Je n'ai pas trouvé un seul instant les aventures de Nic passionnantes. Tout d'abord, je me suis carrément emmerdé en lisant les deux premiers tomes. Ils sont divisés en plusieurs chapitres et cela donne des histoires courtes sans intérêt. J'ai du faire beaucoup d'efforts pour réussir à les finir.
Le tome 3 est un peu mieux et évite donc à la série la note minimale. Cette fois-ci, c'est une aventure en 44 pages et j'étais bien content. Je pensais que j'allais enfin aimer la série. Malheureusement, j'ai vite été lassé par l'apparition de plusieurs personnages ennuyeux. Bref, le monde des rêves de Nic ne m'a pas fait rêver.
Ca commençait bien, on sentait arriver le souffle épique et puis...
Et puis, je me demande si l'histoire n'est pas purement et simplement une partie de jeu de rôle avec parfois des tirages aux dés incongrus (les tirages, pas les dés). Ca file dans tous les sens, et, ci et là, on perd le fil. C'est gênant ! Une histoire classique de chez classique qui manque, hélas, de profondeur réelle et surtout souvent de second degré, ne parlons pas du 3ème...
Le volume 6 est peut-être le plus cohérent de la série. Peut-être parce que limité à un seul volume ?
Point de vue graphique, on ne peut s'empêcher de se demander si le dessinateur n'a pas fait ses classes chez Crisse. Le trait est très similaire. Les femmes sont pulpeuses en effet, mais elles ont presque toutes le même corps (hélium, gaz très érotisant :)) avec des variantes. Ceci dit, on ne peut pas du tout dire que c'est bâclé, c'est un bon petit dessin agréable mais sans véritable âme, hélas.
Les couleurs sont flashies à fond, à mettre des lunettes de soleil (non, il n'y a aucune allusion, ici :)) pour lire.
Il est très facile de distinguer les bons des méchants, aucun problème neuronique à ce sujet, confort de lecture assuré, style Fast Food ; comme le reste d'ailleurs, surtout côté scénario.
Non, ce n'est pas mauvais, c'est très calibré "ados masculins", c'est vrai qu'il y a à boire et à manger dans ces volumes. Le genre de séries à emprunter en bibliothèque pour se bâtir un scénario ludique, ou rêver à des belles créatures improbables.
C'était bien parti, mais qu'après deux volumes, on traîne des pieds pour lire la suite, n'a jamais été signe d'une série incontournable...
C'était bien parti pourtant...
Mon avis est assez proche de celui de Ro.
Nous avons là un album visuellement et matériellement bien fait. Le dessin de Daphné Collignon est élégant, racé, il est mis en couleurs avec parcimonie, mais c'est pour mieux appuyer son propos, ou plutôt celui d'Anne Nivat, dont elle reproduit les paroles pour l'essentiel. La maquette est soignée, les photos choisies avec soin, c'est de la belle ouvrage.
Si l'on y regarde de plus près, cependant, on remarque qu'il y a un côté bancal dans le projet de Daphné Collignon. En effet son idée de départ (enfin visiblement elle vient à cette option à son second ou troisième entretien avec Anne Nivat) est de faire une sorte de portrait de la grande reporter. Idée intéressante, car le grand public se fait une image probablement fausse des grands reporters, en particulier de ceux qui sont sur les points chauds du globe. Souvent mal rasés, habillés en treillis ou avec des vestes aux multiples poches, on les imagine partageant le quotidien des peuplades opprimés qu'ils viennent observer. Personnellement j'ai en tête ce reporter de TF1, prénommé Patrick (son nom m'échappe sur le moment), qui était présent sur tous les gros conflits du globe, jusqu'au jour où il y laissa sa peau, écrasé par un char (je crois). Il me semblait faire un bon boulot, et la vie qu'il était censé mener me fascinait pas mal. C'est donc avec curiosité que j'ai lu ce "Correspondante de guerre". Et au final, je trouve l'album relativement décevant. on n'apprend rien sur le métier de grand reporter. Ni comment est née la passion d'Anne, ni pourquoi elle va surtout sur les points chauds. On apprend juste qu'elle aime traverser les frontières.
C'est léger.
