Les albums de cette série me semble empirer à chaque fois : encore un peu plus de gore, encore un peu plus de métal... à la fin, même les arbres sont en fer...
Et les mutilations : soi-disant rituelles, on finit par comprendre qu'elles sont là essentiellement pour "choquer", comme cette femme qui s'arrache les yeux. Jodorowsky n'a décidément pas toujours la conscience tranquille. Son scénario s'essoufle et est bourré de facilité; par exemple, Honorata qui meurt car son coeur, sur lequel est greffé une bombe explose. Eh bien non, elle n'est pas morte ! Une seconde avant l'explosion, elle s'est téléportée dans un univers parallèle, se fait opérer, et zou comme aurait dit Franquin, la revoilà un album plus tard ! Hou le vilain joker sorti de la manche !
Je veux bien qu'il ne s'agisse que d'une BD et que la SF permet des libertés, mais que diable, la cohérence est ce qui fait qu'un scénario est captivant et réussi.
Et puis ce personnage de Meta-baron et ses contradictions improbables, ce mélange de "héros-méchant", ne me semble pas très convaincant sur la longueur.
La touche finale, c'est le machisme un peu idiot sur les bords : monsieur Jodorowsky joue les Gandhi, mais les femmes-objets et soumises, il ne dit pas non...
Reste les dessins excellents, mais eux aussi suivent une courbe descendante : plus ça avance, moins c'est raffiné pour devenir franchement brouillon.
Une série à lire à l'envers.
Quand j'ai entamé Panorama, j'ai tout de suite ressenti le côté BD underground ou plutôt BD d'auteur, BD d'artiste, comme certains films passant tard le soir sur Arte.
Le dessin tout d'abord est on ne peut plus spécial. Sincèrement, je ne le trouve pas beau. Décors vides, personnages sans expression et dessinés en trois-quatre, traits qui paraissent assez peu maîtrisés. Je n'aime pas même si je dois admettre que son efficacité narrative n'est pas mauvaise dans la première moitié de l'album.
Le scénario commence tout en douceur. Deux locataires et amis discutent, l'un, Yukio, photographe semble cacher une vie peu vertueuse, l'autre, Hariyoshi, thésard et associal, s'interroge en secret sur la vie de son ami. Au milieu de cela, le vieux propriétaire aigri de leur immeuble, des femmes troubles qui semblent fréquenter le photographe, la famille de ce dernier, un ancien camarade du thésard... Et des discussions, des dialogues assez cyniques montrant la dureté d'esprit d'Hariyoshi, étonnamment sec et méprisant, contrastant avec les personnages d'habitude socialement intégrés des mangas typiques.
Jusqu'à la moitié de l'album, l'histoire n'avançait pas vite mais je restais relativement intéressé et accroché. Jusqu'à cet épisode où Yukio enlève la petite boule de l'oreille d'Hariyoshi...
Et après cela, j'ai complètement décroché. Le récit vire au glauque, la narration se fait décousue, avec un peu de symbolisme et d'onirisme. Non seulement, je pense n'avoir compris qu'à peine la moitié de cette fin du récit, mais en plus je n'ai pas apprécié du tout ce que j'en comprenais. "La perdition, la perversion, l’abandon, le travestissement, jusqu’à l’humiliation même", comme le dit Coacho ci-dessous, ne sont absolument pas des thèmes qui me ravissent et me donnent envie de lire.
Du manga d'auteur, une BD qui se veut différente dans son histoire et son dessin, un album qui semble vouloir faire passer quelque chose... mais ce quelque chose m'est passé complètement à côté, personnellement.
Vendeur de pierres… Voilà un métier intéressant. Enfin, quand on ne sait plus quoi faire… Ou qu’on a épuisé à peu près tous les métiers les plus inutiles du monde, comme le héros de cette BD. Vraiment, c’est un homme qui ne sert à rien. Et écrire une histoire là-dessus, eh bien ça ne sert pas non plus. Même si l’histoire permet de parler de certaines traditions du Japon, l’intérêt de cette histoire approche du zéro absolu. Peut-être que l’histoire contient une part d’autobiographie, mais bof bof. Le dessin de Tsuge est, quant à lui, assez laid. Anguleux, « sale », irrégulier, il est plutôt désagréable à l’œil. Etrange, d’ailleurs, que l’on ne voie pas le visage de la femme du héros avant la page 120.
