L'exemple typique de la BD difficile à aviser.
L'histoire est forte mais traine en longueur. La lecture est presque indigeste.
Le dessin des personnages n'est pas des plus réussis, les avions et certains paysages étant bien plus aboutis. Le choix du noir et blanc sans nuances de gris apporte quelques bonnes cases où le jeu de lumière est bien travaillé.
Le dessin plus que simpliste de certaines pages n'est pas un bon choix : il n'apporte aucun plus et tire l'ensemble vers le bas.
Ce one shot pourra plaire à certains mais ne finira jamais dans les immanquables.
Etonnant le fond de l'histoire, est ce qu'il ne s'agit pas d'un ressenti de l'auteur ou plutôt ses craintes quant au rendu de son travail et le moyen qu'il représente pour gagner sa vie ?
Le dessin est en fait une sorte d'aquarelle, c'est agréable mais relativement imprécis pour être vraiment remarquable.
Je n'ai pas pris de plaisir avec cette lecture, ce qui se traduit par ma note.
Cette BD reste à découvrir pour son originalité.
Quelle LONGUE lecture.... Pas seulement du fait de ses 400 pages mais, surtout, du fait de sa narration. J'ai trouvé les personnages intéressants, voire attachants. J'ai trouvé le scénario correct bien que trop américain (le conflit USA-URSS, le reste de la planète n'existant pas ; les héros érigés en mode de vie ; le mythe du super-héros ...). Mais j'ai détesté la narration. Si lente, si absconse par [longs] moments. Ainsi chaque chapitre se termine par 2-3 pages de prose (moi qui ne supporte pas la prose...). Ou encore, peut-être 60 pages qui relatent un comics DANS le comics sensé faire une métaphore de la réalité... ou un truc du genre, j'ai trouvé ça tellement chiant que je n'y ai pas compris grand chose.
J'attendais mieux. Et je suis persuadé qu'il y avait matière à faire mieux.
Le graphisme est très beau, très soigné, le talent du dessinateur est immense... Mais la colorisation est la seconde plus moche que j'ai jamais vue (la première étant V pour Vendetta). Les immeubles roses, le sol cyan, les visages roses, les cheveux ocre ou violet, les structures métalliques jaunes... C'est véritablement vomitif au bout d'un moment. Je suis persuadé que cette œuvre aurait été si belle en noir et blanc (ou n'importe quoi mais pas ça).
Bref, je comprends que certains ai adoré car il y a d'excellentes choses dans ce comics mais pour ma part je n'ai pas réussi à y accéder...
J'apprécie beaucoup le dessin de cette BD. Il est typique à mes yeux d'un style humoristique franco-belge dans la lignée des classiques de chez Dupuis mais avec une touche plus moderne. Même si les décors sont plutôt épurés, ils sont suffisamment présents pour mettre en valeur des personnages très expressifs et au trait bien maîtrisé à mon goût. Et même les couleurs informatiques ont le bon goût de se faire discrète mais efficace. C'est le genre de dessin que j'aime le plus souvent pour une série d'humour classique.
L'ennui, c'est que j'aurais vraiment aimé qu'il y ait davantage de scénario qui accompagne le dessin. Car les gags ne m'ont quasiment jamais fait rire.
Je commence à bien m'y connaître en comics de super-héros et les personnages DC et Marvel utilisés ainsi que les très nombreux clins d'oeil me sont pratiquement tous connus. Une parodie autour d'eux aurait donc très bien pu me toucher et m'amuser.
Mais non. Les gags sont plats et trop souvent en dessous de la ceinture. C'est un humour gras, tarte-à-la-crême et prévisible qui ne me fait vraiment pas rire. J'ai dû sourire une ou deux fois par album, et encore pas sur le gag principal et plutôt parce que je trouvais ça tellement nul que je l'appréciais au second degré.
Dommage car l'idée et le dessin auraient mérité mieux.
Cet album ne m'a pas plu. Je m'attendais à mieux.
Le dessin est classique pour Hermann, mais je le trouve moins mis en valeur que dans d'autres BD. Les personnages sont mêmes parfois décevants.
Le scénario ne m'a pas fait réagir, il aurait du vu les thèmes abordés.
Je ressens une sorte de frustration après cette lecture.
