Typiquement le genre de bd décevante: les personnages n'existent que pour l'histoire, n'ont aucune consistance, pas de personnalité, et sont en plus des copié-collé: et vas-y que je te mette un Han Solo moyenâgeux, et allez le Sean connery du nom de la rose!
L'histoire fait décidément trop marketing: un peu de polar, un peu de surnaturel, le tout dans un moyen âge branché ésotérique de carnaval.
Et je dis décevant, car j'aime les histoires d'aventure, et d'apparence, les couleurs sont belles, les couvertures encore plus, le dessin bien dans l'ensemble, et la période des Templiers est charismatique.
Mais sans histoire, pas d'intérêt à lire un livre d'image.
Une des pires productions de Jodorowsky. Ces aventures de l'homme démontable sont franchement crispantes et ont du reste mal vieilli. La femme est encore ravalée au rang de bonniche, et Alef-Thau, au lieu d'être un héros original devient vite une fameuse tête à claque. Le dessin, bien que très bon, est lui aussi très daté.
Bref tout part en vrille jusqu'au dernier tome, malgré l'hommage rendu à Arno.
L'impression générale que m'a donnée cet album, c'est surtout qu'il n'y avait pas grand chose de nouveau sous le soleil. Certes les personnages sont plus méchants les uns que les autres et le récit garde une certaine unité bien qu'on ait l'impression qu'il veuille en raconter trop à la fois par moment. Par contre, il ne ressort pas grand chose, ni des personnages, ni de l'ambiance générale. J'ai eu l'impression de lire ça avec beaucoup trop de distance, sans jamais réellement prendre au récit.
Aie aie aie...
Je vais aller à l'encontre de la quasi-totalité des avis précédents, mais tant pis. Pour moi Watchmen n'est pas culte.
C'est la somme de plusieurs éléments qui ont fait que je suis arrivé au bout de cette oeuvre assez déçu.
Tout d'abord sur les 12 chapitres que comprend ce pavé, seuls 3 ou 4 ont su retenir réellement mon attention (en particulier ceux avec Rorschach). Les autres n'ont fait que m'endormir ou me faire trouver le temps long.
Pourtant sur le dos de l'album le résumé paraissait alléchant bien que je ne sois pas spécialement un fan des super héros (et des comics en général).
Secundo, le charisme de la plupart des super héros, même s'ils sont à la retraite ou n'en sont pas très loin laisse à désirer. Dans un avis plus bas quelqu'un parlait de charisme à la François Hollande (tout moumou), c'est exactement ce que je ressens quand je lis les passages par exemple avec Jon (ceux là m'ont été les plus pénibles).
Donc mis à part encore une fois Rorschach et peut-être aussi le Comédien, les autres personnages ne m'ont pas du tout intéressé. Pire ils m'ont même paru assez niais et pleurnicheur, alors c'est très dur de se les coltiner durant 400 pages...
Par ailleurs un autre passage m'a été également difficile, il s'agit du gars qui vend des journaux dans la rue et que l'on retrouve dans plusieurs chapitres. Pour moi ils ne servent à rien (à moins que je n'ai loupé quelque chose de gigantesque: mais ça m'étonnerait) car ils ne font pas avancer l'histoire.
Certains diront "ouais mais c'est en corrélation avec l'enfant noir qui lit une BD de pirates" et alors ça fait quand même avancer les choses: NON! Très chiant à lire.
Enfin la plupart des personnes qui élèvent cette oeuvre au rang de "culte" trouvent la fin "titanesque" "magnifique" "splendide"
Ouais bof on a pas dû lire la même fin ou alors je suis complètement insensible à ce final qui pour moi tombe à plat.
Deux petites choses pour finir, contrairement à la majorité des lecteurs, les couleurs ne m'ont pas gêné. Et là tout le monde me jette des cailloux "ouah l'autre y dit tout l'inverse de nous..."
Je vous promets je ne le fais pas exprès pour faire mon rebelle...
