Reiser en réalisant cet album ne facilite pas l’archétype du débat animé d’un admirateur de l’artiste face à son détracteur par la médiocrité des dessins surclassant de loin la pertinence des idées. Le fond de commerce reste inchangé à savoir cynisme, humour noir et représentation épurée efficace.
Malgrés le fonctionnement de certains ressorts humoristiques occasionnels, qualitativement cet album n’est pas représentatif de l’étendue du talent que Reiser déploie dans d’autres créations. La note n’est pas excessivement sévère car l’intention est louable, maintes fois atteintes mais pas dans cet opus.
Un homme part à la recherche de sa fille. Lentement, on apprend des bribes du passé, au goutte à goutte. On devine qu'il était menacé, que sa fille est dans un réseau d'opposants, que lui même court un danger, et fait courir un danger à sa fille en la recherchant. Un récit lancinant, où tout se joue sur les réflexions intérieures, le non-dit, qui repose sur l'imagination du lecteur pour remplir les silences mais qui n'en dit pas assez pour qu'on puisse vraiment accrocher. A ne lire que pour l'ambiance.
Après lecture du faible nombre d’avis d’un album au succès relatif tous les posteurs me précédant auront jugé pertinent, en parlant de Gilles Hamesh, d’en mentionner l’aspect volontairement axé provocation trash .
Ainsi le sujet ne faisant plus débat je ne vais pas gratter une énième description justificative de ces immondités.
Dans le genre, les scénarios sont inventifs excepté le parti pris fantastique de certains d’entre eux me laissant dubitatif. Ainsi la lecture de l’album est monotone, les situations sans être strictement similaires finissent par se ressembler. L’ultime vignette de l’album représente le privé retournant à sa routine sordide à laquelle le lecteur à été convié pendant 88 pages. Ça se lit sans plus !
L’attraction principale incarnée en la personne de Gilles Hamesh rehausse l’intérêt du lecteur par l’utilisation d’un jargon et d’une attitude singulière.
Les dessins sans révolutionner l’histoire de la représentation sont honorables collant à merveille au ton de l’histoire malgré une propension répétée à l’inachevé.
Cet album rassemble plusieurs éléments en sa faveur mais passé le stade de l’éventuelle adulation pour ce condensé de transgressions, l’intérêt décroît et le cantonne au rang de curiosité.
Un montage complexe (les finances, forcément), et un déroulement assez banal. Une histoire qu'on oublie très rapidement et qui ne laisse pas de trace. Malgré des dessins de bonne qualité et de belles couleurs. C'est toutefois nettement mieux (scénario et déroulement) que I.R.$.
Tout d'abord je tiens à préciser que je n'ai pas lu les deux séries précédentes Arcanes et Arcane Majeur car j'étais peu intéressé par le sujet.
Ce qui m'a attiré vers "l'histoire secrète" c'est justement le fait que les différents tomes se situent dans des périodes charnières de l'histoire mondiale.
Et hop c'est parti pour le premier tome "Genèse", et hop déception complète.
Je n'ai pas du tout été emballé par le scénario car les 3/4 de l'album traite de la guerre entre Pharaon et Moise: mouais bof 3/4 c'est beaucoup et surtout lorsque l'on ne comprend pas réellement les enjeux et les intérêts de chaque partie.
De plus "l'histoire secrète" est basée sur 2 frères et deux sœurs: malheureusement on ne sait pas vraiment à quoi servent les deux sœurs dans ce premier tome.
Bref pour moi la lecture a été fastidieuse et ennuyeuse.
Le dessin est bon (sans être sensationnel) mais les couleurs jaune marron deviennent vite désagréables...
j'ai acheté le pack tome 1/tome 2 et je vais donc maintenant devoir me remotiver pour lire le second.
La lecture me décidera pour la suite à donner à cette série.
Note approximative : 1.5/5
Franchement, je ne m'attendais pas à quelque chose d'aussi médiocre quand on prend pour sujet le Seigneur des Anneaux et que les histoires sont racontées et dessinées par des auteurs aussi bons que Civiello, Milhiet, Duval, Corbeyran, Mosdi, Morvan, etc... Mais c'est vraiment de la grosse parodie qui tâche !
