Les derniers avis (20707 avis)

Par Katz
Note: 2/5
Couverture de la série Wild School
Wild School

Un beau, voire un excitant, postulat de départ : la cohabitation forcée d'une "espionne" venue de Corée de Nord, et d'un simple lycéen de Corée du Sud. Par un "grand", du cinéma, de la littérature ou de la bd, voilà qui aurait pu donner une oeuvre passionnante, qui nous aurait subtilement révélé l'implicite plutôt que l'explicite : tout le vécu, le ressenti et les non-dits des relations plus que passionnelles qui unissent la Corée du Nord à la Corée du Sud. Et comment eut-il pu en être autrement entre ces deux pays qui, en vérité, n'en sont qu'un, atrocement déchiré dans sa chair même, avec tout ce que cela implique de relations ambiguës, fusionnelles, distendues, chaotiques, désespérées et paranoïaques tout à la fois ? Je ne formais certes point une espérance aussi ambitieuse en ouvrant ce manhwa de Kim Jeong-Han, néanmoins, j'escomptais à travers une oeuvre "mineure" ressentir tout l'indicible qui unit ces deux pays. C'est en effet, parfois, à travers des oeuvres qui n'ont pas prétention de "dire" qu'on en apprend le plus... Ainsi, que peut imaginer et percevoir de la relation entre les deux Corées un manhwaga ? Que peut-il en restituer dans un "shonen", genre terriblement contraint par ses codes ? Que pense-t-il qu'il en soit "dicible" à son jeune public ? Autant de questions passionnantes... dont vous n'obtiendrez jamais la réponse dans ce manhwa. Voilà qui est d'autant plus dommage que sur le plan formel l'oeuvre de Kim Jeong-Han est loin d'être dépourvue de qualités. Certes, le style est on ne peut plus classique, pour un "shonen", du moins est-il agréable à l'oeil, eu égard à d'autres qui le sont beaucoup moins. Mais la bouille toute ronde de l'anti-héroïne est pour le moins originale et surprenante. Enfin, Young-Geon, s'il est "simple" lycéen n'est pas pour autant falot. De plus, l'aspect glacial de l'espionne nord-coréenne est assez parfaitement restitué dans le trait du manhwaga, et ses relations avec le "héros" évitent le plus souvent la caricature pour un rendu qui friserait (presque) celui d'un roman. En achevant la lecture du premier tome, même le lecteur exigeant pourrait se sentir conquis par ce manhwa, malgré ses stéréotypes assumés (ceux d'un James Bond, mais d'un bon James Bond, et du shonen), et certaines invraisemblances ou légèretés, qui tiennent certainement aux stéréotypes susdits. Oui, mais... Que le dit lecteur exigeant s'en tienne à ce premier tome prometteur (à défaut d'être totalement convaincant), car l'excitant postulat qu'on espérait voir se déployer dans les tomes suivants, l'auteur l'oublie complètement. C'est ainsi, et il faut s'y faire... Mais Wild School ne porte pas le nom de "Ecole Sauvage" pour rien. Car ce dont il est question, en vérité, dans ce manhwa, c'est d'abord et presque uniquement de baston, essentiellement entre lycéens. A cet égard, le site de Tokebi ne ment pas sur cette série. In fine, l'auteur se rappelle tout de même que son "héroïne" est un agent secret nord coréen, et il nous gratifie donc d'un final james bondesque (mais d'un James Bond moyen) en relation avec cette identité bien oubliée durant la majeure partie de son "oeuvre". Au final, après avoir cru qu'une sorte d'autocensure avait empêché l'auteur de développer plus avant l'aspect des relations nord-sud à travers ses personnages, j'ai refermé le quatrième tome avec le sentiment que la belle mais glaciale espionne venue du Nord n'était qu'un prétexte, un ajout pseudo-original à un manhwa de baston "lycéenne". Elle est super forte, elle bat tout le monde, elle est charnelle et glaciale (au niveau du fantasme de l'espionne, c'est d'ailleurs une réussite) et elle est... Nord-Coréenne. Elle eut tout aussi bien pu être Américaine, Russe ou Martienne que cela n'eut pas changé grand chose. Cependant, au-delà de cette déception, Wild School s'achevant sur une fin ouverte, je me suis pris à espérer fortement que l'auteur, malgré tous ses défauts, donne une suite à son oeuvre plus que mineure, afin de développer, et de conclure, le postulat de base de son histoire. Qu'il nous gratifie, enfin, non d'un Wild School, mais plutôt d'un Wild Spy... Car le bougre n'est point dépourvu de talents, et s'il s'en donnait la peine, il pourrait certainement accoucher d'un sonyun (shonen) qui émergerait largement au-dessus du lot courant. Vous me direz, on peut toujours rêver...

