Je ne sais pas trop quoi penser de cette BD.
Je me sens loin de ce milieu décortiqué au vitriol.
Ce microcosme parisien nous offre des personnages hauts en couleurs.
Ceux-ci se dévoilent au fur et à mesure des mini scénarii. Les destins sont parfois cruels ou lugubres, mais souvent hors du commun même pour ces personnages si banals au demeurant.
Baraou joue beaucoup avec les mots, presque trop parfois car certaines pages demandent beaucoup d'attention. Le dessin de Stanislas est assez minimaliste au trait fin. Il est quand même efficace, l'univers ainsi dessiné se révèle cohérent.
Je pense qu'il me faudra une ou deux autres lectures pour bien saisir le contenu de ce one shot. Ce sera pour plus tard.
BOF, BOF, BOF... Voilà une bande dessinée qui n'a pas changé le cours de ma vie.
"Cédric" pour moi c'est des couleurs un peu trop fades, des petites histoires toutes douces, toutes chouquinettes et c'est tellement tout sucre tout miel que ça en devient vite ennuyeux.
S'ajoute à cela que l'humour de cette BD me laisse totalement indifférent. Gad Elmaleh nous dirait : " Comme c'est miiiignoooonnnnn !"
Quelques points positifs tout de même : le pépé de Cédric très attachant et le dessin qui me plaît assez. C'est malheureusement insuffisant pour rééquilibrer la balance.
D'après moi, vous pouvez renoncer sans regret à "Cédric".
« Astérix et ses amis » est un album rendant hommage au cultissime Astérix et sa bande d’amis gaulois : Obélix, Panoramix, et les autres.
Autant le dire tout de suite, cette bande dessinée est pour moi un album à regarder, éventuellement à lire, voir à collectionner mais pas à acheter si l’on souhaite compléter la série originale.
J'ai bien aimé l'adaptation d'Astérix et de tous les autres Gaulois au style de grands auteurs comme Turf, Zep, Mourier et tant d’autres. La confrontation des personnages est amusante à voir.
N’est-il pas surprenant d’assister à la rencontre toute en « finesse » de Teträm (de Arleston dans « Troll de Troy ») et de son homologue armoricain Obélix ? Et quid de la confrontation entre Titeuf, le plus célèbre des écoliers genevois, et d’Astérix, le plus célèbre Gaulois de tous les temps ? Il faut bien reconnaître que l'hommage à l'une des plus grandes série de la bande dessinée franco-belge et même du monde entier est parfaitement réussi.
Les dessins sont très agréables à regarder. C’est coloré et la rencontre des styles réussie.
Seulement voilà, positif jusqu’ici, je dois, abordant le thème du scénario, me montrer moins enthousiaste. Comme souvent avec les albums hommages ou commémoratifs, l’histoire ou même les histoires sont plutôt maigres voir anorexiques... Une planches ou quelques pages ne sont de loin pas suffisantes pour permettre la réalisation de quelque chose de véritablement intéressant et recherché. Tout cela manque de profondeur.
« Normal c’est un hommage à Astérix ! On se moque du scénario. Le but est de permettre à des auteurs connus de s’approprier les Gaulois le temps de quelques planches. » me direz-vous ? Et bien non, pas pour moi. Hommage, certes, mais pas de sacrifice scénaristique sur l’autel du marketing…
Je ne reproche rien aux auteurs. Le format de cet album ne permet tout simplement pas de viser mieux. Dans le même genre, il semble que le concept de « Une aventure de Spirou et Fantasio par... » laisse plus de place aux auteurs.
« Astérix et ses amis » est donc un album hommage joli à contempler, amusant à observer mais trop pauvre par le scénario pour convaincre. Lisez le, empruntez le mais l’achat sera plus que dispensable ! Investissez plutôt dans les Astérix conventionnels car je pense que le plus bel hommage jamais fait à Astérix est de loin l’œuvre originale de Uderzo et Goscinny, souvent imitée, jamais égalée !
« Nelson » est une énième série comique sous forme de strips mettant en scène un animal de compagnie. Enfin ici c’est un petit diablotin orange… Cela ne suffit malheureusement pas à faire de cette bande dessinée quelque chose d’original.