La première histoire, dessinée par Civiello, est jolie à regarder. Ben oui, c'est Civiello. Mais dès la deuxième page de cette histoire, on découvre à quel point la parodie joue la carte du grotesque et de l'humour bas de plafond, avec force clins d'oeil sans finesse à Star Wars, Toy Story, Disney, et autres films qu'aiment les adolescents. Dire que ce n'est pas drôle serait un euphémisme : c'en est souvent risible de nullité.
Au bout de 3 ou 4 histoires, j'en suis presque venu à vouloir abandonner ma lecture tant je trouvais ça nul, avec un humour proche de BDs amateurs de lycéens.
Heureusement, il y a l'histoire de Duval et Le Roux, la seule que j'ai trouvée de qualité et à la chute vraiment drôle.
Mais alors pour le reste... Le dessin est parfois relativement intéressant (celui de Milhiet, Mike, etc...), quelques rares pointes d'humour font passer la pilule, mais franchement, c'est un album qui a essayé de surfer sur la sortie du film de Peter Jackson à l'époque mais qui a complètement raté son coup à mon avis.
A éviter.
Vitesse moderne m'avait été désigné comme étant peut-être le meilleur album de ce même Blutch dont je n'ai pour le moment accroché à aucune BD. C'est donc avec une vraie curiosité que je l'ai lu, sans savoir aucunement quel en serait le sujet. Mais une fois de plus, je n'ai pas accroché.
La réputation de Blutch dans le milieu de la BD tient surtout à son dessin. Effectivement, certaines cases de cet album m'ont parues très jolies. Blutch maîtrise parfaitement l'expressivité des corps humains, c'est indéniable. Les mouvements de ses personnages sont excellemment rendus.
Mais par contre, je n'aime pas du tout son encrage qui apparait trop "sale" à mes yeux. Je n'aime pas cela. Je n'aime également pas certains tics graphiques dans les visages de ses personnages que je retrouve dans Vitesse moderne comme dans d'autres de ses BDs.
Je n'aime pas non plus la colorisation de Vitesse moderne. Je trouve que le dessin de Blutch sied nettement mieux au noir et blanc qu'à la couleur, du moins pas à ce type de colorisation là en tout cas.
Maintenant, c'est surtout à cause de l'histoire que je n'ai vraiment pas accroché. Comme je ne savais pas à quoi m'attendre en début de lecture, j'ai été surpris par l'aspect onirique que prend très vite le récit. Rapidement, j'ai compris que l'histoire était une sorte de récit d'un rêve relativement psychanalytique. Mais outre le fait que ça m'ait paru être souvent du grand n'importe-quoi (ou du moins du grand "j'accroche pas du tout"), j'ai été largement rebuté par certains personnages, notamment le père de Lola, par certaines situations bohèmes, par l'ambiance dans son ensemble.
Et au final, je ne vois absolument pas où cherche à mener ce récit si ce n'est à créer une oeuvre artistique qui n'est pas sans me rappeler les films d'auteurs chiants que j'évite soigneusement.
Pas pour moi...
Attention, il n'y a qu'une seule originalité dans cette BD. J'en parlerai en fin d'avis.
Car Jeffrey Brown nous parle de son histoire d'amour avec Theresa, rencontrée au hasard d'une sortie entre amis. On peut penser que c'est inspiré d'une histoire vraie, puisque le héros s'appelle Jeff, et que l'album est dédié à Theresa...
Il faut savoir que cet album est un phénomène d'édition outre-Atlantique. C'est un pur produit de l'auto-édition, qui y a rencontré un énorme succès, semble-t-il. Brown y parle donc de sa relation aigre-douce avec Theresa, une jolie brunette. Il parle aussi de ses débuts de dessinateur, en gros il dessine sur les serviettes au restaurant.
Bon, il n'y a rien d'original dans l'histoire, ce sont des "instantanés" en une à quatre planches de cette relation. Une histoire comme beaucoup d'entre nous en ont vécu. Le tout est servi par un dessin très enfantin dans le style, assez peu expressif au final. Un dessin que j'aurais pu exécuter, moi qui n'ai aucun talent graphique.