Et surtout sur la couverture on voit le Capitaine Métropolis parmi les 7 super héros qui y apparaissent. Pourquoi? On ne l'aperçoit que très peu de fois dans l'ensemble de la BD. Il ne sert lui aussi à rien.
Mouais bof... je l'ai lu une fois, je ne re-lirai pas.
Mais bon sang où est donc ce magnifique scénario ???
Tesuka nous immerge, ici, dans une ambiance qui m'e fait un peu penser de la série TV La Quatrième Dimension. Teintées de S-F et de fantastique, l'auteur nous présente 19 histoires qui malheureusement, ne sont pas toujours convaincante. La pire de toutes est pour moi "Le plus grand de tous les voleurs". Oui, le sac à avenir qui est attaché dans le bas de votre dos m'a laissé un peu perplexe.
C'est vrai que ce manga n'est pas désagréable à lire mais les différentes histoires présentée, ici,ne sont pas très attachantes.
Aussi vite lu, aussi vite oublié !
Comme pour La mutation, je n'accroche pas à l'histoire de 24 pages dont la moitié dessinée, la moitié textée.
Trop court, trop creux, malgré la poésie qu'on peut à la rigueur lui concéder.
Rien à dire sur le dessin, fidèle à MAM.
On voit encore une fois le faible intérêt que peu avoir le format Patte de Mouche pour développer une histoire intéressante. C'est bien trop court même si en soi l'idée de Matthieu est plutôt adaptée au nombre de pages, je ne vois pas l'intérêt d'en faire un truc beaucoup plus long sur la même idée. Malgré toute l'admiration pour le travail de Matthieu ce format restera d'un intérêt inférieur au milieu de son oeuvre.
J'ai failli mettre la note minimale à ce bouquin tant il m'a exaspéré, voire mis hors de moi par moment. Et pourtant, je partage une bonne part des avis de son auteur, mais l'aspect tract militantiste des 2/3 des deux tomes m'a franchement énervé.
Déjà, ça commence assez mal par un point Godwin gagné dès les premières pages par un rapprochement direct entre une pub pour le chocolat et l'apologie des camps nazis. Je me suis dit que si l'argumentation de cette BD commençait comme ça, ça n'allait pas voler haut.
Mais c'est ensuite que je me suis vraiment enervé à voir la façon superficielle et franchement politisée dont l'auteur balance des chiffres, des affirmations, des contre-vérités, le tout interprétés dans une optique unique. Et même si la plupart des chiffres sont corrects, la façon dont ils sont interprétés est souvent complètement fausse. Et même si certaines affirmations sont correctes, certains raccourcis sont assez édifiants. Sans mentir, certaines rapides associations d'idées assenées par l'auteur me font atrocement penser à d'autres associations d'idées pronées par l'Extrême-Droite sauf que d'un côté les maux viennent de l'ultra-libéralisme et de l'autre les mêmes maux viennent de l'immigration et des profiteurs du système. L'auteur agite le scandale, attise la culpabilité de l'inactif politique, énumère les atrocités qui ont lieu dans le monde pour dénoncer le consommateur français qui est un coupable passif. Bref, les 2/3 de ces deux BDs ne sont rien d'autre qu'un tract politique et franchement j'ai détesté ça.
Et pourtant, il y a là nombre de faits indéniables, vrais et tout autant de raisons de vraiment devenir militant et de combattre la façon dont le monde se déshumanise et revient à ce régime féodal qu'il n'a quasiment jamais quitté mais qui est maintenant devenu particulièrement insidieux et insaisissable. Mais la façon dont ces faits sont présentés, ou plutôt assenés comme des vérités suprêmes avec des raisonnements sans contrepartie possible, m'a franchement rebuté plus que motivé.
Il y a cependant différentes choses qui m'ont un peu plus intéressé et moins énervé. Les quelques témoignages directs et sans interprétation forcée de ses voyages en Croatie et au Chiapas. Son opinion sur l'anti-américanisme et les vertus des films de Hollywood. Et enfin les derniers chapitres du deuxième tome où l'auteur parle de faits trop récents (par rapport au moment où il a écrit le livre) pour avoir la possibilité de les interpréter de manière trop flagrante.