Les blagues s’enchaînent à toute vitesse sans cohésion, sans fil rouge. C’est regrettable dans la mesure où un petit diable pimentant la vie d’une jeune cadre aurait pu se révéler intéressante. Mais non… la sauce ne prend pas.
Certains gags ne sont pas mauvais mais jamais, non jamais je ne me suis dit que c’était réussit. Comme toute bande dessinée humoristique ne me faisant pas rire, « Nelson » ne sera pas recommandé par mes soins !
S’ajoute à cela un dessin franchement pas terrible. Tout est fait sur ordinateur ce qui fait perdre beaucoup d’âme au graphisme en l’occurrence.
J’accepte de lire « Nelson » dans les journaux au rythme de un strip par jour mais en album, ça ne vaut pas la peine. La concurrence de « Garfield », entre autres, est bien trop forte.
Un homme qui souffre d'une absence totale de sentiments, bon ou mauvais, voilà un départ plutôt intéressant, de plus sa route est jonchée de cadavres, bien qu'il soit photographe pour la police, ce qui est donc normal de trouver des cadavres, mais pas de morts dont il a un rapport direct ou indirect, où l'auteur veut-il en venir ? Le suspense est assez bien distillé et c'est certainement la seule chose qui m'a poussée à lire l'histoire jusqu'à la fin. Mais arrivée à la fin la déception semblait avoir pris racine en m'attendant, une chute totalement plate, j'ai eu envie de le baffer le photographe et la femme aussi, doublement.
Côté dessin ce n'est ni beau ni vilain, ni intéressant ni déplaisant. Je l'ai trouvé plutôt en accord avec le récit.
Une BD qui ne mérite son appartenance à la collection "sang-froid" que par l'ambiance glauque qui l'imprègne du début à la fin...
Car pour ce qui est du côté suspens, on repassera...
C'est linéaire, et d'un basique au niveau découpage... Blasant ! L'histoire avance à grands a coups et se termine en 44 pages bien vite lues.
Côté dessin rien de transcendant non plus et les couleurs manquent d'unité pour réellement créer une ambiance qui donnerait corps à cette abra-cadavres-antesque histoire...
Bref, j'ai lu bien mieux...
Cette série ressemble à un travail de commande pour Goscinny, un travail fait sur un coin de comptoir pour lequel le génial auteur ne se sera pas trop cassé la tête. Les personnages sont exubérants et leurs relations sont basées sur le traditionnel duo comique du petit gros et du grand mince. Ils sont italiens et tous les stéréotypes habituellement attribués à ce peuple sont utilisés à titre de ressort humoristique par Goscinny. Les rebondissements ne manquent pas mais l’originalité n’est pas au rendez-vous.
Le trait d’Attanasio est typique du franco-belge à gros nez des années ’60/’70. C’est net, précis et (relativement) dynamique, mais l’artiste ne possédait pas de patte vraiment personnelle. La suite de sa carrière le verra reprendre (avec talent) les personnages créés par d’autres artistes (Modeste et Pompon, entre autres), un talent de caméléon qui, a contrario, prouve son manque de personnalité (ou le manque de confiance que lui manifestaient ses éditeurs).
Au final, si la série est sympathique, elle ne casse quand même pas trois pattes à un canard.
J’aurais pu mettre un 3/5, je mets 2/5 au vu du talent de Goscinny qui, ici, ne donne vraiment pas le meilleur de lui-même.
Le trait de Lebersorg est d’une belle qualité. Précis et fin, d’une grande lisibilité, il convient parfaitement à ce genre de récit historique et aurait pu illustrer plus d’une série de la collection Vécu. L’encrage est lui aussi précis, les costumes respectent les couleurs de l’époque. Mais l’ensemble a un côté très soigné, très propre, qui finalement ne cadre pas vraiment avec la réalité historique.
Le scénario nous propose de retracer les événements marquants de la vie « professionnelle » de Wallenstein au travers de quelques chapitres (5 ou 6 si ma mémoire ne me trahit pas). Je n’oserais remettre en cause la précision historique, car Diego Couturier semble réellement bien documenté. Cependant, ce dernier a tort de croire qu’il en est de même de ses lecteurs. Personnellement, la guerre de Trente Ans est loin d’être une tranche de l’histoire de l’humanité que je maîtrise et j’aurais préféré plus de précisions quant au contexte historique de l’époque. De plus, les événements choisis ne me paraissent pas assez exceptionnels pour vanter les mérites de son auteur. En effet, on apprend, entre autres choses, qu’il réussit à défendre un pont fortifié (à l’abri de ses remparts et avec l’aide de 21.000 hommes) face à une armée adverse composée de … 20.000 hommes, ou qu’avec l’aide de 100.000 hommes d’arme, il ne parvint jamais à conquérir le port hanséatique dont il voulait faire son port d’attache.