C'est d'ailleurs incompréhensible que cet album ait été sélectionné pour Angoulême...
Revenons à l'originalité dont je parlais au début. Elle réside dans la construction du récit. Les "instantanés" ne sont pas présentés par ordre chronologique, mais dans le déésordre. Ainsi le lecteur est-il perdu.
Bref, c'est moche et c'est ennuyeux.
Dommage de gâcher du talent dans cette série mineure... Annie Goetzinger, au trait certes classique (qui confine même à un académisme qui cache mal un certain désintérêt), semble s'ennuyer à faire cette série, sauf pour les couvertures et certains plans rapprochés de l'héroïne, Edith Hardy. Dommage, car elle est capable de mieux, bien mieux. Quant à Pierre Christin, ce n'est pas ce qu'il a produit de mieux. Les rebondissements sont nombreux et souvent téléphonés, les personnages fades au possible.
Pourtant, il y avait quand même une ou deux idées intéressantes. Une femme détective, ce ne devait pas être courant à l'époque, comme le souligne okilebo. De plus, chacun des trois volets de ce triptyque débute par un rêve qui se réalise plus ou moins dans la suite de l'histoire. Mais ce n'est pas très bien amené, et la confusion de l'histoire n'aide pas vraiment à l'appréciation positive.
Une série mineure dans la bibliographie des deux auteurs.
J'avoue que je ne suis pas preneur de ce genre de BD... Je n'ai jamais supporté Le Chat de Geluck, et ces strips sont exactement dans la même veine.
Sentences qui se veulent universelles, répliques qui tombent à plat, situations absurdes... Certes, Coudray se pose comme un virtuose de l'écriture, son graphisme rond s'effaçant totalement derrière les phylactères.
Mais pour moi ça n'est que de la prétention, du vent, et même si certains se sntiront "philosophes du quotidien" (la belle expression démagogique que voilà !), ce n'est pas mon cas.
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Saison des amours
Reiser en réalisant cet album ne facilite pas l’archétype du débat animé d’un admirateur de l’artiste face à son détracteur par la médiocrité des dessins surclassant de loin la pertinence des idées. Le fond de commerce reste inchangé à savoir cynisme, humour noir et représentation épurée efficace. Malgrés le fonctionnement de certains ressorts humoristiques occasionnels, qualitativement cet album n’est pas représentatif de l’étendue du talent que Reiser déploie dans d’autres créations. La note n’est pas excessivement sévère car l’intention est louable, maintes fois atteintes mais pas dans cet opus.
Taca Tac
Un homme part à la recherche de sa fille. Lentement, on apprend des bribes du passé, au goutte à goutte. On devine qu'il était menacé, que sa fille est dans un réseau d'opposants, que lui même court un danger, et fait courir un danger à sa fille en la recherchant. Un récit lancinant, où tout se joue sur les réflexions intérieures, le non-dit, qui repose sur l'imagination du lecteur pour remplir les silences mais qui n'en dit pas assez pour qu'on puisse vraiment accrocher. A ne lire que pour l'ambiance.
Gilles Hamesh
Après lecture du faible nombre d’avis d’un album au succès relatif tous les posteurs me précédant auront jugé pertinent, en parlant de Gilles Hamesh, d’en mentionner l’aspect volontairement axé provocation trash . Ainsi le sujet ne faisant plus débat je ne vais pas gratter une énième description justificative de ces immondités. Dans le genre, les scénarios sont inventifs excepté le parti pris fantastique de certains d’entre eux me laissant dubitatif. Ainsi la lecture de l’album est monotone, les situations sans être strictement similaires finissent par se ressembler. L’ultime vignette de l’album représente le privé retournant à sa routine sordide à laquelle le lecteur à été convié pendant 88 pages. Ça se lit sans plus ! L’attraction principale incarnée en la personne de Gilles Hamesh rehausse l’intérêt du lecteur par l’utilisation d’un jargon et d’une attitude singulière. Les dessins sans révolutionner l’histoire de la représentation sont honorables collant à merveille au ton de l’histoire malgré une propension répétée à l’inachevé. Cet album rassemble plusieurs éléments en sa faveur mais passé le stade de l’éventuelle adulation pour ce condensé de transgressions, l’intérêt décroît et le cantonne au rang de curiosité.
