Je ne suis pas fan du genre shônen, et ça se confirme avec "One Piece". Les histoires ne me passionnent pas, pas plus que celle d' Hunter X Hunter, Bleach, Naruto...
Mais, car il y a un mais, "One Piece" a à mes yeux un réel avantage par rapport à ses concurrents : une réelle originalité, dans le ton, l'humour délirant, et surtout, le dessin, totalement débridé, avec ses raccourcis improbables et ses "trognes" incroyables.
Du coup, on a moins l'impression de lire un pur produit commercial qu'une véritable œuvre, avec une patte personnelle inimitable, quelque chose d'assez nouveau, pas aussi révolutionnaire que le fut en son temps Dragon Ball, mais tout de même assez sympathique.
Bon, par contre, 48 tomes, trouvez un masochiste pour vous les prêter !
Edit après abandon au tome 15 : je n'arrive plus à lire "One Piece". Je trouve ça confus et je n'ai pas envie de faire un effort vu que le scénario ne m'intéresse pas. Je baisse donc ma note d'une étoile.
Mais je reconnais à Oda un véritable génie graphique au niveau de ses illustrations : elles sont nombreuses, toujours originales, drôles, et racontent plein de choses. Un album ne contenant que les en-têtes de chapitre serait des plus jouissifs. Mais c'est le manga qu'on doit noter...
Je n'ai lu que le 1er tome du trône d'argile, mais je n'ai pas eu envie d'aller plus loin. Je crois que c'est typiquement le genre de BD que je n'arrive plus à lire, tant elle me semble scolaire et "coincée".
Les couvertures sont belles (surtout celle du tome 2), mais l'intérieur est vraiment très convenu. Le dessin, sans être mauvais, est assez rigide et dénué de personnalité, tout comme les dialogues. L'aspect historique est certes un plus, mais ne suffit, à mon sens, pas. Tout est neutre, sans aspérité.
Cette BD n'est pas mauvaise en soi, mais ce n'est pas du tout ce que je recherche dans une BD. Il lui manque le style, le charme, le souffle, enfin le petit plus qui fait qu'elle pourrait sortir du lot.
Je garde un souvenir on ne peut plus évanescent de cette bd, alors que je l'ai lue il n'y a pas plus de dix jours ! Ce qui me revient à l'esprit en premier lieu est que ce premier tome est trop dense, il se passe tellement de choses que j'ai été saturée d'informations, ce qui devrait être une qualité mais ici c'est excessif. Cela dit, il y a pas mal de recherche historique concernant les indiens d'avant et d'aujourd'hui, et ça c'est plutôt intéressant. J'avais trouvé le postulat de départ plutôt bon, mais le traitement de l'histoire est véritablement trop indigeste et le ton narratif un peu simpliste.
Graphiquement c'est plutôt sympathique, même si ce n'est pas un style que m'attire spécialement. C'est bien détaillé et les couleurs sont gaies, c'est finalement assez agréable à regarder.
Je vais encore me répéter mais à mon goût Tiburce Oger n'est à son top niveau que lorsqu'il scénarise et dessine lui-même ses bds, car quand il s'agit de travailler pour les autres ses histoires sont fades et molles. Je ne parle pas ici de La Forêt où il n'est que dessinateur mais où je le soupçonne d'avoir largement participé au scénario. Canoë Bay est encore un ratage de sa part en bonne et due forme.
Ce récit de pirates est pour le moins surprenant car il n'y a quasiment aucun des ingrédients qui font les bonnes aventures de piraterie, je dirais même qu'elle va à contre-courant de celles-ci. Un pirate gentil à l'excès, d'une clémence hallucinante et d'une générosité à faire pâlir le pape lui-même. Par exemple, il prend le temps de dire à un des mousses de ne pas l'interrompre lorsqu'il parle à quelqu'un, dans la réalité il se serait pris une bonne mandale, geste rapide et explicite. Le même pirate intervient lorsqu'un des gosses est sur le point de se faire violer, - quel bol ! - c'est peut-être la seule scène un tant soit peu réaliste de la bd. Point de batailles sanguinaires avec de pirates à gueules patibulaires, pleins de sueur et le couteau entre les dents, point d'abordage, juste quelques rixes avec les indiens qui ne m'ont pas paru très réalistes.
