il a "l'impression d'être la vedette dans un thriller de catégorie B" : je confirme, Les Léviathans, c'est vraiment un petit polar de série B, voire moins, à mes yeux.
Le premier tome des Léviathans est paru en 1982 chez Les Humanoïdes Associés. Il fut réédité en 1990 quand le tome 2 est sorti (quelle drôle d'idée de reprendre cette série alors que le tome 1 apportait un final dramatique et se débarrassait du héros...). Enfin, le tout fut de nouveau réédité en 2000 chez Albin Michel quand sortit le tome 3 (décidément, Gillon s'accroche à cette série, j'ai du mal à comprendre...).
Le dessin est classique du style de Gillon. Il est relativement bon techniquement parlant quoique souvent figé. Mais l'encrage a un style totalement désuet de nos jours. Le résultat est très moyen à mes yeux.
A noter que la réédition d'Albin Michel est en noir et blanc, ce qui n'est pas un mal car les couleurs de l'édition originale ne sont pas terribles. (d'ailleurs l'édition Albin Michel a également repris certains détails des planches (les noms de villes ridicules sur les panneaux de signalisation dans le tome 1 par exemple) ce qui n'est pas un mal non plus)
Dans l'ensemble, cette série est visuellement correcte même si ce n'est pas ma tasse de thé.
Mais c'est surtout le scénario que je trouve mauvais dans cette BD. Nous sommes face à un polar portant sur le monde financier dans le tome 1, puis d'anciens nazis dans le tome 2 et enfin le monde de la nuit et des travestis dans le tome 3. Bref, des histoires qui parlent d'un peu tout ce qui peut amener une ambiance de polar d'aventure, genre polar de gare.
Mais le tout est traité avec une telle naïveté, avec de tels raccourcis et facilités scénaristiques que c'en est presque affligeant. Cela devient même parfois grotesque, notamment avec le chat du héros qui est toujours au bon endroit au bon moment, qui est aussi intelligent que le Robin de Batman et qui combat les méchants aux côtés de son maître. On a également droit à l'inutile mais tellement raccoleuse scènes de lesbiennes nues dans le tome 1 alors même qu'elle apparait complètement comme un cheveu sur la soupe à ce moment de l'histoire.
Les dialogues sont mauvais et affublés bien souvent d'une vulgarité inutile dont l'objectif m'échappe. Et quand viennent les explications compliquées, comme les explications financières du tome 1, elles sont d'une lourdeur incroyable et tellement pénibles à lire qu'on préfère vite les zapper.
Bref, un mauvais thriller trop naïf et convenu.
J'ai un avis assez mitigé sur cette série mais ce qui ressort surtout c'est que je me suis franchement ennuyé à sa lecture. Il ne se passe rien, le rythme est plat, il n'y a rien de vraiment accrocheur dans le récit, les dessins sont très moyens, l'ambiance un tout petit peu malsaine avec cette passion de nos deux jeunes rebelles pour tout ce qui est bizarre (creep, weird).
Mais à côté de ça, je dois reconnaître que le traitement des affres de l'adolescence et la psychologie des personnages est assez réussi. Les dialogues, même s'ils sont sans intérêt dans leur contenu, sont suffisamment réalistes et bien réalisés pour vraiment représenter cet âge troublé où on se cherche, on a des certitudes qui se brisent, on se pose des questions, etc. Bref, le portrait psychologique de Rebecca et Enid, ces deux adolescentes dans une ville paumée, est assez réussi.
Mais à côté de ça, ben, ce n'est vraiment pas le genre de BD que je lis pour le plaisir et j'ai franchement dû me retenir pour ne pas zapper certains passages ennuyeux.
C'est simple, c'est marrant au début, ça va bien un tome, mais ensuite, on s'enlise un peu. Les gags ne sont pas renouvelés, les personnages deviennent un peu rengaine et comme le dessin, sans être minimaliste, n'est pas des plus détaillés, je ne conseillerais qu'un survol de cette série, juste pour un moment de détente, sans plus.
De la BD pour amateur d'art graphique. Le dessin est en effet la chose la plus marquante de cette BD. Une peinture sombre, en noir et blanc, offrant par moments des images presque photoréalistes et à d'autres moments nettement plus abstraites, disons... artistiques. En ce qui me concerne, je suis resté insensible au talent artistique de cet auteur car le photoréalisme ne m'intéresse pas et beaucoup d'images abstraites m'ont paru incompréhensibles ou alors tout simplement pas belles.
