Cet album contient deux histoires, deux contes dont le premier a pour cadre la Chine tandis que le second est plus européen sans origine géographique précise.
Véronique Dorey est plus connue pour être la coloriste de séries telles que Les Contes du 7ème Souffle ou encore Rose Profond. Et indéniablement, elle s'y entend en matière de couleurs. Celles de cette BD sont le point fort de son graphisme. Denses, profondes, joliment illuminées, elles donnent une âme certaine à l'ensemble.
Hélas, elle maîtrise nettement moins le dessin en lui-même. Les décors sont vides, les cases trop épurées, les représentations trop géométriques. C'est froid et pas très plaisant à lire. Certaines scènes manquent en outre de lisibilité pour bien cerner ce que l'on voit, ce qui est un peu dérangeant dans le premier conte où l'on ne sait déterminer ce qui est une maquette de ce qui est réel.
Quoiqu'il en soit, cela ne serait pas bien grave si les scénarios de ces deux histoires étaient bons, mais ce n'est pas le cas.
La première est un conte chinois dans une trame assez classique, sur le thème d'un empereur tellement puissant qu'il peut s'offrir les caprices les plus démesurés. La narration est un peu décousue, pas facile à suivre ni surtout à apprécier à sa juste valeur. Et la fin est assez plate et pas très cohérente.
La seconde est encore plus décousue, à la limite du compréhensible. On y devine à peu près ce qu'il s'y passe mais il faut s'accrocher. Et une fois les choses saisies, leur résumé n'a rien de palpitant.
Je n'ai pris que très peu de plaisir à la lecture de cet album et j'ai hésité à le terminer tant je n'ai pas accroché.
Le manga nous délivrant ces derniers temps son lot de polars et autres thrillers, quand une quatrième de couverture dit "quand le manga dépasse les thrillers" (approximatif car de mémoire), je ne pouvais que l'emprunter.
Le résultat : mi-figue, mi-raisin.
Ca commence bien, ce n’est pas un dessin extraordinaire (et cela le restera) mais ça commence pas mal, c'est assez haletant. L'idée de base est vraiment bonne. C'est plus sur la durée que je trouve que le récit ne tient pas. Je trouve que c'est assez plat et convenu. Alors qu'au fond, le scénario pouvait pousser à de nombreuses réflexions sur notre identité, l'auteur reste à des platitudes assez banales. Pas de gros rebondissements non plus.
J'ai eu du mal à aller jusqu’au bout pour être assez honnête.
"L'infirmerie après les cours" est moche, très moche. Il n'y a aucun dynamisme, presque aucun décor et les personnages ressemblent à des "fils de fer" franchement laids.
Mais le premier tome n'est pas inintéressant, il est même assez original. L'histoire est la suivante : le héros mi-homme, mi-femme doit affronter en rêve des camarades de classe, aussi anormaux que lui, afin de se retrouver lui-même et de choisir son sexe. Bien entendu 2 de ces camarades tombent amoureux de lui pour corser la situation : un garçon et une fille bien sûr.
Ce premier tome pose plein de questions quant à la nature des élèves, de l'école, de l'acceptation de soi, de l'infirmerie et du personnel et répond au fur et à mesure à ces questions pour ne pas trop embrouiller le lecteur. Le premier tome laissait donc supposer une histoire complexe, rythmée et finalement intéressante.
Oui mais non en fait, si le premier tome est réussi, il ne servait hélas qu'à planter le décor d'une histoire qui n'évolue pas et qui a déjà épuisé toutes ses idées. En effet le tome 2 est d'un ennui mortel et n'a pas suffisamment de contenu pour tenir en un seul chapitre du premier tome. Le problème c'est que l'on sent bien que cette apoplexie s'est installée pour durer et que l'ennui procuré par cette lecture ne se soignera pas dans cette infirmerie.
Pour ma part, la lecture de cette série s'arrêtera donc à ce second tome.
