Quelle bien étrange lecture... Assez malsaine, un peu comme les Elvifrance d'il y a quelques décennies... En nettement moins hard tout de même au niveau sexe. En revanche c'est le même genre de délire au niveau scénaristique.
Les auteurs ont eu carte blanche et se sont lâchés ! Sexe (enfin érotisme), rapports SM, religion, bains de sang... cette série ne respecte pas grand chose ! A commencer par la religion chrétienne Orthodoxe. J'ai beau ne pas être un expert en religion, les combats d'êtres possédant le super pouvoir de manipuler la matière au niveau atomique pour en faire des armes, le tout pour retrouver des peintures sacrées au nom de l'Église orthodoxe... ça ne me parait pas des plus évident à justifier.... D'autant que ces êtres supérieurs puisent leur énergie magique du lait qu'ils tètent aux seins de jeunes vierges (l'évidente impossibilité physique de la chose ne semble pas tracasser non plus outre mesure le scénariste)... Aussi débile que du Elvifrance je vous dis ! Et gore avec ça, les combats étant pour le moins sanglants (ça tranche dans le vif !).
Graphiquement très moyen, le trait est le même que celui de My hime mais l'atmosphère plus noire de cette œuvre se traduit souvent par des cases moins lisibles. Un graphisme dans la moyenne basse du genre, sans véritable personnalité.
Une lecture... honteuse :8 abandonnée pour ma part au troisième tome.
Un Coyote se lançant dans le canin... c'est un peu la traversée du désert.
Car si quelques-unes des courtes histoires de Diego prêtent à sourire, on en a vite fait le tour. Et c'est rapidement l'image du chien courant après sa queue qui s'impose et nous ennuie... Toujours une accroche similaire : la sortie de la SPA avec un nouveau maître. Puis vient ensuite une ou deux péripéties qui font que ce chien beau parleur se retrouve à la case départ ! Et on recommence...
De plus je n'ai pas vraiment d'affinité pour le dessin d'Eric Cartier que je trouve assez banal. Bref, rien de bien transcendant, à enterrer et à oublier comme un bon vieil os au fond du jardin.
Je reste perplexe devant ce recueil de petites histoires, ne me sentant pas du tout concerné par ce qui est raconté. En gros, on suit plusieurs personnages qui semblent aussi perdus que nous (moins peut-être). L'auteur veut dénoncer, enfin je suppose, ce qui semblerait être la solitude des êtres, tous les mauvais aspects de la vie. Mais son propos ne touche pas du tout, ses scénarios sont vides de sens, sans réel impact, utilisant des métaphores douteuses. Ses personnages sont des losers, l'archétype du gars mal dans sa peau et qui a des réactions vraiment spéciale. Et puis, dans quasiment chaque histoire des nénettes à poils se baladent sans apporter grand-chose au récit, là y'a quelque chose que le monsieur il a dans sa tête qui l'obnubile sérieusement, devrait en parler à des professionnels le monsieur plutôt qu'à nous. Enfin, le manque de début ou de fin perturbe légèrement la lecture.
Donc ça se lit très vite avec une imprégnation très rapide également. Aussitôt lu, aussitôt perdu. Tatsumi ne s'implique pas dans ses histoires, donnant l'impression de se laisser porter par ses personnages, c'est très curieux comme ressenti. Du coup, on ne s'implique pas non plus.
De "coups d'éclats" en fin de compte je n'en ai pas vu, à part dans le titre, cela fait peu...
Après avoir lu - en partie - l'extraordinaire Le Vagabond des Limbes je m'attendais ici à une série sinon excellente tout au moins très bonne, mais hélas elle n'est ni du même niveau ni de la même trempe. Jimmy se retrouve greffé d'un bras suite à un accident, mais ce bras a une volonté propre et va commettre des meurtres qui vont lui faire fuir la police et toute une bande de manchots qui veulent le capturer, mais quel complot se trame et comment se débarrasser de ce bras si encombrant ?
Le postulat de départ est original mais l'histoire dans son traitement reste superficielle, une suite de meurtres et de courses poursuites. Même si la narration est bonne et que le deuxième tome relance l'intrigue, la série a été abandonnée, alors après une telle frustration ma note ne peut pas être bien élevée, d'autant plus que ce dernier tome aurait pu être le plus intéressant.
Par ailleurs, j'ai trouvé que les quelques scènes de baisouille ne trouvent pas vraiment leur place dans la bd, et une en particulier : la scène du message écrit sur le postérieur d'une demoiselle est presque de mauvais goût, même s'il y a un trait d'humour.