En fait, une fois refermé, l'album nous semble très léger sur le métier qu'il était censé représenter. Si au moins on avait eu un ou deux récits plus impliqués des divers séjours d'Anne en Afghanistan, par exemple... Je ne demandais rien de sanglant, juste de l'authentique.
On est loin du "Photographe"...
J'ai beaucoup aimée Atalante, une des héroïnes de Crisse. Je me suis donc naturellement intéressée à Luuna.
Mais là, j'en suis au quatrième tome et je me demande si je vais acheter le 5ème. Le dessin est certes accrocheur, mais l'histoire s'empêtre et traine en longueur. Pour le graphisme, la BD est bien mais le reste ne décolle pas, mon conseil sera de passer votre chemin !
Je ne sais pas comment retranscrire ce que j'ai ressenti à la lecture de ce one shot.
J'ai apprécié le dessin bien qu'il soit des plus conventionnels. Les couleurs sont agréables. La partie graphique est globalement d'un bon niveau.
Par contre le scénario est étrange. Il part sur un bon postulat qui embarque le lecteur puis l'histoire se la joue facile, trop facile même. C'est dur à accepter et l'immersion se transforme en indifférence. La fin m'a énormément déçu. Elle permet de supprimer d'un coup toutes les questions que l'on se pose...
L'ensemble est très accessible mais sans grand intérêt.
Après la lecture des 3 tomes.
J'avais acheté cette série lors du déstockage de Glénat : le lot était seulement à 12 euros !!!
Mais comme la note le montre, je ne l'ai pas aimé.
Je n'ai pas accroché au scénario mais c'est surtout au niveau du dessin que j'ai eu du mal et plus particulièrement avec les couleurs d'une autre époque que je n'ai pas connu. C'est d'ailleurs pour ça que j'apprécie de plus en plus le N&B car il est intemporel.
J'ai revendu le lot il y a plus d'un an. Le pire dans l'affaire est que je n'ai rien retenu de cette série si ce n'est le ressenti très "bof".
Je ne dirai pas qu'elle est mauvaise mais il y a trop de points négatifs par rapport à mes goûts.
J'ai été passablement déçue par cette série, qui n'a pour moi ni queue ni tête. Des one shot qui n'ont rien à voir les uns avec les autres, avec comme seul point commun le nahik qui se retrouve dans chacun d'eux, je trouve que c'est un peu léger comme ciment. Faire une chronologie inversée est une idée intéressante si seulement il y avait eu un lien nettement plus solide entre chaque tome. Il n'y a guère que trois tomes qui aient retenu toute mon attention. J'aurais préféré suivre une saga familiale où nahik serait passé de main en main et où l'on aurait pu au moins s'attacher aux personnages. Je n'ai même pas pu finir certains tomes tant je les ai trouvés ennuyeux.
Deux étoiles pour les tomes qui ont su me charmer.
Graphiquement c'est plutôt équilibré dans l'ensemble, même si les styles et surtout les colorisations ne sont pas dans mes goûts, sauf pour celui de Béhé.
Le dessin de Tsutomu Nihei, que j'ai eu l'occasion de découvrir en lisant il y a peu le premier tome de sa nouvelle série Biomega, est vraiment très particulier : sombre, vertigineux, hachuré, parfois peu précis ou brouillon (alors que les quelques planches en couleur sont elles plutôt jolies), il convient à peu près bien aux arrières plans ou au scènes "calmes" mais quand il s'agit de montrer une grosse baston, avec un méga gros méchant, des explosions ou des phénomènes inexpliqués, il devient très difficilement interprétable. Il me laisse donc un sentiment plutôt mitigé dans l'ensemble, avec un je-ne-sais-quoi qui me plait bien quand même.
Pour ce qui est du scénario, "Noise" ne m'a pas vraiment convaincue. Je ne connais pas la série Blame ! et il semble que sans elle, il est difficile d'apprécier ce one shot. On nous balance sans explication au cœur d'une situation post-apocalyptique mêlée d'apparition d'espèces de morts-vivants sortis d'on ne sait où. Certains événements arrivent et ne sont jamais expliqués. La conclusion n'apporte rien de spécial, bref, en dehors de quelques bonnes idées par ci par là comme l'épée trouvée par l'héroïne chez le trafiquant d'armes ou la transformation de son collègue en esprit du réseau informatique, le reste est très moyen à mes yeux.
