Mettre en bande dessinée un des plus vieux mythe du monde peut tenir de la gageure étant donné le fossé qui existe entre la logique du mythe et celle de l’histoire, ou encore entre les effets littéraires d’alors et d’aujourd’hui. Lire l’épopée de Gilgamesh est aussi amusant que de lire l’ancien testament – il faut être motivé pour en arriver à bout (surtout dans le second tome de cette série, qui est moins convaincant que le premier). L’illustration en BD est susceptible de rendre la lecture du mythe un petit peu plus digeste, mais cela requiert un sérieux travail d’adaptation, travail qui n’est pas poussé bien loin dans le cas présent. Rien à voir avec le tour de force réalisé par Rossi et Le tendre dans La Gloire d'Héra ou Tirésias qui montraient la grande modernité de mythes millénaires au prix de plusieurs digressions et réaménagements vis-à-vis de la version originale. Gilgamesh reste, quant à lui, assez fidèle à l’histoire originale à laquelle les beaux dessins de Duchazeau n’ajoutent finalement pas grand-chose. A lire pour la culture générale.
Voila un Michel Vaillant Féminin sur 2 roues. C'est très (trop) proche des Michel Vaillant de la même époque. C'est aussi bien fait, aussi bien pensant et aussi ennuyeux. Le genre de série ou qui sont construites sur une mécanique bien huilée mais qu'on n'a pas vraiment envie de lire. Les dessins sont, comme on peut s'y attendre avec jean Graton, efficace et bien fait mais font un peu vieillot aujourd'hui.
"Star Wars - l’Empire des ténèbres", quand il n’y en a plus, y en a encore…
L’histoire écrite pas Veitch se déroule 6 ans après la bataille d’Endor (Episode VI - Le retour du Jedi), plus exactement elle se situe juste après Star Wars - Le Cycle de Thrawn. Elle met donc en scène les personnages de la vieille trilogie. Luke tente d’instaurer un nouvel ordre Jedi. Han et Leia attendent un troisième enfant. Les rebelles font la chasse aux derniers sympathisant de l’empire. Tout ce petit monde pense que le plus dur est passé sans savoir que tapis dans l’ombre un vieil ennemi les attend. Bien que loué par de nombreux fans qui attendaient sa réédition, je trouve ce scénario assez moyen. Je trouve qu’il donne beaucoup trop dans la surenchère, ce qui pour moi dessert complètement l’univers mis en place jusqu’ici. SPOILER L’empereur ressuscite plusieurs fois avec à chaque fois une arme plus puissante, Luke tombe et revient du côté obscur en un claquement de doigt, il y a des jedi qui traînent un peu partout dans la galaxie, l’empereur créent des Jedi noir à coup de baguette magique…FIN SPOILER. Mais si vous passez outre cette non crédibilité, le récit se laisse facilement lire car l’écriture est assez fluide.
Les dessins et les couleurs sont de Kennedy (et Baikie pour la derrière partie du tome 3). Si je trouvais le scénar plutôt moyen, je ne serais pas aussi gentil avec les illustrations tellement je les trouve moches. Plus précisément, ce sont les couleurs que je trouve horribles car le dessin en lui-même n’est pas si mal mais les couleurs ternes, pâles et monochromes, ne sont vraiment pas agréables. Je suis pleinement conscient que ce sont de vieilles BD et que ceci explique cela mais il y a vraiment autre chose cette fois-ci, un style auquel je n’adhère pas.
Pour résumé MON avis : scénar moyen et dessins mauvais. Je sais, ce n’est pas très vendeur mais d’un autre côté depuis que Delcourt a repris les publications Star Wars, de nombreux lecteurs réclamaient cette série. Je suis donc sûrement passé à côté de quelque chose.
Il est des avis qui se ressemblent et dont on ne peut nier la terrible vérité. Les aventures du NHL Survivaure n'auront pas la grandeur du Donjon. Je me demande aussi quelle mouche pique les éditeurs à vouloir mettre dans l'Espace des aventuriers de Fantasy, car, comme bien souvent, les secondes parties sont moins bonnes que les premières versions.