Quant au récit, j'ai eu beaucoup de mal à le cerner (n'ayant lu qu'après le résumé de l'éditeur parlant de ce prince Lazare et de son combat sur la plaine de Kosovo). La narration manque de clarté et les sauts chronologiques nombreux apportent trop de confusion pour compenser le flou des images elles-mêmes.
Une fois passée cette incompréhension du récit qui m'a forcé à relire l'album, je réalise à quel point l'histoire tient sur pas grand chose, un récit historique rapide destiné à être simplement ressenti par la force des images. Mais ça ne marche pas pour moi, désolé.
Album très inégal pour moi. Certaines histoires courtes sont carrément incompréhensibles. Et puis au final, pas beaucoup d'émotion et peu d'intérêt dans cette BD.
C'est rigolo de temps en temps... mais bon, ça ne suffit pas.
Le point de départ de l'histoire est plutôt intéressant. Jugez plutôt : un robot-insecte, seule survivance de la mémoire d'un peuple et d'une planète disparus, provoque le crash d'un satellite pour entrer en contact avec l'intelligence unifiée terrienne. Sauf qu'il n'y a pas d'intelligence unifiée. Pas mal, d'autant plus que le dessin de Takayama, proche de celui d'Otomo, entre autres, est diablement bon, pas de fautes de perspective, ni de morphologie. Un "pitch" intéressant, mais qui vire assez vite à la mauvaise exploitation. L'un des protagonistes voit tout de suite l'utilisation qu'il pourrait faire du pouvoir offert par le robot (ralentir le temps et recomposer l'ADN, par exemple), et donc va tenter d'éliminer ses compagnons de fortune/infortune pour régner seul sur le monde. Très vite, l'histoire tourne à l'affrontement de super-héros, sans grande inventivité. On aurait aimé, par exemple, en savoir plus sur le peuple qui envoie ce robot, sur sa planète... Mais non, le dessinateur-scénariste s'obstine à jouer à Superman reborn, et l'intérêt retombe très vite. Restent de très belles planches, avec quelques cadrages sympathiques.
A lire par les aficionados du genre, histoire de dire : "je l'ai lu".
A force de m’obstiner à lire tous les Batman qui me tombaient entre les mains, j’allais forcement finir par tomber sur un truc pas terrible. Voila, c’est fait, avec ce « Un deuil dans la famille » vraiment très moyen.
Commençons par le dessin : il a vraiment mal vieilli, et les couleurs sont épouvantables. Cela dit si vous aimez tout ce qui est kitch, ça vous plaira peut-être.
Passons au plus grave : le scénario. Il est la plupart du temps ridicule et vieillot au possible. L’histoire abonde en coïncidences improbables, raccourcis scénaristiques et autres incohérences. Joker vole un avion de l’armée pour pouvoir transporter son missile nucléaire jusqu’au Moyen Orient, et personne ne remarque rien ? Bruce Wayne use de sa notoriété pour se rendre lui aussi au moyen orient, mais quand Batman fait soudainement irruption au Liban, personne ne fait le rapprochement ? Robin, qui vient de faire une fugue, s’envole lui aussi pour le Liban (!!), mais complètement par hasard, parce qu’il cherche sa vraie mère… elle aurait pu être n’importe où, mais non, elle est au Liban, et tout le monde se retrouve réuni pour une finale tragique dont l’issue est connue d’avance.
Vraiment tout cela manque de maturité et ne fait pas très sérieux. En plus dans le plus pur style comics des années 60, les personnages radotent sans arrêt à coup de voix-off, pour être bien sur que le lecteur suit toujours. Vraiment lourd à la longue.
Le dernier chapitre remonte un peu la pente (à croire qu’il a été écrit beaucoup plus tard que le reste) et me fait mettre un 2/5 bien généreux. Mais que vous soyez fan de Batman ou non, évitez de vous infliger ce triste épisode des aventures de notre homme chauve-souris favori.
Sincèrement, après avoir lu tous les avis négatifs ci-dessous, je partais avec un très mauvais à-priori mais c'est moins mauvais que je l'imaginais. Je pensais que ce serait répétitif et agaçant mais les histoires sont finalement relativement variées, voire parfois originales, même si elles utilisent toujours la même trame de base assez nulle parce que le sujet des paparazzis, je trouve ça très moyen. Par contre, malgré cette relative diversité, force est d'admettre que ce n'est franchement pas drôle. Dire que ces gags sont "clichés" serait presque faire un jeu de mot hilarant comparé à la teneur et à la platitude des Paparazzis. C'est cet humour que Cauvin recycle à toutes les sauces dans toutes ses innombrables séries, un humour que franchement je connais trop bien et qui ne me fait plus rire depuis plus de 15 ans.
