J'ai longuement hésité à me plonger dans ce nouveau titre. Le premier tome gagné à un concours m'a finalement empêché de perdre mes sous. L'intrigue semble des plus prometteuses à la lecture du premier chapitre, mais au fil des pages, la narration se trouve bien trop hachée. On navigue entre les époques bien trop fréquemment, ce qui empêche de réellement s'attacher aux personnages principaux qui paraissent finalement bien trop creux (malgré quelques pistes amorcées ça et là).
Le dessin quant à lui est plus plutôt bon, surtout dans les décors. Les visages sont par contre assez spéciaux : on dirait du Urasawa en plus arrondi et moins expressif.
En bref, une intrigue poussive, pas assez accrocheuse pour retenir l'attention (impossible de lire ce tome d'une seule traite), et qui ne donne pas envie de lire la suite.
Pour parler du "problème" des banlieues, je trouve qu'il est très difficile de trouver un angle de vue et un ton justes.
Boisserie et Ploquin ont encore des progrès à faire sur ce sujet. D'emblée leurs héros sont des petits voyous, qui rentrent très vite dans la spirale, l'escalade du banditisme. Mais cela manque terriblement de subtilité, malgré le personnage de Momo qui est plus horripilant que subtil... A la fin du second tome notre petite bande est sur le point de contrôler complètement le deal de sa cité, mais aussi la production en Espagne... La prochaine étape, je peux vous l'indiquer : leur belle amitié va se fissurer et on va avoir une nouvelle guerre entre caïds. Tellement prévisible que cela gâche pas mal la lecture.
Côté dessin nous avons aux pinceaux Luc Brahy, qui dessine plus vite qu'il respire (15 albums en 6 ans quand même...). Il s'applique sur certaines scènes, et pas du tout sur d'autres. Le côté "urgence" de son style s'en trouve renforcé, mais c'est un peu dommage, même si le délai entre deux albums du "Temps des cités" est d'un an environ.
Bref, une série passable.
Que ce voyage de Léna est long et ennuyeux ! Entre récit intimiste et espionnage, l'histoire ne parvient pas véritablement à décoller. Il faut attendre la page 40 pour que cette histoire ait un sens. Une banale vengeance sans queue ni tête !
L'histoire commence à Berlin-Est. Une femme un peu quelconque et mélancolique a rendez-vous avec un homme qui lui remet une liste de noms et d'adresses. Après l'avoir apprise par coeur (Ouah, la femme!), elle détruit la liste et part pour Bucarest où un autre rendez-vous l'attend. Et le voyage ne fait que commencer.
Rappelez-vous le titre : le voyage est long ! Si long !... Après Budapest, Kiev et Odessa, elle ira en Turquie puis en Syrie. Le plus marrant dans tout cela, c'est qu'on ignore tout de son passé et de ses motivations. Accomplit-elle une mission ? Ou cherche-t-elle à assouvir une vengeance personnelle ? Non, c'est une femme en train de se reconstruire. Je n'ai éprouvé aucune sympathie particulière pour ce personnage, c'est dire! :(
Même le dessin respire le classicisme. Aucune innovation majeure... La platitude prend un sens tout particulier avec cet album. André Julliard nous avait pourtant habitué à beaucoup mieux... Une grosse déception ! :(
Je reprends mon avis après la sortie inattendue d'un second tome intitulé "Léna et ses trois femmes". Léna s'infiltre dans une organisation terroriste d'obédiance musulmane intégriste chargée d'envoyer des femmes martyrs se faire exploser au milieu d'une foule de préférence sur un marché.
Malgré le sujet, on comprendra que ce n'est décidément pas une bd d'action. Au moment final, on ne sera rien de ce qui s'est passé. Toute une grande préparation pour un moment fatidique qui se révèlera décevant.
Visiblement, les auteurs ont voulu faire dans un créneau "espionnage et psychologie". Notre héroïne reste toujours aussi froide : presque fidèle à elle-même. Dommage car on aurait voulu une évolution. Les auteurs persistent et signent...
J’avais apprécié ma lecture de L'avatar qui retrace l’arrivée d’Ernest Poildu aux Indes. C’est tout naturellement que je me suis penché sur "le piège malais" dès que l’occasion s’est présentée.