Mais dans les dernières pages, le militantisme revient (eh oui, c'est grâce à ATTAC et à personne d'autre que les occidentaux commencent à échapper à la pensée unique, merci ATTAC) et mon enervement est revenu avec.
Bref, l'auteur finit son pamphlet par son désir de "gagner la guerre", il ne m'a en tout cas pas gagné à sa cause.
Aucune originalité dans ce triangle amoureux classieux et bourgeois à la mode fifties... Le scénario raplapla de Fromental est tout juste rattrapé par le trait "ligne claire" très élégant de Floc'h, qui se plaît à dessiner des filles en (très) petite tenue et des voitures galbées de l'époque.
Quelle drôle de BD !
Déjà, je n'aime pas le dessin. Il me rappelle certaines BDs de Blutch mais sans la maîtrise technique. C'est un peu brouillon, un peu sale et... j'aime pas.
Ensuite, le scénario est assez déjanté tout en étant glauque à la fois. Ca commence par un meurtre par décapitation puis la vengeance d'un noir qui utilise le vaudou pour faire en sorte que la tête du décapité aille hanter l'assassin. Ensuite on découvre que l'assassin, shérif d'une petite ville du Sud des USA, est un affreux tueur en série qui dépêce ses victimes pour un affreux musée. La maîtresse de ce monstre, ex-petite amie du décapité du début, est de mêche avec lui et tout aussi brutale et manipulatrice. Et ça continue en meurtres, zombies ressuscités, corps sans tête et têtes sans corps. C'est glauque, aucun personnage n'est attachant, et le récit est tellement absurde par moment qu'il n'accroche pas du tout le lecteur que je suis.
Bref, malgré une certaine originalité, je me vois mal conseiller la lecture de cette BD et des deux autres tomes qui sont sensés y faire suite.
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Le Troisième Testament
Typiquement le genre de bd décevante: les personnages n'existent que pour l'histoire, n'ont aucune consistance, pas de personnalité, et sont en plus des copié-collé: et vas-y que je te mette un Han Solo moyenâgeux, et allez le Sean connery du nom de la rose! L'histoire fait décidément trop marketing: un peu de polar, un peu de surnaturel, le tout dans un moyen âge branché ésotérique de carnaval. Et je dis décevant, car j'aime les histoires d'aventure, et d'apparence, les couleurs sont belles, les couvertures encore plus, le dessin bien dans l'ensemble, et la période des Templiers est charismatique. Mais sans histoire, pas d'intérêt à lire un livre d'image.
Alef-Thau
Une des pires productions de Jodorowsky. Ces aventures de l'homme démontable sont franchement crispantes et ont du reste mal vieilli. La femme est encore ravalée au rang de bonniche, et Alef-Thau, au lieu d'être un héros original devient vite une fameuse tête à claque. Le dessin, bien que très bon, est lui aussi très daté. Bref tout part en vrille jusqu'au dernier tome, malgré l'hommage rendu à Arno.
Balder - La Guerre des royaumes
L'impression générale que m'a donnée cet album, c'est surtout qu'il n'y avait pas grand chose de nouveau sous le soleil. Certes les personnages sont plus méchants les uns que les autres et le récit garde une certaine unité bien qu'on ait l'impression qu'il veuille en raconter trop à la fois par moment. Par contre, il ne ressort pas grand chose, ni des personnages, ni de l'ambiance générale. J'ai eu l'impression de lire ça avec beaucoup trop de distance, sans jamais réellement prendre au récit.