Pour ma part, la ressemblance avec le Donjon est si évidente qu'il est impossible de critiquer l'un sans que cela resurgisse sur l'opus héroïque. Et c'est peut être là que le bas blesse. Comme ce n'est pas une suite, il aurait fallu faire un dessin un peu moins ressemblant. D'instinct, nous attendons les frasques de notre équipe fantaisiste et nous n'avons que les gags mous des spationautes.
Je suis déçu de cette aventure et il me reste en bouche le goût amer de la brandade de morue. Je ne lirai pas les BD suivantes et me régalerai des ambiances sonores, qui comme toujours sont irréprochables.
Je suis un fan d'Hermann donc je me suis précipité sur Zhong Guo espérant vraiment trouver quelque chose digne du génial On a tué Wild Bill. Hélas, quelle déception! Les dessins sont bien mais l'histoire ne vaut pas la peine. C'est dommage car cette Chine capitalo-communiste était vraiment intéressante mais au bout de quelques pages on se désintéresse complètement de l'histoire. Heureusement il reste les dessins.
A propos il faudra dire à Hermann que la position qu'il a dessinée au jeu de Go est une position théorique qu'on trouve dans les livres mais qui n'est pas jouée en pratique.
Kronos aurait pu être une bonne série (du moins au début des années 80): c'est post-apocalyptique, il y a des belles machines, des combats, des mutants, des survivants, des extra-terrestres et des héros sans peur ni reproches. Mais après un premier tome sympathique malgré ses faiblesses dans la simplicité de scénario, la série s'écroule dans le deuxième tome. Où lors d'un voyage à travers la galaxie on rencontre (et extermine) les race extra-terrestres les unes après les autres autrement dit le deuxième tome est une suite de combat spatiaux sans intérêt ou on commence à éprouver du dégoût pour les héros qui étaient pourtant sympathiques dans le premier tome. Le deuxième tome se termine sur la promesse de nouvelle aventure mais bizarrement il n'y aura jamais de tome 3.
Le dessin est quant à lui plutôt plaisant surtout les vaisseaux et les postes de commande avec des fils électriques qui pendent un peu partout.
Cet album est composé de plusieurs histoires courtes aux thèmes assez similaires. Il semble bien qu'il n'y ait qu'un seul dessinateur aux commandes, pourtant les styles de dessin sont assez différents entre chaque histoire. Parfois en couleurs, parfois noir et blanc, parfois médiocre sur les décors parfois tout à fait correct, parfois comique parfois réaliste. Dans l'ensemble, hormis quelques décors tracés à la règle, je trouve que le dessin est bon, voire intéressant car mêlant une touche légèrement comique à des scènes purement porno.
Avec un tel dessin, j'étais donc motivé à apprécier ces histoires qui ne sont pourtant que des histoires de cul. Mais j'ai très vite buté sur la narration qui est plus que confuse par moment. Certaines histoires, notamment la première, sont quasiment incompréhensibles, ou du moins suffisamment compréhensibles pour se rendre compte qu'elles sont racontées n'importe comment. C'est chiant à lire car il n'y a pas moyen de rentrer dans la majorité des histoires. Quant à l'aspect érotique, il est correct à la base mais complètement annéanti par moment du fait de cette mauvaise narration.
Note approximative : 1.5/5
Il semble y avoir des amateurs de Baudoin d'un côté, et ceux comme moi qui franchement n'aiment quasiment jamais ce qu'il fait. Et pour cette petite Patte de Mouche, c'est encore le cas pour moi.
Cet album d'une vingtaine de pages raconte en une image par page une petite portion de souvenirs de Baudoin liés à une rivière reculée appelée l'Espignole qui a un peu marqué sa jeunesse.
Le dessin est fait sur la base de croquis encrés à la manière un peu sale que je n'aime pas chez Baudoin. Certains admirent la technique de ce dessinateur, moi je n'aime tout simplement pas : je trouve ça moche. Donc ce sont des croquis moches et pas toujours facilement déchiffrables qui composent cette BD à mes yeux.
