Cubitus montre son gros nez pour la première fois dans l'hebdo Tintin n°16, 23ème année, du 16 Avril 1968.
Cubitus ?... Un bon gros toutou tout blanc au nez noir. Il a pour "maître" Sémaphore, un ancien marin. Et aussi un ennemi : Sénéchal, un chat noir.
Son monde ?... C'est la vie de tous les jours, avec ses hauts et ses bas, ses joies et ses peines, ses amitiés et ses haines. Cubitus aime ne rien faire, à part la sieste. Il adore manger et est très casanier. Gentil le toutou ?... Oui, mais, si on vient le contrarier il peut être très désagréable ainsi que de mauvaise foi.
Le décor est planté. Un décor qui ressemble furieusement à celui d'Achille Talon car Dupa (le créateur de notre chienchien) a été l'assistant de Greg.
Tout aurait pu être bien dans le meilleur des mondes si ce n'est que : j'ai rarement pu finir un album de "Cubitus" ! Rien à dire au niveau dessin, non, c'est plutôt au niveau des histoires que le bât blesse. Trop répétitif ! De temps en temps un "coup de génie" de Dupa, mais sinon -et sincèrement- pas grand chose d'attachant. Ca se lit mais s'oublie parfois aussi vite.
Heureusement il y a le trait de Dupa. Tout en rondeur, il arrive formidablement bien à faire s'exprimer ses personnages par la gestuelle et mimique d'un graphisme sûr. Mais à part ça...
"Cubitus" bénéficie pourtant d'un réel succès, publié tant en histoires courtes d'une planche ou deux qu'en longues histoires complètes. Cubitus a même possédé sa propre revue, ainsi que de supports de dessins animés réalisés au Japon (104 épisodes). Tant mieux pour lui.
Le verrons-nous encore longtemps ?... Je ne sais. Son créateur, Dupa, avait une grosse production d'avance ayant permis la sortie d'albums jusqu'en 2002. Mais depuis son décès, aucun "repreneur" éventuel ne s'est encore manifesté.
Cubitus ?... Ben, j'en reprends très rarement un album. Ca ne me tire, de temps en temps, que l'esquisse d'un sourire.
Son auteur :
Luc DUPANLOUP, dit DUPA, dessinateur-scénariste de nationalité belge, est né à Montignies-sur-Sambre le 12 Février 1945. Une saloperie de commotion cérébrale nous l'enlève le 8 Novembre 2000.
Surtout connu pour Cubitus, il a également réalisé des Chlorophylle et participé -en tant que scénariste- a de nombreuses autres séries.
Sincèrement, je m'attendais à mieux en entamant cette BD.
Déjà, je n'aime clairement pas le dessin. Le trait est plutôt correct, ce n'est pas le soucis. Quoique certains visages soient assez moches, je trouve l'ensemble plutôt pas mal. Mais par contre, je n'aime pas du tout l'encrage. Cet encrage, associé à des couleurs que je trouve souvent immondes, me donne une impression de dessin inachevé. Bref, quand je revois les planches de la BD, je les trouve moches, tout simplement, et ce malgré une maîtrise technique du dessin que je constate sans problème.
Le scénario m'intéressait par son idée de départ. Les personnages un peu loufoques et l'ambiance étrange auraient pu me plaire. Mais je me suis assez vite lassé des personnages qui manquent de charme et d'originalité à mon goût. J'ai également assez vite décroché de l'intrigue car le "phénomène" mystérieux m'a finalement assez peu captivé. Et quand je vois où mène le récit en fin d'album, je me dis finalement... bof... Je me suis presque ennuyé par moment et rien de notable ne sort de cette lecture que je pense oublier assez vite.
Corbeyran a fait mieux et nettement plus original comme scénario, et surtout il s'est associé à des dessinateurs que je préfère nettement à Balez.
Une série-clone de Largo Winch. Je n'aime pas du tout cette série. Le personnage m'est antipathique. Quant aux scénarios, ce sont des intrigues financières pointues mais qui ne m'intéressent pas du tout.
Je n'ai jamais lu de "Johan et Pirlouit" pendant mon enfance. J'ai lu un premier album après avoir largement passé l'âge du public visé. J'ai donc eu un regard critique pour ma première lecture.
