Les derniers avis (20742 avis)

Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Carnets de Joann Sfar
Carnets de Joann Sfar

Note approximative : 2.5/5 Je viens de lire l'énorme pavé que représente Caravan (850 pages quand même). J'en sors avec une impression très mitigée. Il faut savoir au départ que je ne suis pas un très grand fan de Sfar. J'adore Donjon mais j'apprécie moyennement Le chat du Rabbin, Grand Vampire, Petit Vampire et autres Paris-Londres. J'apprécie grandement l'imagination et l'originalité des récits de Sfar, mais j'aime nettement moins son dessin et sa narration. C'est donc sans conviction que je me suis lancé dans la lecture de cet énorme journal intime et carnet de croquis que représente cette BD. D'abord, il faut bien prendre en compte le fait que ce n'est pas ce qu'on peut vraiment appeler une BD. A quelques pages composées d'un récit séquentiel selon la définition de Scott Mc Cloud (l'Art Invisible) s'accompagnent surtout nombre de pages de croquis, de pages de notes, de véritable textes écrits à la main et même quelques scans de documents divers. Ce sont des carnets donc. En outre, ce sont des carnets publiés quasiment tels quels, sans réel re-travail du récit ou du dessin ni élimination de ce qui pourrait être superflu. Sfar y parle de tout et n'importe quoi, de presque tout ce qu'il vit, des discussions qu'il a eues, des choses qu'il a vues, de ses pensées, de ses passions, etc... Alors qu'est-ce que ça donne en définitive ? Ca donne plusieurs heures de lecture qui ne m'ont pas captivé pour la grosse majorité et qui m'ont même franchement ennuyé par moment. Voici un aperçu de mon appréciation de la lecture : - 1/5e du récit m'a objectivement intéressé : il s'agissait des quelques reflexions sur la religion et la vie communautaire, du fil rouge que représentait l'histoire de la convocation judiciaire pour les albums de Riad Sattouf ainsi que divers passages disséminés dans la masse de pages de l'album - 2/5e du récit ont correspondu pour moi à une lecture de curiosité que j'ai lue comme je lirais un blog sur le net : il s'agit de tout ce qui traite de la vie même de Sfar, de sa famille, de ses amis, de quelques discussions, etc... Cette partie de ces carnets satisfait pour moi soit l'indicible désir de voyeur du lecteur lambda, soit l'envie du fan de Sfar de savoir comment vit son idole au jour le jour. - Et les 2/5e restants ne m'ont pas intéressé du tout, tellement peu que j'ai rapidement fini par sauter totalement les pages concernés : il s'agissait des passages sur la musique et les accords de guitare/ukulele, sur l'art pictural et le dessin en lui-même, sur le cinéma, etc... Ce sont tout autant de passages qui intéresseront les musiciens amateurs, les dessinateurs et autres personnes vraiment concernées, mais qui ne m'ont absolument pas intéressé, moi qui justement ne m'intéresse ni à la musique ni à la technique du dessin, etc... En définitive, si j'ai terminé ce pavé, c'est par curiosité et pour ne pas manquer quelque chose d'éventuellement très réussi dans ce flot de passages de dessins, de croquis et de textes. Mais au final, rien ne m'a particulièrement intéressé, rien ne m'a marqué ni franchement plu. Et j'aurais pu arrêter ma lecture à n'importe quel moment si l'envie de savoir le fin mot sur l'affaire Riad Sattouf ne m'avait pas forcé à lire l'ensemble pour n'en rien manquer. A réserver aux fans de Sfar ou à ceux qui partagent précisément les mêmes passions que lui.

02/01/2006 (modifier)
Couverture de la série La Trilogie Nikopol
La Trilogie Nikopol

Il est indéniable que Bilal possède de grandes qualités graphiques, pourtant je reste à la périphérie de son univers. Et ce ne sont pas les personnages froids et raides qui me découragent : dans ce cas, c'est plutôt un style, et les dieux sculpturaux dégagent une certaine puissance. Non, c'est l'univers qui est un peu difficile : la guerre froide, les nazillons peinturlurés, l'ambiance clinique... surtout que les histoires manquent un peu de profondeur, ça n'aide pas à la motivation. Une marque de fabrique certes, mais on n'aime beaucoup ou pas vraiment...