Quant à l'histoire, elle est lue en une minute et inintéressante, sans pour autant être détestable puisqu'on sent que l'auteur est sincère dans ce qu'il veut être un hommage à de bons souvenirs de son enfance campagnarde.
Le Premier tome m'avait bien plu. Contrairement au beaucoup de personnes, j'aime bien ces dessins lisses, les machines sont plutôt bien dessinées et les personnages semblaient intéressants. J'attendais donc avec impatience le deuxième tome. Hélas le deuxième tome est une totale déception. Les dessins sont toujours aussi beaux, mes les personnages des mauvais sont totalement irréalistes. Aussi bien le savant fou millionnaire avide de vengeance que l'escroc (Caruso) ont des motivations ridicules. J'ai vraiment le sentiment qu'ils sont là parce le scénariste avait besoin de mauvais dans l'histoire et que donc ils font le mal pour causer des problèmes aux héros. C'est vraiment regrettable car le monde et les dessins sont vraiment sympas. Mais avec un scénario aussi bâclé, Golden Cup ne peut pas faire une bonne série.
C'est à l'aune de ce type d'histoires que l'on peut mesurer la distance qui sépare les productions européennes de leurs homologues américaines sur le terrain des super-héros. Dragoñe fait donc pâle figure. Sur le plan graphique tout d'abord. Rod est peut-être bon sur certains points, mais au niveau du dessin, il est très léger. Les muscles de ses personnages sont anguleux. Le découpage est quand même assez sympa, donnant une impression de dynamisme. Mais pour le reste, la copie est à revoir. Sur le plan de l'histoire... L'idée de l'inconnu amnésique ressemblant à une célébrité est plutôt intéressante, mais son exploitation manque cruellement d'imagination.
Tout cela est bien léger...
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Gilgamesh
Mettre en bande dessinée un des plus vieux mythe du monde peut tenir de la gageure étant donné le fossé qui existe entre la logique du mythe et celle de l’histoire, ou encore entre les effets littéraires d’alors et d’aujourd’hui. Lire l’épopée de Gilgamesh est aussi amusant que de lire l’ancien testament – il faut être motivé pour en arriver à bout (surtout dans le second tome de cette série, qui est moins convaincant que le premier). L’illustration en BD est susceptible de rendre la lecture du mythe un petit peu plus digeste, mais cela requiert un sérieux travail d’adaptation, travail qui n’est pas poussé bien loin dans le cas présent. Rien à voir avec le tour de force réalisé par Rossi et Le tendre dans La Gloire d'Héra ou Tirésias qui montraient la grande modernité de mythes millénaires au prix de plusieurs digressions et réaménagements vis-à-vis de la version originale. Gilgamesh reste, quant à lui, assez fidèle à l’histoire originale à laquelle les beaux dessins de Duchazeau n’ajoutent finalement pas grand-chose. A lire pour la culture générale.
Julie Wood
Voila un Michel Vaillant Féminin sur 2 roues. C'est très (trop) proche des Michel Vaillant de la même époque. C'est aussi bien fait, aussi bien pensant et aussi ennuyeux. Le genre de série ou qui sont construites sur une mécanique bien huilée mais qu'on n'a pas vraiment envie de lire. Les dessins sont, comme on peut s'y attendre avec jean Graton, efficace et bien fait mais font un peu vieillot aujourd'hui.