Le plus simple consiste à se ressaisir et prendre une autre BD ;)
Cette série se veut burlesque pour une franche rigolade. Je n'arrive pas à adhérer à ce type d'humour bien particulier. Les gags résonnent totalement creux.
C'est vrai qu'on en éprouverait presque de la sympathie pour ce Jean-Claude un peu malchanceux et un peu tocard sur les bords.
Le dessin me semble très brouillon. C'est peut-être propre à ce type de bd d'humour. Et dire que cela a inspiré un film comique au cinéma...
Dans ce minuscule album on retrouve effectivement ce qui caractérise tant les albums de Marc Antoine Matthieu, à commencer par un graphisme noir et blanc inimitable. Une nouvelle fois il nous plonge dans un bien étrange univers bureaucratique, dans lequel le personnage central sera rétrogradé au dernier sous-sol pour perte de mémoire. Cela rappelle énormément d'autres de ces albums où il utilise le même genre d'idée.
Après 5 minutes de lecture (je suis moins rapide qu'Alix) je suis perplexe. Je n'ai absolument pas saisi le but de cette histoire, page après page notre héros est rétrogradé de sous-sol en sous-sol jusqu'à se retrouver au dernier. Tout ça pour quoi ? Je ne le saurai pas, je n'ai rien compris à la fin, mais y avait-il quelque chose à comprendre ?
Vite lu, vite oublié. Ce n'était qu'avant-hier, mais je n'ai déjà plus de souvenirs de cette lecture. J'espère que cette erreur ne sera pas celle qui me conduira au dernier sous-sol...
Secrets est une série d'albums scénarisés ou co-scénarisés par Giroud et dont le thème principal sont des secrets de famille, de ceux qui vous gâchent la vie et que l'on doit crever comme des abcès. Pâques avant les Rameaux est la cinquième série de cette lignée à paraitre et elle a pour principal qualité de tenir en un seul gros album d'une centaine de pages. Malheureusement, là où Frank Giroud sait d'ordinaire faire preuve d'originalité dans la recherche de ses scénarios, celui-ci est étonnamment convenu et prévisible dès lors que l'on connait la signification de l'expression titre de l'album.
Pour commencer, le dessin de Marianne Duvivier ne m'a clairement pas plu. Il est d'un style différent de celui utilisé pour le diptyque Secrets : L'écharde, moins réaliste, avec des visages plus caricaturaux un peu à la manière des débuts de la dessinatrice pour sa série Lagune. Malgré une petite recherche de personnalité, ce graphisme se révèle tout simplement mauvais à bien des passages. Les voitures et autres véhicules apparaissent complètement ratés, parfois risibles. Les décors affichent régulièrement des erreurs de perspective telles que j'en viens à imaginer, avec peine, que ce puisse être fait exprès. Seuls les personnages, pourtant pas terribles, ont au moins l'avantage d'être potables.
Cela ne serait pas bien grave si le scénario valait le coup. Il est cependant d'une grande platitude. Une fois le décor posé, on en devine immédiatement les grandes lignes, voire les détails s'il le faut.
Il n'y a que le procédé narratif qui m'a assez plu, avec cette femme qui sort d'une sorte de coma mental et essaie elle-même de fouiller ses souvenirs pour comprendre la situation dans laquelle elle est, flash-backs mémoriels plutôt bien amenés et bien ordonnés dans le récit.
Mais passé cette narration fluide et bien construite, le scénario est sans saveur. Dans ce type de récit, le fameux secret est composé en général d'une "faute originelle" puis de la "conséquence de la faute". La faute est ici amenée en deux-trois pages, de manière complètement prévisible mais sans qu'on y croit pour autant. Puis viennent ensuite des années de remords auxquelles il n'est pas facile d'adhérer. Pour s'achever sur une conséquence que j'ai trouvée totalement invraisemblable, sans aucune crédibilité dans sa brutalité et son côté inattendu. Jamais la "faute" ni les regrets n'auraient pu amener à mon sens à ce résultat, du moins pas tel que c'est raconté dans cette BD. On dirait que les auteurs veulent jouer la carte du "choc" pour toucher le lecteur mais le coup (de folie ?) passe à côté de la cible en ce qui me concerne.
Passé cela, la conclusion de l'album est venue sans intérêt car j'avais complètement décroché. Je n'y croyais plus.