Il y a aussi beaucoup de raccourcis et de facilités scénaristiques, les personnages se tirent trop facilement de situations difficiles et le hasard fait toujours bien les choses. J'ajoute à cela un manque d'humour, j'ai n'ai ri que deux fois et ça m'a laissé un goût de trop peu.
Alors oui, l'idée de départ est originale avec cette chasse au trésor dans le Grand Nord Canadien, cela change des scénarios déjà vus et revus, mais dans ce genre d'aventures il y a certains codes qu'il est préférable de garder pour en faire une bonne histoire.
Graphiquement Patrick Prugne est excellent. L'ambiance, les couleurs, sont sublimes et enchanteresses, mais ce qu'il manque à ce dessinateur de talent est un scénario à sa mesure. J'espère qu'il le trouvera un jour. Deux étoiles car ça se laisse lire, surtout grâce à la beauté des planches.
Quand on voit cet album, on se dit qu'il est un peu épais pour un jeune public. A la lecture l'impression se renforce, car très vite le récit passe de dense à embrouillé. On en passe d'ailleurs pas loin du n'importe quoi, tant par moments on se dit que c'est peu lisible. En plus le scénariste s'est ingénié à rajouter une couche de confusion en partant dans des divagations sans grand rapport, notamment sur le Temps... Et puis assez vite les personnages secondaires sont réduits au rang de faire-valoir, sans lesquels le récit gagnerait nettement en fluidité.
C'est dommage parce que le dessin de Mike Ploog est assez sympa, même si très typé (par moments on n'a plus l'impression d'être dans un truc pour jeunes). Il a des tics graphiques un peu étrange (les yeux exorbités de l'un des personnages, le menton en avant d'un autre. Mais c'est quand même pas mal, notamment lorsqu'il s'amuse à dessiner la Femme...
Bref, une sorte de conte fantastique assez confus, avec un bon dessinateur cependant.
Au début, j’aimais vraiment bien cette collection, très inspirée par une série télévisée à succès des années ’70 (les rues de San Francisco), et dont les scènes d’action explosives et l’amusante maladresse de Brock assuraient le succès.
Les intrigues policières se résumaient à peu de chose, mais les cascades se succédaient à un rythme d’enfer, aérées par des passages humoristiques bon enfants.
Christian Denayer excellait dans les domaines mécaniques et la série pouvait ainsi bénéficier de son savoir-faire.
Malheureusement, après une dizaine d’épisodes, le manque de renouvellement et l’absence de scénarios vraiment originaux étaient compensés par les auteurs par une surabondance de cascades. Celles-ci étaient, dès le départ, fort présentes et j’ai pu ainsi vérifier l’adage qui veut que l’excès nuit en toute chose.
2/5 pour l’ensemble de la série, mais, à faible dose, et à condition de se cantonner aux premiers tomes, la série avait son charme.
Cupidon fait partie de toutes ces BD de Cauvin qu’il décline en interminables séries. Ici ce sont les aventures de cupidon.
Le dessin est rond, simple et les couleurs sont basiques. Il ne faut pas chercher de détails dans l’arrière plan. Le dessin sert donc sobrement le scénario en se faisant le plus absent possible, le plus neutre possible.
Le scénario se fait par planche. Une page par gag. St Pierre avec une grande barbe blanche, cupidon et les séraphins vont connaître de nombreuses aventures touchant toute espèce vivante. Homme ou animaux, il est facile de décliner des aventures amoureuses et d’éventuelles bévues que commettrait cupidon devant des événements imprévus. Les gags se succèdent donc, honnêtement ce n’est pas très drôle, au mieux on sourit, au pire on est indifférent.