23/04/2007 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Breath Effect
Breath Effect

Un récit centré sur une héroïne sexy qui passe son temps à montrer sa culotte, ses seins et à aguicher les gens autour d'elle. Cette histoire est racontée sur le plan de la rigolade, mais pêche par un scénario confus et une narration moyenne. En outre, à mes yeux, trop de passages ressemblent à de grosses opérations de racolage destinées à attirer le regard du lecteur ado mâle. Je trouve le dessin médiocre et l'humour exhibitionniste et outré, surprenant dans le premier chapitre, devient très vite lassant. A vrai dire, je ne dois pas être client de ce type d'humour car je n'ai souri à aucun moment. C'est une histoire assez délirante avec des personnages déjantés un peu partout, mais je n'arrive pas du tout à entrer dans le trip. L'héroïne n'est pas attachante et l'intrigue parait très immature à mon goût pour le moment. Le scénario est surtout très confus à tel point qu'à la fin du premier tome, on ne voit toujours pas bien où l'auteur veut en venir. Bref, je n'accroche pas.

22/04/2007 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Anarky
Anarky

Anarky est pour le moment le récit qui m'a le plus déplu dans le magazine "ShogunMag". S'entamant sur la base d'un conflit généralisé entre jeunes des banlieues et gouvernement français fasciste, il accumule dès le départ poncifs machos et violence gratuite, le tout servi par une narration très moyenne et un dessin que je n'aime pas. Je reproche à ce manga à la française sa violence gratuite, ses personnages relativement détestables et l'immaturité du début de son intrigue. Le scénario commence cependant à prendre un peu de consistance à la fin de ce premier album qui vient de paraître, attisant légèrement ma curiosité. Mais je reste rebuté par les idées qui semblent émaner de cette histoire et la façon de les raconter.

22/04/2007 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série La Perdida
La Perdida

Je pensais que j'allais aimer cette BD. A son résumé, je pensais y découvrir une histoire située quelque part entre L'auberge Espagnole, De mal en pis et un carnet de voyage au Mexique, une histoire que je craignais peut-être d'être futile mais que j'espérais en tout cas attachante et intéressante. Au final, je peux le dire, je n'ai pas aimé cette BD. Au premier coup d'oeil, son dessin fait immédiatement penser au style de Craig Thompson (Blankets - Manteau de neige) par son encrage et son aspect général. Techniquement, il est cependant nettement moins bon, et certaines planches manquent vraiment de clarté et/ou d'esthétisme, c'est selon. Ca n'en reste pas moins bien lisible, si ce n'est quelques difficultés que j'ai éprouvées à différencier certains visages, féminins notamment. Quant au récit... Il débute sur l'équivalent d'un carnet de voyage assez classique, l'arrivée de l'héroïne à Mexico, sa découverte de la ville et de ses habitants, ses petits plans débrouille, ses ratés et ses coups de chance. Mais très vite, j'ai commencé à ne pas apprécier cette héroïne, Carla, cette américaine qui rejette son pays et veut vivre comme une mexicaine qu'elle n'est que par une part de ses origines. Elle a un comportement bobo que je me suis rapidement mis à exécrer, jouant les gentilles avec tout le monde alors qu'elle sème doucement la merde autour d'elle, jouant sa vie comme un rôle existentialiste, estimant normal de jouer la pute avec un ex pour qu'il la loge gratuitement ou de dealer pour payer son loyer, se liant sans réfléchir aux premiers mexicains qui lui ont souri et parlé, cherchant à tout prix à se faire accepter par eux alors qu'elle oscille entre un statut de "touriste passionnée et immersive" et un rôle factice de "mexicaine comme toutes les autres adepte du système D et qui ne craint pas de fréquenter les mecs louches mais en fait tellement sympas si on croit bien les connaître". Je ne sais combien de fois je me suis fait la réflexion suivante : "Mais qu'est-ce qu'elle est conne !?". Et ça empire bien sûr car le récit tourne au drame, drame qu'on voit venir avec des sabots énormes et pour lequel je n'arrive même pas à trouver crédible à quel point la petite Carla joue les idiotes aveuglées et sans volonté. Et tout ça pour finir sur une conclusion où la gentille Carla, un an après son départ dramatique du Mexique, se fait la réflexion... "Mais qu'est-ce que j'étais conne !?". Pas un carnet de voyage puisqu'on ne voit guère du Mexique plus que les habitudes de branleurs d'un petit groupe de paumés citadins, cette BD est le récit "exotique" de la vie d'une fille que j'éviterais soigneusement dans ma propre vie, se concluant par une intrigue très légèrement polar cousue avec de gros fils blancs. Bref, une lecture (longue) qui m'a plutôt ennuyé, voire par moment irrité.

22/04/2007 (modifier)
Par jb
Note: 2/5
Couverture de la série La Débauche
La Débauche

Sans doute le moins bon des albums de Tardi. Une dénonciation sans relief des abus de pouvoir d'un DRH pour mettre ses employés au chomedu et qui se fait mettre anonymement en cage dans son propre zoo pour faire grimper les ventes de ses produits dérivés. Mais patatrac il est assassiné. Le jeune flic qui enquête est sans relief, l'enquête est simpliste, seul le dessin sauve un peu le tout mais n'est néanmoins pas au niveau des autres albums. Bref une collaboration ratée entre Pennac et Tardi. Dommage.

22/04/2007 (modifier)
Par jb
Note: 2/5
Couverture de la série S.O.S. Bonheur
S.O.S. Bonheur

L'idée de départ est plutôt intéressante, plusieurs saynètes décrivant une société où le contrôle étatique est omniprésent, pesant.... On peut s'y voir sans trop de difficultés, notamment sur la gestion sanitaire et sur les cartes. Il y a donc une réelle volonté de décrire la répression et la dictature d'un Etat qui agit selon les principes de l'intérêt collectif et au détriment des libertés. Pourtant parfois, on tombe un peu dans le n'importe quoi, dans l'absurde et la gentille démagogie gauchiste. La fin laisse à désirer. Les maîtres du monde sortis de nulle part qui encadrent toutes les révolutions dès lors qu'un pouvoir se met en place, pour assurer l'équilibre du monde. Mouais. Sur le dessin : sans dire qu'il est mauvais on a vu mieux et il a fort mal vieilli.

22/04/2007 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Fann le lion
Fann le lion

Note approximative : 2.5/5 Cette BD bénéficie d'un dessin que je trouve bien sympathique. Il présente quelques lacunes quand il s'agit de représenter des animaux (ce qui est un peu gênant quand le récit se passe dans les régions sauvages de Tanzanie) mais pour le reste il est de très bonne qualité tant pour les décors que pour les personnages. En outre, je trouve la colorisation très bonne. Je suis moins convaincu par le récit. Il manque vraiment de crédibilité à mes yeux. Je désapprouve le choix de l'auteur d'avoir voulu raconter cette histoire dans le futur. Si c'était pour retrouver l'ambiance des expéditions africaines du 19e siècle, je vois mal l'intérêt d'inventer un décor de proche SF où la Tanzanie serait soit-disant coupée du monde du fait de "troubles entre tribus locales" et de faire revenir Kikuyus et Masaïs à leurs rôles clichés de "porteurs de l'homme-blanc" et de "grands guerriers mystérieux". Les personnages de méchants blancs surarmés qui viennent soit-disant faire une expédition scientifique, le fait que le Kilimandjaro joue également son rôle cliché de montagne mystère comme si personne ne l'avait déjà complètement exploré et survolé en 2013, et puis ce peuple d'hommes-lions télépathes, tout cela me semble vraiment peu crédible, voire très maladroit. Pour le reste, cela se lit bien mais l'ensemble du récit reste plutôt déjà-vu et globalement naïf. Sa lecture n'est donc pas très motivante et ne m'a pas apporté grand chose.

21/04/2007 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série A l'ombre des dieux
A l'ombre des dieux

J'aime bien les légendes régionales et j'apprécie en général leurs transpositions en BD. Et autant j'en connais un bon nombre d'Européennes autant j'étais intéressé à l'idée de découvrir celles de ce peuple chinois, les Méos, dont j'ignorais tout. Graphiquement, je n'aurais que peu de reproches à faire. Le dessin de Sonk n'est pas mauvais. Il me fait penser au style de Franz (Jugurtha) quoiqu'il manque légèrement de dynamisme et de maîtrise. Ses visages ne sont en outre que rarement réussis. Dans la construction et la narration, peu de reproches à faire non plus. Simplement composée de récits courts et indépendants, nous sommes dans le cadre classique des recueils d'histoires et légendes. Et leur lecture se fait de manière tout à fait fluide. Mais hormis la légère curiosité de voir que la première histoire était une sorte de version asiatique de l'Exode des Hébreux et de Moïse, je me suis plutôt ennuyé avec les autres légendes. Elles présentent en effet des intrigues très classiques et sans surprises, les mêmes que nombre de légendes d'autres régions du monde. Rien qui à mes yeux vaillent la peine de les raconter une nouvelle fois dans un décor de Chine médiévale. Dans le même genre et la même collection, j'avais préféré l'album Derrière la haie de bambous de Vink (contes vietnamiens et chinois me semblent ici relativement proches) qui était plus original dans son contenu et plus réussi dans son graphisme à mes yeux.

21/04/2007 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Mort aux autres
Mort aux autres

Drôle de BD parue en 1989. J'aime bien le dessin ligne claire de ce Jean-François Floch que je ne connaissais pas et qui me rappelle ici le style de Chaland (Adolphus Claar). Cependant, le classicisme de ce dessin ne masque pas la bizarrerie du récit et de son décor. Ce décor est celui d'un palais-cité dans lequel chacun s'affronte pour le pouvoir, dans une ambiance de sexualité libérée, de lutte de classes, de trahisons, de meurtres et de mensonges. Y débarque un petit héros au physique d'Iznogoud qui va aussitôt attirer tous les regards sur lui, exciter les femmes, attiser les petites haines et entraîner le chaos politique et social. Un récit assez incongru, à la logique plus onirique que réaliste et qui se finit sans que j'ai vraiment réussi à en capter la substantifique moelle.

21/04/2007 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Pravda la survireuse
Pravda la survireuse

Publié en 1967 dans "Hara-Kiri", puis paru en album en octobre 1968, cette BD est un petit OVNI. Il est totalement dans son époque. Son graphisme est psychédélique, inspiré d'Andy Warhol, du Pop-Art et de toute la mouvance graphique de la fin des années 60 / débuts 70. Le récit est totalement onirique, tout en symbolique. L'héroïne, Pravda, est une maîtresse-femme, errant solitaire sur sa moto démoniaque ou accompagnée de sa horde de femmes fières et libres. Elle représente les femmes de tête, superbes créatures que la nudité rend d'autant plus impérieuses, pour qui "être, c'est d'abord agir" et qui écrasent avec violence toute opposition ou toute tentative de la communauté mâle de les dominer ou de profiter d'elles. Ces mêmes femmes qui se laissent aller parfois à un peu de tendresse ou de soumission mais pour mieux s'en libérer en détruisant tout et en éliminant les "êtres-objets" qui cherchent à agir sur elles. Je cite la préface d'Henri Chapier : "elle explique la rébellion de la jeunesse actuelle, la soif de détruire pour créer autre chose sans en avoir encore projeté dans l'avenir l'image exacte". Bref, c'est de la BD à message sous l'aspect d'un graphisme complètement psyché, aux couleurs flashy et aux persos en pattes d'éph ou en tenue d'"Eve en ceinture de cuir". L'ennui à côté de ça, c'est que le récit est trop onirique pour vraiment captiver, trop ancré dans une époque (Mai 68.) pour affirmer de nos jours plus qu'un message de curiosité historique, trop chargé de symboles pour ne pas paraître assez ridicule aux yeux d'un lecteur moderne. A lire si vous êtes curieux et désireux de (re)découvrir une ambiance psyché depuis très longtemps passée de mode.

21/04/2007 (modifier)