Bref, c’est un peu chiant, c’est long, c’est pas beau. On passe.
De cette BD, j'aime bien le dessin. Frais, dynamique, joliement colorisé, il offre de jolies filles et des cases très efficaces. Bien foutu, plaisant à regarder, ça aurait pu faire une bonne BD.
Mais l'ennui, c'est que je n'accroche pas du tout au scénario. Je passe outre le côté racoleur des filles sans arrêt parfaites et seins nus car, puisque c'est l'idée non déguisée du scénario, ça passe relativement bien. Le problème, c'est qu'à côté de cela, je n'ai ri à aucun des moments sensés être drôles (et surtout pas aux noms des personnages à base de mauvais jeux de mots ou clins d'oeil) et le récit lui-même m'a singulièrement ennuyé.
Trop léger scénaristiquement parlant pour m'intéresser un tant soit peu, le dessin ne suffit pas à me donner envie de voir plus loin que ce premier tome.
Globalement j'aime bien les BDs de König mais je dois avouer que sur ce recueil là, je n'ai pas apprécié grand chose. On retrouve le dessin et les thèmes typiques abordés par König mais le tout est mis en scène sous la forme de petits gags en une image, un strip ou quelques planches. Certains ne sont même pas des gags mais juste des récits réalistes ou un peu poétiques. Mais dans l'ensemble, je n'ai été ni touché, ni amusé ni même intéressé la plupart du temps.
Un recueil de BDs à l'époque inédites mais sûrement parce que ce n'était pas les meilleures de König.
J'aime beaucoup le dessin de Mo-Cdm alors je me suis dit d'emblée que cette BD devait être bien.
Et effectivement, cette BD d'humour est plutôt bien dessinée. D'ailleurs on reconnaitra le professeur de Forbidden Zone du même auteur.
Mais hélas, comme Forbidden Zone, une fois le dessin passé, ben... ce n'est pas franchement drôle. Sur tout l'album, j'ai souri à 2 gags seulement ! Et tout le reste, j'ai trouvé les récits un peu poussifs et surtout les chutes prévisibles et... pas drôles. Ce sont des gags globalement déjà-vus sur le thème de la SF, des gros martiens à tentacules et autres science-fictionneries.
J'ai trouvé vraiment dommage de gâcher un si bon dessin parce que le scénario n'est pas du tout à la hauteur.
J'ai lu les tomes 1 et 2 et c'est une déception, je suis dans un bon jour donc je ne mets pas la note fatidique...
Déjà le dessin est moche. En général je n'aime pas dire ça, je préfère dire que je n'ai pas aimé, mais la c'est un fait le dessin est moche. Les personnages ont des visages géométriques sans trait, duquel il ne se dégage absolument aucune émotion. Ni peur, ni colère, ni rien.
Ensuite l'histoire est plate. Le tome 1 est digne d'un roman à l'eau de rose pour jeune adolescente. Andy aime un jour Shona, puis Karen, puis à nouveau Shona et encore Karen..... Ensuite il y a bien un peu d'action et d'aventure, mais ça reste superficiel, pas assez approfondi !
Curieusement, le texte recueilli chez l'éditeur recèle plus de richesse, de matière que l'album dont il parle.
Car Le Vol d'Icare est un récit qui, passée une ou deux pages, devient carrément ennuyeux. On passe très rapidement sur la vie d'Icare, fils-à-papa qui joue les amateurs de classes défavorisées, à une quête d'identité sans la moindre épaisseur. Icare lui-même à le charisme d'un bigorneau. On se dit qu'on va se rattraper sur l'utilisation des mythes grecs. Mais non, ça reste très superficiel, alors qu'il y avait matière à écrire un récit de plus grande ampleur. Les décors ? Schréder ose quelques fantaisies architecturales, mais n'est pas EP Jacobs ou Andreas qui veut... Surtout que son dessin, assez daté "ligne claire vieille école" (comme le souligne pierig sur une autre de ses séries) est quand même suranné...
