Après lecture de cette série, il me vient finalement les mêmes remarques qu'après l'autre série de Civiello (La Graine de Folie) :
1) Oh p... que c'est beau !
2) Bon bah ça casse pas trois pattes à un canard !
Civiello c'est un peu comme le double effet kiss cool finalement.
Bon, visuellement c'est magnifique. J'adore et rien que pour ça je ne regrette pas l'achat de cette série. On peut malgré tout regretter le côté fouillis des dessins et le manque de fluidité. On a plus l'impression de voir une succession d'illustrations qu'une BD. Mais quand même, quel coup de crayon, quelles couleurs !
Le scénario maintenant. Quand j'ai fini le tome 4, ma première impression a été la déception. L'histoire va beaucoup trop vite. Certains personnages (comme les enfants du méchant) n'ont aucune épaisseur. Ils sont a priori très puissants mais meurent en 3 cases (ils ont manifestement appris l'escrime avec Gilbert Montagné). On a vraiment une impression de déjà vu dans cette BD. Rien ne m'a surpris, rien ne m'a accroché.
Au final, si l'on veut découvrir Civiello, il vaut mieux se laisser tenter par La Graine de Folie (malgré son côté fouillis) qui est plus originale. Malgré la déception, je reste admiratif devant le travail du dessinateur. J'adorerais voir un livre illustré par l'auteur : je verrais bien un recueil de contes.
Je n'aime pas le concombre masqué. J'aime beaucoup le dessin de Mandryka qui est simple et rafraîchissant. Je n'ai rien contre l'humour absurde, mais là ça ne me fait pas rire.
Un exemple de l'humour qu'on retrouve dans cette série : le concombre mange une banane, mais au lieu de la pelure il y a une cuisse de poulet. Le concombre trouve ça normal et il le mange. Pas très marrant. Les histoires à suivre ne sont pas très passionnantes non plus.
J'ai lu les deux intégrales chez Vent d'Ouest. Je ne fais certainement pas partie du public cible alors je me suis ennuyé en lisant Lili. Le dessin est bien, mais quelques fois un peu trop figé à mon goût. C'est le scénario qui gâche tout.
Lili n'a aucun caractère. Elle est toujours gentille et pourrait faire passer Tintin pour un voyou. Ben oui. Tintin empêche le capitaine de boire de l'alcool alors que la gentille Lili le laisserait faire, mais en lui rappelant les dangers de l'alcool. Vu le comportement des personnages, qui trouvent toujours Lili gentille, le capitaine serait sûrement d'accord avec elle et il arrêterait de boire !
Il ne se passe rien de palpitant dans les histoires et l'humour apporté par le professeur Minet est plutôt lourdingue. Il est maladroit et fait des gaffes que je ne trouve pas drôles. Il m'aurait fait rire à 10 ans, mais là je trouve ça très pathétique.
J'ai lu les deux intégrales des vents de l'ouest et mon dieu que cela a mal vieilli. C'est du même auteur que Les Pieds Nickelés et ça se voit. En gros, Bibi et son copain noir vivent des aventures qui tiennent souvent sur une ligne avec des péripéties en rapport avec la mince ligne du récit.
Contrairement aux Pieds Nickelés qui étaient sympathiques car ils défiaient l'autorité, Bibi Fricotin est un personnage insupportable. Vu sa taille et son air, il a environ 10 ans (ou alors c'est un nain) et il réussit à déjouer les combines des méchants alors que les adultes sont totalement largués. De plus, la ligne entre les bons et les méchants est claire : soit t'es gentil, soit t'es méchant. Ça m'énerve !
Bof et loin d'être exceptionnel...
Dans la lignée des mondes d’Aldébaran, l'histoire proposée ici reste agréable à lire, sans offrir de grande surprise comme l'a permis la première série citée.
Le récit souffre, je trouve, d‘un certain nombre de temps morts. J'ai été beaucoup moins entraîné par l'histoire que pour les précédentes séries de Léo. Dommage, je m’attendais à mieux…
Quant aux dessins et couleurs, cela reste assez fidèle au style des autres séries de l'auteur.
En bref, un récit sympa à lire, sans plus, qui fait pâle figure face à Aldébaran.
"Star Wars - Rebellion", mouais bof ...