Au final ce qui peut être sympathique à dose homéopathique dans un journal devient indigeste quand on en voit trop d’un coup. Pour des jeunes enfants ça peut être rigolo, mais après 13 ans il y a bien mieux…
Parodies de séries d’Heroïc Fantasy éditées par les éditions Soleil, cet album a la particularité d’être dessinée par les auteurs mêmes desdites séries.
Les scénarios sont, quant à eux, l’œuvre d’un seul homme : Herlé. Celui-ci pratique un humour plutôt balourd qui m’aura rappelé celui parfois présent chez Fluide Glacial. Herlé sombre dans la facilité en usant et abusant des anachronismes sans subtilité et des petites blagues de cul (je n’arrive pas à trouver un autre mot). De plus, il a recours à un running gag plutôt pénible qui, finalement, parvient à m’irriter. Par contre, il est manifeste qu’il connaît bien l’univers des séries qu’il parodie (mais c’est, me semble t’il, la moindre des choses).
Les différents dessinateurs travaillent dans leur style habituel, mais on sent, en règle générale, qu’ils n’ont pas apporté le même soin à la finition de leurs planches que sur les albums des séries représentées. Mourier (Les Feux d'Askell) a même tendance à simplifier à l’extrême son trait, qui perd par conséquent 95% de son charme.
Seul un fan des séries parodiées atteint de collectionnite aigüe devrait trouver un intérêt au présent objet.
Petite série d’humour mettant en scène Cupidon (qui l’eut cru), la collection aura vite tendance à se mordre la queue. En effet, l’idée de départ ne permet pas une grande variation dans son approche : Cupidon doit rendre deux êtres amoureux l’un de l’autre, par conséquent, le scénariste (l’inévitable Cauvin) ne peut que jouer sur la personnalité de ces éventuels amants pour varier ses gags, ce qui est très insuffisant. Certes, l’apparition d’autre petits anges ainsi que le rôle de plus en plus important donné à Saint-Pierre permettra d’un peu varier la mécanique des scénarios, mais la répétition des situations se fait vite sentir, et (je l’avoue) j’ai vraiment du mal à finir un album sans m’endormir d’ennui.
Le dessin de Malik est agréable à l’œil quoiqu’un peu trop raide à mon goût. Son style est tout à fait représentatif de celui employé chez Dupuis pour ses collections humoristiques. Des gros nez et un style dépouillé.
Au même titre que d’autres, cette série aurait gagné à rester dans le journal de Spirou, où l’apparition d’un gag par semaine nous préservait de l’ennui qu’engendre l’enchainement de ceux-ci dans un album complet.
Bof …
Quel dommage ! Quel gâchis !
Cette BD a tenté d'innover dans la forme et la narration mais le résultat n'a hélas pas fonctionné du tout.
C'est une pure explosion graphique. Les planches de cet album mélangent tous les styles : hyper-réalisme, caricature, aérographe, cartoon, graffiti, déformations à la Dali. Chaque page, chaque case, est travaillée avec un très grand soin pour former une véritable claque visuelle.
Malheureusement, un tel travail et un tel cocktail de techniques n'arrivent pas ici à former une bande dessinée convenable.
Les planches sont tellement bourrées de détails qu'elles en deviennent illisibles. Le style en permanence changeant déroute le lecteur.
A cela s'ajoute une narration aussi confuse que le graphisme, avec des textes dans tous les sens dont on a du mal à suivre la continuité, une trop grande quantité d'informations à assimiler et des personnages qu'on confond complètement tant ils changent d'aspect en permanence entre le monde réel et leurs différents avatars virtuels.
C'est un vrai gâchis car c'est très beau et novateur aussi bien graphiquement parlant que dans l'univers cyberpunk imaginé là, mais c'est ultra-pénible à lire, à tel point qu'il faut se forcer pour ne pas lâcher l'affaire au bout d'une dizaine de pages et que même en insistant je m'y suis perdu trop rapidement et surtout je n'ai prend aucun plaisir à cette fatigante lecture.