Cela aurait pu donner quelque chose d'intéressant dans l'idée de transposer la première guerre mondiale à une guerre interplanétaire du futur. Cependant, je n'ai pas trouvé la moindre originalité à copier le passé. Tout sent le réchauffé dans cette série qui se veut steampunk (l'Allemagne, l'empire austro-Hongrois, les tranchées et les zincs...). On nous parle d'une satire de la guerre ou d'une dénonciation, mais tellement de bd nous ont servi ce plat.
On aurait pu alors apprécier le dessin et le graphisme : même pas ! C'est tellement basique dans l'approche. Une vraie manganisation des scènes ? Ce n'est pas ce qui me dérange le plus.
Que dire du scénario ? Le tome 1 pourrait se résumer à un crash d'un vaisseau transportant un ennemi sur une planète industrialisée à outrance où trois jeunes gens vont se retrouver mêlés à un conflit qui les dépasse, par goût de l'aventure.
On compare cette série à La Guerre Eternelle à cause de quelques similitudes (on ne sait rien de l'ennemi) mais franchement, on est loin de la même qualité et donc d'une puissance d'évocation.
Bof ! Vraiment bof ! Je me suis vraiment ennuyé en feuilletant « Les forêts d’Opale », à tel point que j’ai arrêté cette lecture au bout du deuxième tome.
L’histoire se déroule dans un monde moyenâgeux fantastique où Darko un apprenti verrier (sorte de Conan le barbare mais en plus intelligent), Urfold un barde (sorte de frère jumeau de Gandalf du « Seigneur des anneaux ») et sa fille adoptive Sleilo (sorte de Keeley Hazell brune sachant se battre à l’épée) vont s’unir pour affronter les forces du mal…
Mon résumé de ce début de série semble stéréotypé mais c’est exactement ce mot qui me revient un premier quand je pense aux « Forêts d’opale » : tout est stéréotypé ! Les personnages présentent une personnalité que l’on retrouve dans la plupart des séries du même genre (de l’éditeur Soleil…). La quête est hyper classique, seuls changent un peu les évènements qui entraveront l’avancée de cette équipe et les monstres qu’elle rencontrera. Les méchants semblent vraiment méchants, et les gentils sont vraiment gentils.
Bref, le scénario m’est apparu trop classique… bon, passons maintenant au dessin.
Graphiquement, à première vue, je le trouvais vraiment bon car très détaillé et maîtrisé au niveau des perspectives. Mais, en m’avançant dans la lecture, j’ai éprouvé de plus en plus de mal à l’apprécier car la lisibilité n’est pas exemplaire et parce que le coup de crayon de Philippe Pellet m’est apparu trop figé notamment dans les scènes d’action.
La mise en couleurs est, à mon avis, plaisante et elle suit assez bien l’intensité dramatique des séquences qu’elles soient calmes ou agitées.
Finalement, je pense que vous l’avez compris, je suis ressorti indifférent de cette lecture. Ce n’est pas en feuilletant « Les forêts d’Opale » que vous y trouverez de l’originalité.
Par contre, pour ceux qui ne cherchent qu’à lire une bonne bd médiévale fantastique sans prise de tête en compagnie d’une équipe composée de personnages fortement stéréotypés, il y a des chances que vous trouviez votre bonheur... En gros, ça dépend de ce que vous recherchez dans cette lecture...
A mon avis, le graphisme de Pellet est assez plaisant malgré ses décors surchargés et un trait un peu trop figé dans les scènes d’action.
Bref, pour ma part, c’est bof !