Section financière
Un montage complexe (les finances, forcément), et un déroulement assez banal. Une histoire qu'on oublie très rapidement et qui ne laisse pas de trace. Malgré des dessins de bonne qualité et de belles couleurs. C'est toutefois nettement mieux (scénario et déroulement) que I.R.$.
L'Histoire Secrète
Tout d'abord je tiens à préciser que je n'ai pas lu les deux séries précédentes Arcanes et Arcane Majeur car j'étais peu intéressé par le sujet. Ce qui m'a attiré vers "l'histoire secrète" c'est justement le fait que les différents tomes se situent dans des périodes charnières de l'histoire mondiale. Et hop c'est parti pour le premier tome "Genèse", et hop déception complète. Je n'ai pas du tout été emballé par le scénario car les 3/4 de l'album traite de la guerre entre Pharaon et Moise: mouais bof 3/4 c'est beaucoup et surtout lorsque l'on ne comprend pas réellement les enjeux et les intérêts de chaque partie. De plus "l'histoire secrète" est basée sur 2 frères et deux sœurs: malheureusement on ne sait pas vraiment à quoi servent les deux sœurs dans ce premier tome. Bref pour moi la lecture a été fastidieuse et ennuyeuse. Le dessin est bon (sans être sensationnel) mais les couleurs jaune marron deviennent vite désagréables... j'ai acheté le pack tome 1/tome 2 et je vais donc maintenant devoir me remotiver pour lire le second. La lecture me décidera pour la suite à donner à cette série.
L'Essayeur des Anneaux
Note approximative : 1.5/5 Franchement, je ne m'attendais pas à quelque chose d'aussi médiocre quand on prend pour sujet le Seigneur des Anneaux et que les histoires sont racontées et dessinées par des auteurs aussi bons que Civiello, Milhiet, Duval, Corbeyran, Mosdi, Morvan, etc... Mais c'est vraiment de la grosse parodie qui tâche ! La première histoire, dessinée par Civiello, est jolie à regarder. Ben oui, c'est Civiello. Mais dès la deuxième page de cette histoire, on découvre à quel point la parodie joue la carte du grotesque et de l'humour bas de plafond, avec force clins d'oeil sans finesse à Star Wars, Toy Story, Disney, et autres films qu'aiment les adolescents. Dire que ce n'est pas drôle serait un euphémisme : c'en est souvent risible de nullité. Au bout de 3 ou 4 histoires, j'en suis presque venu à vouloir abandonner ma lecture tant je trouvais ça nul, avec un humour proche de BDs amateurs de lycéens. Heureusement, il y a l'histoire de Duval et Le Roux, la seule que j'ai trouvée de qualité et à la chute vraiment drôle. Mais alors pour le reste... Le dessin est parfois relativement intéressant (celui de Milhiet, Mike, etc...), quelques rares pointes d'humour font passer la pilule, mais franchement, c'est un album qui a essayé de surfer sur la sortie du film de Peter Jackson à l'époque mais qui a complètement raté son coup à mon avis. A éviter.