Et je n'ai pas du tout accroché aux histoires. Je les trouve assez molles et surtout très vieillissantes. De plus, les personnages sont loin d'être attachants, ce qui n'arrange rien. Pour tout dire, je n'ai jamais réussi à me plonger pleinement dans la lecture d'un de ces albums, ni à en lire plus d'un à la fois.
Pour ce qui est des dessins, c'est du classique. Un trait net et sans ratures, mais il faut avouer que le rendu n'est pas terrible. Pour moi, une série à placer bien en-dessous des petits hommes bleus.
Les lecteurs découvrent "Pharaon" dans l'hebdo Super-As n° 66 du 3 Mai 1980.
Pharaon ?... Une sorte d'agent spécial de Sa Très Gracieuse Majesté, la Reine d'Angleterre.
Cette sorte de James Bond va se retrouver dans des histoires qui mêlent intrigues policières, d'espionnage et de fantastique.
Pourtant scénarisée par André-Paul Duchâteau, cette série -avis personnel- ne casse pas trois pattes à un canard. Un fort relent de déjà vu, déjà lu. Ca se pagine mais ne retient pas l'attention -l'éveil même- du lecteur.
A la fin de Super-As (en Octobre 1980), "Pharaon" sera directement publié sous la forme d'albums ; ce jusqu'en 1985. En 1993, une tentative de la reprise de la série a été évoquée, mais sans plus... Et ce n'est peut-être pas plus mal.
Bon, ça a existé. J'en possède. Mais ce n'est pas cette série que je relirai avec plaisir le soir, au coin d'un bon feu...
Ses auteurs ?...
Le scénariste, André-Paul Duchâteau, est un des derniers dinosaures de la BD franco-belge. Je ne vous en parle pas ici, car cette série n'est absolument pas représentative de son oeuvre.
Le dessinateur, Daniel Hulet, dessinateur-scénariste, est né à Bruxelles le 25 Août 1945.
Outre "Pharaon", on lui connaît la série "Léo Gwenn", Les Chemins de la Gloire, "Voyage en tête étrangère"... Mais qui s'en souvient ? Dommage d'ailleurs, car Hulet a une véritable patte graphique personnelle ; torturée, faisant preuve de beaucoup d'originalité.
Scénario sans grande surprise, impression de déjà vu, misère et violence présentées de manière inintéressante; je n'ai pas accroché à ce premier album qui, à mon avis, aurait dû être publié ailleurs que dans la collection Aire Libre.
Finalement, les albums sur les "Blondes" sont nettement mieux dessinés et scénarisés. Je présume que la version "Brunes" est sortie pour surfer sur la vague et profiter du succès.
Ce genre d'album est basé sur deux choses :
- les formes féminines
- les gags
Pour les formes féminines, on ne peut pas dire que ça soit toujours au top, il manque quelque chose, c'est plat malgré les poumons style airbag... Le graphisme des "Blondes" est plus adéquat, même s'il est souvent outrancier dans les expressions.
Pour les gags, parfois quelques sourires à tirer de ces pages pas très folichonnes.
Bref, ce n'est pas un album que je sortirais souvent de sa torpeur, il fera quelques millimètres de plus dans ma bibliothèque...
Quelques gags qui arracheront parfois un sourire mais tout cela est bien pauvre. Utile pour avoir un panorama sur divers dessinateurs pas toujours très connus (des seconds noms, dirons-nous) mais cela reste souvent bien faible quand même côté narratif.
Il y a bien quelques noms connus mais, parfois on se demande qui a réellement dessiné la planche. Ou bien, ça a été fait par dessus la jambe...
On a souvent l'impression que ce sont des pages pour remplir, coûte que coûte, l'album et le vendre à la bonne période. A quand la version "Lapin de Pâques" ?
Quelques rares belles pages quand même...
Album à acheter dans une solderie...
Une suite de petites histoires jouant beaucoup sur les liens charnels entre les personnes. Toutes les histoires ont un pour thème commun l'attirance physique et de ses histoires se dégage une forte sensualité, chacune se déroule dans un pays différent.
On a donc droit à des paysages variés, des traitements différents selon l'histoire (on a même droit à une histoire muette), des buts différents, des fins différentes pour chaque histoire, même si les finalités sont sensiblement identiques.
Les dessins sont bien faits, mais il faut apprécier le style, en ce qui me concerne ça me laisse plutôt froid dans l'ensemble, même si le traitement graphique à effet irréel du combat de boxe de la dernière histoire m'a bien plu, cela ne représente qu'une poignée de cases.
