Les derniers avis (20507 avis)

Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Moonlight mile
Moonlight mile

Au vu de la couverture et en feuilletant cette série, on ne peut s'empêcher de penser à la série Planètes. Mais là où Planètes brille par ses excellents personnages et par sa finesse et son réalisme, Moonlight mile est franchement lamentable sur ces points. Déjà ça commence par une pure scène de cul hard-core, plutôt dégueu avec des giclées et de la sueur partout. Une scène franchement moche, racoleuse, crade et qui présente bien les personnages : ce sont de vrais connards ! Les personnages du début sont en effet deux mecs caricaturaux de suffisance : ils ont voyagé partout sur Terre, dans les lieux les plus extrêmes et se tapent des gonzesses aux gros seins quand ils veulent. Et effectivement, dès le début du tome 1, on les voit qui se tapent deux meufs ensemble comme de vrais porcs reproducteurs, avant d'escalader une super montagne et une fois arrivés en haut, c'était trop facile, il faut qu'ils visent un objectif à leur mesure : l'espace, la lune plus précisément. Voilà pour les personnages principaux... Bon, passées ces scènes de cul racoleuses et repoussantes à la fois, et passés les personnages assez détestables (pas que les mecs, les femmes aussi sont caricaturales), l'intrigue tourne à la confrontation de pouvoirs entre hommes, entre entreprises et entre organisations internationales, dans le but d'atteindre ce nouveau minerai sur la lune. D'une certaine manière un manga représentant ce que l'homme a de plus pourri, même lorsqu'il accomplit des choses grandioses. Le dessin est inégal : bon quoique classique (style photos retravaillées) quand il s'agit d'objets ou de décors, très moyen quand il s'agit de personnages. Le côté racoleur et détestable de cette série m'a trop repoussé pour apprécier d'une quelconque manière le reste.

02/08/2005 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Les Tigres volants
Les Tigres volants

Voilà une série que les amateurs d'aviation et d'histoire de la seconde guerre mondiale devraient apprécier mais qui ne m'a personnellement guère accroché. Côté dessin, Molinari a un style réaliste un peu à la façon de la série Buck Danny. Mais malgré un trait relativement maîtrisé (notamment concernant les avions bien sûr), il y a différentes choses qui ne me plaisent pas dans l'encrage surtout mais aussi dans la colorisation des premiers tomes. Techniquement, c'est un dessin correct, mais autant dans la mise en page que dans le rendu final des planches, je ne trouve pas cette série vraiment belle. Concernant le scénario ensuite, c'est une pure tranche d'Histoire. "La vraie aventure de ces héros du ciel qu'étaient les Tigres Volants", voilà en gros le sous-titre que pourrait porter la série. C'est à dire de l'aventure, de l'action, des scènes de combat, mais pas d'humour, pas de romance, rien que du sérieux. On a même droit à un héros grand blond et américain, le héros typique quoi, d'ailleurs bien trop lisse et "va-t-en guerre" pour s'y attacher malgré son aspect ''rebelle''. Et la narration et le récit, tout comme ce héros, font légèrement désuets, comme une bonne vieille aventure historique et militaire comme il en paraissait dans les magazines de BD il y a quelques décennies. Le récit est réaliste, avec son lot de morts aussi bien chez les "méchants Japs" que chez les "héros anglais et américains". Mais comme il se base sur la réalité historique, ça manque d'un peu de fiction pour accrocher au récit pour de bon. En outre, les bulles de narration et les dialogues sont assez lourds et empêchent le récit de prendre un rythme captivant. Une intention louable au départ de décrire l'héroïsme d'aviateurs dans une région et une période historique peu connue (le Sud-Est Asiatique quand le Japon était la Grande Puissance régionale) mais au final une série assez ennuyeuse et pas très bien construite.

01/08/2005 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Belloy
Belloy

J'étais curieux de découvrir ce pêché de jeunesse de Uderzo, bien avant Asterix et même avant Oumpah-Pah, d'autant plus que ce n'est pas n'importe qui au scénario puisque c'est Charlier, un Grand du scénario d'aventure. Visuellement, on reconnait vaguement le trait qui deviendra celui d'Asterix. Les décors (les arbres notamment) et quelques personnages (notamment le Père Hoc) ont un air de déjà-vu. Mais pour le reste, il faut avouer que même s'il y a un certain début de maîtrise technique, le résultat n'est pas vraiment excellent et a pris un sacré coup de vieux visuellement parlant. Quant au scénario, il est à mon goût largement trop porté sur l'aventure/action. Bon, il y a grosse part d'humour, mais de l'humour un peu naïf, presque façon tarte à la crême par moments notamment avec le Père Hoc qui joue le rôle du clown de service. Ca attire vaguement le sourire mais on est loin de l'humour de Goscinny. Surtout à cause du héros lui-même, Belloy, qui est quand même beau, fort façon noble chevalier : bien gentil mais relativement chiant comme personnage, quoi. Et surtout les intrigues sont loin d'êre prenantes : elles ont mal vieilli elles aussi. Les scénarios sont cousus de fil blanc, et la narration manque nettement de rythme. Le récit n'est donc pas prenant pour un lecteur de nos jours. Ce n'est pas une très mauvaise série mais je comprends sans peine qu'elle aie sombré dans l'oubli.