Watchmen
Aie aie aie... Je vais aller à l'encontre de la quasi-totalité des avis précédents, mais tant pis. Pour moi Watchmen n'est pas culte. C'est la somme de plusieurs éléments qui ont fait que je suis arrivé au bout de cette oeuvre assez déçu. Tout d'abord sur les 12 chapitres que comprend ce pavé, seuls 3 ou 4 ont su retenir réellement mon attention (en particulier ceux avec Rorschach). Les autres n'ont fait que m'endormir ou me faire trouver le temps long. Pourtant sur le dos de l'album le résumé paraissait alléchant bien que je ne sois pas spécialement un fan des super héros (et des comics en général). Secundo, le charisme de la plupart des super héros, même s'ils sont à la retraite ou n'en sont pas très loin laisse à désirer. Dans un avis plus bas quelqu'un parlait de charisme à la François Hollande (tout moumou), c'est exactement ce que je ressens quand je lis les passages par exemple avec Jon (ceux là m'ont été les plus pénibles). Donc mis à part encore une fois Rorschach et peut-être aussi le Comédien, les autres personnages ne m'ont pas du tout intéressé. Pire ils m'ont même paru assez niais et pleurnicheur, alors c'est très dur de se les coltiner durant 400 pages... Par ailleurs un autre passage m'a été également difficile, il s'agit du gars qui vend des journaux dans la rue et que l'on retrouve dans plusieurs chapitres. Pour moi ils ne servent à rien (à moins que je n'ai loupé quelque chose de gigantesque: mais ça m'étonnerait) car ils ne font pas avancer l'histoire. Certains diront "ouais mais c'est en corrélation avec l'enfant noir qui lit une BD de pirates" et alors ça fait quand même avancer les choses: NON! Très chiant à lire. Enfin la plupart des personnes qui élèvent cette oeuvre au rang de "culte" trouvent la fin "titanesque" "magnifique" "splendide" Ouais bof on a pas dû lire la même fin ou alors je suis complètement insensible à ce final qui pour moi tombe à plat. Deux petites choses pour finir, contrairement à la majorité des lecteurs, les couleurs ne m'ont pas gêné. Et là tout le monde me jette des cailloux "ouah l'autre y dit tout l'inverse de nous..." Je vous promets je ne le fais pas exprès pour faire mon rebelle... Et surtout sur la couverture on voit le Capitaine Métropolis parmi les 7 super héros qui y apparaissent. Pourquoi? On ne l'aperçoit que très peu de fois dans l'ensemble de la BD. Il ne sert lui aussi à rien. Mouais bof... je l'ai lu une fois, je ne re-lirai pas. Mais bon sang où est donc ce magnifique scénario ???
Le Cratère
Tesuka nous immerge, ici, dans une ambiance qui m'e fait un peu penser de la série TV La Quatrième Dimension. Teintées de S-F et de fantastique, l'auteur nous présente 19 histoires qui malheureusement, ne sont pas toujours convaincante. La pire de toutes est pour moi "Le plus grand de tous les voleurs". Oui, le sac à avenir qui est attaché dans le bas de votre dos m'a laissé un peu perplexe. C'est vrai que ce manga n'est pas désagréable à lire mais les différentes histoires présentée, ici,ne sont pas très attachantes. Aussi vite lu, aussi vite oublié !
Le coeur des ombres
Comme pour La mutation, je n'accroche pas à l'histoire de 24 pages dont la moitié dessinée, la moitié textée. Trop court, trop creux, malgré la poésie qu'on peut à la rigueur lui concéder. Rien à dire sur le dessin, fidèle à MAM.
La mutation
On voit encore une fois le faible intérêt que peu avoir le format Patte de Mouche pour développer une histoire intéressante. C'est bien trop court même si en soi l'idée de Matthieu est plutôt adaptée au nombre de pages, je ne vois pas l'intérêt d'en faire un truc beaucoup plus long sur la même idée. Malgré toute l'admiration pour le travail de Matthieu ce format restera d'un intérêt inférieur au milieu de son oeuvre.