Mais bon, le dessin est correct, les histoires assez différentes les unes des autres, je ne trouve donc pas que cela fasse une BD détestable.
J'aime beaucoup le dessin de Clarke et j'ai le souvenir d'histoires de cet auteur dans Fluide Glacial qui m'ont bien fait rire. C'est donc avec l'envie d'aimer cet album que je l'ai entamé.
Mais franchement, non, il est raté.
Les maffiosi de cette BD d'humour rappellent bien vite ceux de Spirou à New York en moins drôle (déjà que je n'aime pas particulièrement Don Vito Cortizone...). Gags potaches, gaffes idiotes, humour bateau et parodie facile à base de clichés répétitifs (pieds dans le béton, pieds dans le béton, pieds dans le béton...). L'album se lit sans même le sourire. Enfin si, j'ai ri 2 fois ! 2 fois sur tout un album, c'est quand même triste.
J'espère toujours lire un jour un vrai bon album de Clarke, au scénario et à l'humour à la hauteur de son dessin, mais ce ne sera pas Cosa Nostra.
Une bd typique de chez Soleil : de la fantasy avec un peu d'humour, un héros tête-brûlée, une héroïne à forte poitrine... Le dessin est proche de Varanda, mais sans en atteindre le niveau. Le découpage est par moments un peu foireux, mais rien de très grave... Les couleurs sont un peu trop ternes à mon goût...
Côté scénar, on retrouve tous les archétypes du genre : un monde imaginaire avec plusieurs races intelligentes, dont les humains...On regrettera que certains éléments contextuels qui semblent soutenir l'histoire paraissent un peu absents, comme connus des personnages mais non portés à notre connaissance des lecteurs. Simple exemple : à la fin, tous les personnages partent en expédition vers un lieu dont on ne sait rien, lieu appartenant à un personnage dont on ne sait rien d'autre que le nom... du coup, on s'en tape un peu...
Ni meilleur, ni moins bonne qu'une autre, c'est une série fantasy de plus, sans inspiration particulière... Y'a nettement mieux dans le genre, même chez Soleil...
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Les Leviathans
Dans le tome 1, le héros, Décan, se fait la remarque qu'il a "l'impression d'être la vedette dans un thriller de catégorie B" : je confirme, Les Léviathans, c'est vraiment un petit polar de série B, voire moins, à mes yeux. Le premier tome des Léviathans est paru en 1982 chez Les Humanoïdes Associés. Il fut réédité en 1990 quand le tome 2 est sorti (quelle drôle d'idée de reprendre cette série alors que le tome 1 apportait un final dramatique et se débarrassait du héros...). Enfin, le tout fut de nouveau réédité en 2000 chez Albin Michel quand sortit le tome 3 (décidément, Gillon s'accroche à cette série, j'ai du mal à comprendre...). Le dessin est classique du style de Gillon. Il est relativement bon techniquement parlant quoique souvent figé. Mais l'encrage a un style totalement désuet de nos jours. Le résultat est très moyen à mes yeux. A noter que la réédition d'Albin Michel est en noir et blanc, ce qui n'est pas un mal car les couleurs de l'édition originale ne sont pas terribles. (d'ailleurs l'édition Albin Michel a également repris certains détails des planches (les noms de villes ridicules sur les panneaux de signalisation dans le tome 1 par exemple) ce qui n'est pas un mal non plus) Dans l'ensemble, cette série est visuellement correcte même si ce n'est pas ma tasse de thé. Mais c'est surtout le scénario que je trouve mauvais dans cette BD. Nous sommes face à un polar portant sur le monde financier dans le tome 1, puis d'anciens nazis dans le tome 2 et enfin le monde de la nuit et des travestis dans le tome 3. Bref, des histoires qui parlent d'un peu tout ce qui peut amener une ambiance de polar d'aventure, genre polar de gare. Mais le tout est traité avec une telle naïveté, avec de tels raccourcis et facilités scénaristiques que c'en est presque affligeant. Cela devient même parfois grotesque, notamment avec le chat du héros qui est toujours au bon endroit au bon moment, qui est aussi intelligent que le Robin de Batman et qui combat les méchants aux côtés de son maître. On a également droit à l'inutile mais tellement raccoleuse scènes de lesbiennes nues dans le tome 1 alors même qu'elle apparait complètement comme un cheveu sur la soupe à ce moment de l'histoire. Les dialogues sont mauvais et affublés bien souvent d'une vulgarité inutile dont l'objectif m'échappe. Et quand viennent les explications compliquées, comme les explications financières du tome 1, elles sont d'une lourdeur incroyable et tellement pénibles à lire qu'on préfère vite les zapper. Bref, un mauvais thriller trop naïf et convenu.