J'ai déjà dit que je n'aimais pas le post-apocalyptique ? Il faudrait peut-être que j'arrête alors…
A réserver sans doute aux fans du genre et/ou de l'auteur.
Le dessin est certes très réussi et c'est d'ailleurs là-dessus que mon attention s'est portée en premier. Les formes géométriques des visages, les décors et les couleurs, le tout forme un ensemble somptueux mais, il y a un mais, le scénario est d'un compliqué !
On s'y perd. En outre la mythologie vient se greffer à une histoire de pirate, bref on ne sait plus où on en est.
Il faut véritablement s'accrocher pour arriver au terme des trois volumes de cette série.
J'ai à plusieurs reprises essayé de le relire mais sans succès...
Dommage car le dessin de Krassinsky est véritablement superbe.
Lorsque j'ai emprunté ces deux tomes, je ne savais pas du tout ce que j'allais lire. Donc, après avoir lu le premier chapitre, je me suis dit : « C'est pas terrible pour le moment, mais ça va surement s'arranger. Ce n'est que l'introduction. » Surprise, en tournant la page ce n'était pas du tout la suite du récit que je venais de lire, mais une autre ! Que se passait-t-il ?
Quelques histoires plus tard, j'ai enfin compris ce que je lisais. En gros, « Un monde formidable » est un recueil d'histoires mettant en vedette des gens désespérés qui voient toujours une lueur d'espoir à la fin. L'intention de l'auteur est très bonne, mais ça prend plus que ça pour faire une bd. Les personnages sont peu attachants, surtout ceux qui passent leur temps à dire que leur vie est nulle et pourtant ne changent rien.
Le concept est très répétitif et donc après deux-trois histoires j'en avais marre de voir des gens malheureux qui ne le sont plus à la fin de l'histoire. J'ai d'ailleurs arrêté ma lecture au milieu du tome 2.
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Nic
Je n'ai pas trouvé un seul instant les aventures de Nic passionnantes. Tout d'abord, je me suis carrément emmerdé en lisant les deux premiers tomes. Ils sont divisés en plusieurs chapitres et cela donne des histoires courtes sans intérêt. J'ai du faire beaucoup d'efforts pour réussir à les finir. Le tome 3 est un peu mieux et évite donc à la série la note minimale. Cette fois-ci, c'est une aventure en 44 pages et j'étais bien content. Je pensais que j'allais enfin aimer la série. Malheureusement, j'ai vite été lassé par l'apparition de plusieurs personnages ennuyeux. Bref, le monde des rêves de Nic ne m'a pas fait rêver.
Marlysa
Ca commençait bien, on sentait arriver le souffle épique et puis... Et puis, je me demande si l'histoire n'est pas purement et simplement une partie de jeu de rôle avec parfois des tirages aux dés incongrus (les tirages, pas les dés). Ca file dans tous les sens, et, ci et là, on perd le fil. C'est gênant ! Une histoire classique de chez classique qui manque, hélas, de profondeur réelle et surtout souvent de second degré, ne parlons pas du 3ème... Le volume 6 est peut-être le plus cohérent de la série. Peut-être parce que limité à un seul volume ? Point de vue graphique, on ne peut s'empêcher de se demander si le dessinateur n'a pas fait ses classes chez Crisse. Le trait est très similaire. Les femmes sont pulpeuses en effet, mais elles ont presque toutes le même corps (hélium, gaz très érotisant :)) avec des variantes. Ceci dit, on ne peut pas du tout dire que c'est bâclé, c'est un bon petit dessin agréable mais sans véritable âme, hélas. Les couleurs sont flashies à fond, à mettre des lunettes de soleil (non, il n'y a aucune allusion, ici :)) pour lire. Il est très facile de distinguer les bons des méchants, aucun problème neuronique à ce sujet, confort de lecture assuré, style Fast Food ; comme le reste d'ailleurs, surtout côté scénario. Non, ce n'est pas mauvais, c'est très calibré "ados masculins", c'est vrai qu'il y a à boire et à manger dans ces volumes. Le genre de séries à emprunter en bibliothèque pour se bâtir un scénario ludique, ou rêver à des belles créatures improbables. C'était bien parti, mais qu'après deux volumes, on traîne des pieds pour lire la suite, n'a jamais été signe d'une série incontournable... C'était bien parti pourtant...