Vitesse moderne
Vitesse moderne m'avait été désigné comme étant peut-être le meilleur album de ce même Blutch dont je n'ai pour le moment accroché à aucune BD. C'est donc avec une vraie curiosité que je l'ai lu, sans savoir aucunement quel en serait le sujet. Mais une fois de plus, je n'ai pas accroché. La réputation de Blutch dans le milieu de la BD tient surtout à son dessin. Effectivement, certaines cases de cet album m'ont parues très jolies. Blutch maîtrise parfaitement l'expressivité des corps humains, c'est indéniable. Les mouvements de ses personnages sont excellemment rendus. Mais par contre, je n'aime pas du tout son encrage qui apparait trop "sale" à mes yeux. Je n'aime pas cela. Je n'aime également pas certains tics graphiques dans les visages de ses personnages que je retrouve dans Vitesse moderne comme dans d'autres de ses BDs. Je n'aime pas non plus la colorisation de Vitesse moderne. Je trouve que le dessin de Blutch sied nettement mieux au noir et blanc qu'à la couleur, du moins pas à ce type de colorisation là en tout cas. Maintenant, c'est surtout à cause de l'histoire que je n'ai vraiment pas accroché. Comme je ne savais pas à quoi m'attendre en début de lecture, j'ai été surpris par l'aspect onirique que prend très vite le récit. Rapidement, j'ai compris que l'histoire était une sorte de récit d'un rêve relativement psychanalytique. Mais outre le fait que ça m'ait paru être souvent du grand n'importe-quoi (ou du moins du grand "j'accroche pas du tout"), j'ai été largement rebuté par certains personnages, notamment le père de Lola, par certaines situations bohèmes, par l'ambiance dans son ensemble. Et au final, je ne vois absolument pas où cherche à mener ce récit si ce n'est à créer une oeuvre artistique qui n'est pas sans me rappeler les films d'auteurs chiants que j'évite soigneusement. Pas pour moi...
Clumsy
Attention, il n'y a qu'une seule originalité dans cette BD. J'en parlerai en fin d'avis. Car Jeffrey Brown nous parle de son histoire d'amour avec Theresa, rencontrée au hasard d'une sortie entre amis. On peut penser que c'est inspiré d'une histoire vraie, puisque le héros s'appelle Jeff, et que l'album est dédié à Theresa... Il faut savoir que cet album est un phénomène d'édition outre-Atlantique. C'est un pur produit de l'auto-édition, qui y a rencontré un énorme succès, semble-t-il. Brown y parle donc de sa relation aigre-douce avec Theresa, une jolie brunette. Il parle aussi de ses débuts de dessinateur, en gros il dessine sur les serviettes au restaurant. Bon, il n'y a rien d'original dans l'histoire, ce sont des "instantanés" en une à quatre planches de cette relation. Une histoire comme beaucoup d'entre nous en ont vécu. Le tout est servi par un dessin très enfantin dans le style, assez peu expressif au final. Un dessin que j'aurais pu exécuter, moi qui n'ai aucun talent graphique. C'est d'ailleurs incompréhensible que cet album ait été sélectionné pour Angoulême... Revenons à l'originalité dont je parlais au début. Elle réside dans la construction du récit. Les "instantanés" ne sont pas présentés par ordre chronologique, mais dans le déésordre. Ainsi le lecteur est-il perdu. Bref, c'est moche et c'est ennuyeux.
Agence Hardy
Dommage de gâcher du talent dans cette série mineure... Annie Goetzinger, au trait certes classique (qui confine même à un académisme qui cache mal un certain désintérêt), semble s'ennuyer à faire cette série, sauf pour les couvertures et certains plans rapprochés de l'héroïne, Edith Hardy. Dommage, car elle est capable de mieux, bien mieux. Quant à Pierre Christin, ce n'est pas ce qu'il a produit de mieux. Les rebondissements sont nombreux et souvent téléphonés, les personnages fades au possible. Pourtant, il y avait quand même une ou deux idées intéressantes. Une femme détective, ce ne devait pas être courant à l'époque, comme le souligne okilebo. De plus, chacun des trois volets de ce triptyque débute par un rêve qui se réalise plus ou moins dans la suite de l'histoire. Mais ce n'est pas très bien amené, et la confusion de l'histoire n'aide pas vraiment à l'appréciation positive. Une série mineure dans la bibliographie des deux auteurs.
Béret et casquette
J'avoue que je ne suis pas preneur de ce genre de BD... Je n'ai jamais supporté Le Chat de Geluck, et ces strips sont exactement dans la même veine. Sentences qui se veulent universelles, répliques qui tombent à plat, situations absurdes... Certes, Coudray se pose comme un virtuose de l'écriture, son graphisme rond s'effaçant totalement derrière les phylactères. Mais pour moi ça n'est que de la prétention, du vent, et même si certains se sntiront "philosophes du quotidien" (la belle expression démagogique que voilà !), ce n'est pas mon cas.