Je me demande ce qui s’est passé pour Olivier Lamy ?! Lorsque j’ai découvert le premier tome de « Colt Walker », à l’époque, je me suis posé la question de savoir si c’était bien le dessinateur de « Wayne redlake » et « Trio grande » qui a réalisé « Colt walker » car franchement, ça n’a rien à voir ! A croire que ses précédentes séries aient été réalisées par Vatine…
Graphiquement, je n’ai pas du tout retrouvé la beauté du dessin de « Wayne Redlake » et « Trio Grande ». Dans « Colt Walker », le coup de crayon de Lamy est très vif, trop vif même car les visages sont tortueux et vraiment affreux, les femmes ne sont pas du tout belles, les décors sont sommaires (bon, il faut dire aussi que ça se passe dans le désert…)… bref, c’est volontairement sales, très sales et c’était le souhait d’Olivier Lamy de rendre cette bd ainsi (rencontré dans un festival où il n’a pas du tout voulu me dédicacer « Trio grande » et « Wayne Redlake »… bonjour l’ambiance !). Les cadrages sont inspirés du cinéma notamment des westerns spaghettis… d’ailleurs, le personnage principal reprend les traits de Clint Eastwood.
Quant à la mise en couleurs aux tons à dominante orange (réalisée par Topaze), je la trouve réussie : elle retransmet bien la chaleur du désert et donne une atmosphère tendue à cette histoire.
Qu’on aime ou pas le dessin d’Olivier Lamy dans cette bd, on ne peut nier que l’auteur a imposé un style volontairement crade qui m’est apparu bien adapté au scénario…
Au fait, je dois avouer que cette histoire est un des pires scénarii que j’ai pue lire à ce jour (avec « L’affaire du siècle ») !
L’histoire ? Comment dire… elle est pleine de clichés dans le plus mauvais sens du thème ! Le héros par exemple est l’archétype du macho solitaire sans peur et sans reproche. L’histoire est truffée de scènes exagérément violentes qui n’ont parfois rien à faire dedans ! L’humour employé qui se veut ironique ne m’a pas fait vraiment rire : on a le droit à des mauvaises références aux films de Sergio Leone, même un sosie de Jacques Brel apparaît dans cette bd… De plus, les dialogues sont désespérément lamentables, c’est vraiment du grand n’importe quoi !
Dans cette histoire, le héros rencontre des mormons pourris, bin oui, tous pourris ! Je le répète : tout est cliché dans cette bd !
Aussi bizarre soit-il au vu de la médiocrité du scénario, cette série publiée à l’origine et abandonnée par « Soleil » a été reprise par « Dargaud »… ils auraient mieux fait de reprendre « Tequila Desperados » (série écartée elle-aussi par « Soleil » dès le premier tome !).
Pourtant grand amateur de westerns spaghettis, je n’ai pas apprécié « Colt walker ». Ce n’est pas le dessin qui m’a rebuté car je l’ai trouvé approprié à l’histoire mais le scénario de Yann truffé de mauvais clichés qui m’a complètement désolé !
Bon, j’arrête là… si vous voulez lire un bon western : allez plutôt feuilleter les excellents « Wayne redlake », « Trio grande », « On a tué Wild Bill », ou encore le récent « Après la nuit » !
Tensui, l'eau céleste, se base sur l'histoire d'une jeune fille qui vit des aventures extraordinaires avec un kappa, une sorte de grenouille avec un trou sur le sommet du crâne qui contient de l'eau. Pour faire vider l'eau de sa tête et vaincre cette bestiole, il faut l'amener à s'excuser pour qu'il penche la tête en avant et perde son eau :). Je n'ai que modérément aimé cet ensemble d'histoires courtes. De même que j'aime très moyennement ce dessin, la tête de la gamine m'insupporte autant que ses expressions faciales.
La série est néanmoins intéressante pour qui est attaché ou veut découvrir un peu mieux le folklore japonais avec tous ces êtres imaginaires comme les kappas, tengus et leurs copains. Ils sont souvent vus comme nuisibles pour les hommes, représentant les sentiments humains les plus vils.
A lire à l'occasion, dispensable.
Après avoir lu dans les grandes lignes les avis précédents, je suis plutôt d'accord avec les "déçus" qu'avec les fans. Et donc je mets une note à peu près en accord, je ne trouve pas cet album très facile à juger. D'un côté j'avais bien aimé la première histoire de l'auteur dans sa voiture, humour qui me parle. Dans la suite cela tient plus du trip ésotérique muet et contemplatif, là j'aime moins. J'apprécie plutôt le dessin, vu que le truc fut fait il y a 30 ans, ça ne se démode pas, et le discours de l'album est intemporel, c'est un album qu'on pourra lire en tout temps.