Au fil des pages, malgré quelques passages sympathiques, j'ai vite eu l'impression de tourner en rond dans ce que je trouve être une fausse diversité, l'impression que m'a laissé cette lecture était un peu trop lourde pour que je l'apprécie pleinement. Je ne la conseille donc pas.
JJJ
Un album qui a de la gueule, paré d'une couverture de toute beauté, dont le contenu est moins riche que ce que l'on est en droit d'espérer. Pour la petite histoire, The Fountain devait être un film écrit et réalisé par Darren Aronofsky, pour de multiples raisons, le film a été abandonné, Aronofsky a donc donné vie à son projet sous forme de BD, il s'est collé au scénario et c'est Kent Williams qui a pris les pinceaux. Aujourd'hui les choses ont changé (les voies d'Hollywood sont impénétrables) et la production du film est finalement relancée...
Il n'empêche que la BD existe bel et bien, une BD qui s'annonce profondément poétique et visuellement recherchée, mais bien trop nébuleuse pour convaincre.
L' histoire qui rebondit dans le temps au fil des époques, qui suit la destinée d'un homme prêt à l'impossible pour sauver la vie de sa bien-aimée, est assez compliquée, le départ est confus, on a l'impression de s'y perdre, il est difficile de relier immédiatement tel ou tel personnage avec sa destinée... Et même si au fil des pages ça s'éclaircit, on garde une impression de lecture brouillonne, du coup cette BD ne passionne pas vraiment.
Dommage, car le scénario ne manque pas d'originalité, les dessins de Kent Williams, pour peu que l'on apprécie son style, sont vraiment beaux.
Peut-être un peu trop fantaisiste, un peu trop difficile d'accès pour être totalement réussie, cette BD ne manque pas de force, mais n'est pas pour autant réussie.
Si je garde le souvenir de quelques pages magnifiques, je ne pense pas pour autant avoir envie de relire cet album de sitôt, je m'abstiendrai donc d'en conseiller l'achat.
JJJ
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Cubitus
Cubitus montre son gros nez pour la première fois dans l'hebdo Tintin n°16, 23ème année, du 16 Avril 1968. Cubitus ?... Un bon gros toutou tout blanc au nez noir. Il a pour "maître" Sémaphore, un ancien marin. Et aussi un ennemi : Sénéchal, un chat noir. Son monde ?... C'est la vie de tous les jours, avec ses hauts et ses bas, ses joies et ses peines, ses amitiés et ses haines. Cubitus aime ne rien faire, à part la sieste. Il adore manger et est très casanier. Gentil le toutou ?... Oui, mais, si on vient le contrarier il peut être très désagréable ainsi que de mauvaise foi. Le décor est planté. Un décor qui ressemble furieusement à celui d'Achille Talon car Dupa (le créateur de notre chienchien) a été l'assistant de Greg. Tout aurait pu être bien dans le meilleur des mondes si ce n'est que : j'ai rarement pu finir un album de "Cubitus" ! Rien à dire au niveau dessin, non, c'est plutôt au niveau des histoires que le bât blesse. Trop répétitif ! De temps en temps un "coup de génie" de Dupa, mais sinon -et sincèrement- pas grand chose d'attachant. Ca se lit mais s'oublie parfois aussi vite. Heureusement il y a le trait de Dupa. Tout en rondeur, il arrive formidablement bien à faire s'exprimer ses personnages par la gestuelle et mimique d'un graphisme sûr. Mais à part ça... "Cubitus" bénéficie pourtant d'un réel succès, publié tant en histoires courtes d'une planche ou deux qu'en longues histoires complètes. Cubitus a même possédé sa propre revue, ainsi que de supports de dessins animés réalisés au Japon (104 épisodes). Tant mieux pour lui. Le verrons-nous encore longtemps ?... Je ne sais. Son créateur, Dupa, avait une grosse production d'avance ayant permis la sortie d'albums jusqu'en 2002. Mais depuis son décès, aucun "repreneur" éventuel ne s'est encore manifesté. Cubitus ?... Ben, j'en reprends très rarement un album. Ca ne me tire, de temps en temps, que l'esquisse d'un sourire. Son auteur : Luc DUPANLOUP, dit DUPA, dessinateur-scénariste de nationalité belge, est né à Montignies-sur-Sambre le 12 Février 1945. Une saloperie de commotion cérébrale nous l'enlève le 8 Novembre 2000. Surtout connu pour Cubitus, il a également réalisé des Chlorophylle et participé -en tant que scénariste- a de nombreuses autres séries.