Ghost World
J'ai un avis assez mitigé sur cette série mais ce qui ressort surtout c'est que je me suis franchement ennuyé à sa lecture. Il ne se passe rien, le rythme est plat, il n'y a rien de vraiment accrocheur dans le récit, les dessins sont très moyens, l'ambiance un tout petit peu malsaine avec cette passion de nos deux jeunes rebelles pour tout ce qui est bizarre (creep, weird). Mais à côté de ça, je dois reconnaître que le traitement des affres de l'adolescence et la psychologie des personnages est assez réussi. Les dialogues, même s'ils sont sans intérêt dans leur contenu, sont suffisamment réalistes et bien réalisés pour vraiment représenter cet âge troublé où on se cherche, on a des certitudes qui se brisent, on se pose des questions, etc. Bref, le portrait psychologique de Rebecca et Enid, ces deux adolescentes dans une ville paumée, est assez réussi. Mais à côté de ça, ben, ce n'est vraiment pas le genre de BD que je lis pour le plaisir et j'ai franchement dû me retenir pour ne pas zapper certains passages ennuyeux.
Inspecteur Moroni
C'est simple, c'est marrant au début, ça va bien un tome, mais ensuite, on s'enlise un peu. Les gags ne sont pas renouvelés, les personnages deviennent un peu rengaine et comme le dessin, sans être minimaliste, n'est pas des plus détaillés, je ne conseillerais qu'un survol de cette série, juste pour un moment de détente, sans plus.
Le Chemin des Merles
De la BD pour amateur d'art graphique. Le dessin est en effet la chose la plus marquante de cette BD. Une peinture sombre, en noir et blanc, offrant par moments des images presque photoréalistes et à d'autres moments nettement plus abstraites, disons... artistiques. En ce qui me concerne, je suis resté insensible au talent artistique de cet auteur car le photoréalisme ne m'intéresse pas et beaucoup d'images abstraites m'ont paru incompréhensibles ou alors tout simplement pas belles. Quant au récit, j'ai eu beaucoup de mal à le cerner (n'ayant lu qu'après le résumé de l'éditeur parlant de ce prince Lazare et de son combat sur la plaine de Kosovo). La narration manque de clarté et les sauts chronologiques nombreux apportent trop de confusion pour compenser le flou des images elles-mêmes. Une fois passée cette incompréhension du récit qui m'a forcé à relire l'album, je réalise à quel point l'histoire tient sur pas grand chose, un récit historique rapide destiné à être simplement ressenti par la force des images. Mais ça ne marche pas pour moi, désolé.
Arzach
Album très inégal pour moi. Certaines histoires courtes sont carrément incompréhensibles. Et puis au final, pas beaucoup d'émotion et peu d'intérêt dans cette BD. C'est rigolo de temps en temps... mais bon, ça ne suffit pas.
Le Robot de l'espace
Le point de départ de l'histoire est plutôt intéressant. Jugez plutôt : un robot-insecte, seule survivance de la mémoire d'un peuple et d'une planète disparus, provoque le crash d'un satellite pour entrer en contact avec l'intelligence unifiée terrienne. Sauf qu'il n'y a pas d'intelligence unifiée. Pas mal, d'autant plus que le dessin de Takayama, proche de celui d'Otomo, entre autres, est diablement bon, pas de fautes de perspective, ni de morphologie. Un "pitch" intéressant, mais qui vire assez vite à la mauvaise exploitation. L'un des protagonistes voit tout de suite l'utilisation qu'il pourrait faire du pouvoir offert par le robot (ralentir le temps et recomposer l'ADN, par exemple), et donc va tenter d'éliminer ses compagnons de fortune/infortune pour régner seul sur le monde. Très vite, l'histoire tourne à l'affrontement de super-héros, sans grande inventivité. On aurait aimé, par exemple, en savoir plus sur le peuple qui envoie ce robot, sur sa planète... Mais non, le dessinateur-scénariste s'obstine à jouer à Superman reborn, et l'intérêt retombe très vite. Restent de très belles planches, avec quelques cadrages sympathiques. A lire par les aficionados du genre, histoire de dire : "je l'ai lu".