Bien pour le dessin, les cadrages, mais moins pour l'histoire en elle-même.
Dessin pas toujours très sûr, scénario convenu, facile à deviner quelques pages à l'avance. Héroïne pas très charismatique. Une nudité ci et là, un peu de magie, beaucoup de sadisme/violence, un zeste de gentillesse/finesse dans ce monde de brutes :) Parfois quelques bons passages. Les 3 volumes se lisent vite.
Ma femme a acheté cette BD en braderie, donc je l'ai lue (avant elle). Je n'ai pas été convaincu, même si ça se laisse lire quand même. Avis de ma Véro dans quelques jours, ci-dessous.
Avis de ma femme en 3 lettres : b.o.f.
J'aime bien les histoires de fantômes même quand ce sont des histoires courtes, en général. Mais sincèrement, ce recueil ne m'a pas convaincu du tout.
Globalement, même s'il est inégal suivant les auteurs, le dessin n'est pas mauvais. Il est même parfois très bon sur certaines histoires de ce recueil.
Mais par contre, les récits sont d'une grande platitude et n'ont aucun charme à mes yeux. Ils sont soit trop courts, soit médiocres, soit ils sont tout simplement... sans intérêt. Les ambiances n'arrivent jamais à s'instaurer. Les histoires de fantômes n'y ont aucunement la saveur de ces histoires qui donnent des frissons ou marquent l'esprit. Seule l'histoire sur Sarajevo m'a un petit peu plu même si je la trouve trop bavarde. Et j'ai plutôt apprécié aussi le décor original de l'histoire de la fille-mère fantôme sur l'île de la Réunion.
Pour le reste, franchement bof.
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L'Empereur de Chine
Cet album contient deux histoires, deux contes dont le premier a pour cadre la Chine tandis que le second est plus européen sans origine géographique précise. Véronique Dorey est plus connue pour être la coloriste de séries telles que Les Contes du 7ème Souffle ou encore Rose Profond. Et indéniablement, elle s'y entend en matière de couleurs. Celles de cette BD sont le point fort de son graphisme. Denses, profondes, joliment illuminées, elles donnent une âme certaine à l'ensemble. Hélas, elle maîtrise nettement moins le dessin en lui-même. Les décors sont vides, les cases trop épurées, les représentations trop géométriques. C'est froid et pas très plaisant à lire. Certaines scènes manquent en outre de lisibilité pour bien cerner ce que l'on voit, ce qui est un peu dérangeant dans le premier conte où l'on ne sait déterminer ce qui est une maquette de ce qui est réel. Quoiqu'il en soit, cela ne serait pas bien grave si les scénarios de ces deux histoires étaient bons, mais ce n'est pas le cas. La première est un conte chinois dans une trame assez classique, sur le thème d'un empereur tellement puissant qu'il peut s'offrir les caprices les plus démesurés. La narration est un peu décousue, pas facile à suivre ni surtout à apprécier à sa juste valeur. Et la fin est assez plate et pas très cohérente. La seconde est encore plus décousue, à la limite du compréhensible. On y devine à peu près ce qu'il s'y passe mais il faut s'accrocher. Et une fois les choses saisies, leur résumé n'a rien de palpitant. Je n'ai pris que très peu de plaisir à la lecture de cet album et j'ai hésité à le terminer tant je n'ai pas accroché.