Tiens ? Une oeuvre de jeunesse de Gibrat ? Voilà une curiosité. C'est ce que je me suis dit en découvrant cette BD.
Les histoires courtes de Visions Futées semblent dater de la même époque que les premiers Goudard. Le style de Gibrat n'y est vraiment pas encore maîtrisé. Tant dans le dessin que dans les couleurs et la mise en page, cela sent encore l'amateurisme. Dans certaines cases de certains récits, on sent pointer ce qui fera la beauté des futures oeuvres de l'auteur, mais on en est quand même encore loin.
Quant aux scénarios de ceux qui ont donné ces histoires à dessiner à Gibrat, ils touchent vraiment à tout, allant de la SF au faits divers réel en passant par des contes modernes et autres satyres sociales. Mais dans l'ensemble, il n'y a vraiment rien qui ressorte du lot même si ça se laisse lire (quoique la narration et la mise en page assez ratée ne facilite pas toujours la fluidité de lecture).
Bref, une oeuvre de jeunesse qui pourrait vaguement intéresser les curieux mais sans plus.
J'ai commencé par l'enquête Corse et j'ai trouvé ça pas mal: un dessin désormais connu (surtout par la presse) et un humour sympa, un peu inégal mais bon dans l'ensemble.
J'ai alors décidé de lire les albums précédents.... "Les disparus d'apostrophes" et "Un détective dans le Yucca"... et je trouve ça très mauvais, je n'adhère aucunement à cet humour, je décroche même pas un sourire. Certains gags sont passables (ceux relatif à une satyre de la société et de la politique), les autres tombent immanquablement à plat.
Donc 2/5 grâce à l'enquête corse en espérant que, parti sur la lancée de l'enquête corse, "Les aventures de Jack Palmer" vont devenir maintenant intéressantes.
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La Caste des Méta-barons
Les albums de cette série me semble empirer à chaque fois : encore un peu plus de gore, encore un peu plus de métal... à la fin, même les arbres sont en fer... Et les mutilations : soi-disant rituelles, on finit par comprendre qu'elles sont là essentiellement pour "choquer", comme cette femme qui s'arrache les yeux. Jodorowsky n'a décidément pas toujours la conscience tranquille. Son scénario s'essoufle et est bourré de facilité; par exemple, Honorata qui meurt car son coeur, sur lequel est greffé une bombe explose. Eh bien non, elle n'est pas morte ! Une seconde avant l'explosion, elle s'est téléportée dans un univers parallèle, se fait opérer, et zou comme aurait dit Franquin, la revoilà un album plus tard ! Hou le vilain joker sorti de la manche ! Je veux bien qu'il ne s'agisse que d'une BD et que la SF permet des libertés, mais que diable, la cohérence est ce qui fait qu'un scénario est captivant et réussi. Et puis ce personnage de Meta-baron et ses contradictions improbables, ce mélange de "héros-méchant", ne me semble pas très convaincant sur la longueur. La touche finale, c'est le machisme un peu idiot sur les bords : monsieur Jodorowsky joue les Gandhi, mais les femmes-objets et soumises, il ne dit pas non... Reste les dessins excellents, mais eux aussi suivent une courbe descendante : plus ça avance, moins c'est raffiné pour devenir franchement brouillon. Une série à lire à l'envers.