Le village qui s'amenuise
Sincèrement, je m'attendais à mieux en entamant cette BD. Déjà, je n'aime clairement pas le dessin. Le trait est plutôt correct, ce n'est pas le soucis. Quoique certains visages soient assez moches, je trouve l'ensemble plutôt pas mal. Mais par contre, je n'aime pas du tout l'encrage. Cet encrage, associé à des couleurs que je trouve souvent immondes, me donne une impression de dessin inachevé. Bref, quand je revois les planches de la BD, je les trouve moches, tout simplement, et ce malgré une maîtrise technique du dessin que je constate sans problème. Le scénario m'intéressait par son idée de départ. Les personnages un peu loufoques et l'ambiance étrange auraient pu me plaire. Mais je me suis assez vite lassé des personnages qui manquent de charme et d'originalité à mon goût. J'ai également assez vite décroché de l'intrigue car le "phénomène" mystérieux m'a finalement assez peu captivé. Et quand je vois où mène le récit en fin d'album, je me dis finalement... bof... Je me suis presque ennuyé par moment et rien de notable ne sort de cette lecture que je pense oublier assez vite. Corbeyran a fait mieux et nettement plus original comme scénario, et surtout il s'est associé à des dessinateurs que je préfère nettement à Balez.
I.R.$.
Une série-clone de Largo Winch. Je n'aime pas du tout cette série. Le personnage m'est antipathique. Quant aux scénarios, ce sont des intrigues financières pointues mais qui ne m'intéressent pas du tout.
Johan et Pirlouit
Je n'ai jamais lu de "Johan et Pirlouit" pendant mon enfance. J'ai lu un premier album après avoir largement passé l'âge du public visé. J'ai donc eu un regard critique pour ma première lecture. Et je n'ai pas du tout accroché aux histoires. Je les trouve assez molles et surtout très vieillissantes. De plus, les personnages sont loin d'être attachants, ce qui n'arrange rien. Pour tout dire, je n'ai jamais réussi à me plonger pleinement dans la lecture d'un de ces albums, ni à en lire plus d'un à la fois. Pour ce qui est des dessins, c'est du classique. Un trait net et sans ratures, mais il faut avouer que le rendu n'est pas terrible. Pour moi, une série à placer bien en-dessous des petits hommes bleus.
Pharaon
Les lecteurs découvrent "Pharaon" dans l'hebdo Super-As n° 66 du 3 Mai 1980. Pharaon ?... Une sorte d'agent spécial de Sa Très Gracieuse Majesté, la Reine d'Angleterre. Cette sorte de James Bond va se retrouver dans des histoires qui mêlent intrigues policières, d'espionnage et de fantastique. Pourtant scénarisée par André-Paul Duchâteau, cette série -avis personnel- ne casse pas trois pattes à un canard. Un fort relent de déjà vu, déjà lu. Ca se pagine mais ne retient pas l'attention -l'éveil même- du lecteur. A la fin de Super-As (en Octobre 1980), "Pharaon" sera directement publié sous la forme d'albums ; ce jusqu'en 1985. En 1993, une tentative de la reprise de la série a été évoquée, mais sans plus... Et ce n'est peut-être pas plus mal. Bon, ça a existé. J'en possède. Mais ce n'est pas cette série que je relirai avec plaisir le soir, au coin d'un bon feu... Ses auteurs ?... Le scénariste, André-Paul Duchâteau, est un des derniers dinosaures de la BD franco-belge. Je ne vous en parle pas ici, car cette série n'est absolument pas représentative de son oeuvre. Le dessinateur, Daniel Hulet, dessinateur-scénariste, est né à Bruxelles le 25 Août 1945. Outre "Pharaon", on lui connaît la série "Léo Gwenn", Les Chemins de la Gloire, "Voyage en tête étrangère"... Mais qui s'en souvient ? Dommage d'ailleurs, car Hulet a une véritable patte graphique personnelle ; torturée, faisant preuve de beaucoup d'originalité.