Je pense donc que cette bande dessinée, malgré son graphisme agréable et sa grande précision, ne parvient pas à atteindre l’objectif qu’elle s’était fixée, à savoir rendre hommage à un militaire d’envergure, qui marqua son époque par son charisme, son génie et son courage (trois aspects qui ne me paraissent pas évidents au terme de cette lecture). C’est la raison pour laquelle ma cote est si sévère.
Ce petit diable cynique au graphisme cartoonesque sorti tout droit d’un Photoshop peut, à l’occasion, se révéler amusant. Mais son caractère le rapproche trop d’un Garfield sous tranquillisants pour que je lui trouve une once d’originalité. De plus, ces mini-strips se révèlent bien vite très monotones lorsque l’on enchaîne leur lecture dans un album entier. Et comme Julie, sa partenaire humaine est bien moins poilante que le pauvre (et merveilleusement crétin) Jon, maître du chat roux, je ne peux dire qu’une chose : bof …
(avis donné après lecture des tomes 1 et 4, ainsi que des strips régulièrement parus dans la presse)
Encore un récit de Dumontheuil décevant.
Il y a plein de choses intéressantes et des bonnes idées dans ce one shot.
Mais malheureusement, ce que je craignais, s'est produit : le récit est décousu, manquant de fil conducteur réel et finissant un peu n'importe comment.
Le dessin est agréable et bien mis en couleur. La narration est moyenne, relativement lourde. Les dialogues m'ont paru parfois trop bavards.
Cette BD est relativement longue à lire et il faut reconnaitre que je me suis légèrement forcé pour aller au bout. Il n'y aura pas de seconde lecture, la première étant trop décevante par rapport aux attentes.
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Au passage du pourquoi-pas
Je ne sais pas trop quoi penser de cette BD. Je me sens loin de ce milieu décortiqué au vitriol. Ce microcosme parisien nous offre des personnages hauts en couleurs. Ceux-ci se dévoilent au fur et à mesure des mini scénarii. Les destins sont parfois cruels ou lugubres, mais souvent hors du commun même pour ces personnages si banals au demeurant. Baraou joue beaucoup avec les mots, presque trop parfois car certaines pages demandent beaucoup d'attention. Le dessin de Stanislas est assez minimaliste au trait fin. Il est quand même efficace, l'univers ainsi dessiné se révèle cohérent. Je pense qu'il me faudra une ou deux autres lectures pour bien saisir le contenu de ce one shot. Ce sera pour plus tard.
Cédric
BOF, BOF, BOF... Voilà une bande dessinée qui n'a pas changé le cours de ma vie. "Cédric" pour moi c'est des couleurs un peu trop fades, des petites histoires toutes douces, toutes chouquinettes et c'est tellement tout sucre tout miel que ça en devient vite ennuyeux. S'ajoute à cela que l'humour de cette BD me laisse totalement indifférent. Gad Elmaleh nous dirait : " Comme c'est miiiignoooonnnnn !" Quelques points positifs tout de même : le pépé de Cédric très attachant et le dessin qui me plaît assez. C'est malheureusement insuffisant pour rééquilibrer la balance. D'après moi, vous pouvez renoncer sans regret à "Cédric".