01/01/2006 (modifier)
Couverture de la série Le Troisième Testament
Le Troisième Testament

Typiquement le genre de bd décevante: les personnages n'existent que pour l'histoire, n'ont aucune consistance, pas de personnalité, et sont en plus des copié-collé: et vas-y que je te mette un Han Solo moyenâgeux, et allez le Sean connery du nom de la rose! L'histoire fait décidément trop marketing: un peu de polar, un peu de surnaturel, le tout dans un moyen âge branché ésotérique de carnaval. Et je dis décevant, car j'aime les histoires d'aventure, et d'apparence, les couleurs sont belles, les couvertures encore plus, le dessin bien dans l'ensemble, et la période des Templiers est charismatique. Mais sans histoire, pas d'intérêt à lire un livre d'image.

01/01/2006 (modifier)
Couverture de la série Alef-Thau
Alef-Thau

Une des pires productions de Jodorowsky. Ces aventures de l'homme démontable sont franchement crispantes et ont du reste mal vieilli. La femme est encore ravalée au rang de bonniche, et Alef-Thau, au lieu d'être un héros original devient vite une fameuse tête à claque. Le dessin, bien que très bon, est lui aussi très daté. Bref tout part en vrille jusqu'au dernier tome, malgré l'hommage rendu à Arno.

01/01/2006 (modifier)
Par Régis
Note: 2/5
Couverture de la série Balder - La Guerre des royaumes
Balder - La Guerre des royaumes

L'impression générale que m'a donnée cet album, c'est surtout qu'il n'y avait pas grand chose de nouveau sous le soleil. Certes les personnages sont plus méchants les uns que les autres et le récit garde une certaine unité bien qu'on ait l'impression qu'il veuille en raconter trop à la fois par moment. Par contre, il ne ressort pas grand chose, ni des personnages, ni de l'ambiance générale. J'ai eu l'impression de lire ça avec beaucoup trop de distance, sans jamais réellement prendre au récit.

30/12/2005 (modifier)
Couverture de la série Watchmen
Watchmen

Aie aie aie... Je vais aller à l'encontre de la quasi-totalité des avis précédents, mais tant pis. Pour moi Watchmen n'est pas culte. C'est la somme de plusieurs éléments qui ont fait que je suis arrivé au bout de cette oeuvre assez déçu. Tout d'abord sur les 12 chapitres que comprend ce pavé, seuls 3 ou 4 ont su retenir réellement mon attention (en particulier ceux avec Rorschach). Les autres n'ont fait que m'endormir ou me faire trouver le temps long. Pourtant sur le dos de l'album le résumé paraissait alléchant bien que je ne sois pas spécialement un fan des super héros (et des comics en général). Secundo, le charisme de la plupart des super héros, même s'ils sont à la retraite ou n'en sont pas très loin laisse à désirer. Dans un avis plus bas quelqu'un parlait de charisme à la François Hollande (tout moumou), c'est exactement ce que je ressens quand je lis les passages par exemple avec Jon (ceux là m'ont été les plus pénibles). Donc mis à part encore une fois Rorschach et peut-être aussi le Comédien, les autres personnages ne m'ont pas du tout intéressé. Pire ils m'ont même paru assez niais et pleurnicheur, alors c'est très dur de se les coltiner durant 400 pages... Par ailleurs un autre passage m'a été également difficile, il s'agit du gars qui vend des journaux dans la rue et que l'on retrouve dans plusieurs chapitres. Pour moi ils ne servent à rien (à moins que je n'ai loupé quelque chose de gigantesque: mais ça m'étonnerait) car ils ne font pas avancer l'histoire. Certains diront "ouais mais c'est en corrélation avec l'enfant noir qui lit une BD de pirates" et alors ça fait quand même avancer les choses: NON! Très chiant à lire. Enfin la plupart des personnes qui élèvent cette oeuvre au rang de "culte" trouvent la fin "titanesque" "magnifique" "splendide" Ouais bof on a pas dû lire la même fin ou alors je suis complètement insensible à ce final qui pour moi tombe à plat. Deux petites choses pour finir, contrairement à la majorité des lecteurs, les couleurs ne m'ont pas gêné. Et là tout le monde me jette des cailloux "ouah l'autre y dit tout l'inverse de nous..." Je vous promets je ne le fais pas exprès pour faire mon rebelle... Et surtout sur la couverture on voit le Capitaine Métropolis parmi les 7 super héros qui y apparaissent. Pourquoi? On ne l'aperçoit que très peu de fois dans l'ensemble de la BD. Il ne sert lui aussi à rien. Mouais bof... je l'ai lu une fois, je ne re-lirai pas. Mais bon sang où est donc ce magnifique scénario ???