Panorama (Atrabile)
Quand j'ai entamé Panorama, j'ai tout de suite ressenti le côté BD underground ou plutôt BD d'auteur, BD d'artiste, comme certains films passant tard le soir sur Arte. Le dessin tout d'abord est on ne peut plus spécial. Sincèrement, je ne le trouve pas beau. Décors vides, personnages sans expression et dessinés en trois-quatre, traits qui paraissent assez peu maîtrisés. Je n'aime pas même si je dois admettre que son efficacité narrative n'est pas mauvaise dans la première moitié de l'album. Le scénario commence tout en douceur. Deux locataires et amis discutent, l'un, Yukio, photographe semble cacher une vie peu vertueuse, l'autre, Hariyoshi, thésard et associal, s'interroge en secret sur la vie de son ami. Au milieu de cela, le vieux propriétaire aigri de leur immeuble, des femmes troubles qui semblent fréquenter le photographe, la famille de ce dernier, un ancien camarade du thésard... Et des discussions, des dialogues assez cyniques montrant la dureté d'esprit d'Hariyoshi, étonnamment sec et méprisant, contrastant avec les personnages d'habitude socialement intégrés des mangas typiques. Jusqu'à la moitié de l'album, l'histoire n'avançait pas vite mais je restais relativement intéressé et accroché. Jusqu'à cet épisode où Yukio enlève la petite boule de l'oreille d'Hariyoshi... Et après cela, j'ai complètement décroché. Le récit vire au glauque, la narration se fait décousue, avec un peu de symbolisme et d'onirisme. Non seulement, je pense n'avoir compris qu'à peine la moitié de cette fin du récit, mais en plus je n'ai pas apprécié du tout ce que j'en comprenais. "La perdition, la perversion, l’abandon, le travestissement, jusqu’à l’humiliation même", comme le dit Coacho ci-dessous, ne sont absolument pas des thèmes qui me ravissent et me donnent envie de lire. Du manga d'auteur, une BD qui se veut différente dans son histoire et son dessin, un album qui semble vouloir faire passer quelque chose... mais ce quelque chose m'est passé complètement à côté, personnellement.
L'Homme sans talent
Vendeur de pierres… Voilà un métier intéressant. Enfin, quand on ne sait plus quoi faire… Ou qu’on a épuisé à peu près tous les métiers les plus inutiles du monde, comme le héros de cette BD. Vraiment, c’est un homme qui ne sert à rien. Et écrire une histoire là-dessus, eh bien ça ne sert pas non plus. Même si l’histoire permet de parler de certaines traditions du Japon, l’intérêt de cette histoire approche du zéro absolu. Peut-être que l’histoire contient une part d’autobiographie, mais bof bof. Le dessin de Tsuge est, quant à lui, assez laid. Anguleux, « sale », irrégulier, il est plutôt désagréable à l’œil. Etrange, d’ailleurs, que l’on ne voie pas le visage de la femme du héros avant la page 120. Bref, c’est un peu chiant, c’est long, c’est pas beau. On passe.
Sexy Gun
De cette BD, j'aime bien le dessin. Frais, dynamique, joliement colorisé, il offre de jolies filles et des cases très efficaces. Bien foutu, plaisant à regarder, ça aurait pu faire une bonne BD. Mais l'ennui, c'est que je n'accroche pas du tout au scénario. Je passe outre le côté racoleur des filles sans arrêt parfaites et seins nus car, puisque c'est l'idée non déguisée du scénario, ça passe relativement bien. Le problème, c'est qu'à côté de cela, je n'ai ri à aucun des moments sensés être drôles (et surtout pas aux noms des personnages à base de mauvais jeux de mots ou clins d'oeil) et le récit lui-même m'a singulièrement ennuyé. Trop léger scénaristiquement parlant pour m'intéresser un tant soit peu, le dessin ne suffit pas à me donner envie de voir plus loin que ce premier tome.
Marrons glacés
Globalement j'aime bien les BDs de König mais je dois avouer que sur ce recueil là, je n'ai pas apprécié grand chose. On retrouve le dessin et les thèmes typiques abordés par König mais le tout est mis en scène sous la forme de petits gags en une image, un strip ou quelques planches. Certains ne sont même pas des gags mais juste des récits réalistes ou un peu poétiques. Mais dans l'ensemble, je n'ai été ni touché, ni amusé ni même intéressé la plupart du temps. Un recueil de BDs à l'époque inédites mais sûrement parce que ce n'était pas les meilleures de König.