Astérix et ses amis
« Astérix et ses amis » est un album rendant hommage au cultissime Astérix et sa bande d’amis gaulois : Obélix, Panoramix, et les autres. Autant le dire tout de suite, cette bande dessinée est pour moi un album à regarder, éventuellement à lire, voir à collectionner mais pas à acheter si l’on souhaite compléter la série originale. J'ai bien aimé l'adaptation d'Astérix et de tous les autres Gaulois au style de grands auteurs comme Turf, Zep, Mourier et tant d’autres. La confrontation des personnages est amusante à voir. N’est-il pas surprenant d’assister à la rencontre toute en « finesse » de Teträm (de Arleston dans « Troll de Troy ») et de son homologue armoricain Obélix ? Et quid de la confrontation entre Titeuf, le plus célèbre des écoliers genevois, et d’Astérix, le plus célèbre Gaulois de tous les temps ? Il faut bien reconnaître que l'hommage à l'une des plus grandes série de la bande dessinée franco-belge et même du monde entier est parfaitement réussi. Les dessins sont très agréables à regarder. C’est coloré et la rencontre des styles réussie. Seulement voilà, positif jusqu’ici, je dois, abordant le thème du scénario, me montrer moins enthousiaste. Comme souvent avec les albums hommages ou commémoratifs, l’histoire ou même les histoires sont plutôt maigres voir anorexiques... Une planches ou quelques pages ne sont de loin pas suffisantes pour permettre la réalisation de quelque chose de véritablement intéressant et recherché. Tout cela manque de profondeur. « Normal c’est un hommage à Astérix ! On se moque du scénario. Le but est de permettre à des auteurs connus de s’approprier les Gaulois le temps de quelques planches. » me direz-vous ? Et bien non, pas pour moi. Hommage, certes, mais pas de sacrifice scénaristique sur l’autel du marketing… Je ne reproche rien aux auteurs. Le format de cet album ne permet tout simplement pas de viser mieux. Dans le même genre, il semble que le concept de « Une aventure de Spirou et Fantasio par... » laisse plus de place aux auteurs. « Astérix et ses amis » est donc un album hommage joli à contempler, amusant à observer mais trop pauvre par le scénario pour convaincre. Lisez le, empruntez le mais l’achat sera plus que dispensable ! Investissez plutôt dans les Astérix conventionnels car je pense que le plus bel hommage jamais fait à Astérix est de loin l’œuvre originale de Uderzo et Goscinny, souvent imitée, jamais égalée !
Nelson
« Nelson » est une énième série comique sous forme de strips mettant en scène un animal de compagnie. Enfin ici c’est un petit diablotin orange… Cela ne suffit malheureusement pas à faire de cette bande dessinée quelque chose d’original. Les blagues s’enchaînent à toute vitesse sans cohésion, sans fil rouge. C’est regrettable dans la mesure où un petit diable pimentant la vie d’une jeune cadre aurait pu se révéler intéressante. Mais non… la sauce ne prend pas. Certains gags ne sont pas mauvais mais jamais, non jamais je ne me suis dit que c’était réussit. Comme toute bande dessinée humoristique ne me faisant pas rire, « Nelson » ne sera pas recommandé par mes soins ! S’ajoute à cela un dessin franchement pas terrible. Tout est fait sur ordinateur ce qui fait perdre beaucoup d’âme au graphisme en l’occurrence. J’accepte de lire « Nelson » dans les journaux au rythme de un strip par jour mais en album, ça ne vaut pas la peine. La concurrence de « Garfield », entre autres, est bien trop forte.
Stabat Mater
Un homme qui souffre d'une absence totale de sentiments, bon ou mauvais, voilà un départ plutôt intéressant, de plus sa route est jonchée de cadavres, bien qu'il soit photographe pour la police, ce qui est donc normal de trouver des cadavres, mais pas de morts dont il a un rapport direct ou indirect, où l'auteur veut-il en venir ? Le suspense est assez bien distillé et c'est certainement la seule chose qui m'a poussée à lire l'histoire jusqu'à la fin. Mais arrivée à la fin la déception semblait avoir pris racine en m'attendant, une chute totalement plate, j'ai eu envie de le baffer le photographe et la femme aussi, doublement. Côté dessin ce n'est ni beau ni vilain, ni intéressant ni déplaisant. Je l'ai trouvé plutôt en accord avec le récit.
Stabat Mater
Une BD qui ne mérite son appartenance à la collection "sang-froid" que par l'ambiance glauque qui l'imprègne du début à la fin... Car pour ce qui est du côté suspens, on repassera... C'est linéaire, et d'un basique au niveau découpage... Blasant ! L'histoire avance à grands a coups et se termine en 44 pages bien vite lues. Côté dessin rien de transcendant non plus et les couleurs manquent d'unité pour réellement créer une ambiance qui donnerait corps à cette abra-cadavres-antesque histoire... Bref, j'ai lu bien mieux...