Heads
Le manga nous délivrant ces derniers temps son lot de polars et autres thrillers, quand une quatrième de couverture dit "quand le manga dépasse les thrillers" (approximatif car de mémoire), je ne pouvais que l'emprunter. Le résultat : mi-figue, mi-raisin. Ca commence bien, ce n’est pas un dessin extraordinaire (et cela le restera) mais ça commence pas mal, c'est assez haletant. L'idée de base est vraiment bonne. C'est plus sur la durée que je trouve que le récit ne tient pas. Je trouve que c'est assez plat et convenu. Alors qu'au fond, le scénario pouvait pousser à de nombreuses réflexions sur notre identité, l'auteur reste à des platitudes assez banales. Pas de gros rebondissements non plus. J'ai eu du mal à aller jusqu’au bout pour être assez honnête.
L'Infirmerie après les cours
"L'infirmerie après les cours" est moche, très moche. Il n'y a aucun dynamisme, presque aucun décor et les personnages ressemblent à des "fils de fer" franchement laids. Mais le premier tome n'est pas inintéressant, il est même assez original. L'histoire est la suivante : le héros mi-homme, mi-femme doit affronter en rêve des camarades de classe, aussi anormaux que lui, afin de se retrouver lui-même et de choisir son sexe. Bien entendu 2 de ces camarades tombent amoureux de lui pour corser la situation : un garçon et une fille bien sûr. Ce premier tome pose plein de questions quant à la nature des élèves, de l'école, de l'acceptation de soi, de l'infirmerie et du personnel et répond au fur et à mesure à ces questions pour ne pas trop embrouiller le lecteur. Le premier tome laissait donc supposer une histoire complexe, rythmée et finalement intéressante. Oui mais non en fait, si le premier tome est réussi, il ne servait hélas qu'à planter le décor d'une histoire qui n'évolue pas et qui a déjà épuisé toutes ses idées. En effet le tome 2 est d'un ennui mortel et n'a pas suffisamment de contenu pour tenir en un seul chapitre du premier tome. Le problème c'est que l'on sent bien que cette apoplexie s'est installée pour durer et que l'ennui procuré par cette lecture ne se soignera pas dans cette infirmerie. Pour ma part, la lecture de cette série s'arrêtera donc à ce second tome.
La Mandiguerre
Cela aurait pu donner quelque chose d'intéressant dans l'idée de transposer la première guerre mondiale à une guerre interplanétaire du futur. Cependant, je n'ai pas trouvé la moindre originalité à copier le passé. Tout sent le réchauffé dans cette série qui se veut steampunk (l'Allemagne, l'empire austro-Hongrois, les tranchées et les zincs...). On nous parle d'une satire de la guerre ou d'une dénonciation, mais tellement de bd nous ont servi ce plat. On aurait pu alors apprécier le dessin et le graphisme : même pas ! C'est tellement basique dans l'approche. Une vraie manganisation des scènes ? Ce n'est pas ce qui me dérange le plus. Que dire du scénario ? Le tome 1 pourrait se résumer à un crash d'un vaisseau transportant un ennemi sur une planète industrialisée à outrance où trois jeunes gens vont se retrouver mêlés à un conflit qui les dépasse, par goût de l'aventure. On compare cette série à La Guerre Eternelle à cause de quelques similitudes (on ne sait rien de l'ennemi) mais franchement, on est loin de la même qualité et donc d'une puissance d'évocation.