30/12/2005 (modifier)
Par okilebo
Note: 2/5
Couverture de la série Le Cratère
Le Cratère

Tesuka nous immerge, ici, dans une ambiance qui m'e fait un peu penser de la série TV La Quatrième Dimension. Teintées de S-F et de fantastique, l'auteur nous présente 19 histoires qui malheureusement, ne sont pas toujours convaincante. La pire de toutes est pour moi "Le plus grand de tous les voleurs". Oui, le sac à avenir qui est attaché dans le bas de votre dos m'a laissé un peu perplexe. C'est vrai que ce manga n'est pas désagréable à lire mais les différentes histoires présentée, ici,ne sont pas très attachantes. Aussi vite lu, aussi vite oublié !

30/12/2005 (modifier)
Par cac
Note: 2/5
Couverture de la série Le coeur des ombres
Le coeur des ombres

Comme pour La mutation, je n'accroche pas à l'histoire de 24 pages dont la moitié dessinée, la moitié textée. Trop court, trop creux, malgré la poésie qu'on peut à la rigueur lui concéder. Rien à dire sur le dessin, fidèle à MAM.

29/12/2005 (modifier)
Par cac
Note: 2/5
Couverture de la série La mutation
La mutation

On voit encore une fois le faible intérêt que peu avoir le format Patte de Mouche pour développer une histoire intéressante. C'est bien trop court même si en soi l'idée de Matthieu est plutôt adaptée au nombre de pages, je ne vois pas l'intérêt d'en faire un truc beaucoup plus long sur la même idée. Malgré toute l'admiration pour le travail de Matthieu ce format restera d'un intérêt inférieur au milieu de son oeuvre.

29/12/2005 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Garduno, en temps de paix
Garduno, en temps de paix

J'ai failli mettre la note minimale à ce bouquin tant il m'a exaspéré, voire mis hors de moi par moment. Et pourtant, je partage une bonne part des avis de son auteur, mais l'aspect tract militantiste des 2/3 des deux tomes m'a franchement énervé. Déjà, ça commence assez mal par un point Godwin gagné dès les premières pages par un rapprochement direct entre une pub pour le chocolat et l'apologie des camps nazis. Je me suis dit que si l'argumentation de cette BD commençait comme ça, ça n'allait pas voler haut. Mais c'est ensuite que je me suis vraiment enervé à voir la façon superficielle et franchement politisée dont l'auteur balance des chiffres, des affirmations, des contre-vérités, le tout interprétés dans une optique unique. Et même si la plupart des chiffres sont corrects, la façon dont ils sont interprétés est souvent complètement fausse. Et même si certaines affirmations sont correctes, certains raccourcis sont assez édifiants. Sans mentir, certaines rapides associations d'idées assenées par l'auteur me font atrocement penser à d'autres associations d'idées pronées par l'Extrême-Droite sauf que d'un côté les maux viennent de l'ultra-libéralisme et de l'autre les mêmes maux viennent de l'immigration et des profiteurs du système. L'auteur agite le scandale, attise la culpabilité de l'inactif politique, énumère les atrocités qui ont lieu dans le monde pour dénoncer le consommateur français qui est un coupable passif. Bref, les 2/3 de ces deux BDs ne sont rien d'autre qu'un tract politique et franchement j'ai détesté ça. Et pourtant, il y a là nombre de faits indéniables, vrais et tout autant de raisons de vraiment devenir militant et de combattre la façon dont le monde se déshumanise et revient à ce régime féodal qu'il n'a quasiment jamais quitté mais qui est maintenant devenu particulièrement insidieux et insaisissable. Mais la façon dont ces faits sont présentés, ou plutôt assenés comme des vérités suprêmes avec des raisonnements sans contrepartie possible, m'a franchement rebuté plus que motivé. Il y a cependant différentes choses qui m'ont un peu plus intéressé et moins énervé. Les quelques témoignages directs et sans interprétation forcée de ses voyages en Croatie et au Chiapas. Son opinion sur l'anti-américanisme et les vertus des films de Hollywood. Et enfin les derniers chapitres du deuxième tome où l'auteur parle de faits trop récents (par rapport au moment où il a écrit le livre) pour avoir la possibilité de les interpréter de manière trop flagrante. Mais dans les dernières pages, le militantisme revient (eh oui, c'est grâce à ATTAC et à personne d'autre que les occidentaux commencent à échapper à la pensée unique, merci ATTAC) et mon enervement est revenu avec. Bref, l'auteur finit son pamphlet par son désir de "gagner la guerre", il ne m'a en tout cas pas gagné à sa cause.

28/12/2005 (modifier)