Cette série se situe entre Episode IV : Un nouvel espoir et Episode V : L’empire contre-attaque. Chaque tome est jusqu’ici indépendant, il n’y a aucun fil rouge à proprement dit si ce n’est l’univers Star Wars et la période où se situe l’action. Il serait donc plus logique de critiquer album par album mais n’ayant pas été séduit par les deux premiers tomes, je n’y vois pas beaucoup d’intérêt. Et en bon fainéant, je vais me contenter de survoler tout ça.
Côté illustration, ce n’est pas mauvais mais rien d’exceptionnel, le premier fait très vieillot et le second assez brouillon avec des enchainements hasardeux.
Les histoires sont anecdotiques (surtout la première), dommage car la période couverte mérite des éclaircissements qui pourraient s’avérer très intéressant. En plus de ça j’ai trouvé que certains passages sonnaient faux et que d’autres étaient des clichés mal venus. D’un point de vue global, les histoires manquent de cohérence entre elles, ça fait un peu série en vrac. Ça aurait peut être été plus judicieux de publier ces récits, dans le magazine Star Wars- La saga en BD.
Bref, pas du tout convaincu par cette série de one shot. Il est fort possible que je m’arrête là, à moins d’être séduit par un tome précis.
Je suis déçu parce que ça ressemble à Julius sans en avoir la qualité et le génie. Ce monde imaginaire est très proche de celui de la série phare de l’auteur. Il a recyclé un certain nombre d’excellentes idées comme les embouteillages de circulation humaine ou les ministères complètement loufoque. Malheureusement l’effet de surprise est passé et j’ai trouvé ça redondant et moins drôle que dans Julius.
Le dessin aussi est trop proche. Le personnage principal, monsieur Houffe, a exactement la même tête que Julius. Coté scénario, dès le début ces murs érigés en pleine nuit, au beau milieu de la ville ont titillé ma curiosité. L’histoire se laisse lire mais je n’ai pas été spécialement emballé non plus.
Peut être que tant de références sont volontaires, mais moi j’ai trouvé ça dommage et je préfère largement le génial Julius Corentin Acquefacques.
Alléché à l’idée de me délecter de ce one shot après avoir lu Le Magicien d'Oz, la déconvenue n’en a été que plus grande.
Pourtant, j’adore le rendu des planches, raison pour laquelle j’ai craqué sur cette bd. Fernandez a un sacré coup de pinceau et la technique qu’il utilise, qui consiste à se passer de l’encrage pour ne laisser apparaître que les couleurs, a d’ailleurs aujourd’hui son petit succès. Ca déchire visuellement. Mais il est à regretter que l’auteur, qui signe aussi le scénario, n’ait pas le même talent pour raconter une histoire. On dirait que l’auteur mise tout sur le visuel, l’esthétique. En effet, sous une apparence des plus avenantes (dessins stylés et mise en couleur des plus flatteuses), se cachent un récit nébuleux et une narration confuse (exigeante diront certains) qui n’est pas sans rappeler le catharisme du temps de l’inquisition. La thématique abordée (le fanatisme religieux ou autre) n’est pas dénuée d’intérêt mais le récit me semble inutilement alambiqué. De plus, la fin n’en est clairement pas une puisqu’elle appelle une suite . . .
Peut-être faut-il voir dans cet essai une nouvelle stratégie de l’éditeur de publier directement des tomes 1 de séries sous forme de one shot pour éviter de rallonger leur longue liste de séries abandonnés (Banana fight, Dontar, L'ours de la Spadaccia, Les passagers de la dernière vague) ?
Voilà une gentille BD trouvée dans le secteur jeunesse de la Bibliothèque municipale, qui semblait prometteuse de charme et de naïveté, qui au final perturbe mon sens du jugement et me déstabilise.
Cette BD donc, semblait gentillette, adressée aux plus jeunes membres de la confrérie des lecteurs de bandes dessinées. Je m'attendais donc à une lecture simple, facile, directe et naïve. De simplicité, point.
Dans un souci de vouloir bien faire surement, l'auteur utilise des termes alambiqués qui ne semblent pas appropriés au public visé. Peut être me trompe-je, mais au moins, le pense-je.
De facilité, point.
Le scénario n'est pas simple à suivre. Toujours dans cet état d'esprit lecteur jeunesse, j'ai trouvé que certains passages n'étaient pas très clair, que certains raccourcis étaient plutôt tortueux et que certaines idées abordées ne l'étaient pas de la bonne manière.
De directe, bon, je l'accorde.
Le scénario sans trop d'ambages ne présente pas de tortuosité telle qu'il devienne impossible à suivre. La trame est plutôt rectiligne, même si les délires perpétuelles de l'auteur adresse un public déjà averti, ayant une bonne maitrise de la lecture et un niveau d'abstraction logique assez élevée. Cette BD s'adresse donc à mon avis à des élèves ayant déjà atteint le niveau CE2 pour être lu et 6ème pour pouvoir être comprise…
De naïve, point.
Dans les premières pages, j'ai été presque choqué par certaines idées qui voulaient que tout le monde cherche à faire l'amour à la princesse…J'ai trouvé l'idée un peu trop directe. Mais surement mon cerveau monomaniaque ;) a-t-il vu le péché là où il ne se trouve pas !
Enfin, le dessin, simple épuré, aux lignes claires et lisibles et sans défauts majeures pour une lecture de ce niveau. Il fait son office de manière plutôt réussi.
Bref, cette BD selon moi, ne s'adresse pas aux adultes, pas aux ados, mais vraiment à une tranche de lecture que j'estime plutôt restreinte des 8-12 ans...plus jeune cela risque d'être trop complexe, plus vieux cela tend à être trop simple.
Je viens de lire l'album édité par Vent d'ouest et mon dieu que ça a mal vieilli ! Je n'aime pas le dessin que je trouve moche, en particulier la tête des personnages. Les scénarios tournent souvent sur des running gags pas drôles : la femme ne sait pas jouer du piano, faire la cuisine et chanter ou encore Illico va toujours au bistrot et sa femme n'est pas contente.
Ça pourrait être drôle, mais c'est mal utilisé à mon goût et j'ai déjà vu ces thèmes dans plusieurs autres séries à gags. La plupart du temps, j'ai souri aux gags, mais il y en a beaucoup qui ne semblent pas contenir de chute marrante et je n'ai pas ri une seule fois. J'ai remarqué un truc bizarre : le frère un peu voleur de la femme d'Illico change de nom à chacune de ses apparitions !
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Korrigans
Après lecture de cette série, il me vient finalement les mêmes remarques qu'après l'autre série de Civiello (La Graine de Folie) : 1) Oh p... que c'est beau ! 2) Bon bah ça casse pas trois pattes à un canard ! Civiello c'est un peu comme le double effet kiss cool finalement. Bon, visuellement c'est magnifique. J'adore et rien que pour ça je ne regrette pas l'achat de cette série. On peut malgré tout regretter le côté fouillis des dessins et le manque de fluidité. On a plus l'impression de voir une succession d'illustrations qu'une BD. Mais quand même, quel coup de crayon, quelles couleurs ! Le scénario maintenant. Quand j'ai fini le tome 4, ma première impression a été la déception. L'histoire va beaucoup trop vite. Certains personnages (comme les enfants du méchant) n'ont aucune épaisseur. Ils sont a priori très puissants mais meurent en 3 cases (ils ont manifestement appris l'escrime avec Gilbert Montagné). On a vraiment une impression de déjà vu dans cette BD. Rien ne m'a surpris, rien ne m'a accroché. Au final, si l'on veut découvrir Civiello, il vaut mieux se laisser tenter par La Graine de Folie (malgré son côté fouillis) qui est plus originale. Malgré la déception, je reste admiratif devant le travail du dessinateur. J'adorerais voir un livre illustré par l'auteur : je verrais bien un recueil de contes.
Le Concombre Masqué
Je n'aime pas le concombre masqué. J'aime beaucoup le dessin de Mandryka qui est simple et rafraîchissant. Je n'ai rien contre l'humour absurde, mais là ça ne me fait pas rire. Un exemple de l'humour qu'on retrouve dans cette série : le concombre mange une banane, mais au lieu de la pelure il y a une cuisse de poulet. Le concombre trouve ça normal et il le mange. Pas très marrant. Les histoires à suivre ne sont pas très passionnantes non plus.
L'Espiègle Lili
J'ai lu les deux intégrales chez Vent d'Ouest. Je ne fais certainement pas partie du public cible alors je me suis ennuyé en lisant Lili. Le dessin est bien, mais quelques fois un peu trop figé à mon goût. C'est le scénario qui gâche tout. Lili n'a aucun caractère. Elle est toujours gentille et pourrait faire passer Tintin pour un voyou. Ben oui. Tintin empêche le capitaine de boire de l'alcool alors que la gentille Lili le laisserait faire, mais en lui rappelant les dangers de l'alcool. Vu le comportement des personnages, qui trouvent toujours Lili gentille, le capitaine serait sûrement d'accord avec elle et il arrêterait de boire ! Il ne se passe rien de palpitant dans les histoires et l'humour apporté par le professeur Minet est plutôt lourdingue. Il est maladroit et fait des gaffes que je ne trouve pas drôles. Il m'aurait fait rire à 10 ans, mais là je trouve ça très pathétique.
Bibi Fricotin
J'ai lu les deux intégrales des vents de l'ouest et mon dieu que cela a mal vieilli. C'est du même auteur que Les Pieds Nickelés et ça se voit. En gros, Bibi et son copain noir vivent des aventures qui tiennent souvent sur une ligne avec des péripéties en rapport avec la mince ligne du récit. Contrairement aux Pieds Nickelés qui étaient sympathiques car ils défiaient l'autorité, Bibi Fricotin est un personnage insupportable. Vu sa taille et son air, il a environ 10 ans (ou alors c'est un nain) et il réussit à déjouer les combines des méchants alors que les adultes sont totalement largués. De plus, la ligne entre les bons et les méchants est claire : soit t'es gentil, soit t'es méchant. Ça m'énerve !
Kenya
Bof et loin d'être exceptionnel... Dans la lignée des mondes d’Aldébaran, l'histoire proposée ici reste agréable à lire, sans offrir de grande surprise comme l'a permis la première série citée. Le récit souffre, je trouve, d‘un certain nombre de temps morts. J'ai été beaucoup moins entraîné par l'histoire que pour les précédentes séries de Léo. Dommage, je m’attendais à mieux… Quant aux dessins et couleurs, cela reste assez fidèle au style des autres séries de l'auteur. En bref, un récit sympa à lire, sans plus, qui fait pâle figure face à Aldébaran.
Star Wars - Rebellion
"Star Wars - Rebellion", mouais bof ... Cette série se situe entre Episode IV : Un nouvel espoir et Episode V : L’empire contre-attaque. Chaque tome est jusqu’ici indépendant, il n’y a aucun fil rouge à proprement dit si ce n’est l’univers Star Wars et la période où se situe l’action. Il serait donc plus logique de critiquer album par album mais n’ayant pas été séduit par les deux premiers tomes, je n’y vois pas beaucoup d’intérêt. Et en bon fainéant, je vais me contenter de survoler tout ça. Côté illustration, ce n’est pas mauvais mais rien d’exceptionnel, le premier fait très vieillot et le second assez brouillon avec des enchainements hasardeux. Les histoires sont anecdotiques (surtout la première), dommage car la période couverte mérite des éclaircissements qui pourraient s’avérer très intéressant. En plus de ça j’ai trouvé que certains passages sonnaient faux et que d’autres étaient des clichés mal venus. D’un point de vue global, les histoires manquent de cohérence entre elles, ça fait un peu série en vrac. Ça aurait peut être été plus judicieux de publier ces récits, dans le magazine Star Wars- La saga en BD. Bref, pas du tout convaincu par cette série de one shot. Il est fort possible que je m’arrête là, à moins d’être séduit par un tome précis.
Mémoire morte
Je suis déçu parce que ça ressemble à Julius sans en avoir la qualité et le génie. Ce monde imaginaire est très proche de celui de la série phare de l’auteur. Il a recyclé un certain nombre d’excellentes idées comme les embouteillages de circulation humaine ou les ministères complètement loufoque. Malheureusement l’effet de surprise est passé et j’ai trouvé ça redondant et moins drôle que dans Julius. Le dessin aussi est trop proche. Le personnage principal, monsieur Houffe, a exactement la même tête que Julius. Coté scénario, dès le début ces murs érigés en pleine nuit, au beau milieu de la ville ont titillé ma curiosité. L’histoire se laisse lire mais je n’ai pas été spécialement emballé non plus. Peut être que tant de références sont volontaires, mais moi j’ai trouvé ça dommage et je préfère largement le génial Julius Corentin Acquefacques.