Spaghetti
Cette série ressemble à un travail de commande pour Goscinny, un travail fait sur un coin de comptoir pour lequel le génial auteur ne se sera pas trop cassé la tête. Les personnages sont exubérants et leurs relations sont basées sur le traditionnel duo comique du petit gros et du grand mince. Ils sont italiens et tous les stéréotypes habituellement attribués à ce peuple sont utilisés à titre de ressort humoristique par Goscinny. Les rebondissements ne manquent pas mais l’originalité n’est pas au rendez-vous. Le trait d’Attanasio est typique du franco-belge à gros nez des années ’60/’70. C’est net, précis et (relativement) dynamique, mais l’artiste ne possédait pas de patte vraiment personnelle. La suite de sa carrière le verra reprendre (avec talent) les personnages créés par d’autres artistes (Modeste et Pompon, entre autres), un talent de caméléon qui, a contrario, prouve son manque de personnalité (ou le manque de confiance que lui manifestaient ses éditeurs). Au final, si la série est sympathique, elle ne casse quand même pas trois pattes à un canard. J’aurais pu mettre un 3/5, je mets 2/5 au vu du talent de Goscinny qui, ici, ne donne vraiment pas le meilleur de lui-même.
Wallenstein
Le trait de Lebersorg est d’une belle qualité. Précis et fin, d’une grande lisibilité, il convient parfaitement à ce genre de récit historique et aurait pu illustrer plus d’une série de la collection Vécu. L’encrage est lui aussi précis, les costumes respectent les couleurs de l’époque. Mais l’ensemble a un côté très soigné, très propre, qui finalement ne cadre pas vraiment avec la réalité historique. Le scénario nous propose de retracer les événements marquants de la vie « professionnelle » de Wallenstein au travers de quelques chapitres (5 ou 6 si ma mémoire ne me trahit pas). Je n’oserais remettre en cause la précision historique, car Diego Couturier semble réellement bien documenté. Cependant, ce dernier a tort de croire qu’il en est de même de ses lecteurs. Personnellement, la guerre de Trente Ans est loin d’être une tranche de l’histoire de l’humanité que je maîtrise et j’aurais préféré plus de précisions quant au contexte historique de l’époque. De plus, les événements choisis ne me paraissent pas assez exceptionnels pour vanter les mérites de son auteur. En effet, on apprend, entre autres choses, qu’il réussit à défendre un pont fortifié (à l’abri de ses remparts et avec l’aide de 21.000 hommes) face à une armée adverse composée de … 20.000 hommes, ou qu’avec l’aide de 100.000 hommes d’arme, il ne parvint jamais à conquérir le port hanséatique dont il voulait faire son port d’attache. Je pense donc que cette bande dessinée, malgré son graphisme agréable et sa grande précision, ne parvient pas à atteindre l’objectif qu’elle s’était fixée, à savoir rendre hommage à un militaire d’envergure, qui marqua son époque par son charisme, son génie et son courage (trois aspects qui ne me paraissent pas évidents au terme de cette lecture). C’est la raison pour laquelle ma cote est si sévère.
Nelson
Ce petit diable cynique au graphisme cartoonesque sorti tout droit d’un Photoshop peut, à l’occasion, se révéler amusant. Mais son caractère le rapproche trop d’un Garfield sous tranquillisants pour que je lui trouve une once d’originalité. De plus, ces mini-strips se révèlent bien vite très monotones lorsque l’on enchaîne leur lecture dans un album entier. Et comme Julie, sa partenaire humaine est bien moins poilante que le pauvre (et merveilleusement crétin) Jon, maître du chat roux, je ne peux dire qu’une chose : bof … (avis donné après lecture des tomes 1 et 4, ainsi que des strips régulièrement parus dans la presse)
Le Roi cassé
Encore un récit de Dumontheuil décevant. Il y a plein de choses intéressantes et des bonnes idées dans ce one shot. Mais malheureusement, ce que je craignais, s'est produit : le récit est décousu, manquant de fil conducteur réel et finissant un peu n'importe comment. Le dessin est agréable et bien mis en couleur. La narration est moyenne, relativement lourde. Les dialogues m'ont paru parfois trop bavards. Cette BD est relativement longue à lire et il faut reconnaitre que je me suis légèrement forcé pour aller au bout. Il n'y aura pas de seconde lecture, la première étant trop décevante par rapport aux attentes.