Les Rêves de Milton
Scénario sans grande surprise, impression de déjà vu, misère et violence présentées de manière inintéressante; je n'ai pas accroché à ce premier album qui, à mon avis, aurait dû être publié ailleurs que dans la collection Aire Libre.
Les brunes
Finalement, les albums sur les "Blondes" sont nettement mieux dessinés et scénarisés. Je présume que la version "Brunes" est sortie pour surfer sur la vague et profiter du succès. Ce genre d'album est basé sur deux choses : - les formes féminines - les gags Pour les formes féminines, on ne peut pas dire que ça soit toujours au top, il manque quelque chose, c'est plat malgré les poumons style airbag... Le graphisme des "Blondes" est plus adéquat, même s'il est souvent outrancier dans les expressions. Pour les gags, parfois quelques sourires à tirer de ces pages pas très folichonnes. Bref, ce n'est pas un album que je sortirais souvent de sa torpeur, il fera quelques millimètres de plus dans ma bibliothèque...
Le Père Noël dans ses petits souliers
Quelques gags qui arracheront parfois un sourire mais tout cela est bien pauvre. Utile pour avoir un panorama sur divers dessinateurs pas toujours très connus (des seconds noms, dirons-nous) mais cela reste souvent bien faible quand même côté narratif. Il y a bien quelques noms connus mais, parfois on se demande qui a réellement dessiné la planche. Ou bien, ça a été fait par dessus la jambe... On a souvent l'impression que ce sont des pages pour remplir, coûte que coûte, l'album et le vendre à la bonne période. A quand la version "Lapin de Pâques" ? Quelques rares belles pages quand même... Album à acheter dans une solderie...
Equatoriales
Une suite de petites histoires jouant beaucoup sur les liens charnels entre les personnes. Toutes les histoires ont un pour thème commun l'attirance physique et de ses histoires se dégage une forte sensualité, chacune se déroule dans un pays différent. On a donc droit à des paysages variés, des traitements différents selon l'histoire (on a même droit à une histoire muette), des buts différents, des fins différentes pour chaque histoire, même si les finalités sont sensiblement identiques. Les dessins sont bien faits, mais il faut apprécier le style, en ce qui me concerne ça me laisse plutôt froid dans l'ensemble, même si le traitement graphique à effet irréel du combat de boxe de la dernière histoire m'a bien plu, cela ne représente qu'une poignée de cases. Au fil des pages, malgré quelques passages sympathiques, j'ai vite eu l'impression de tourner en rond dans ce que je trouve être une fausse diversité, l'impression que m'a laissé cette lecture était un peu trop lourde pour que je l'apprécie pleinement. Je ne la conseille donc pas. JJJ
The Fountain
Un album qui a de la gueule, paré d'une couverture de toute beauté, dont le contenu est moins riche que ce que l'on est en droit d'espérer. Pour la petite histoire, The Fountain devait être un film écrit et réalisé par Darren Aronofsky, pour de multiples raisons, le film a été abandonné, Aronofsky a donc donné vie à son projet sous forme de BD, il s'est collé au scénario et c'est Kent Williams qui a pris les pinceaux. Aujourd'hui les choses ont changé (les voies d'Hollywood sont impénétrables) et la production du film est finalement relancée... Il n'empêche que la BD existe bel et bien, une BD qui s'annonce profondément poétique et visuellement recherchée, mais bien trop nébuleuse pour convaincre. L' histoire qui rebondit dans le temps au fil des époques, qui suit la destinée d'un homme prêt à l'impossible pour sauver la vie de sa bien-aimée, est assez compliquée, le départ est confus, on a l'impression de s'y perdre, il est difficile de relier immédiatement tel ou tel personnage avec sa destinée... Et même si au fil des pages ça s'éclaircit, on garde une impression de lecture brouillonne, du coup cette BD ne passionne pas vraiment. Dommage, car le scénario ne manque pas d'originalité, les dessins de Kent Williams, pour peu que l'on apprécie son style, sont vraiment beaux. Peut-être un peu trop fantaisiste, un peu trop difficile d'accès pour être totalement réussie, cette BD ne manque pas de force, mais n'est pas pour autant réussie. Si je garde le souvenir de quelques pages magnifiques, je ne pense pas pour autant avoir envie de relire cet album de sitôt, je m'abstiendrai donc d'en conseiller l'achat. JJJ