Star Wars - L'Empire des Ténèbres
"Star Wars - l’Empire des ténèbres", quand il n’y en a plus, y en a encore… L’histoire écrite pas Veitch se déroule 6 ans après la bataille d’Endor (Episode VI - Le retour du Jedi), plus exactement elle se situe juste après Star Wars - Le Cycle de Thrawn. Elle met donc en scène les personnages de la vieille trilogie. Luke tente d’instaurer un nouvel ordre Jedi. Han et Leia attendent un troisième enfant. Les rebelles font la chasse aux derniers sympathisant de l’empire. Tout ce petit monde pense que le plus dur est passé sans savoir que tapis dans l’ombre un vieil ennemi les attend. Bien que loué par de nombreux fans qui attendaient sa réédition, je trouve ce scénario assez moyen. Je trouve qu’il donne beaucoup trop dans la surenchère, ce qui pour moi dessert complètement l’univers mis en place jusqu’ici. SPOILER L’empereur ressuscite plusieurs fois avec à chaque fois une arme plus puissante, Luke tombe et revient du côté obscur en un claquement de doigt, il y a des jedi qui traînent un peu partout dans la galaxie, l’empereur créent des Jedi noir à coup de baguette magique…FIN SPOILER. Mais si vous passez outre cette non crédibilité, le récit se laisse facilement lire car l’écriture est assez fluide. Les dessins et les couleurs sont de Kennedy (et Baikie pour la derrière partie du tome 3). Si je trouvais le scénar plutôt moyen, je ne serais pas aussi gentil avec les illustrations tellement je les trouve moches. Plus précisément, ce sont les couleurs que je trouve horribles car le dessin en lui-même n’est pas si mal mais les couleurs ternes, pâles et monochromes, ne sont vraiment pas agréables. Je suis pleinement conscient que ce sont de vieilles BD et que ceci explique cela mais il y a vraiment autre chose cette fois-ci, un style auquel je n’adhère pas. Pour résumé MON avis : scénar moyen et dessins mauvais. Je sais, ce n’est pas très vendeur mais d’un autre côté depuis que Delcourt a repris les publications Star Wars, de nombreux lecteurs réclamaient cette série. Je suis donc sûrement passé à côté de quelque chose.
Les Aventuriers du NHL2987 Survivaure
Il est des avis qui se ressemblent et dont on ne peut nier la terrible vérité. Les aventures du NHL Survivaure n'auront pas la grandeur du Donjon. Je me demande aussi quelle mouche pique les éditeurs à vouloir mettre dans l'Espace des aventuriers de Fantasy, car, comme bien souvent, les secondes parties sont moins bonnes que les premières versions. Pour ma part, la ressemblance avec le Donjon est si évidente qu'il est impossible de critiquer l'un sans que cela resurgisse sur l'opus héroïque. Et c'est peut être là que le bas blesse. Comme ce n'est pas une suite, il aurait fallu faire un dessin un peu moins ressemblant. D'instinct, nous attendons les frasques de notre équipe fantaisiste et nous n'avons que les gags mous des spationautes. Je suis déçu de cette aventure et il me reste en bouche le goût amer de la brandade de morue. Je ne lirai pas les BD suivantes et me régalerai des ambiances sonores, qui comme toujours sont irréprochables.
Zhong Guo
Je suis un fan d'Hermann donc je me suis précipité sur Zhong Guo espérant vraiment trouver quelque chose digne du génial On a tué Wild Bill. Hélas, quelle déception! Les dessins sont bien mais l'histoire ne vaut pas la peine. C'est dommage car cette Chine capitalo-communiste était vraiment intéressante mais au bout de quelques pages on se désintéresse complètement de l'histoire. Heureusement il reste les dessins. A propos il faudra dire à Hermann que la position qu'il a dessinée au jeu de Go est une position théorique qu'on trouve dans les livres mais qui n'est pas jouée en pratique.
Kronos
Kronos aurait pu être une bonne série (du moins au début des années 80): c'est post-apocalyptique, il y a des belles machines, des combats, des mutants, des survivants, des extra-terrestres et des héros sans peur ni reproches. Mais après un premier tome sympathique malgré ses faiblesses dans la simplicité de scénario, la série s'écroule dans le deuxième tome. Où lors d'un voyage à travers la galaxie on rencontre (et extermine) les race extra-terrestres les unes après les autres autrement dit le deuxième tome est une suite de combat spatiaux sans intérêt ou on commence à éprouver du dégoût pour les héros qui étaient pourtant sympathiques dans le premier tome. Le deuxième tome se termine sur la promesse de nouvelle aventure mais bizarrement il n'y aura jamais de tome 3. Le dessin est quant à lui plutôt plaisant surtout les vaisseaux et les postes de commande avec des fils électriques qui pendent un peu partout.