Le dessin est agréable et clair, mais ne sauve pas la série.
Tiens, une nouvelle académie !
Enfin non, puisqu'il s'agit de la version "papier" d'un anime du début des années 1980.
Ici l'intrigue est extrêmement mince, elle prend sa source dans l'amitié entre Mako et Nikumaru, la jolie fille et le petit rondouillard, qui veulent réussir leur scolarité au sein de l'académie des ninjas. Bien sûr, Nikumaru est extrêmement fort, beaucoup plus que ne le laissait supposer son physique de gras double, et Mako ressemble plus à une lycéenne basique qu'à une ninja. C'est décevant d'ailleurs, j'eus aimé qu'elle soit plus combative. Les situations sont prétextes aux vues de petites culottes et à des tétons distraits, mais guère plus en termes de fan service. Le dessin d'Hosono est d'ailleurs trop simpliste pour être véritablement intéressant.
Bref, pas grand chose à se mettre sous la dent pour le lecteur de plus de 15 ans...
L’histoire est, il est vrai, « possiblement » touchante, par contre la logique éditoriale d’écrire une BD traitant du cancer dont le but évident est de vendre aux plus de personnes possible, car le sujet touche potentiellement pas mal de gens, m’offusque légèrement.
Je ne peux pas m’empêcher par contre de compatir avec l’auteur, vu qu’il est directement concerné par la maladie. L’histoire se lit très rapidement, tout y est bien traité, mais la présentation de cette BD fait un peu trop superficielle car 20 euros pour une BD qui se lit en 5 minutes et qui et comme le dit le résumé est dessinée « sur le vif », c’est à dire rapidement et sans détails cela fait un peu cher...
N’étant pas réellement concerné par le sujet je trouve le prix, le format et le dessin simpliste exagérés, à réserver sans doute aux personnes particulièrement touchées, car cette BD reste tout de même touchante et parfois drôle, mais vraiment pas assez à mon goût…
(7/20)
La Famille Freudipe est une série à la fois érotique et humoristique.
Elle met en scène avec le sourire une famille dont tous les membres ne pensent qu'au sexe, sous toutes les formes et à tous les âges. Le père qui joue les mâles dominateurs plus grande gueule qu'autre chose, la mère ménagère qui se laisse prendre par tous les facteurs et autres gens de passage, les grands-parents qui ont une vie sexuelle débridée, les enfants parfois hétéro, parfois homo, et même la plus jeune qui a une véritable passion pour les choses charnelles et souhaite la faire partager à ses petits camarades.
Le tout est raconté dans une ambiance de fin des années 70 début 80.
Cela se ressent dans le graphisme aux courbes voluptueuses et à l'aspect parfois légèrement psychédélique. Le trait de Gérard Leclaire a ici des faux airs de celui d'Hislaire pour Bidouille et Violette, en plus sexy évidemment.
Ceci étant dit, à force d'étaler en permanence des femmes en déshabillé, seins à l'air et pendouillants, culottes offertes, et autres sexes moulés dans tous les vêtements de ville, cela coupe très rapidement l'aspect érotique de la chose. Trop de sexe tue le sexe et la série, à moins d'être lue en cachette par un pré-ado, ne joue guère son rôle d'excitant érotique.
Reste donc l'humour mais là non plus ce n'est pas terrible. Les frasques débridées de toute la famille amusent durant les quelques premières pages puis finissent pas lasser par leur côté répétitif. Les quelques dialogues freudiens et démodés que s'échangent certains protagonistes sont assez ennuyeux. Les chutes tombent souvent à plat.
Alors il y a certes quelques sourires devant l'exubérance et la liberté de ton du récit et des personnages, mais j'en suis rapidement venu à vouloir feuilleter les pages plutôt que de m'y intéresser.
Malgré une bonne idée de départ, j'ai été déçu par ce diptyque. L'auteur nous emmène dans un village de la Gaume (sud de la Belgique) à l'époque de la seconde guerre mondiale. L'histoire: Des enfants juifs sont amenés, sous une fausse identité, dans un château gaumais afin de les protéger des nazis.
Un de ces enfants, "Sylvain", s'éprend pour Pauline, une fille qui travaille au château...mais cette dernière a un amant qui est résistant.
Pour se venger, Sylvain va dénoncer les maquisards...