Le récit part de zéro. Il n’est donc pas nécessaire d’avoir lu au préalable L'avatar même si ce dernier donne plus de consistance au personnage d’Ernest qui n’est que l’ombre de lui-même dans ces nouvelles aventures. Déçu donc par cette "suite" qui se révèle sans consistance. La narration est brouillonne, ennuyante. L’humour acide de Conrad est bien présent mais moins justifié à mon sens que pour Les Innommables. Le récit se résume à l’emprise d’une malédiction d’une statue sur un capitaine qui a sous sa coupe le jeune Ernest qui devra assouvir ses désirs. Coups de kirpans Sikh, fornication dans tous les coins, l’atmosphère m’a été assez hermétique. De plus, les apparitions des morts à Ernest dans le second opus n’apportent rien de plus à l’histoire, si ce n’est de l’allonger inutilement. La fin est absente. On a l’impression que le récit est coupé net. Etrange . . . Mais tout n’est pas à jeter. Conrad dépeint une image des Indes au temps de la colonisation anglaise avec ses us et coutumes. Parfois instructif donc, à défaut d’être prenant.
Lecture dispensable.
J'ai hésité avant de l'acheter...
J'aurais mieux fait de m'abstenir.
Comme d'autres avis, j'ai trouvé le début de l'album bien trouvé et on se laisse vite entraîner dans ce monde où notre passé est enseveli. Un scénario d'anticipation qui semble prometteur... jusqu'à ce que tout s'écroule. L'auteur se prend à faire parler des œuvres d'art et on se croirait alors dans "la nuit au musée" en moins drôle. Que s'est-il passé dans la tête de Nicolas de Crécy ?
Attiré par les dessins (raison de mon achat), je reste un peu déçu par l’histoire.
Ce récit est un conte plutôt noir et donc destiné exclusivement aux grands enfants. Violence et mort se côtoient dans un monde rustre et fruste, proche de celui du moyen-âge. L’histoire est relativement longue et certaines séquences me semblent dispensables. La trame du récit est effectivement un peu simpliste, à l’image de beaucoup de contes. Mais au final, je ne garde pas un souvenir impérissable de cet album.
Âmes sensibles . . .
Je n'ai rien contre les récits dont le sujet est la vie quotidienne de ses personnages et leurs préoccupations, mais pour cela il faut que je m'attache à eux et ce ne fut pas du tout le cas ici. Je n'en avais rien à faire de leur vie. Il ne se passe rien de captivant et je préfère mille fois un bon vieux Lapinot à ce genre de truc. Toutefois, je ne mets pas une étoile car je n'ai pas ressenti un sentiment de rejet face à ce one-shot. En fait, je n'ai rien ressenti du tout...
Cette série en restera à son premier opus.
Ce n’est pas la raison principale de ma note même si cet état d’abandon y contribue.
Première chose qui marque, ce sont les dessins. On ne peut qu’admirer le rendu des planches. Les tons pastel. Le trait crayonné. Ca c’est du beau travail ! Mais l’histoire ne suit pas. Le récit reste trop nébuleux malgré un début accrocheur. La narration est confuse et hachée comme le souligne JBT900. Bref, on peine à rentrer dans ce récit et la non fin nous laisse sur ce goût amer d’inachevé.
Inutile donc de s’attarder sur cette bd si ce n’est pour y contempler la qualité des planches. Mais ça reste bien maigre pour en conseiller l’achat...
Pas très folichonne cette lecture.
Encore une histoire d'amour voué à la perdition sur fond de décor breton, c'est trop convenu et déjà-vu. C'est aussi très lent à se mettre en place et très répétitif, peut-être pour mieux appuyer les sentiments de grande solitude et lassitude que peut ressentir Adèle à cause de l'éloignement de son mari dans ce maudit phare. Le problème c'est que cet ennui m'a tout autant envahie et j'ai eu un mal fou à venir à bout de ce tome.
D'autant que le dessin ne m'a pas été agréable, les visages sont trop figés et les couleurs trop monotones, ce sont toujours les mêmes rouges, bleus ou verts qui sont repris de planche en planche.
Et puis c'est aussi trop bavard avec un style un peu empâté, trop breton peut-être. Ça se veut original dans la façon de mener l'histoire, ça se laisse lire mais pour ma part j'ai trouvé ça ennuyeux et prévisible.
J'ai l'impression que cette BD a mal vieilli au niveau du dessin car à l'origine elle date de 1990. Le trait est fin et uniforme mais le rendu est lassant et sans personnalité.
Ce one shot est pourtant pertinent, les divers personnages sont bien croqués et évoluent. Tout se tient mais tire trop sur la psychanalyse au détriment de l'humour.
J'ai d'ailleurs préféré mettre cette BD dans les inclassables car il n'y a pas réellement d'humour, mais plus des analyses de comportements. Celles ci sont bien retranscrites et paraissent universelles.
Ces tranches de vie ne m'ont pas intéressé. Elles ne sont pas dénuées d'intérêt mais le manque de positionnement de la BD dévalorise la lecture.
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Dossier A.