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One Piece
Je ne suis pas fan du genre shônen, et ça se confirme avec "One Piece". Les histoires ne me passionnent pas, pas plus que celle d' Hunter X Hunter, Bleach, Naruto... Mais, car il y a un mais, "One Piece" a à mes yeux un réel avantage par rapport à ses concurrents : une réelle originalité, dans le ton, l'humour délirant, et surtout, le dessin, totalement débridé, avec ses raccourcis improbables et ses "trognes" incroyables. Du coup, on a moins l'impression de lire un pur produit commercial qu'une véritable œuvre, avec une patte personnelle inimitable, quelque chose d'assez nouveau, pas aussi révolutionnaire que le fut en son temps Dragon Ball, mais tout de même assez sympathique. Bon, par contre, 48 tomes, trouvez un masochiste pour vous les prêter ! Edit après abandon au tome 15 : je n'arrive plus à lire "One Piece". Je trouve ça confus et je n'ai pas envie de faire un effort vu que le scénario ne m'intéresse pas. Je baisse donc ma note d'une étoile. Mais je reconnais à Oda un véritable génie graphique au niveau de ses illustrations : elles sont nombreuses, toujours originales, drôles, et racontent plein de choses. Un album ne contenant que les en-têtes de chapitre serait des plus jouissifs. Mais c'est le manga qu'on doit noter...
Le Trône d'argile
Je n'ai lu que le 1er tome du trône d'argile, mais je n'ai pas eu envie d'aller plus loin. Je crois que c'est typiquement le genre de BD que je n'arrive plus à lire, tant elle me semble scolaire et "coincée". Les couvertures sont belles (surtout celle du tome 2), mais l'intérieur est vraiment très convenu. Le dessin, sans être mauvais, est assez rigide et dénué de personnalité, tout comme les dialogues. L'aspect historique est certes un plus, mais ne suffit, à mon sens, pas. Tout est neutre, sans aspérité. Cette BD n'est pas mauvaise en soi, mais ce n'est pas du tout ce que je recherche dans une BD. Il lui manque le style, le charme, le souffle, enfin le petit plus qui fait qu'elle pourrait sortir du lot.
L'Ancêtre (Le Dernier des Mohegans)
Je garde un souvenir on ne peut plus évanescent de cette bd, alors que je l'ai lue il n'y a pas plus de dix jours ! Ce qui me revient à l'esprit en premier lieu est que ce premier tome est trop dense, il se passe tellement de choses que j'ai été saturée d'informations, ce qui devrait être une qualité mais ici c'est excessif. Cela dit, il y a pas mal de recherche historique concernant les indiens d'avant et d'aujourd'hui, et ça c'est plutôt intéressant. J'avais trouvé le postulat de départ plutôt bon, mais le traitement de l'histoire est véritablement trop indigeste et le ton narratif un peu simpliste. Graphiquement c'est plutôt sympathique, même si ce n'est pas un style que m'attire spécialement. C'est bien détaillé et les couleurs sont gaies, c'est finalement assez agréable à regarder.