Dans le second tome, on retrouve nos protagonistes près de 40 ans plus tard. Une journée de retrouvailles est organisée et Sylvain retrouve Pauline où il essaiera de se faire pardonner.
Perso, je n'ai pas compris où l'auteur voulait en venir et j'ai trouvé la fin trop prévisible.
Niveau dessins, rien à reprocher. C'est toujours aussi parfait.
Je vais finir par me demander si Servais n'aurais pas du s'armer d'un bon scénariste.
J'ai rarement vu un dessin aussi rébarbatif. Le trait est totalement figé. Inutile de préciser que cela ne le fait pas dans les scènes d'actions. A la rigueur, on dirait de vieilles cartes postales.
Par ailleurs, la couleur est tellement fade qu'elle donne un aspect poussiéreux au récit.
Après, les dialogues sont de bonnes factures cependant trop bavard avec des phylactères trop grands et surtout trop carrés.
Cette série est un peu un hommage à l'oeuvre d'Agatha Christie. Le héros, un avocat, est l'archétype de l'enquêteur classique. Aucune surprise ! La série ne parviendra jamais à décoller. En tout cas, elle ne répond pas du tout à mes attentes en la matière.
Pas mal de par certains côtés, mais sans plus.
Un album « solo » pour une aventure assez bondissante où tous les poncifs de la « BD de pirates » sont repris.
Les personnages sont bien imaginés, bien typés, et mis en scène dans des situations qui –même si on a déjà lu ça « ailleurs »- n’en font pas moins preuve d’un bon humour.
Le dessin ?… un bon graphisme principalement axé sur les personnages, gestuelle et comportement. Le Captain et sa bande se démènent ainsi au gré des pages dans une mise en scène assez « standard » ; même si certaines cases bénéficient de zooms, plongées, contre-plongées… ce qui donne une bonne vivacité au récit.
Mais, bon, j’ai l’impression que l’ensemble « tire » sur la série Colin Colas de bonne mémoire.
Cette « série » (1 album) est pour ainsi dire inconnue. Les aventures du Captain se lisent avec un petit intérêt mais c’est quand même pas ça qui va renouveler le genre !
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The Qwaser of Stigmata
Quelle bien étrange lecture... Assez malsaine, un peu comme les Elvifrance d'il y a quelques décennies... En nettement moins hard tout de même au niveau sexe. En revanche c'est le même genre de délire au niveau scénaristique. Les auteurs ont eu carte blanche et se sont lâchés ! Sexe (enfin érotisme), rapports SM, religion, bains de sang... cette série ne respecte pas grand chose ! A commencer par la religion chrétienne Orthodoxe. J'ai beau ne pas être un expert en religion, les combats d'êtres possédant le super pouvoir de manipuler la matière au niveau atomique pour en faire des armes, le tout pour retrouver des peintures sacrées au nom de l'Église orthodoxe... ça ne me parait pas des plus évident à justifier.... D'autant que ces êtres supérieurs puisent leur énergie magique du lait qu'ils tètent aux seins de jeunes vierges (l'évidente impossibilité physique de la chose ne semble pas tracasser non plus outre mesure le scénariste)... Aussi débile que du Elvifrance je vous dis ! Et gore avec ça, les combats étant pour le moins sanglants (ça tranche dans le vif !). Graphiquement très moyen, le trait est le même que celui de My hime mais l'atmosphère plus noire de cette œuvre se traduit souvent par des cases moins lisibles. Un graphisme dans la moyenne basse du genre, sans véritable personnalité. Une lecture... honteuse :8 abandonnée pour ma part au troisième tome.
Diego de la S.P.A.
Un Coyote se lançant dans le canin... c'est un peu la traversée du désert. Car si quelques-unes des courtes histoires de Diego prêtent à sourire, on en a vite fait le tour. Et c'est rapidement l'image du chien courant après sa queue qui s'impose et nous ennuie... Toujours une accroche similaire : la sortie de la SPA avec un nouveau maître. Puis vient ensuite une ou deux péripéties qui font que ce chien beau parleur se retrouve à la case départ ! Et on recommence... De plus je n'ai pas vraiment d'affinité pour le dessin d'Eric Cartier que je trouve assez banal. Bref, rien de bien transcendant, à enterrer et à oublier comme un bon vieil os au fond du jardin.
