Les derniers avis (20767 avis)

Par Miranda
Note: 2/5
Couverture de la série Confessions d'un Templier
Confessions d'un Templier

J'ai été tentée par cette lecture à cause du graphisme et surtout de ses sublimes couleurs. Il y a bien quelques petites fautes de proportions qui sont vite oubliées, par contre certaines cases ressemblent un peu à des illustrations de manuels scolaires. Niveau scénario, je n'ai pas du tout été captivée par ce premier tome de l'histoire de Jacques de Molay. Le ton est trop scolaire, trop narratif, c'est plus un résumé de la vie de Jacques de Molay qu'un récit d'aventures historiques entraînantes, il y a un petit côté amateur assez gênant. Ce récit avance sans développer, il cite trop des noms sans vraiment présenter et encore moins approfondir les personnages. De plus, cette confession ressemble plus à un bavardage autour d'un verre de vin qu'à une séance de torture précédant une condamnation à mort imminente. Cela dit, le travail des auteurs est bien présent.

11/11/2009 (modifier)
Couverture de la série La Malvoisine
La Malvoisine

Mon appréciation aurait sans doute été autre si j’avais lu le roman de Renart. Ce n’est malheureusement pas le cas et cette parodie m’a, par conséquent, peu séduit, tant il est difficile d’apprécier une parodie sans connaître l’œuvre parodiée. Je me suis donc retrouvé face à un récit contant les mésaventures d’un vieux sage et de sa guerrière de voisine. Le vieux tente de faire régner l’ordre et la justice en tenant compte de tous les habitants de son royaume, et ce y compris les animaux, tandis que sa « malvoisine » revendique la toute puissance de l’homme face à l’ordre animal. Ce scénario correspond au peu que je connais du roman de Renart. En effet, ce recueil d’histoires écrites aux alentours du XIIème siècle oppose les animaux aux hommes en guise de métaphore entre les pauvres paysans et les riches nobles du moyen-âge. Les personnages les plus célèbres de ces histoires sont le loup Ysengrin et le goupil Renart, deux personnages que l’on retrouve dans cet album. Je me répète, j’ai du mal à juger l’histoire du fait de ma méconnaissance du roman. Je dois bien avouer avoir peu ri ou même souri durant ma lecture, tant il me manquait les références nécessaires pour apprécier ces clins d’œil à leur juste valeur. Du moins, je l’espère car, dans le cas contraire, cet album est vraiment insipide. Graphiquement, le trait de Dimitri est assez agréable même si je trouve que plusieurs de ses animaux ont la même tête alors qu’ils n’appartiennent pas à la même race. Mais, hormis ce point, j’ai aimé le trait dynamique et expressif de l’auteur. La colorisation est également très agréable et en parfaite adéquation avec le thème (j’aime beaucoup son vert « humide » qui sent bon les sous-bois). Si vous ne connaissez pas le roman de Renart, je vous déconseille cette lecture tant je l’ai trouvée fade et frustrante du fait de ma propre méconnaissance. Dans le cas contraire … j’ai du mal à me prononcer, mais je ne crois pas que cet album soit exceptionnel. Je reprocherais à Dimitri ne n’être pas parvenu à, justement, rendre accessible aux personnes ne connaissant pas le roman parodié ce récit à l’humour décalé. Par contre, il m’a donné l’envie d’en savoir plus sur le roman de Renart, et ça, c’est déjà pas mal ! Peut-être réviserai-je mon avis dans l’avenir, et en pleine connaissance du sujet. Mais ma première impression, c’est « bof ! … »

10/11/2009 (modifier)
Par Miranda
Note: 2/5
Couverture de la série Racontars Arctiques
Racontars Arctiques

Si je ne me suis pas jetée sur cette dernière production de Tanquerelle c'est tout d'abord à cause de son dessin qui ne m'a pas charmé autant que par exemple son Professeur Bell. Ici le trait est plus gras et surtout les décors extrêmement dépouillés, évidemment l'histoire se déroule en Arctique où on a vite fait le tour des quelques possibilités de toiles de fond. Cela dit c'est agréable à regarder et les personnages ont de bonnes expressions faciales et corporelles. Il y a par-ci par-là quelques cases plus abouties, j'aurais aimé quelles soient toutes de cette facture. Le défaut majeur de cette bd est sans aucun doute sa longueur. Les scènes se prolongent indéfiniment accompagnées d'un bavardage incessant ; la narration est d'ailleurs assez quelconque et ne recèle rien de particulier, ni charme ni poésie. Les histoires que j'ai lues sont assez banales et tombent un peu à plat. Tout cela a eu raison de mon intérêt pour ce gros pavé que je n'ai pas fini. Il y a malgré tout du potentiel mais mal exploité, ça aurait pu faire une bonne lecture si ça avait été raccourci de moitié.

10/11/2009 (modifier)
Couverture de la série Elle
Elle

Une lecture très décevante, en définitive. Le premier tome m’avait bien plu, grâce à ce personnage d’ange égaré au cœur de la guerre. Mais le deuxième tome enlève toute dimension fantastique au récit et, par la même occasion, tout intérêt. On retombe alors dans un récit de guerre et de résistance quelconque. Le trait de Fanny Montgomery est agréable à l’œil, sa colorisation est particulièrement réussie mais ses planches sont un peu vides. Cette constatation vaut en fait pour l’ensemble de ce récit. Il se lit très vite, et s’oublie aussi vite. Décevant, car trop pauvre et pas assez audacieux malgré un bon point de départ.

09/11/2009 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Spider-Man/Wolverine - Deux contre le monde entier
Spider-Man/Wolverine - Deux contre le monde entier

A la fin de ma lecture, j'ai eu l'impression d'avoir lu un immense gâchis. L'intrigue est pas mal, mais il y a un sérieux manque de rythme. Les trois premières parties m'ont paru un peu vides et je ne comprends pas l'intérêt qu'ont Wolverine et Spider-Man à se promener de pays en pays. La quatrième partie est meilleure car on sait enfin en quoi consiste la mission, qui est d'ailleurs intéressante. Malheureusement, il ne reste plus beaucoup de pages alors on a droit à deux super-héros qui combattent facilement le méchant de l'histoire. Bref, c'est pas le meilleur comics que j'ai eu la chance de lire. En plus, je n'aime pas du tout le dessin et particulièrement la tête des personnages qui sont moches.

09/11/2009 (modifier)
Par GiZeus
Note: 2/5
Couverture de la série Maus
Maus

En préambule, je tiens à insister sur le fait que je n'ai pas fini cette BD; en fait je me suis arrêté au dernier chapitre du premier tome. Bien qu'en général c'est typiquement la raison pour laquelle je mettrais la note minimale, je ne le ferai pas cette fois-ci en regard du sujet traité et de la volonté de l'auteur d'en faire un témoignage de cet horrible épisode du passé. C'est donc plus l'intention que le résultat qui "sauve l'honneur". A l'inverse de la majorité des lecteurs, j'ai vraiment eu du mal avec Maus. Je m'attendais, en lisant ce livre, à éprouver des émotions du même acabit que ce que j'ai pu ressentir avec Fax de Sarajevo. Déception cruelle sur ce point. Aucun personnage ne m'a paru attachant. La faute notamment à un dessin trop stéréotypé. Moi qui d'habitude ne m'encombre pas trop du dessin, j'ai réellement eu du mal à cause de lui. Aucune différenciation des personnages, juste un procédé pour distinguer les nazis, les juifs et les polonais. A part ça, chaque visage est basé sur le même moule. Faciès peu expressifs par ailleurs, pas détaillés, détail qui contribue à la sensation de voir défiler des clones. Le format des cases est aussi en cause. Trop petites pour offrir un dessin avec un niveau de détails suffisants. Dernière critique à ce sujet, le dessin est vraiment trop figé. Bref, le dessin dessert beaucoup le message. Mais le pire reste pour moi le rythme du récit. Monotone, beaucoup trop verbeux, c'en devient vite lassant de suivre le récit de la vie de Vladek. Les événements se suivent et progressivement on en vient à décrocher. J'en suis même venu à survoler les derniers passages, sans trop faire d'effort pour suivre le cours des événements. La narration est pour moi LA grande responsable d'un plaisir gâché. J'ai clairement eu l'impression de suivre une biographie traitée comme un documentaire plutôt qu'une BD, à la différence que certaines biographies peuvent être intéressantes, je pense à L'Ascension du Haut Mal ou encore Persepolis. A la différence respective de ces deux derniers, on ne trouve pas de sujets différents, ces petits à-côté qui rendent la BD prenante, ou le dynamisme de la narration. En somme, Maus est une grosse déception qui n'est parvenu ni à m'intéresser, ni à m'émouvoir. Même pas un dessin sympa pour se rattraper.