Retrouvant ses personnages de Germain et nous 20 ans plus tard, Frédéric Jannin nous ressert la même recette mais les ados sont maintenant devenus parents, comme les lecteurs sans doute. C'était une bonne idée et le regard de Jannin est toujours pertinent, son trait toujours aussi vif mais les bons gags se font quand même plus rares et le niveau chute dès le troisième tome. Je regrette également ces couleurs informatisées trop artificielles pour un trait qui fleure si bon l'artisanat. En effet, à mon avis, une couleur synthétique ne peut convenir à ce trait vif, nerveux, comme jeté sur le papier.
Mais, en fait, le gros problème est que, si, à l'époque, je m'identifiais totalement aux jeunes de Germain et nous, je ne me reconnais plus qu'occasionnellement dans les parents de "Que du bonheur". Je n'ai donc plus aussi souvent le plaisir de me moquer de moi-même et de mes petits travers, et cela me manque.
Bof, sans plus. Voilà vraiment ce que je me suis dit en refermant ce premier tome.
Pourtant, je ne m'attendais pas à de la haute voltige littéraire. Non, je voulais juste passer un bon moment dans le monde de Troy (comme les autres séries dérivées m'avaient habitué). Mais, déception, la magie n'a pas opéré. Peut-être parce que je n'avais pas assez de sous pour payer ?
En tout cas, le scénario ne casse pas une brique (ou une patte de canard, au choix). Du connu, du classique et voilà, rien de plus. Pas une seule surprise (sauf l'utilisation de la magie, qui change un peu).
Et au niveau du dessin, c'est pas mon style : certains accrochent avec, moi pas. Voilà, c'est comme ça. Pas de chance, car avec le scénario assez moyen, ça fait un album pas vraiment terrible...
Alors, pourquoi en conseiller l'achat ? Pour deux raisons :
- parce que j'espère que la suite sera mieux
- parce que c'est dans l'univers de Troy et que donc il faut l'acheter si on adhère à l'univers...
Voili voilà, dommage dommage...
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Bretagne
L'exemple typique de la BD difficile à aviser. L'histoire est forte mais traine en longueur. La lecture est presque indigeste. Le dessin des personnages n'est pas des plus réussis, les avions et certains paysages étant bien plus aboutis. Le choix du noir et blanc sans nuances de gris apporte quelques bonnes cases où le jeu de lumière est bien travaillé. Le dessin plus que simpliste de certaines pages n'est pas un bon choix : il n'apporte aucun plus et tire l'ensemble vers le bas. Ce one shot pourra plaire à certains mais ne finira jamais dans les immanquables.
Oscar & Monsieur O
Etonnant le fond de l'histoire, est ce qu'il ne s'agit pas d'un ressenti de l'auteur ou plutôt ses craintes quant au rendu de son travail et le moyen qu'il représente pour gagner sa vie ? Le dessin est en fait une sorte d'aquarelle, c'est agréable mais relativement imprécis pour être vraiment remarquable. Je n'ai pas pris de plaisir avec cette lecture, ce qui se traduit par ma note. Cette BD reste à découvrir pour son originalité.
Watchmen
Quelle LONGUE lecture.... Pas seulement du fait de ses 400 pages mais, surtout, du fait de sa narration. J'ai trouvé les personnages intéressants, voire attachants. J'ai trouvé le scénario correct bien que trop américain (le conflit USA-URSS, le reste de la planète n'existant pas ; les héros érigés en mode de vie ; le mythe du super-héros ...). Mais j'ai détesté la narration. Si lente, si absconse par [longs] moments. Ainsi chaque chapitre se termine par 2-3 pages de prose (moi qui ne supporte pas la prose...). Ou encore, peut-être 60 pages qui relatent un comics DANS le comics sensé faire une métaphore de la réalité... ou un truc du genre, j'ai trouvé ça tellement chiant que je n'y ai pas compris grand chose. J'attendais mieux. Et je suis persuadé qu'il y avait matière à faire mieux. Le graphisme est très beau, très soigné, le talent du dessinateur est immense... Mais la colorisation est la seconde plus moche que j'ai jamais vue (la première étant V pour Vendetta). Les immeubles roses, le sol cyan, les visages roses, les cheveux ocre ou violet, les structures métalliques jaunes... C'est véritablement vomitif au bout d'un moment. Je suis persuadé que cette œuvre aurait été si belle en noir et blanc (ou n'importe quoi mais pas ça). Bref, je comprends que certains ai adoré car il y a d'excellentes choses dans ce comics mais pour ma part je n'ai pas réussi à y accéder...