Garduno, en temps de paix
J'ai failli mettre la note minimale à ce bouquin tant il m'a exaspéré, voire mis hors de moi par moment. Et pourtant, je partage une bonne part des avis de son auteur, mais l'aspect tract militantiste des 2/3 des deux tomes m'a franchement énervé. Déjà, ça commence assez mal par un point Godwin gagné dès les premières pages par un rapprochement direct entre une pub pour le chocolat et l'apologie des camps nazis. Je me suis dit que si l'argumentation de cette BD commençait comme ça, ça n'allait pas voler haut. Mais c'est ensuite que je me suis vraiment enervé à voir la façon superficielle et franchement politisée dont l'auteur balance des chiffres, des affirmations, des contre-vérités, le tout interprétés dans une optique unique. Et même si la plupart des chiffres sont corrects, la façon dont ils sont interprétés est souvent complètement fausse. Et même si certaines affirmations sont correctes, certains raccourcis sont assez édifiants. Sans mentir, certaines rapides associations d'idées assenées par l'auteur me font atrocement penser à d'autres associations d'idées pronées par l'Extrême-Droite sauf que d'un côté les maux viennent de l'ultra-libéralisme et de l'autre les mêmes maux viennent de l'immigration et des profiteurs du système. L'auteur agite le scandale, attise la culpabilité de l'inactif politique, énumère les atrocités qui ont lieu dans le monde pour dénoncer le consommateur français qui est un coupable passif. Bref, les 2/3 de ces deux BDs ne sont rien d'autre qu'un tract politique et franchement j'ai détesté ça. Et pourtant, il y a là nombre de faits indéniables, vrais et tout autant de raisons de vraiment devenir militant et de combattre la façon dont le monde se déshumanise et revient à ce régime féodal qu'il n'a quasiment jamais quitté mais qui est maintenant devenu particulièrement insidieux et insaisissable. Mais la façon dont ces faits sont présentés, ou plutôt assenés comme des vérités suprêmes avec des raisonnements sans contrepartie possible, m'a franchement rebuté plus que motivé. Il y a cependant différentes choses qui m'ont un peu plus intéressé et moins énervé. Les quelques témoignages directs et sans interprétation forcée de ses voyages en Croatie et au Chiapas. Son opinion sur l'anti-américanisme et les vertus des films de Hollywood. Et enfin les derniers chapitres du deuxième tome où l'auteur parle de faits trop récents (par rapport au moment où il a écrit le livre) pour avoir la possibilité de les interpréter de manière trop flagrante. Mais dans les dernières pages, le militantisme revient (eh oui, c'est grâce à ATTAC et à personne d'autre que les occidentaux commencent à échapper à la pensée unique, merci ATTAC) et mon enervement est revenu avec. Bref, l'auteur finit son pamphlet par son désir de "gagner la guerre", il ne m'a en tout cas pas gagné à sa cause.
Jamais deux sans trois
Aucune originalité dans ce triangle amoureux classieux et bourgeois à la mode fifties... Le scénario raplapla de Fromental est tout juste rattrapé par le trait "ligne claire" très élégant de Floc'h, qui se plaît à dessiner des filles en (très) petite tenue et des voitures galbées de l'époque.
Vaudou Dou Wap
Quelle drôle de BD ! Déjà, je n'aime pas le dessin. Il me rappelle certaines BDs de Blutch mais sans la maîtrise technique. C'est un peu brouillon, un peu sale et... j'aime pas. Ensuite, le scénario est assez déjanté tout en étant glauque à la fois. Ca commence par un meurtre par décapitation puis la vengeance d'un noir qui utilise le vaudou pour faire en sorte que la tête du décapité aille hanter l'assassin. Ensuite on découvre que l'assassin, shérif d'une petite ville du Sud des USA, est un affreux tueur en série qui dépêce ses victimes pour un affreux musée. La maîtresse de ce monstre, ex-petite amie du décapité du début, est de mêche avec lui et tout aussi brutale et manipulatrice. Et ça continue en meurtres, zombies ressuscités, corps sans tête et têtes sans corps. C'est glauque, aucun personnage n'est attachant, et le récit est tellement absurde par moment qu'il n'accroche pas du tout le lecteur que je suis. Bref, malgré une certaine originalité, je me vois mal conseiller la lecture de cette BD et des deux autres tomes qui sont sensés y faire suite.