Les Libérateurs
Alléché à l’idée de me délecter de ce one shot après avoir lu Le Magicien d'Oz, la déconvenue n’en a été que plus grande. Pourtant, j’adore le rendu des planches, raison pour laquelle j’ai craqué sur cette bd. Fernandez a un sacré coup de pinceau et la technique qu’il utilise, qui consiste à se passer de l’encrage pour ne laisser apparaître que les couleurs, a d’ailleurs aujourd’hui son petit succès. Ca déchire visuellement. Mais il est à regretter que l’auteur, qui signe aussi le scénario, n’ait pas le même talent pour raconter une histoire. On dirait que l’auteur mise tout sur le visuel, l’esthétique. En effet, sous une apparence des plus avenantes (dessins stylés et mise en couleur des plus flatteuses), se cachent un récit nébuleux et une narration confuse (exigeante diront certains) qui n’est pas sans rappeler le catharisme du temps de l’inquisition. La thématique abordée (le fanatisme religieux ou autre) n’est pas dénuée d’intérêt mais le récit me semble inutilement alambiqué. De plus, la fin n’en est clairement pas une puisqu’elle appelle une suite . . . Peut-être faut-il voir dans cet essai une nouvelle stratégie de l’éditeur de publier directement des tomes 1 de séries sous forme de one shot pour éviter de rallonger leur longue liste de séries abandonnés (Banana fight, Dontar, L'ours de la Spadaccia, Les passagers de la dernière vague) ?
La Corne Ecarlate
Voilà une gentille BD trouvée dans le secteur jeunesse de la Bibliothèque municipale, qui semblait prometteuse de charme et de naïveté, qui au final perturbe mon sens du jugement et me déstabilise. Cette BD donc, semblait gentillette, adressée aux plus jeunes membres de la confrérie des lecteurs de bandes dessinées. Je m'attendais donc à une lecture simple, facile, directe et naïve. De simplicité, point. Dans un souci de vouloir bien faire surement, l'auteur utilise des termes alambiqués qui ne semblent pas appropriés au public visé. Peut être me trompe-je, mais au moins, le pense-je. De facilité, point. Le scénario n'est pas simple à suivre. Toujours dans cet état d'esprit lecteur jeunesse, j'ai trouvé que certains passages n'étaient pas très clair, que certains raccourcis étaient plutôt tortueux et que certaines idées abordées ne l'étaient pas de la bonne manière. De directe, bon, je l'accorde. Le scénario sans trop d'ambages ne présente pas de tortuosité telle qu'il devienne impossible à suivre. La trame est plutôt rectiligne, même si les délires perpétuelles de l'auteur adresse un public déjà averti, ayant une bonne maitrise de la lecture et un niveau d'abstraction logique assez élevée. Cette BD s'adresse donc à mon avis à des élèves ayant déjà atteint le niveau CE2 pour être lu et 6ème pour pouvoir être comprise… De naïve, point. Dans les premières pages, j'ai été presque choqué par certaines idées qui voulaient que tout le monde cherche à faire l'amour à la princesse…J'ai trouvé l'idée un peu trop directe. Mais surement mon cerveau monomaniaque ;) a-t-il vu le péché là où il ne se trouve pas ! Enfin, le dessin, simple épuré, aux lignes claires et lisibles et sans défauts majeures pour une lecture de ce niveau. Il fait son office de manière plutôt réussi. Bref, cette BD selon moi, ne s'adresse pas aux adultes, pas aux ados, mais vraiment à une tranche de lecture que j'estime plutôt restreinte des 8-12 ans...plus jeune cela risque d'être trop complexe, plus vieux cela tend à être trop simple.
La Famille Illico
Je viens de lire l'album édité par Vent d'ouest et mon dieu que ça a mal vieilli ! Je n'aime pas le dessin que je trouve moche, en particulier la tête des personnages. Les scénarios tournent souvent sur des running gags pas drôles : la femme ne sait pas jouer du piano, faire la cuisine et chanter ou encore Illico va toujours au bistrot et sa femme n'est pas contente. Ça pourrait être drôle, mais c'est mal utilisé à mon goût et j'ai déjà vu ces thèmes dans plusieurs autres séries à gags. La plupart du temps, j'ai souri aux gags, mais il y en a beaucoup qui ne semblent pas contenir de chute marrante et je n'ai pas ri une seule fois. J'ai remarqué un truc bizarre : le frère un peu voleur de la femme d'Illico change de nom à chacune de ses apparitions !