Cosmic Patrouille
J'apprécie beaucoup le dessin de cette BD. Il est typique à mes yeux d'un style humoristique franco-belge dans la lignée des classiques de chez Dupuis mais avec une touche plus moderne. Même si les décors sont plutôt épurés, ils sont suffisamment présents pour mettre en valeur des personnages très expressifs et au trait bien maîtrisé à mon goût. Et même les couleurs informatiques ont le bon goût de se faire discrète mais efficace. C'est le genre de dessin que j'aime le plus souvent pour une série d'humour classique. L'ennui, c'est que j'aurais vraiment aimé qu'il y ait davantage de scénario qui accompagne le dessin. Car les gags ne m'ont quasiment jamais fait rire. Je commence à bien m'y connaître en comics de super-héros et les personnages DC et Marvel utilisés ainsi que les très nombreux clins d'oeil me sont pratiquement tous connus. Une parodie autour d'eux aurait donc très bien pu me toucher et m'amuser. Mais non. Les gags sont plats et trop souvent en dessous de la ceinture. C'est un humour gras, tarte-à-la-crême et prévisible qui ne me fait vraiment pas rire. J'ai dû sourire une ou deux fois par album, et encore pas sur le gag principal et plutôt parce que je trouvais ça tellement nul que je l'appréciais au second degré. Dommage car l'idée et le dessin auraient mérité mieux.
Afrika
Cet album ne m'a pas plu. Je m'attendais à mieux. Le dessin est classique pour Hermann, mais je le trouve moins mis en valeur que dans d'autres BD. Les personnages sont mêmes parfois décevants. Le scénario ne m'a pas fait réagir, il aurait du vu les thèmes abordés. Je ressens une sorte de frustration après cette lecture. Le plus simple consiste à se ressaisir et prendre une autre BD ;)
Jean-Claude Tergal
Cette série se veut burlesque pour une franche rigolade. Je n'arrive pas à adhérer à ce type d'humour bien particulier. Les gags résonnent totalement creux. C'est vrai qu'on en éprouverait presque de la sympathie pour ce Jean-Claude un peu malchanceux et un peu tocard sur les bords. Le dessin me semble très brouillon. C'est peut-être propre à ce type de bd d'humour. Et dire que cela a inspiré un film comique au cinéma...
La Mutation
Dans ce minuscule album on retrouve effectivement ce qui caractérise tant les albums de Marc Antoine Matthieu, à commencer par un graphisme noir et blanc inimitable. Une nouvelle fois il nous plonge dans un bien étrange univers bureaucratique, dans lequel le personnage central sera rétrogradé au dernier sous-sol pour perte de mémoire. Cela rappelle énormément d'autres de ces albums où il utilise le même genre d'idée. Après 5 minutes de lecture (je suis moins rapide qu'Alix) je suis perplexe. Je n'ai absolument pas saisi le but de cette histoire, page après page notre héros est rétrogradé de sous-sol en sous-sol jusqu'à se retrouver au dernier. Tout ça pour quoi ? Je ne le saurai pas, je n'ai rien compris à la fin, mais y avait-il quelque chose à comprendre ? Vite lu, vite oublié. Ce n'était qu'avant-hier, mais je n'ai déjà plus de souvenirs de cette lecture. J'espère que cette erreur ne sera pas celle qui me conduira au dernier sous-sol...