J'ai longuement hésité à me plonger dans ce nouveau titre. Le premier tome gagné à un concours m'a finalement empêché de perdre mes sous. L'intrigue semble des plus prometteuses à la lecture du premier chapitre, mais au fil des pages, la narration se trouve bien trop hachée. On navigue entre les époques bien trop fréquemment, ce qui empêche de réellement s'attacher aux personnages principaux qui paraissent finalement bien trop creux (malgré quelques pistes amorcées ça et là). Le dessin quant à lui est plus plutôt bon, surtout dans les décors. Les visages sont par contre assez spéciaux : on dirait du Urasawa en plus arrondi et moins expressif. En bref, une intrigue poussive, pas assez accrocheuse pour retenir l'attention (impossible de lire ce tome d'une seule traite), et qui ne donne pas envie de lire la suite.
Le temps des cités
Pour parler du "problème" des banlieues, je trouve qu'il est très difficile de trouver un angle de vue et un ton justes. Boisserie et Ploquin ont encore des progrès à faire sur ce sujet. D'emblée leurs héros sont des petits voyous, qui rentrent très vite dans la spirale, l'escalade du banditisme. Mais cela manque terriblement de subtilité, malgré le personnage de Momo qui est plus horripilant que subtil... A la fin du second tome notre petite bande est sur le point de contrôler complètement le deal de sa cité, mais aussi la production en Espagne... La prochaine étape, je peux vous l'indiquer : leur belle amitié va se fissurer et on va avoir une nouvelle guerre entre caïds. Tellement prévisible que cela gâche pas mal la lecture. Côté dessin nous avons aux pinceaux Luc Brahy, qui dessine plus vite qu'il respire (15 albums en 6 ans quand même...). Il s'applique sur certaines scènes, et pas du tout sur d'autres. Le côté "urgence" de son style s'en trouve renforcé, mais c'est un peu dommage, même si le délai entre deux albums du "Temps des cités" est d'un an environ. Bref, une série passable.
Léna (Le Long Voyage de Léna)
Que ce voyage de Léna est long et ennuyeux ! Entre récit intimiste et espionnage, l'histoire ne parvient pas véritablement à décoller. Il faut attendre la page 40 pour que cette histoire ait un sens. Une banale vengeance sans queue ni tête ! L'histoire commence à Berlin-Est. Une femme un peu quelconque et mélancolique a rendez-vous avec un homme qui lui remet une liste de noms et d'adresses. Après l'avoir apprise par coeur (Ouah, la femme!), elle détruit la liste et part pour Bucarest où un autre rendez-vous l'attend. Et le voyage ne fait que commencer. Rappelez-vous le titre : le voyage est long ! Si long !... Après Budapest, Kiev et Odessa, elle ira en Turquie puis en Syrie. Le plus marrant dans tout cela, c'est qu'on ignore tout de son passé et de ses motivations. Accomplit-elle une mission ? Ou cherche-t-elle à assouvir une vengeance personnelle ? Non, c'est une femme en train de se reconstruire. Je n'ai éprouvé aucune sympathie particulière pour ce personnage, c'est dire! :( Même le dessin respire le classicisme. Aucune innovation majeure... La platitude prend un sens tout particulier avec cet album. André Julliard nous avait pourtant habitué à beaucoup mieux... Une grosse déception ! :( Je reprends mon avis après la sortie inattendue d'un second tome intitulé "Léna et ses trois femmes". Léna s'infiltre dans une organisation terroriste d'obédiance musulmane intégriste chargée d'envoyer des femmes martyrs se faire exploser au milieu d'une foule de préférence sur un marché. Malgré le sujet, on comprendra que ce n'est décidément pas une bd d'action. Au moment final, on ne sera rien de ce qui s'est passé. Toute une grande préparation pour un moment fatidique qui se révèlera décevant. Visiblement, les auteurs ont voulu faire dans un créneau "espionnage et psychologie". Notre héroïne reste toujours aussi froide : presque fidèle à elle-même. Dommage car on aurait voulu une évolution. Les auteurs persistent et signent...
Le Piège Malais
J’avais apprécié ma lecture de L'avatar qui retrace l’arrivée d’Ernest Poildu aux Indes. C’est tout naturellement que je me suis penché sur "le piège malais" dès que l’occasion s’est présentée. Le récit part de zéro. Il n’est donc pas nécessaire d’avoir lu au préalable L'avatar même si ce dernier donne plus de consistance au personnage d’Ernest qui n’est que l’ombre de lui-même dans ces nouvelles aventures. Déçu donc par cette "suite" qui se révèle sans consistance. La narration est brouillonne, ennuyante. L’humour acide de Conrad est bien présent mais moins justifié à mon sens que pour Les Innommables. Le récit se résume à l’emprise d’une malédiction d’une statue sur un capitaine qui a sous sa coupe le jeune Ernest qui devra assouvir ses désirs. Coups de kirpans Sikh, fornication dans tous les coins, l’atmosphère m’a été assez hermétique. De plus, les apparitions des morts à Ernest dans le second opus n’apportent rien de plus à l’histoire, si ce n’est de l’allonger inutilement. La fin est absente. On a l’impression que le récit est coupé net. Etrange . . . Mais tout n’est pas à jeter. Conrad dépeint une image des Indes au temps de la colonisation anglaise avec ses us et coutumes. Parfois instructif donc, à défaut d’être prenant. Lecture dispensable.
