C’est fou comme cette série « Serial Killer » de chez Soleil arrive à appâter, sans transformer l’appétit grandissant en un bon repas consistant, finalement nous n'avons le droit qu'a des amuses-bouche…
Encore une fois le sujet est survolé, les personnages peu intéressants, et, à peine une semaine après la lecture, les souvenirs s'estompent rapidement.
Pourtant j’étais dans mon lit avec une petit lumière, ayant crée une bonne ambiance pour un bon petit polar qui fiche la trouille, résultat ?… Eh bien rien … Je me suis endormi comme un bébé après la lecture de cet étrangleur.
Le fait particulièrement marquant, si je puis dire, est que dans une ville prévenue qu’un tueur en série agit, il y ait un grand nombre de femmes, idiotes, inconscientes ou suicidaires qui ouvrent leur porte à de parfaits inconnus. Véridique, peut-être, mais quand même surréaliste.
Le point le plus décevant est sans conteste la fin. Elle n’apporte rien et se permet de rentrer un peu en contradiction avec le résumé des quelques pages qui se trouvent en introduction dans l’intégrale.
Alors oui, on suit une intrigue policière de bonne facture. On en apprend un peu plus sur un taré de plus, mais je ne suis pas rentré à fond dans cette histoire pas assez approfondie à mon goût. De plus, les dessins et la couleur n’on rien de bien transcendant…
(8/20)
Pouuu… Ouchhh !
Mouais…
Il y avait pourtant matière avec ce tueur en série, malheureusement cette histoire qui nous est narrée est sans envergure. Alors oui, l’histoire est bien documentée, mais cela s'arrête là, l’auteur ne cherche pas à nous faire peur…
Le personnage principal n’est pas vraiment intéressant, aucun des personnages ne l'est réellement finalement… L’histoire aurait pu l’être pourtant, mais le déroulement est bien trop lent et on arrive au mot "fin" avec une bonne dose de frustration.
Finalement j’ai eu l’impression de n’avoir qu’une… une quoi ? Une introduction ? Oui, c’est cela, une introduction qui aurait pu amener le meilleur, mais non, en fait, c’est la fin de la BD point barre.
L’histoire qui nous est contée s’arrête net alors qu'elle est à peine entamée. J’aurais préféré un plus gros condensé d’informations et de suspens, pour que l’on nous raconte une histoire plus longue et mieux construite.
(6/20)
De cette série « Serial Killer », je retiendrai particulièrement cet épisode-ci et Ed Gein.
Malheureusement comme tout le reste de la collection Serial Killer, le sujet est particulièrement survolé : nous suivons les tribulations de ce détraqué qui va être, en quelque sorte, un vampire buvant le sang de ses victimes. Mais de ce personnage torturé et psychotique, nous n’en connaîtrons pas plus, dommage…
L’histoire suit son cours cependant. Nous avons même droit à une sorte de thriller ''presque'' intéressant.
Encore une fois, cet épisode est « distrayant ». Je m’étonne de constater que des séries qui reprennent l’histoire de serial killers soient distrayantes...
Mais la littérature dite policière, surtout américaine, abonde de ce genre de sujets, très souvent retranscrits cinématographiquement. Pour les BD, c’est autre chose…
Dans une BD, cela devrait être aussi plutôt inquiétant à en avoir la chair de poule. Mais non… ce n’est pas une histoire à lire pour se faire peur. Pas un « film » d’horreur donc mais un « téléfilm » qui se veut flippant, mais bon ça reste un téléfilm de seconde zone…
Moi qui suis un grand fan de Cliff & Co, du même scénariste j’espérais tomber sur du très lourd au niveau personnage et psychologie. Eh bien je n’ai pas été servi
Tant pis.
(10/20)
Je me suis ennuyé pendant ma lecture. Il y a des bonnes idées, mais le rythme est trop lent à mon goût. Les scènes qui concernent la liaison entre Batman et la fille riche sont encore plus ennuyantes que celles dans Batman et le Moine Fou. En plus, je savais déjà comment ça allait finir.
Le méchant du récit, Hugo Strange, est intéressant, mais comme l'auteur ne fait que refaire une histoire qui date des années 40, l'intrigue est sans surprise si on sait ce qu'a fait Hugo Strange dans sa carrière et c'est mon cas.
Je connaissais Dash Shaw par son monumental pavé « Nombril sans fond ». Ici Virginia du nom d'une jeune fille qui va vivre une histoire d'amour dans cet album se présente dans un format carré toujours aux éditions Cà et Là. Elle se sent mal dans sa peau, n'est pas un canon de beauté et on a l'impression d'une femme dépressive et sans joie de vivre. C'est ça qui m'a le plus dérangé dans cette lecture, pas la forme et les choix graphiques qui sont originaux. La réalité de Virginia n'est pas belle à voir, le tableau dépeint est sombre. Sa mère est malade, son meilleur ami d'enfance et certainement amoureux est mort. Elle va un jour rencontrer Dick un personnage que je ne trouve pas plus avenant.
C'est un album assez surprenant. Déjà le format n'est pas habituel, ensuite tout est en bichromie : du rouge, du blanc et puis c'est tout (pas de digestif). Enfin on trouve à certains moments des off de l'auteur qui présente ces premiers dessins d'écolier : une maison carrée avec une cheminée, sa maman. Il y a aussi 4 photos à la fin que je n'ai pas trop compris. On peut trouver aussi un petit livret qui lui est de teinte verte mais pas relié à l'histoire principale.
Bref l'album est très expérimental. La quatrième de couverture avec ses petites cases m'a fait penser à Chris Ware. Je pense que je suivrai les prochains travaux de l'auteur même si je note un peu sévère ici.
Subjectivement, je n'ai pas été charmé par ce conte. Et objectivement, j'ai trouvé sa narration médiocre et sa fin décevante.
Elle met en scène un décor fantasy inspiré de la Chine et des hordes Mongoles. Le sujet est celui de la guerre des sexes et de l'amour plus fort que tout. