Recueil de 7 histoires courtes et humoristiques de Coucho et Pailler, auteurs que je ne connaissais pas. Le style graphique pourrait me plaire car il me rappelle celui de nombreux autres.
Pour commencer, l'ambiance est purement dans le style du journal Pilote, légèrement teintée de Fluide Glacial. C'est de l'humour burlesque, plein de références et d'autoréférences.
Le dessin, quoiqu'il manque un peu de technique, me fait penser à du Maester, délirant, avec des filles sexy, des personnages caricaturaux et plein de détails humoristiques. Mais il me fait aussi parfois penser au style d'Alexis, de Lob, voire de Gotlib. Et la référence à Gotlib est en outre appuyée dans l'épisode de Varta Fraulein, Superdupont version Allemande et féminine.
Dans la forme, cette BD n'est donc pas mauvaise. Par contre, l'humour fait rarement plus que sourire le lecteur. En fait, je pense que c'est surtout le rythme qui pêche : c'est assez pénible à lire, ou du moins ennuyeux. On lit en attendant la chute, en attendant le rebondissement qui fera sourire, mais ils peinent à venir et on finit vite par se lasser.
Dommage...
Après avoir lu Les mythes de Cthulhu illustré par Breccia, cette BD-là ne fait vraiment pas le poids. Elle aussi adapte en BD une série de nouvelles de Lovecraft, mais elle échoue totalement à en faire ressortir leur ambiance indicible. Présentés ainsi, ces récits qui auraient dû être angoissants et dérangeants ne ressortent plus que comme de banales Contes de la Crypte, petites histoires d'épouvante aussi effrayantes qu'un roman de gare.
A quoi cela tient-il ?
Peut-être au dessin ?
Ce dernier est tout à fait correct, dans la veine de certains comics réalistes d'horreur au style assez désuet de nos jours. Réaliste et correct, oui, mais totalement incapable de faire ressentir une originalité ou un ambiance visuelle à même de convenir à l'ambiance angoissante des oeuvres de Lovecraft.
Peut-être à la narration ?
Celle-ci n'est en effet pas terrible, non pas dans le texte lui-même puisque c'est directement le texte de Lovecraft, mais au niveau de sa mise en page. Le fait d'hésiter sur le texte narratif à lire et d'en lire certains dans le mauvais ordre du fait de leur emplacement peu évident gâche une partie de la lecture.
Peut-être plutôt à la façon dont elles sont adaptées ?
A la lecture de ces histoires courtes que je connaissais pourtant déjà quasiment toutes, j'ai eu l'impression de lire des histoires d'épouvante banales avec vampires, morts-vivants et autres malédictions. Le récit est plat, l'angoisse inexistante, le rythme ennuyeux, et rien ne contribue à créer l'indicible peur ou malaise que Lovecraft sait instiller dans ses oeuvres.
Bref, ce recueil ressemble finalement à un ensemble d'histoires fantastiques pas mauvaises et traitées correctement au niveau du dessin et de l'ensemble. Mais si vous voulez une adaptation qui rende mieux hommage à l'oeuvre de Lovecraft, lisez plutôt Les mythes de Cthulhu ou, pour plus de sûreté, tenez-vous en peut-être aux romans eux-mêmes.
J'étais attiré par cette BD car, à en lire le résumé et la promotion, je la rapprochais des albums de Ted Naifeh (Courtney Crumrin) et des films et courts-métrages de Tim Burton. Je m'attendais donc à trouver une ambiance réussie, une imagination débridée et un humour légèrement noir. L'humour noir est bien là, mais pour le reste, bof.
Pour commencer, le dessin est vraiment médiocre. Les premières planches de l'album sont dignes d'un mauvais fanzine. Dessin sans aucune technique, avec une colorisation (noir et blanc) façon photoshop pour les nuls. Ce dessin s'améliore légèrement au fil des pages mais reste de niveau très moyen. Il ne faut pas chercher de l'esthétisme dans cette BD. Seule la figure déjantée et souriante de Lénore m'a bien plu.
Les histoires, ensuite, m'ont paru très convenues dans le domaine de la BD goth-humoristique. L'humour noir tombe à plat car il est sans surprise. Il n'y a pas de réelle originalité, pas de la poésie qui est nécessaire pour donner une vraie âme à ce genre de récit qui joue sur la noirceur. En résumé, ce n'est pas drôle et pas très intéressant. Ca se lit sans aucune passion voire même avec un certain ennui.
Curieuse série futuriste, d'un côté parodique avec des clins d'oeil à notre actualité, d'un autre côté série d'action avec gadgets indispensables à toute histoire de science-fiction.
Seulement la vision du futur n'est pas très originale, lesdits gadgets improbables et l'humour pas toujours bienvenu : bref, la moindre tension dramatique est désamorcée, et les scénarios se révèlent lourds et ennuyeux.
Reste le dessin, racé et élégant, de Berthet qui fait passer bien des choses.
Une série qui manque d'une unité de ton pour convaincre.
Bon, y'a pas à dire, les romans graphiques japonais, ça me laisse relativement froid.
Ici, malgré le parrainage de Jean David Morvan ("La vraie vie... mais en mieux !"), je n'ai pas réussi à vraiment rentrer là-dedans.
Pourtant Taketomi est un auteur reconnu au Japon, ce diptyque sorti en 2003 a connu un vrai succès. Son graphisme est plutôt agréable la plupart du temps, il essaie de varier ses angles, ses points de vue, et même d'apporter un peu d'âme à ses histoires, relativement diverses. Car ce sont presque toujours des histoires d'amour, de ruptures, avec des (petits) morceaux de sexe dedans...
Rien d'affriolant, rien de véritablement intéressant à mon sens, et même son dessin n'est pas suffisamment particulier pour réellement sortir du lot...
Matilda Clark me laisse une impression de monotonie. Premièrement de par le découpage des cases par 6 (sur chaque page) et ensuite par son scénario.
Le dessin est assez simple mais convient parfaitement à l'histoire. La coloration est également basique mais soutient bien l'ambiance qui ressort du graphisme et du scénario.
Oui, il n'y a pas de baisse de régime dans la narration mais à mon goût il ne se passe pas grand chose dans cette BD... Dans la même collection et du même auteur, il y a Voleurs de Chien qui est à mon avis d'un bien meilleur niveau.
Ma note : 2,5/5
Une aventure parmi tant d’autre de Superman.
Personnellement, je n’ai pas vu l’intérêt de cette BD. Certes, le scénario est sympathique, rappelant par vague moment quelques images Lovecraftiennes où une île maudite serait le centre de toutes les convoitises et de toutes les peurs. Une épave contenant un abominable secret ne devant pas ouvert. Et superman au milieu qui combat comme d’habitude pour préserver le bien et repousser le mal, incarné par son plus fidèle ennemi, Lex Luthor.
Une grande question, faisant suite à ce scénario décevant concerne le titre de l'album qui fait aussi peu preuve d'imagination que le reste. En effet, le thème de fin de siècle n'a rien à voir avec l'histoire si ce n'est dans les dernières pages où, effectivement, on passe du 31 décembre au 1er janvier…
Le dessin quant à lui peut être séparé en deux catégories. La première quelconque est utilisée pour nous présenter le présent. La seconde beaucoup plus intéressante tant dans son découpage que dans son style réaliste sépia, telle une vieille carte postale est utilisée pour tous les flashs backs qui parsèment le scénario et nous éclaire sur le lourd passé mystérieux des différents protagonistes et objets.
Au final, j’ai presque dû batailler afin d’arriver au bout de cette histoire qui n’a jamais su vraiment provoquer mon engouement avec quelques longueurs.
Du coup, je n’ai pas envi d’en écrire beaucoup plus. Je n’en ai lu qu’un autre, "superman –identité secrète", mais l’intérêt est vraiment sans commune mesure.
La série s'essouffle, après un bon "Panique à Londres" et un gentil "Scandale à New-York", "Triomphe à Hollywood" baisse en régime malgré un toujours aussi truculent Dico.
Bien décidé à conquérir Hollywood, nos deux comparses ont pour idée de faire leur cinéma.
Si Dico nous fait toujours rire en se prenant pour de nombreuses personnes : Popeye, Woody Allen, Mike Tyson, Georges Clooney ou Tarzan ; Louis Le Vétilleux quant à lui nous fait un peu moins sourire si ce n'est en apéro avec une Ecossaise.
Histoire bourrée de stéréotypes, on se laisse entraîner seulement si l'on connaît la série et si on l'apprécie. Sinon, passez votre chemin.
On a connu Davodeau plus fin, moins manichéen : le petit peuple contre les boss qui exploitent et magouillent en coulisse pendant qu'eux ne sont finalement que des pions. En plus historiquement c'est pas tellement vrai, idéologiquement c'est un poil démago, terriblement pessimiste.
On surfe sur du Marx en plus mauvais.
Davodeau il est bon pour décrire la beauté de l'âme du peuple, ses souffrances et ses espoirs, mais là il en fait trop et on sait pas vraiment où il veut en venir.
Il est pas mal sur la mise en scène syndicale mais là c'est de la politique à deux balles et astuces à la mord-moi le noeud.
Concernant le dessin : pas vraiment au top, on l'a connu plus inspiré.
J'aime bien ce gars-là d'habitude mais la 2/5 ça me semble objectif.
Un adolescent, c'est con. Vous en doutiez ? Lisez donc "Black hole"...
On a tous été un ado con un jour, et bien avec ce livre, on est plongé dans leur univers, voire dans le nôtre, quelques années en arrière.
"Je sais que la nana que je suis en train de me taper est malade et va me passer cette foutue maladie incurable, mais c'est pas grave : les gars, je me fais dépuceler !!"
"Je suis malade, ça ne se voit pas, mais je préfère m'exiler dans la montagne avec mes potes ados rejetés, me nourrir de chip's 1er prix et de Snickers plutôt que de rester tranquille-le-chat chez papa-maman..."
Voici 2 exemples des anti-héros que Charles Burns nous propose.
J'étais contente de lire enfin l'intégrale de cette BD, une Essentielle d'Angoulême et si plébiscitée par les lecteurs de BDThèque, mais là, j'ai été assez déçue.
D'une part le dessin en noir et blanc n'est pas vraiment ma tasse de thé.
D'autre part l'histoire socio-fantastique ne m'a pas franchement captivée.
Je m'attendais à mieux, beaucoup mieux.
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Chute à tiroirs
Recueil de 7 histoires courtes et humoristiques de Coucho et Pailler, auteurs que je ne connaissais pas. Le style graphique pourrait me plaire car il me rappelle celui de nombreux autres. Pour commencer, l'ambiance est purement dans le style du journal Pilote, légèrement teintée de Fluide Glacial. C'est de l'humour burlesque, plein de références et d'autoréférences. Le dessin, quoiqu'il manque un peu de technique, me fait penser à du Maester, délirant, avec des filles sexy, des personnages caricaturaux et plein de détails humoristiques. Mais il me fait aussi parfois penser au style d'Alexis, de Lob, voire de Gotlib. Et la référence à Gotlib est en outre appuyée dans l'épisode de Varta Fraulein, Superdupont version Allemande et féminine. Dans la forme, cette BD n'est donc pas mauvaise. Par contre, l'humour fait rarement plus que sourire le lecteur. En fait, je pense que c'est surtout le rythme qui pêche : c'est assez pénible à lire, ou du moins ennuyeux. On lit en attendant la chute, en attendant le rebondissement qui fera sourire, mais ils peinent à venir et on finit vite par se lasser. Dommage...
Les Cauchemars de Lovecraft
Après avoir lu Les mythes de Cthulhu illustré par Breccia, cette BD-là ne fait vraiment pas le poids. Elle aussi adapte en BD une série de nouvelles de Lovecraft, mais elle échoue totalement à en faire ressortir leur ambiance indicible. Présentés ainsi, ces récits qui auraient dû être angoissants et dérangeants ne ressortent plus que comme de banales Contes de la Crypte, petites histoires d'épouvante aussi effrayantes qu'un roman de gare. A quoi cela tient-il ? Peut-être au dessin ? Ce dernier est tout à fait correct, dans la veine de certains comics réalistes d'horreur au style assez désuet de nos jours. Réaliste et correct, oui, mais totalement incapable de faire ressentir une originalité ou un ambiance visuelle à même de convenir à l'ambiance angoissante des oeuvres de Lovecraft. Peut-être à la narration ? Celle-ci n'est en effet pas terrible, non pas dans le texte lui-même puisque c'est directement le texte de Lovecraft, mais au niveau de sa mise en page. Le fait d'hésiter sur le texte narratif à lire et d'en lire certains dans le mauvais ordre du fait de leur emplacement peu évident gâche une partie de la lecture. Peut-être plutôt à la façon dont elles sont adaptées ? A la lecture de ces histoires courtes que je connaissais pourtant déjà quasiment toutes, j'ai eu l'impression de lire des histoires d'épouvante banales avec vampires, morts-vivants et autres malédictions. Le récit est plat, l'angoisse inexistante, le rythme ennuyeux, et rien ne contribue à créer l'indicible peur ou malaise que Lovecraft sait instiller dans ses oeuvres. Bref, ce recueil ressemble finalement à un ensemble d'histoires fantastiques pas mauvaises et traitées correctement au niveau du dessin et de l'ensemble. Mais si vous voulez une adaptation qui rende mieux hommage à l'oeuvre de Lovecraft, lisez plutôt Les mythes de Cthulhu ou, pour plus de sûreté, tenez-vous en peut-être aux romans eux-mêmes.
Lenore
J'étais attiré par cette BD car, à en lire le résumé et la promotion, je la rapprochais des albums de Ted Naifeh (Courtney Crumrin) et des films et courts-métrages de Tim Burton. Je m'attendais donc à trouver une ambiance réussie, une imagination débridée et un humour légèrement noir. L'humour noir est bien là, mais pour le reste, bof. Pour commencer, le dessin est vraiment médiocre. Les premières planches de l'album sont dignes d'un mauvais fanzine. Dessin sans aucune technique, avec une colorisation (noir et blanc) façon photoshop pour les nuls. Ce dessin s'améliore légèrement au fil des pages mais reste de niveau très moyen. Il ne faut pas chercher de l'esthétisme dans cette BD. Seule la figure déjantée et souriante de Lénore m'a bien plu. Les histoires, ensuite, m'ont paru très convenues dans le domaine de la BD goth-humoristique. L'humour noir tombe à plat car il est sans surprise. Il n'y a pas de réelle originalité, pas de la poésie qui est nécessaire pour donner une vraie âme à ce genre de récit qui joue sur la noirceur. En résumé, ce n'est pas drôle et pas très intéressant. Ca se lit sans aucune passion voire même avec un certain ennui.
Yoni
Curieuse série futuriste, d'un côté parodique avec des clins d'oeil à notre actualité, d'un autre côté série d'action avec gadgets indispensables à toute histoire de science-fiction. Seulement la vision du futur n'est pas très originale, lesdits gadgets improbables et l'humour pas toujours bienvenu : bref, la moindre tension dramatique est désamorcée, et les scénarios se révèlent lourds et ennuyeux. Reste le dessin, racé et élégant, de Berthet qui fait passer bien des choses. Une série qui manque d'une unité de ton pour convaincre.
A Scene - B Scene
Bon, y'a pas à dire, les romans graphiques japonais, ça me laisse relativement froid. Ici, malgré le parrainage de Jean David Morvan ("La vraie vie... mais en mieux !"), je n'ai pas réussi à vraiment rentrer là-dedans. Pourtant Taketomi est un auteur reconnu au Japon, ce diptyque sorti en 2003 a connu un vrai succès. Son graphisme est plutôt agréable la plupart du temps, il essaie de varier ses angles, ses points de vue, et même d'apporter un peu d'âme à ses histoires, relativement diverses. Car ce sont presque toujours des histoires d'amour, de ruptures, avec des (petits) morceaux de sexe dedans... Rien d'affriolant, rien de véritablement intéressant à mon sens, et même son dessin n'est pas suffisamment particulier pour réellement sortir du lot...
Matilda Clarck
Matilda Clark me laisse une impression de monotonie. Premièrement de par le découpage des cases par 6 (sur chaque page) et ensuite par son scénario. Le dessin est assez simple mais convient parfaitement à l'histoire. La coloration est également basique mais soutient bien l'ambiance qui ressort du graphisme et du scénario. Oui, il n'y a pas de baisse de régime dans la narration mais à mon goût il ne se passe pas grand chose dans cette BD... Dans la même collection et du même auteur, il y a Voleurs de Chien qui est à mon avis d'un bien meilleur niveau. Ma note : 2,5/5
Superman - Fin de siècle
Une aventure parmi tant d’autre de Superman. Personnellement, je n’ai pas vu l’intérêt de cette BD. Certes, le scénario est sympathique, rappelant par vague moment quelques images Lovecraftiennes où une île maudite serait le centre de toutes les convoitises et de toutes les peurs. Une épave contenant un abominable secret ne devant pas ouvert. Et superman au milieu qui combat comme d’habitude pour préserver le bien et repousser le mal, incarné par son plus fidèle ennemi, Lex Luthor. Une grande question, faisant suite à ce scénario décevant concerne le titre de l'album qui fait aussi peu preuve d'imagination que le reste. En effet, le thème de fin de siècle n'a rien à voir avec l'histoire si ce n'est dans les dernières pages où, effectivement, on passe du 31 décembre au 1er janvier… Le dessin quant à lui peut être séparé en deux catégories. La première quelconque est utilisée pour nous présenter le présent. La seconde beaucoup plus intéressante tant dans son découpage que dans son style réaliste sépia, telle une vieille carte postale est utilisée pour tous les flashs backs qui parsèment le scénario et nous éclaire sur le lourd passé mystérieux des différents protagonistes et objets. Au final, j’ai presque dû batailler afin d’arriver au bout de cette histoire qui n’a jamais su vraiment provoquer mon engouement avec quelques longueurs. Du coup, je n’ai pas envi d’en écrire beaucoup plus. Je n’en ai lu qu’un autre, "superman –identité secrète", mais l’intérêt est vraiment sans commune mesure.
Louis Le Vetilleux et Dico (Panique à Londres)
La série s'essouffle, après un bon "Panique à Londres" et un gentil "Scandale à New-York", "Triomphe à Hollywood" baisse en régime malgré un toujours aussi truculent Dico. Bien décidé à conquérir Hollywood, nos deux comparses ont pour idée de faire leur cinéma. Si Dico nous fait toujours rire en se prenant pour de nombreuses personnes : Popeye, Woody Allen, Mike Tyson, Georges Clooney ou Tarzan ; Louis Le Vétilleux quant à lui nous fait un peu moins sourire si ce n'est en apéro avec une Ecossaise. Histoire bourrée de stéréotypes, on se laisse entraîner seulement si l'on connaît la série et si on l'apprécie. Sinon, passez votre chemin.
La gloire d'Albert
On a connu Davodeau plus fin, moins manichéen : le petit peuple contre les boss qui exploitent et magouillent en coulisse pendant qu'eux ne sont finalement que des pions. En plus historiquement c'est pas tellement vrai, idéologiquement c'est un poil démago, terriblement pessimiste. On surfe sur du Marx en plus mauvais. Davodeau il est bon pour décrire la beauté de l'âme du peuple, ses souffrances et ses espoirs, mais là il en fait trop et on sait pas vraiment où il veut en venir. Il est pas mal sur la mise en scène syndicale mais là c'est de la politique à deux balles et astuces à la mord-moi le noeud. Concernant le dessin : pas vraiment au top, on l'a connu plus inspiré. J'aime bien ce gars-là d'habitude mais la 2/5 ça me semble objectif.
Black Hole
Un adolescent, c'est con. Vous en doutiez ? Lisez donc "Black hole"... On a tous été un ado con un jour, et bien avec ce livre, on est plongé dans leur univers, voire dans le nôtre, quelques années en arrière. "Je sais que la nana que je suis en train de me taper est malade et va me passer cette foutue maladie incurable, mais c'est pas grave : les gars, je me fais dépuceler !!" "Je suis malade, ça ne se voit pas, mais je préfère m'exiler dans la montagne avec mes potes ados rejetés, me nourrir de chip's 1er prix et de Snickers plutôt que de rester tranquille-le-chat chez papa-maman..." Voici 2 exemples des anti-héros que Charles Burns nous propose. J'étais contente de lire enfin l'intégrale de cette BD, une Essentielle d'Angoulême et si plébiscitée par les lecteurs de BDThèque, mais là, j'ai été assez déçue. D'une part le dessin en noir et blanc n'est pas vraiment ma tasse de thé. D'autre part l'histoire socio-fantastique ne m'a pas franchement captivée. Je m'attendais à mieux, beaucoup mieux.