Sur le bout de la langue
Cet album est composé de plusieurs histoires courtes aux thèmes assez similaires. Il semble bien qu'il n'y ait qu'un seul dessinateur aux commandes, pourtant les styles de dessin sont assez différents entre chaque histoire. Parfois en couleurs, parfois noir et blanc, parfois médiocre sur les décors parfois tout à fait correct, parfois comique parfois réaliste. Dans l'ensemble, hormis quelques décors tracés à la règle, je trouve que le dessin est bon, voire intéressant car mêlant une touche légèrement comique à des scènes purement porno. Avec un tel dessin, j'étais donc motivé à apprécier ces histoires qui ne sont pourtant que des histoires de cul. Mais j'ai très vite buté sur la narration qui est plus que confuse par moment. Certaines histoires, notamment la première, sont quasiment incompréhensibles, ou du moins suffisamment compréhensibles pour se rendre compte qu'elles sont racontées n'importe comment. C'est chiant à lire car il n'y a pas moyen de rentrer dans la majorité des histoires. Quant à l'aspect érotique, il est correct à la base mais complètement annéanti par moment du fait de cette mauvaise narration.
L'Espignole
Note approximative : 1.5/5 Il semble y avoir des amateurs de Baudoin d'un côté, et ceux comme moi qui franchement n'aiment quasiment jamais ce qu'il fait. Et pour cette petite Patte de Mouche, c'est encore le cas pour moi. Cet album d'une vingtaine de pages raconte en une image par page une petite portion de souvenirs de Baudoin liés à une rivière reculée appelée l'Espignole qui a un peu marqué sa jeunesse. Le dessin est fait sur la base de croquis encrés à la manière un peu sale que je n'aime pas chez Baudoin. Certains admirent la technique de ce dessinateur, moi je n'aime tout simplement pas : je trouve ça moche. Donc ce sont des croquis moches et pas toujours facilement déchiffrables qui composent cette BD à mes yeux. Quant à l'histoire, elle est lue en une minute et inintéressante, sans pour autant être détestable puisqu'on sent que l'auteur est sincère dans ce qu'il veut être un hommage à de bons souvenirs de son enfance campagnarde.
Golden Cup
Le Premier tome m'avait bien plu. Contrairement au beaucoup de personnes, j'aime bien ces dessins lisses, les machines sont plutôt bien dessinées et les personnages semblaient intéressants. J'attendais donc avec impatience le deuxième tome. Hélas le deuxième tome est une totale déception. Les dessins sont toujours aussi beaux, mes les personnages des mauvais sont totalement irréalistes. Aussi bien le savant fou millionnaire avide de vengeance que l'escroc (Caruso) ont des motivations ridicules. J'ai vraiment le sentiment qu'ils sont là parce le scénariste avait besoin de mauvais dans l'histoire et que donc ils font le mal pour causer des problèmes aux héros. C'est vraiment regrettable car le monde et les dessins sont vraiment sympas. Mais avec un scénario aussi bâclé, Golden Cup ne peut pas faire une bonne série.
Dragoñe
C'est à l'aune de ce type d'histoires que l'on peut mesurer la distance qui sépare les productions européennes de leurs homologues américaines sur le terrain des super-héros. Dragoñe fait donc pâle figure. Sur le plan graphique tout d'abord. Rod est peut-être bon sur certains points, mais au niveau du dessin, il est très léger. Les muscles de ses personnages sont anguleux. Le découpage est quand même assez sympa, donnant une impression de dynamisme. Mais pour le reste, la copie est à revoir. Sur le plan de l'histoire... L'idée de l'inconnu amnésique ressemblant à une célébrité est plutôt intéressante, mais son exploitation manque cruellement d'imagination. Tout cela est bien léger...