01/08/2005 (modifier)
Par Spooky
Note: 2/5
Couverture de la série Nicotine Goudron
Nicotine Goudron

Yann se réclame comme le plus subversif des héritiers de Charlier... "Subversif" est peut-être un grand mot, mais cela correspond tout de même bien à l'esprit qui règne sur cette BD. La volonté affichée était bien, à l'époque, de choquer, de réveiller des consciences. Car faire une BD sur le SIDA, c'était déjà osé, à l'époque (1990), mais là ça versait dans l'ultra-outré (essayez de dire ça à vaix haute). Ceci dit, et même si certains gags m'ont fait rire (celui avec les Schtroumpfs par exemple, on a les références qu'on peut), la plupart m'ont semblé tout simplement grossiers et vains. Notons quand même le choc des cultures, avec les années 1980, celles de l'innocence, qui se frottent à la prise de conscience progressive (et un peu manichéenne parfois) qui caractérisera les années 1990. Comme l'a souligné Ro, le dessin de Bodart était alors assez peu soigné, même s'il n'était pas désagréable à regarder.

01/08/2005 (modifier)
Par Chelmi
Note: 2/5
Couverture de la série Rantanplan
Rantanplan

"Rantanplan", le chien le plus bête que son ombre. Ahahah, mouais bof ! Différents scénaristes se relaient sur cette série : Léturgie, Fauche, Vittorio, De Groot, Adam et Leonardo. Les histoires mettent en scène les aventures et les gags du chien Rantanplan que l’on ne présente plus. Pour aviser cette série, il faut bien faire la différence entre les tomes gags et les tomes aventures. Je trouve les Bêtisiers (un gag par demi page) vraiment très très mauvais, ça ne m’esquisse même pas un sourire (ça ne vaut même pas une étoile). En revanche quelques uns des albums normaux (une histoire par tome), se laissent lire, comme par exemple : Les cerveaux qui n’est pas si mal. Mais bon, rien d’exceptionnel. Au dessin, on retrouve bien sûr Morris associé à (selon les albums) Garcia, Janvier et Vittorio. C’est de la même trempe que les Lucky Luke. Les couleurs du Studio Leonardo collent bien à l’univers de Morris. Mais je trouve qu’il y a un peu trop d’abus sur les dégradés vite fait à l’ordi qui rendent les fonds souvent très fades. Je mets quand même deux étoiles pour les dessins de Morris et les deux trois albums potables sur les 16 parus.

01/08/2005 (modifier)
Par Chelmi
Note: 2/5
Couverture de la série Kid Lucky
Kid Lucky

"Kid Lucky", C’est les aventures de Lucky Luke quand il était petit. Même principe que pour Le Petit Spirou, à la grande différence que ce ne sont pas des gags en une page mais une histoire par tome. Les scénarii de Léturgie sont plutôt moyens, pas très originaux. Les fans de Lucky Luke apprécieront peut être de découvrir quelques détails sur l’enfance de leur héros, sa rencontre avec Jolly Jumper et les Dalton, … Je trouve le personnage de Old Timer assez sympa. Côté dessin, Morris et Pearce, c’est du même niveau qu’un Lucky Luke classique, c'est-à-dire pas mal du tout. Les couleurs du Studio Leonardo, c’est les mêmes que pour la série originale. Quoique un peu fade sur certaines cases. Je ne conseille pas l’achat, il y a déjà assez à faire avec la série mère où l’on trouve largement mieux. Je note 2, je serai monté à 2,5 si c’était possible mais je ne peux pas me résoudre à mettre 3.

30/07/2005 (modifier)
Par fermont
Note: 2/5
Couverture de la série Blankets - Manteau de neige
Blankets - Manteau de neige

Ça sent l’œuvre de jeunesse, les effets sont beaucoup trop appuyés par endroits, souvent inutilement, c'est souvent décoratif, ça sent trop le "truc fait pour séduire" : bref ce n'est pas le chef d’œuvre comme certains l'ont annoncé ; ça a cela dit un mérite : mettre en lumière le bourrage "religieux" de crâne que certains petits américains ont reçu depuis leur enfance !