Batman - Un deuil dans la famille
A force de m’obstiner à lire tous les Batman qui me tombaient entre les mains, j’allais forcement finir par tomber sur un truc pas terrible. Voila, c’est fait, avec ce « Un deuil dans la famille » vraiment très moyen. Commençons par le dessin : il a vraiment mal vieilli, et les couleurs sont épouvantables. Cela dit si vous aimez tout ce qui est kitch, ça vous plaira peut-être. Passons au plus grave : le scénario. Il est la plupart du temps ridicule et vieillot au possible. L’histoire abonde en coïncidences improbables, raccourcis scénaristiques et autres incohérences. Joker vole un avion de l’armée pour pouvoir transporter son missile nucléaire jusqu’au Moyen Orient, et personne ne remarque rien ? Bruce Wayne use de sa notoriété pour se rendre lui aussi au moyen orient, mais quand Batman fait soudainement irruption au Liban, personne ne fait le rapprochement ? Robin, qui vient de faire une fugue, s’envole lui aussi pour le Liban (!!), mais complètement par hasard, parce qu’il cherche sa vraie mère… elle aurait pu être n’importe où, mais non, elle est au Liban, et tout le monde se retrouve réuni pour une finale tragique dont l’issue est connue d’avance. Vraiment tout cela manque de maturité et ne fait pas très sérieux. En plus dans le plus pur style comics des années 60, les personnages radotent sans arrêt à coup de voix-off, pour être bien sur que le lecteur suit toujours. Vraiment lourd à la longue. Le dernier chapitre remonte un peu la pente (à croire qu’il a été écrit beaucoup plus tard que le reste) et me fait mettre un 2/5 bien généreux. Mais que vous soyez fan de Batman ou non, évitez de vous infliger ce triste épisode des aventures de notre homme chauve-souris favori.
Les Paparazzi
Sincèrement, après avoir lu tous les avis négatifs ci-dessous, je partais avec un très mauvais à-priori mais c'est moins mauvais que je l'imaginais. Je pensais que ce serait répétitif et agaçant mais les histoires sont finalement relativement variées, voire parfois originales, même si elles utilisent toujours la même trame de base assez nulle parce que le sujet des paparazzis, je trouve ça très moyen. Par contre, malgré cette relative diversité, force est d'admettre que ce n'est franchement pas drôle. Dire que ces gags sont "clichés" serait presque faire un jeu de mot hilarant comparé à la teneur et à la platitude des Paparazzis. C'est cet humour que Cauvin recycle à toutes les sauces dans toutes ses innombrables séries, un humour que franchement je connais trop bien et qui ne me fait plus rire depuis plus de 15 ans. Mais bon, le dessin est correct, les histoires assez différentes les unes des autres, je ne trouve donc pas que cela fasse une BD détestable.
Cosa Nostra
J'aime beaucoup le dessin de Clarke et j'ai le souvenir d'histoires de cet auteur dans Fluide Glacial qui m'ont bien fait rire. C'est donc avec l'envie d'aimer cet album que je l'ai entamé. Mais franchement, non, il est raté. Les maffiosi de cette BD d'humour rappellent bien vite ceux de Spirou à New York en moins drôle (déjà que je n'aime pas particulièrement Don Vito Cortizone...). Gags potaches, gaffes idiotes, humour bateau et parodie facile à base de clichés répétitifs (pieds dans le béton, pieds dans le béton, pieds dans le béton...). L'album se lit sans même le sourire. Enfin si, j'ai ri 2 fois ! 2 fois sur tout un album, c'est quand même triste. J'espère toujours lire un jour un vrai bon album de Clarke, au scénario et à l'humour à la hauteur de son dessin, mais ce ne sera pas Cosa Nostra.
La Porte des mondes
Une bd typique de chez Soleil : de la fantasy avec un peu d'humour, un héros tête-brûlée, une héroïne à forte poitrine... Le dessin est proche de Varanda, mais sans en atteindre le niveau. Le découpage est par moments un peu foireux, mais rien de très grave... Les couleurs sont un peu trop ternes à mon goût... Côté scénar, on retrouve tous les archétypes du genre : un monde imaginaire avec plusieurs races intelligentes, dont les humains...On regrettera que certains éléments contextuels qui semblent soutenir l'histoire paraissent un peu absents, comme connus des personnages mais non portés à notre connaissance des lecteurs. Simple exemple : à la fin, tous les personnages partent en expédition vers un lieu dont on ne sait rien, lieu appartenant à un personnage dont on ne sait rien d'autre que le nom... du coup, on s'en tape un peu... Ni meilleur, ni moins bonne qu'une autre, c'est une série fantasy de plus, sans inspiration particulière... Y'a nettement mieux dans le genre, même chez Soleil...