Les Aventures de Nukle et Harwar
J'aime beaucoup le dessin de Mo-Cdm alors je me suis dit d'emblée que cette BD devait être bien. Et effectivement, cette BD d'humour est plutôt bien dessinée. D'ailleurs on reconnaitra le professeur de Forbidden Zone du même auteur. Mais hélas, comme Forbidden Zone, une fois le dessin passé, ben... ce n'est pas franchement drôle. Sur tout l'album, j'ai souri à 2 gags seulement ! Et tout le reste, j'ai trouvé les récits un peu poussifs et surtout les chutes prévisibles et... pas drôles. Ce sont des gags globalement déjà-vus sur le thème de la SF, des gros martiens à tentacules et autres science-fictionneries. J'ai trouvé vraiment dommage de gâcher un si bon dessin parce que le scénario n'est pas du tout à la hauteur.
Le Cercle des sentinelles
J'ai lu les tomes 1 et 2 et c'est une déception, je suis dans un bon jour donc je ne mets pas la note fatidique... Déjà le dessin est moche. En général je n'aime pas dire ça, je préfère dire que je n'ai pas aimé, mais la c'est un fait le dessin est moche. Les personnages ont des visages géométriques sans trait, duquel il ne se dégage absolument aucune émotion. Ni peur, ni colère, ni rien. Ensuite l'histoire est plate. Le tome 1 est digne d'un roman à l'eau de rose pour jeune adolescente. Andy aime un jour Shona, puis Karen, puis à nouveau Shona et encore Karen..... Ensuite il y a bien un peu d'action et d'aventure, mais ça reste superficiel, pas assez approfondi !
Le Vol d'Icare
Curieusement, le texte recueilli chez l'éditeur recèle plus de richesse, de matière que l'album dont il parle. Car Le Vol d'Icare est un récit qui, passée une ou deux pages, devient carrément ennuyeux. On passe très rapidement sur la vie d'Icare, fils-à-papa qui joue les amateurs de classes défavorisées, à une quête d'identité sans la moindre épaisseur. Icare lui-même à le charisme d'un bigorneau. On se dit qu'on va se rattraper sur l'utilisation des mythes grecs. Mais non, ça reste très superficiel, alors qu'il y avait matière à écrire un récit de plus grande ampleur. Les décors ? Schréder ose quelques fantaisies architecturales, mais n'est pas EP Jacobs ou Andreas qui veut... Surtout que son dessin, assez daté "ligne claire vieille école" (comme le souligne pierig sur une autre de ses séries) est quand même suranné...
Visions futées
Tiens ? Une oeuvre de jeunesse de Gibrat ? Voilà une curiosité. C'est ce que je me suis dit en découvrant cette BD. Les histoires courtes de Visions Futées semblent dater de la même époque que les premiers Goudard. Le style de Gibrat n'y est vraiment pas encore maîtrisé. Tant dans le dessin que dans les couleurs et la mise en page, cela sent encore l'amateurisme. Dans certaines cases de certains récits, on sent pointer ce qui fera la beauté des futures oeuvres de l'auteur, mais on en est quand même encore loin. Quant aux scénarios de ceux qui ont donné ces histoires à dessiner à Gibrat, ils touchent vraiment à tout, allant de la SF au faits divers réel en passant par des contes modernes et autres satyres sociales. Mais dans l'ensemble, il n'y a vraiment rien qui ressorte du lot même si ça se laisse lire (quoique la narration et la mise en page assez ratée ne facilite pas toujours la fluidité de lecture). Bref, une oeuvre de jeunesse qui pourrait vaguement intéresser les curieux mais sans plus.
Les Aventures de Jack Palmer
J'ai commencé par l'enquête Corse et j'ai trouvé ça pas mal: un dessin désormais connu (surtout par la presse) et un humour sympa, un peu inégal mais bon dans l'ensemble. J'ai alors décidé de lire les albums précédents.... "Les disparus d'apostrophes" et "Un détective dans le Yucca"... et je trouve ça très mauvais, je n'adhère aucunement à cet humour, je décroche même pas un sourire. Certains gags sont passables (ceux relatif à une satyre de la société et de la politique), les autres tombent immanquablement à plat. Donc 2/5 grâce à l'enquête corse en espérant que, parti sur la lancée de l'enquête corse, "Les aventures de Jack Palmer" vont devenir maintenant intéressantes.