29/07/2005 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Bêtes, sales et mal élevés
Bêtes, sales et mal élevés

Je n'ai jamais trop aimé les BDs de Veyron mais j'étais curieux de voir ce dont il était capable en matière de recueil de gags en 2 pages sur un sujet tel que les jeunes enfants et surtout dans une publication Futuropolis. Pour commencer, c'est le dessin typique de Veyron, on aime ou on aime pas, et je ne l'aime pas trop personnellement. On reconnait tout à fait sa patte et ses enfants ont d'ailleurs des "bouilles" assez adultes qui rappellent fortement les personnages plus âgés des autres BDs de Veyron. D'une certaine manière, je pense que c'est voulu puisque ces "enfants" ont des discours particulièrement adultes tout au long de la BD, ne manquant pas de rappeler que les enfants d'aujourd'hui seront les adultes de demain. L'album se présente sous la forme d'une suite de double pages portant chacune sur une caractéristique des enfants : ils sont sales, ils sont timides, ils sont râleurs, ils font pipi au lit, ils sucent leur pouce, etc... Mais loin d'une suite de gags façon tarte à la crême ou Guide du bébé qui fait gouzi-gouzi, chacune de ces caractéristiques infantiles sont présentées de manière adulte, psychologique, mettant en scène les enfants ou les bébés comme de mini-adultes discutant et philosophant sur leur sort et leur situation sociale. L'idée de ce décalage entre le thème des innocents bambins et ces mêmes enfants au discours mature et parfois futile parfois prise de tête comme de vrais adultes aurait pu être marrant mais... mais là, ça ne me fait pas rire. Ca ressemble trop à ce que je n'aime pas trop chez Veyron, ces discussions sociales, ces blablas philosophico-bourgeois, ces études freudiennes de l'homme (ici au stade enfantin), ces dénonciations d'une bourgeoisie risible, etc... L'aspect décalé de ce traitement de l'enfance n'est pas traité de manière à me faire rire, pas plus que la dénonciation des tares des enfants, ces futurs adultes, vue comme une "vengeance contre ces sales gosses qui rendent invivables la vie des adultes". Un peu trop de blablas, quelques bonnes idées, mais ces dernières ne sont pas suffisamment drôles pour moi.

28/07/2005 (modifier)
Par Gevaudan
Note: 2/5
Couverture de la série Les Teigneux
Les Teigneux

Lire cette BD c'est un peu comme trop manger de gateau au chocolat (quand on aime le chocolat). Au bout de quelques part, ça écoeure. Je m'explique: comme, je pense, un très grand nombre de personnes, j'adore les dialogues d'Audiard et je ne compte plus le nombre de fois où j'ai vu les Tontons Flingueurs. Alors quand on m'a prêté cette BD, qui cible ostensiblement ce créneau, j'avais un a priori assez positif. Et, de fait, au début, je n'ai pas été déçu. Les premiers dialogues sont assez truculents, fidèles à l'esprit du maître, mêlant gouaille et argot improbable. Mais très, très vite l'accumulation, l'obstination des auteurs à placer une réplique voulue fine et pleine d'esprit dans chaque bulle, ça dégoûte complètement. L'histoire ne devient qu'un prétexte à cet exercice d'imitation d'Audiard, par ailleurs pas très réussi, qui provoque lassitude et ennui. Le scénario est presque inexistant (règlements de compte et fusillades à longueur d'albums) et bizarrement très violent (surabondance de sang et de cervelles qui giclent, pour le coup en totale contradiction avec les films de référence). Le dessin est conventionnel mais franchement pas innovant et souffre parfois de certaines approximations (notamment dans les traits des personnages). Cette BD n'est rien d'autre qu'une opération marketing qui, au final, ne présente que peu d'intérêt.

27/07/2005 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Le Tour de France
Le Tour de France

Pfff... En lisant cet album, à chaque planche, on imagine nettement le scénariste Lacore interviewer Laurent Jalabert, lui demander comment se passe un Tour de France typique, quelles anecdotes il peut en tirer, et à chaque fois, voir si on peut en faire jaillir un gag. Cette BD suinte une odeur d'oeuvre commerciale, sans aucune âme personnelle et emplie d'humour forcé. On assiste au cours de la lecture au pénible travail de recherche d'une quarantaine de gags en tentant d'être un minimum drôle mais l'essentiel étant de faire sortir la BD au moment du vrai Tour de France, de bien préciser sur la couverture que c'est Laurent Jalabert qui est au "co-scénario" et ainsi de profiter des opportunités de vente. A côté de ça, le dessin est ultra-classique mais correct. L'album est d'une qualité physique acceptable. Les gags, même s'ils ne sont pas drôles, sont assez variés et apprennent 2-3 choses sur la vie intime du Tour de France. Mais franchement, des BDs à but commercial aussi avoué et au résultat aussi moyen, je m'en passe franchement.

27/07/2005 (modifier)