Coups d'éclat
Je reste perplexe devant ce recueil de petites histoires, ne me sentant pas du tout concerné par ce qui est raconté. En gros, on suit plusieurs personnages qui semblent aussi perdus que nous (moins peut-être). L'auteur veut dénoncer, enfin je suppose, ce qui semblerait être la solitude des êtres, tous les mauvais aspects de la vie. Mais son propos ne touche pas du tout, ses scénarios sont vides de sens, sans réel impact, utilisant des métaphores douteuses. Ses personnages sont des losers, l'archétype du gars mal dans sa peau et qui a des réactions vraiment spéciale. Et puis, dans quasiment chaque histoire des nénettes à poils se baladent sans apporter grand-chose au récit, là y'a quelque chose que le monsieur il a dans sa tête qui l'obnubile sérieusement, devrait en parler à des professionnels le monsieur plutôt qu'à nous. Enfin, le manque de début ou de fin perturbe légèrement la lecture. Donc ça se lit très vite avec une imprégnation très rapide également. Aussitôt lu, aussitôt perdu. Tatsumi ne s'implique pas dans ses histoires, donnant l'impression de se laisser porter par ses personnages, c'est très curieux comme ressenti. Du coup, on ne s'implique pas non plus. De "coups d'éclats" en fin de compte je n'en ai pas vu, à part dans le titre, cela fait peu...
Le Bras du Démon
Après avoir lu - en partie - l'extraordinaire Le Vagabond des Limbes je m'attendais ici à une série sinon excellente tout au moins très bonne, mais hélas elle n'est ni du même niveau ni de la même trempe. Jimmy se retrouve greffé d'un bras suite à un accident, mais ce bras a une volonté propre et va commettre des meurtres qui vont lui faire fuir la police et toute une bande de manchots qui veulent le capturer, mais quel complot se trame et comment se débarrasser de ce bras si encombrant ? Le postulat de départ est original mais l'histoire dans son traitement reste superficielle, une suite de meurtres et de courses poursuites. Même si la narration est bonne et que le deuxième tome relance l'intrigue, la série a été abandonnée, alors après une telle frustration ma note ne peut pas être bien élevée, d'autant plus que ce dernier tome aurait pu être le plus intéressant. Par ailleurs, j'ai trouvé que les quelques scènes de baisouille ne trouvent pas vraiment leur place dans la bd, et une en particulier : la scène du message écrit sur le postérieur d'une demoiselle est presque de mauvais goût, même s'il y a un trait d'humour. Le dessin est agréable et clair, mais ne sauve pas la série.
L'Académie des ninjas
Tiens, une nouvelle académie ! Enfin non, puisqu'il s'agit de la version "papier" d'un anime du début des années 1980. Ici l'intrigue est extrêmement mince, elle prend sa source dans l'amitié entre Mako et Nikumaru, la jolie fille et le petit rondouillard, qui veulent réussir leur scolarité au sein de l'académie des ninjas. Bien sûr, Nikumaru est extrêmement fort, beaucoup plus que ne le laissait supposer son physique de gras double, et Mako ressemble plus à une lycéenne basique qu'à une ninja. C'est décevant d'ailleurs, j'eus aimé qu'elle soit plus combative. Les situations sont prétextes aux vues de petites culottes et à des tétons distraits, mais guère plus en termes de fan service. Le dessin d'Hosono est d'ailleurs trop simpliste pour être véritablement intéressant. Bref, pas grand chose à se mettre sous la dent pour le lecteur de plus de 15 ans...