08/11/2009 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
Couverture de la série Un Air de paradis
Un Air de paradis

Que m'a apporté en mon fond intérieur "Un air de paradis" ? Rien mais absolument rien. Cette bd ressemble à ces longues descriptions pénibles des romans d'antan. Il ne se passe rien mais on décrit dans une centaine de pages les descriptions quitte à faire les présentations à la fin ce qui m'a laissé totalement pantois. L'exercice de style en noir et blanc est plutôt réussi au demeurant bien que je n'aurais pas dit non à un peu de couleur. On aura droit au souvenir d'enfance de l'auteur sur un endroit de campagne qu'il décrit paradisiaque. Tout est beau et merveilleux. C'est le bonheur absolu. Je veux bien mais personnellement, au lieu d'étaler le bonheur à la face du monde, je préfère les histoires tristes où des gens luttent pour leur survie, où des gens souffrent et se battent pour s'en sortir. Tant mieux qu'il ait vécu une enfance heureuse avec des gens merveilleux tout autour : ce n'est point de la jalousie de ma part. Ce genre de récit ne m'apporte pas grand chose car c'est à sens unique dans l'intimité d'un auteur. Je me passerai bien de ce genre de partage.

08/11/2009 (modifier)
Par Miranda
Note: 2/5
Couverture de la série Les Garde-Fous
Les Garde-Fous

Bézian n'a pas son pareil pour instaurer des ambiances particulières assez glaciales surtout dans cette production aux tons froids avec des cases souvent en bichromie. Les visages sont anguleux, les décors dépouillés et réduits au minimum, l'habitation où se déroule l'histoire est dans une décoration minimaliste pour accentuer encore cette impression de froidure. Bézian est aussi un maître du suspense, mais son problème se situe souvent dans les chutes de ses histoires qui tombent souvent à plat, soit ne tombent pas du tout et ici c'en est un bel exemple. Il nous la fait à la Agatha Christie, tous paraissent coupables et évidemment ce ne sera aucun de ceux auxquels on aura pensé, c'est assez frustrant comme concept. Ca m'a fait le même effet que Chien rouge, chien noir, une bonne intrigue qui finit en eau de boudin.

07/11/2009 (modifier)
Par Miranda
Note: 2/5
Couverture de la série Le Vaillant petit tailleur
Le Vaillant petit tailleur

Je suis très déçue, ce n'est à mon goût ni un conte pour adultes ni un conte pour enfants, tant le ton n'appartient ni à un genre ni à un autre. Le dessin est plutôt enfantin et joliment coloré, mais la narration est trop monotone, elle n'est pas enchanteresse et surtout elle manque cruellement d'humour, ce qui est la seule chose qui aurait pu sauver cette adaptation. Cette lecture laisse juste un grand vide, ça se lit vite et ça s'oublie aussi vite.

07/11/2009 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
Couverture de la série La Ballade de Hambone
La Ballade de Hambone

"La ballade de Hambone" nous conduit au fin fond de l'Etat du Mississippi, royaume du Ku Klux Klan dans le milieu des années 20. C'est de la bd purement italienne par des auteurs italiens. Futuropolis l'a faite traduire pour une édition en France. L'oeuvre rend hommage à la musique noire américaine. Il y a une véritable atmosphère qui rappelle le Sud des Etats-Unis entre le blues, l'humidité ambiante en raison de la proximité du fleuve et les rues désertes de cette bourgade. La narration est parfois un peu pesante mais quelques dialogues font mouche. Il faut dire également que le trait de ce dessin retranscrit à merveille cette ambiance pesante. La première planche donne le ton sur l'ensemble. On est tout de suite conquis par un très beau travail visuel proche de la gravure. C'est dommage que le récit s'embourbe assez rapidement. Reste le charme du Sud...

07/11/2009 (modifier)