Canoë Bay
Je vais encore me répéter mais à mon goût Tiburce Oger n'est à son top niveau que lorsqu'il scénarise et dessine lui-même ses bds, car quand il s'agit de travailler pour les autres ses histoires sont fades et molles. Je ne parle pas ici de La Forêt où il n'est que dessinateur mais où je le soupçonne d'avoir largement participé au scénario. Canoë Bay est encore un ratage de sa part en bonne et due forme. Ce récit de pirates est pour le moins surprenant car il n'y a quasiment aucun des ingrédients qui font les bonnes aventures de piraterie, je dirais même qu'elle va à contre-courant de celles-ci. Un pirate gentil à l'excès, d'une clémence hallucinante et d'une générosité à faire pâlir le pape lui-même. Par exemple, il prend le temps de dire à un des mousses de ne pas l'interrompre lorsqu'il parle à quelqu'un, dans la réalité il se serait pris une bonne mandale, geste rapide et explicite. Le même pirate intervient lorsqu'un des gosses est sur le point de se faire violer, - quel bol ! - c'est peut-être la seule scène un tant soit peu réaliste de la bd. Point de batailles sanguinaires avec de pirates à gueules patibulaires, pleins de sueur et le couteau entre les dents, point d'abordage, juste quelques rixes avec les indiens qui ne m'ont pas paru très réalistes. Il y a aussi beaucoup de raccourcis et de facilités scénaristiques, les personnages se tirent trop facilement de situations difficiles et le hasard fait toujours bien les choses. J'ajoute à cela un manque d'humour, j'ai n'ai ri que deux fois et ça m'a laissé un goût de trop peu. Alors oui, l'idée de départ est originale avec cette chasse au trésor dans le Grand Nord Canadien, cela change des scénarios déjà vus et revus, mais dans ce genre d'aventures il y a certains codes qu'il est préférable de garder pour en faire une bonne histoire. Graphiquement Patrick Prugne est excellent. L'ambiance, les couleurs, sont sublimes et enchanteresses, mais ce qu'il manque à ce dessinateur de talent est un scénario à sa mesure. J'espère qu'il le trouvera un jour. Deux étoiles car ça se laisse lire, surtout grâce à la beauté des planches.
Stardust Kid
Quand on voit cet album, on se dit qu'il est un peu épais pour un jeune public. A la lecture l'impression se renforce, car très vite le récit passe de dense à embrouillé. On en passe d'ailleurs pas loin du n'importe quoi, tant par moments on se dit que c'est peu lisible. En plus le scénariste s'est ingénié à rajouter une couche de confusion en partant dans des divagations sans grand rapport, notamment sur le Temps... Et puis assez vite les personnages secondaires sont réduits au rang de faire-valoir, sans lesquels le récit gagnerait nettement en fluidité. C'est dommage parce que le dessin de Mike Ploog est assez sympa, même si très typé (par moments on n'a plus l'impression d'être dans un truc pour jeunes). Il a des tics graphiques un peu étrange (les yeux exorbités de l'un des personnages, le menton en avant d'un autre. Mais c'est quand même pas mal, notamment lorsqu'il s'amuse à dessiner la Femme... Bref, une sorte de conte fantastique assez confus, avec un bon dessinateur cependant.
Les Casseurs
Au début, j’aimais vraiment bien cette collection, très inspirée par une série télévisée à succès des années ’70 (les rues de San Francisco), et dont les scènes d’action explosives et l’amusante maladresse de Brock assuraient le succès. Les intrigues policières se résumaient à peu de chose, mais les cascades se succédaient à un rythme d’enfer, aérées par des passages humoristiques bon enfants. Christian Denayer excellait dans les domaines mécaniques et la série pouvait ainsi bénéficier de son savoir-faire. Malheureusement, après une dizaine d’épisodes, le manque de renouvellement et l’absence de scénarios vraiment originaux étaient compensés par les auteurs par une surabondance de cascades. Celles-ci étaient, dès le départ, fort présentes et j’ai pu ainsi vérifier l’adage qui veut que l’excès nuit en toute chose. 2/5 pour l’ensemble de la série, mais, à faible dose, et à condition de se cantonner aux premiers tomes, la série avait son charme.