Les Forêts d'Opale
Bof ! Vraiment bof ! Je me suis vraiment ennuyé en feuilletant « Les forêts d’Opale », à tel point que j’ai arrêté cette lecture au bout du deuxième tome. L’histoire se déroule dans un monde moyenâgeux fantastique où Darko un apprenti verrier (sorte de Conan le barbare mais en plus intelligent), Urfold un barde (sorte de frère jumeau de Gandalf du « Seigneur des anneaux ») et sa fille adoptive Sleilo (sorte de Keeley Hazell brune sachant se battre à l’épée) vont s’unir pour affronter les forces du mal… Mon résumé de ce début de série semble stéréotypé mais c’est exactement ce mot qui me revient un premier quand je pense aux « Forêts d’opale » : tout est stéréotypé ! Les personnages présentent une personnalité que l’on retrouve dans la plupart des séries du même genre (de l’éditeur Soleil…). La quête est hyper classique, seuls changent un peu les évènements qui entraveront l’avancée de cette équipe et les monstres qu’elle rencontrera. Les méchants semblent vraiment méchants, et les gentils sont vraiment gentils. Bref, le scénario m’est apparu trop classique… bon, passons maintenant au dessin. Graphiquement, à première vue, je le trouvais vraiment bon car très détaillé et maîtrisé au niveau des perspectives. Mais, en m’avançant dans la lecture, j’ai éprouvé de plus en plus de mal à l’apprécier car la lisibilité n’est pas exemplaire et parce que le coup de crayon de Philippe Pellet m’est apparu trop figé notamment dans les scènes d’action. La mise en couleurs est, à mon avis, plaisante et elle suit assez bien l’intensité dramatique des séquences qu’elles soient calmes ou agitées. Finalement, je pense que vous l’avez compris, je suis ressorti indifférent de cette lecture. Ce n’est pas en feuilletant « Les forêts d’Opale » que vous y trouverez de l’originalité. Par contre, pour ceux qui ne cherchent qu’à lire une bonne bd médiévale fantastique sans prise de tête en compagnie d’une équipe composée de personnages fortement stéréotypés, il y a des chances que vous trouviez votre bonheur... En gros, ça dépend de ce que vous recherchez dans cette lecture... A mon avis, le graphisme de Pellet est assez plaisant malgré ses décors surchargés et un trait un peu trop figé dans les scènes d’action. Bref, pour ma part, c’est bof !
Colt Walker
Je me demande ce qui s’est passé pour Olivier Lamy ?! Lorsque j’ai découvert le premier tome de « Colt Walker », à l’époque, je me suis posé la question de savoir si c’était bien le dessinateur de « Wayne redlake » et « Trio grande » qui a réalisé « Colt walker » car franchement, ça n’a rien à voir ! A croire que ses précédentes séries aient été réalisées par Vatine… Graphiquement, je n’ai pas du tout retrouvé la beauté du dessin de « Wayne Redlake » et « Trio Grande ». Dans « Colt Walker », le coup de crayon de Lamy est très vif, trop vif même car les visages sont tortueux et vraiment affreux, les femmes ne sont pas du tout belles, les décors sont sommaires (bon, il faut dire aussi que ça se passe dans le désert…)… bref, c’est volontairement sales, très sales et c’était le souhait d’Olivier Lamy de rendre cette bd ainsi (rencontré dans un festival où il n’a pas du tout voulu me dédicacer « Trio grande » et « Wayne Redlake »… bonjour l’ambiance !). Les cadrages sont inspirés du cinéma notamment des westerns spaghettis… d’ailleurs, le personnage principal reprend les traits de Clint Eastwood. Quant à la mise en couleurs aux tons à dominante orange (réalisée par Topaze), je la trouve réussie : elle retransmet bien la chaleur du désert et donne une atmosphère tendue à cette histoire. Qu’on aime ou pas le dessin d’Olivier Lamy dans cette bd, on ne peut nier que l’auteur a imposé un style volontairement crade qui m’est apparu bien adapté au scénario… Au fait, je dois avouer que cette histoire est un des pires scénarii que j’ai pue lire à ce jour (avec « L’affaire du siècle ») ! L’histoire ? Comment dire… elle est pleine de clichés dans le plus mauvais sens du thème ! Le héros par exemple est l’archétype du macho solitaire sans peur et sans reproche. L’histoire est truffée de scènes exagérément violentes qui n’ont parfois rien à faire dedans ! L’humour employé qui se veut ironique ne m’a pas fait vraiment rire : on a le droit à des mauvaises références aux films de Sergio Leone, même un sosie de Jacques Brel apparaît dans cette bd… De plus, les dialogues sont désespérément lamentables, c’est vraiment du grand n’importe quoi ! Dans cette histoire, le héros rencontre des mormons pourris, bin oui, tous pourris ! Je le répète : tout est cliché dans cette bd ! Aussi bizarre soit-il au vu de la médiocrité du scénario, cette série publiée à l’origine et abandonnée par « Soleil » a été reprise par « Dargaud »… ils auraient mieux fait de reprendre « Tequila Desperados » (série écartée elle-aussi par « Soleil » dès le premier tome !). Pourtant grand amateur de westerns spaghettis, je n’ai pas apprécié « Colt walker ». Ce n’est pas le dessin qui m’a rebuté car je l’ai trouvé approprié à l’histoire mais le scénario de Yann truffé de mauvais clichés qui m’a complètement désolé ! Bon, j’arrête là… si vous voulez lire un bon western : allez plutôt feuilleter les excellents « Wayne redlake », « Trio grande », « On a tué Wild Bill », ou encore le récent « Après la nuit » !