Mon père a un cancer
L’histoire est, il est vrai, « possiblement » touchante, par contre la logique éditoriale d’écrire une BD traitant du cancer dont le but évident est de vendre aux plus de personnes possible, car le sujet touche potentiellement pas mal de gens, m’offusque légèrement. Je ne peux pas m’empêcher par contre de compatir avec l’auteur, vu qu’il est directement concerné par la maladie. L’histoire se lit très rapidement, tout y est bien traité, mais la présentation de cette BD fait un peu trop superficielle car 20 euros pour une BD qui se lit en 5 minutes et qui et comme le dit le résumé est dessinée « sur le vif », c’est à dire rapidement et sans détails cela fait un peu cher... N’étant pas réellement concerné par le sujet je trouve le prix, le format et le dessin simpliste exagérés, à réserver sans doute aux personnes particulièrement touchées, car cette BD reste tout de même touchante et parfois drôle, mais vraiment pas assez à mon goût… (7/20)
La Famille Freudipe
La Famille Freudipe est une série à la fois érotique et humoristique. Elle met en scène avec le sourire une famille dont tous les membres ne pensent qu'au sexe, sous toutes les formes et à tous les âges. Le père qui joue les mâles dominateurs plus grande gueule qu'autre chose, la mère ménagère qui se laisse prendre par tous les facteurs et autres gens de passage, les grands-parents qui ont une vie sexuelle débridée, les enfants parfois hétéro, parfois homo, et même la plus jeune qui a une véritable passion pour les choses charnelles et souhaite la faire partager à ses petits camarades. Le tout est raconté dans une ambiance de fin des années 70 début 80. Cela se ressent dans le graphisme aux courbes voluptueuses et à l'aspect parfois légèrement psychédélique. Le trait de Gérard Leclaire a ici des faux airs de celui d'Hislaire pour Bidouille et Violette, en plus sexy évidemment. Ceci étant dit, à force d'étaler en permanence des femmes en déshabillé, seins à l'air et pendouillants, culottes offertes, et autres sexes moulés dans tous les vêtements de ville, cela coupe très rapidement l'aspect érotique de la chose. Trop de sexe tue le sexe et la série, à moins d'être lue en cachette par un pré-ado, ne joue guère son rôle d'excitant érotique. Reste donc l'humour mais là non plus ce n'est pas terrible. Les frasques débridées de toute la famille amusent durant les quelques premières pages puis finissent pas lasser par leur côté répétitif. Les quelques dialogues freudiens et démodés que s'échangent certains protagonistes sont assez ennuyeux. Les chutes tombent souvent à plat. Alors il y a certes quelques sourires devant l'exubérance et la liberté de ton du récit et des personnages, mais j'en suis rapidement venu à vouloir feuilleter les pages plutôt que de m'y intéresser.
La lettre froissée
Malgré une bonne idée de départ, j'ai été déçu par ce diptyque. L'auteur nous emmène dans un village de la Gaume (sud de la Belgique) à l'époque de la seconde guerre mondiale. L'histoire: Des enfants juifs sont amenés, sous une fausse identité, dans un château gaumais afin de les protéger des nazis. Un de ces enfants, "Sylvain", s'éprend pour Pauline, une fille qui travaille au château...mais cette dernière a un amant qui est résistant. Pour se venger, Sylvain va dénoncer les maquisards... Dans le second tome, on retrouve nos protagonistes près de 40 ans plus tard. Une journée de retrouvailles est organisée et Sylvain retrouve Pauline où il essaiera de se faire pardonner. Perso, je n'ai pas compris où l'auteur voulait en venir et j'ai trouvé la fin trop prévisible. Niveau dessins, rien à reprocher. C'est toujours aussi parfait. Je vais finir par me demander si Servais n'aurais pas du s'armer d'un bon scénariste.
Les Dossiers secrets de Maître Berger
J'ai rarement vu un dessin aussi rébarbatif. Le trait est totalement figé. Inutile de préciser que cela ne le fait pas dans les scènes d'actions. A la rigueur, on dirait de vieilles cartes postales. Par ailleurs, la couleur est tellement fade qu'elle donne un aspect poussiéreux au récit. Après, les dialogues sont de bonnes factures cependant trop bavard avec des phylactères trop grands et surtout trop carrés. Cette série est un peu un hommage à l'oeuvre d'Agatha Christie. Le héros, un avocat, est l'archétype de l'enquêteur classique. Aucune surprise ! La série ne parviendra jamais à décoller. En tout cas, elle ne répond pas du tout à mes attentes en la matière.
Captain Pirate
Pas mal de par certains côtés, mais sans plus. Un album « solo » pour une aventure assez bondissante où tous les poncifs de la « BD de pirates » sont repris. Les personnages sont bien imaginés, bien typés, et mis en scène dans des situations qui –même si on a déjà lu ça « ailleurs »- n’en font pas moins preuve d’un bon humour. Le dessin ?… un bon graphisme principalement axé sur les personnages, gestuelle et comportement. Le Captain et sa bande se démènent ainsi au gré des pages dans une mise en scène assez « standard » ; même si certaines cases bénéficient de zooms, plongées, contre-plongées… ce qui donne une bonne vivacité au récit. Mais, bon, j’ai l’impression que l’ensemble « tire » sur la série Colin Colas de bonne mémoire. Cette « série » (1 album) est pour ainsi dire inconnue. Les aventures du Captain se lisent avec un petit intérêt mais c’est quand même pas ça qui va renouveler le genre !