Période Glaciaire
J'ai hésité avant de l'acheter... J'aurais mieux fait de m'abstenir. Comme d'autres avis, j'ai trouvé le début de l'album bien trouvé et on se laisse vite entraîner dans ce monde où notre passé est enseveli. Un scénario d'anticipation qui semble prometteur... jusqu'à ce que tout s'écroule. L'auteur se prend à faire parler des œuvres d'art et on se croirait alors dans "la nuit au musée" en moins drôle. Que s'est-il passé dans la tête de Nicolas de Crécy ?
Le Signe de la Lune
Attiré par les dessins (raison de mon achat), je reste un peu déçu par l’histoire. Ce récit est un conte plutôt noir et donc destiné exclusivement aux grands enfants. Violence et mort se côtoient dans un monde rustre et fruste, proche de celui du moyen-âge. L’histoire est relativement longue et certaines séquences me semblent dispensables. La trame du récit est effectivement un peu simpliste, à l’image de beaucoup de contes. Mais au final, je ne garde pas un souvenir impérissable de cet album. Âmes sensibles . . .
Printemps lunaire
Je n'ai rien contre les récits dont le sujet est la vie quotidienne de ses personnages et leurs préoccupations, mais pour cela il faut que je m'attache à eux et ce ne fut pas du tout le cas ici. Je n'en avais rien à faire de leur vie. Il ne se passe rien de captivant et je préfère mille fois un bon vieux Lapinot à ce genre de truc. Toutefois, je ne mets pas une étoile car je n'ai pas ressenti un sentiment de rejet face à ce one-shot. En fait, je n'ai rien ressenti du tout...
L'ours de la Spadaccia
Cette série en restera à son premier opus. Ce n’est pas la raison principale de ma note même si cet état d’abandon y contribue. Première chose qui marque, ce sont les dessins. On ne peut qu’admirer le rendu des planches. Les tons pastel. Le trait crayonné. Ca c’est du beau travail ! Mais l’histoire ne suit pas. Le récit reste trop nébuleux malgré un début accrocheur. La narration est confuse et hachée comme le souligne JBT900. Bref, on peine à rentrer dans ce récit et la non fin nous laisse sur ce goût amer d’inachevé. Inutile donc de s’attarder sur cette bd si ce n’est pour y contempler la qualité des planches. Mais ça reste bien maigre pour en conseiller l’achat...
Le Gardien du feu
Pas très folichonne cette lecture. Encore une histoire d'amour voué à la perdition sur fond de décor breton, c'est trop convenu et déjà-vu. C'est aussi très lent à se mettre en place et très répétitif, peut-être pour mieux appuyer les sentiments de grande solitude et lassitude que peut ressentir Adèle à cause de l'éloignement de son mari dans ce maudit phare. Le problème c'est que cet ennui m'a tout autant envahie et j'ai eu un mal fou à venir à bout de ce tome. D'autant que le dessin ne m'a pas été agréable, les visages sont trop figés et les couleurs trop monotones, ce sont toujours les mêmes rouges, bleus ou verts qui sont repris de planche en planche. Et puis c'est aussi trop bavard avec un style un peu empâté, trop breton peut-être. Ça se veut original dans la façon de mener l'histoire, ça se laisse lire mais pour ma part j'ai trouvé ça ennuyeux et prévisible.
La Psychafamille !
J'ai l'impression que cette BD a mal vieilli au niveau du dessin car à l'origine elle date de 1990. Le trait est fin et uniforme mais le rendu est lassant et sans personnalité. Ce one shot est pourtant pertinent, les divers personnages sont bien croqués et évoluent. Tout se tient mais tire trop sur la psychanalyse au détriment de l'humour. J'ai d'ailleurs préféré mettre cette BD dans les inclassables car il n'y a pas réellement d'humour, mais plus des analyses de comportements. Celles ci sont bien retranscrites et paraissent universelles. Ces tranches de vie ne m'ont pas intéressé. Elles ne sont pas dénuées d'intérêt mais le manque de positionnement de la BD dévalorise la lecture.