Tensui - L'Eau céleste
Tensui, l'eau céleste, se base sur l'histoire d'une jeune fille qui vit des aventures extraordinaires avec un kappa, une sorte de grenouille avec un trou sur le sommet du crâne qui contient de l'eau. Pour faire vider l'eau de sa tête et vaincre cette bestiole, il faut l'amener à s'excuser pour qu'il penche la tête en avant et perde son eau :). Je n'ai que modérément aimé cet ensemble d'histoires courtes. De même que j'aime très moyennement ce dessin, la tête de la gamine m'insupporte autant que ses expressions faciales. La série est néanmoins intéressante pour qui est attaché ou veut découvrir un peu mieux le folklore japonais avec tous ces êtres imaginaires comme les kappas, tengus et leurs copains. Ils sont souvent vus comme nuisibles pour les hommes, représentant les sentiments humains les plus vils. A lire à l'occasion, dispensable.
Arzach
Après avoir lu dans les grandes lignes les avis précédents, je suis plutôt d'accord avec les "déçus" qu'avec les fans. Et donc je mets une note à peu près en accord, je ne trouve pas cet album très facile à juger. D'un côté j'avais bien aimé la première histoire de l'auteur dans sa voiture, humour qui me parle. Dans la suite cela tient plus du trip ésotérique muet et contemplatif, là j'aime moins. J'apprécie plutôt le dessin, vu que le truc fut fait il y a 30 ans, ça ne se démode pas, et le discours de l'album est intemporel, c'est un album qu'on pourra lire en tout temps. Bien pour le dessin, les cadrages, mais moins pour l'histoire en elle-même.
La Fugitive
Dessin pas toujours très sûr, scénario convenu, facile à deviner quelques pages à l'avance. Héroïne pas très charismatique. Une nudité ci et là, un peu de magie, beaucoup de sadisme/violence, un zeste de gentillesse/finesse dans ce monde de brutes :) Parfois quelques bons passages. Les 3 volumes se lisent vite. Ma femme a acheté cette BD en braderie, donc je l'ai lue (avant elle). Je n'ai pas été convaincu, même si ça se laisse lire quand même. Avis de ma Véro dans quelques jours, ci-dessous. Avis de ma femme en 3 lettres : b.o.f.
Hanté (Soleil)
J'aime bien les histoires de fantômes même quand ce sont des histoires courtes, en général. Mais sincèrement, ce recueil ne m'a pas convaincu du tout. Globalement, même s'il est inégal suivant les auteurs, le dessin n'est pas mauvais. Il est même parfois très bon sur certaines histoires de ce recueil. Mais par contre, les récits sont d'une grande platitude et n'ont aucun charme à mes yeux. Ils sont soit trop courts, soit médiocres, soit ils sont tout simplement... sans intérêt. Les ambiances n'arrivent jamais à s'instaurer. Les histoires de fantômes n'y ont aucunement la saveur de ces histoires qui donnent des frissons ou marquent l'esprit. Seule l'histoire sur Sarajevo m'a un petit peu plu même si je la trouve trop bavarde. Et j'ai plutôt apprécié aussi le décor original de l'histoire de la fille-mère fantôme sur l'île de la Réunion. Pour le reste, franchement bof.