Cupidon
Cupidon fait partie de toutes ces BD de Cauvin qu’il décline en interminables séries. Ici ce sont les aventures de cupidon. Le dessin est rond, simple et les couleurs sont basiques. Il ne faut pas chercher de détails dans l’arrière plan. Le dessin sert donc sobrement le scénario en se faisant le plus absent possible, le plus neutre possible. Le scénario se fait par planche. Une page par gag. St Pierre avec une grande barbe blanche, cupidon et les séraphins vont connaître de nombreuses aventures touchant toute espèce vivante. Homme ou animaux, il est facile de décliner des aventures amoureuses et d’éventuelles bévues que commettrait cupidon devant des événements imprévus. Les gags se succèdent donc, honnêtement ce n’est pas très drôle, au mieux on sourit, au pire on est indifférent. Au final ce qui peut être sympathique à dose homéopathique dans un journal devient indigeste quand on en voit trop d’un coup. Pour des jeunes enfants ça peut être rigolo, mais après 13 ans il y a bien mieux…
Destroy Fantaisies
Parodies de séries d’Heroïc Fantasy éditées par les éditions Soleil, cet album a la particularité d’être dessinée par les auteurs mêmes desdites séries. Les scénarios sont, quant à eux, l’œuvre d’un seul homme : Herlé. Celui-ci pratique un humour plutôt balourd qui m’aura rappelé celui parfois présent chez Fluide Glacial. Herlé sombre dans la facilité en usant et abusant des anachronismes sans subtilité et des petites blagues de cul (je n’arrive pas à trouver un autre mot). De plus, il a recours à un running gag plutôt pénible qui, finalement, parvient à m’irriter. Par contre, il est manifeste qu’il connaît bien l’univers des séries qu’il parodie (mais c’est, me semble t’il, la moindre des choses). Les différents dessinateurs travaillent dans leur style habituel, mais on sent, en règle générale, qu’ils n’ont pas apporté le même soin à la finition de leurs planches que sur les albums des séries représentées. Mourier (Les Feux d'Askell) a même tendance à simplifier à l’extrême son trait, qui perd par conséquent 95% de son charme. Seul un fan des séries parodiées atteint de collectionnite aigüe devrait trouver un intérêt au présent objet.
Cupidon
Petite série d’humour mettant en scène Cupidon (qui l’eut cru), la collection aura vite tendance à se mordre la queue. En effet, l’idée de départ ne permet pas une grande variation dans son approche : Cupidon doit rendre deux êtres amoureux l’un de l’autre, par conséquent, le scénariste (l’inévitable Cauvin) ne peut que jouer sur la personnalité de ces éventuels amants pour varier ses gags, ce qui est très insuffisant. Certes, l’apparition d’autre petits anges ainsi que le rôle de plus en plus important donné à Saint-Pierre permettra d’un peu varier la mécanique des scénarios, mais la répétition des situations se fait vite sentir, et (je l’avoue) j’ai vraiment du mal à finir un album sans m’endormir d’ennui. Le dessin de Malik est agréable à l’œil quoiqu’un peu trop raide à mon goût. Son style est tout à fait représentatif de celui employé chez Dupuis pour ses collections humoristiques. Des gros nez et un style dépouillé. Au même titre que d’autres, cette série aurait gagné à rester dans le journal de Spirou, où l’apparition d’un gag par semaine nous préservait de l’ennui qu’engendre l’enchainement de ceux-ci dans un album complet. Bof …
Ultima Parano
Quel dommage ! Quel gâchis ! Cette BD a tenté d'innover dans la forme et la narration mais le résultat n'a hélas pas fonctionné du tout. C'est une pure explosion graphique. Les planches de cet album mélangent tous les styles : hyper-réalisme, caricature, aérographe, cartoon, graffiti, déformations à la Dali. Chaque page, chaque case, est travaillée avec un très grand soin pour former une véritable claque visuelle. Malheureusement, un tel travail et un tel cocktail de techniques n'arrivent pas ici à former une bande dessinée convenable. Les planches sont tellement bourrées de détails qu'elles en deviennent illisibles. Le style en permanence changeant déroute le lecteur. A cela s'ajoute une narration aussi confuse que le graphisme, avec des textes dans tous les sens dont on a du mal à suivre la continuité, une trop grande quantité d'informations à assimiler et des personnages qu'on confond complètement tant ils changent d'aspect en permanence entre le monde réel et leurs différents avatars virtuels. C'est un vrai gâchis car c'est très beau et novateur aussi bien graphiquement parlant que dans l'univers cyberpunk imaginé là, mais c'est ultra-pénible à lire, à tel point qu'il faut se forcer pour ne pas lâcher l'affaire au bout d'une dizaine de pages et que même en insistant je m'y suis perdu trop rapidement et surtout je n'ai prend aucun plaisir à cette fatigante lecture.