Secrets - Pâques avant les Rameaux
Secrets est une série d'albums scénarisés ou co-scénarisés par Giroud et dont le thème principal sont des secrets de famille, de ceux qui vous gâchent la vie et que l'on doit crever comme des abcès. Pâques avant les Rameaux est la cinquième série de cette lignée à paraitre et elle a pour principal qualité de tenir en un seul gros album d'une centaine de pages. Malheureusement, là où Frank Giroud sait d'ordinaire faire preuve d'originalité dans la recherche de ses scénarios, celui-ci est étonnamment convenu et prévisible dès lors que l'on connait la signification de l'expression titre de l'album. Pour commencer, le dessin de Marianne Duvivier ne m'a clairement pas plu. Il est d'un style différent de celui utilisé pour le diptyque Secrets : L'écharde, moins réaliste, avec des visages plus caricaturaux un peu à la manière des débuts de la dessinatrice pour sa série Lagune. Malgré une petite recherche de personnalité, ce graphisme se révèle tout simplement mauvais à bien des passages. Les voitures et autres véhicules apparaissent complètement ratés, parfois risibles. Les décors affichent régulièrement des erreurs de perspective telles que j'en viens à imaginer, avec peine, que ce puisse être fait exprès. Seuls les personnages, pourtant pas terribles, ont au moins l'avantage d'être potables. Cela ne serait pas bien grave si le scénario valait le coup. Il est cependant d'une grande platitude. Une fois le décor posé, on en devine immédiatement les grandes lignes, voire les détails s'il le faut. Il n'y a que le procédé narratif qui m'a assez plu, avec cette femme qui sort d'une sorte de coma mental et essaie elle-même de fouiller ses souvenirs pour comprendre la situation dans laquelle elle est, flash-backs mémoriels plutôt bien amenés et bien ordonnés dans le récit. Mais passé cette narration fluide et bien construite, le scénario est sans saveur. Dans ce type de récit, le fameux secret est composé en général d'une "faute originelle" puis de la "conséquence de la faute". La faute est ici amenée en deux-trois pages, de manière complètement prévisible mais sans qu'on y croit pour autant. Puis viennent ensuite des années de remords auxquelles il n'est pas facile d'adhérer. Pour s'achever sur une conséquence que j'ai trouvée totalement invraisemblable, sans aucune crédibilité dans sa brutalité et son côté inattendu. Jamais la "faute" ni les regrets n'auraient pu amener à mon sens à ce résultat, du moins pas tel que c'est raconté dans cette BD. On dirait que les auteurs veulent jouer la carte du "choc" pour toucher le lecteur mais le coup (de folie ?) passe à côté de la cible en ce qui me concerne. Passé cela, la conclusion de l'album est venue sans intérêt car j'avais complètement décroché. Je n'y croyais plus.
Que du bonheur !
Retrouvant ses personnages de Germain et nous 20 ans plus tard, Frédéric Jannin nous ressert la même recette mais les ados sont maintenant devenus parents, comme les lecteurs sans doute. C'était une bonne idée et le regard de Jannin est toujours pertinent, son trait toujours aussi vif mais les bons gags se font quand même plus rares et le niveau chute dès le troisième tome. Je regrette également ces couleurs informatisées trop artificielles pour un trait qui fleure si bon l'artisanat. En effet, à mon avis, une couleur synthétique ne peut convenir à ce trait vif, nerveux, comme jeté sur le papier. Mais, en fait, le gros problème est que, si, à l'époque, je m'identifiais totalement aux jeunes de Germain et nous, je ne me reconnais plus qu'occasionnellement dans les parents de "Que du bonheur". Je n'ai donc plus aussi souvent le plaisir de me moquer de moi-même et de mes petits travers, et cela me manque.
Légendes de Troy - Tykko des Sables
Bof, sans plus. Voilà vraiment ce que je me suis dit en refermant ce premier tome. Pourtant, je ne m'attendais pas à de la haute voltige littéraire. Non, je voulais juste passer un bon moment dans le monde de Troy (comme les autres séries dérivées m'avaient habitué). Mais, déception, la magie n'a pas opéré. Peut-être parce que je n'avais pas assez de sous pour payer ? En tout cas, le scénario ne casse pas une brique (ou une patte de canard, au choix). Du connu, du classique et voilà, rien de plus. Pas une seule surprise (sauf l'utilisation de la magie, qui change un peu). Et au niveau du dessin, c'est pas mon style : certains accrochent avec, moi pas. Voilà, c'est comme ça. Pas de chance, car avec le scénario assez moyen, ça fait un album pas vraiment terrible... Alors, pourquoi en conseiller l'achat ? Pour deux raisons : - parce que j'espère que la suite sera mieux - parce que c'est dans l'univers de Troy et que donc il faut l'acheter si on adhère à l'univers... Voili voilà, dommage dommage...