Correspondante de guerre
Mon avis est assez proche de celui de Ro. Nous avons là un album visuellement et matériellement bien fait. Le dessin de Daphné Collignon est élégant, racé, il est mis en couleurs avec parcimonie, mais c'est pour mieux appuyer son propos, ou plutôt celui d'Anne Nivat, dont elle reproduit les paroles pour l'essentiel. La maquette est soignée, les photos choisies avec soin, c'est de la belle ouvrage. Si l'on y regarde de plus près, cependant, on remarque qu'il y a un côté bancal dans le projet de Daphné Collignon. En effet son idée de départ (enfin visiblement elle vient à cette option à son second ou troisième entretien avec Anne Nivat) est de faire une sorte de portrait de la grande reporter. Idée intéressante, car le grand public se fait une image probablement fausse des grands reporters, en particulier de ceux qui sont sur les points chauds du globe. Souvent mal rasés, habillés en treillis ou avec des vestes aux multiples poches, on les imagine partageant le quotidien des peuplades opprimés qu'ils viennent observer. Personnellement j'ai en tête ce reporter de TF1, prénommé Patrick (son nom m'échappe sur le moment), qui était présent sur tous les gros conflits du globe, jusqu'au jour où il y laissa sa peau, écrasé par un char (je crois). Il me semblait faire un bon boulot, et la vie qu'il était censé mener me fascinait pas mal. C'est donc avec curiosité que j'ai lu ce "Correspondante de guerre". Et au final, je trouve l'album relativement décevant. on n'apprend rien sur le métier de grand reporter. Ni comment est née la passion d'Anne, ni pourquoi elle va surtout sur les points chauds. On apprend juste qu'elle aime traverser les frontières. C'est léger. En fait, une fois refermé, l'album nous semble très léger sur le métier qu'il était censé représenter. Si au moins on avait eu un ou deux récits plus impliqués des divers séjours d'Anne en Afghanistan, par exemple... Je ne demandais rien de sanglant, juste de l'authentique. On est loin du "Photographe"...
Luuna
J'ai beaucoup aimée Atalante, une des héroïnes de Crisse. Je me suis donc naturellement intéressée à Luuna. Mais là, j'en suis au quatrième tome et je me demande si je vais acheter le 5ème. Le dessin est certes accrocheur, mais l'histoire s'empêtre et traine en longueur. Pour le graphisme, la BD est bien mais le reste ne décolle pas, mon conseil sera de passer votre chemin !
Les Voleurs de villes
Je ne sais pas comment retranscrire ce que j'ai ressenti à la lecture de ce one shot. J'ai apprécié le dessin bien qu'il soit des plus conventionnels. Les couleurs sont agréables. La partie graphique est globalement d'un bon niveau. Par contre le scénario est étrange. Il part sur un bon postulat qui embarque le lecteur puis l'histoire se la joue facile, trop facile même. C'est dur à accepter et l'immersion se transforme en indifférence. La fin m'a énormément déçu. Elle permet de supprimer d'un coup toutes les questions que l'on se pose... L'ensemble est très accessible mais sans grand intérêt.
Les Révoltés
Après la lecture des 3 tomes. J'avais acheté cette série lors du déstockage de Glénat : le lot était seulement à 12 euros !!! Mais comme la note le montre, je ne l'ai pas aimé. Je n'ai pas accroché au scénario mais c'est surtout au niveau du dessin que j'ai eu du mal et plus particulièrement avec les couleurs d'une autre époque que je n'ai pas connu. C'est d'ailleurs pour ça que j'apprécie de plus en plus le N&B car il est intemporel. J'ai revendu le lot il y a plus d'un an. Le pire dans l'affaire est que je n'ai rien retenu de cette série si ce n'est le ressenti très "bof". Je ne dirai pas qu'elle est mauvaise mais il y a trop de points négatifs par rapport à mes goûts.
Le Décalogue
J'ai été passablement déçue par cette série, qui n'a pour moi ni queue ni tête. Des one shot qui n'ont rien à voir les uns avec les autres, avec comme seul point commun le nahik qui se retrouve dans chacun d'eux, je trouve que c'est un peu léger comme ciment. Faire une chronologie inversée est une idée intéressante si seulement il y avait eu un lien nettement plus solide entre chaque tome. Il n'y a guère que trois tomes qui aient retenu toute mon attention. J'aurais préféré suivre une saga familiale où nahik serait passé de main en main et où l'on aurait pu au moins s'attacher aux personnages. Je n'ai même pas pu finir certains tomes tant je les ai trouvés ennuyeux. Deux étoiles pour les tomes qui ont su me charmer. Graphiquement c'est plutôt équilibré dans l'ensemble, même si les styles et surtout les colorisations ne sont pas dans mes goûts, sauf pour celui de Béhé.
Noise
Le dessin de Tsutomu Nihei, que j'ai eu l'occasion de découvrir en lisant il y a peu le premier tome de sa nouvelle série Biomega, est vraiment très particulier : sombre, vertigineux, hachuré, parfois peu précis ou brouillon (alors que les quelques planches en couleur sont elles plutôt jolies), il convient à peu près bien aux arrières plans ou au scènes "calmes" mais quand il s'agit de montrer une grosse baston, avec un méga gros méchant, des explosions ou des phénomènes inexpliqués, il devient très difficilement interprétable. Il me laisse donc un sentiment plutôt mitigé dans l'ensemble, avec un je-ne-sais-quoi qui me plait bien quand même. Pour ce qui est du scénario, "Noise" ne m'a pas vraiment convaincue. Je ne connais pas la série Blame ! et il semble que sans elle, il est difficile d'apprécier ce one shot. On nous balance sans explication au cœur d'une situation post-apocalyptique mêlée d'apparition d'espèces de morts-vivants sortis d'on ne sait où. Certains événements arrivent et ne sont jamais expliqués. La conclusion n'apporte rien de spécial, bref, en dehors de quelques bonnes idées par ci par là comme l'épée trouvée par l'héroïne chez le trafiquant d'armes ou la transformation de son collègue en esprit du réseau informatique, le reste est très moyen à mes yeux. J'ai déjà dit que je n'aimais pas le post-apocalyptique ? Il faudrait peut-être que j'arrête alors… A réserver sans doute aux fans du genre et/ou de l'auteur.
Kaarib
Le dessin est certes très réussi et c'est d'ailleurs là-dessus que mon attention s'est portée en premier. Les formes géométriques des visages, les décors et les couleurs, le tout forme un ensemble somptueux mais, il y a un mais, le scénario est d'un compliqué ! On s'y perd. En outre la mythologie vient se greffer à une histoire de pirate, bref on ne sait plus où on en est. Il faut véritablement s'accrocher pour arriver au terme des trois volumes de cette série. J'ai à plusieurs reprises essayé de le relire mais sans succès... Dommage car le dessin de Krassinsky est véritablement superbe.
Un monde formidable
Lorsque j'ai emprunté ces deux tomes, je ne savais pas du tout ce que j'allais lire. Donc, après avoir lu le premier chapitre, je me suis dit : « C'est pas terrible pour le moment, mais ça va surement s'arranger. Ce n'est que l'introduction. » Surprise, en tournant la page ce n'était pas du tout la suite du récit que je venais de lire, mais une autre ! Que se passait-t-il ? Quelques histoires plus tard, j'ai enfin compris ce que je lisais. En gros, « Un monde formidable » est un recueil d'histoires mettant en vedette des gens désespérés qui voient toujours une lueur d'espoir à la fin. L'intention de l'auteur est très bonne, mais ça prend plus que ça pour faire une bd. Les personnages sont peu attachants, surtout ceux qui passent leur temps à dire que leur vie est nulle et pourtant ne changent rien. Le concept est très répétitif et donc après deux-trois histoires j'en avais marre de voir des gens malheureux qui ne le sont plus à la fin de l'histoire. J'ai d'ailleurs arrêté ma lecture au milieu du tome 2.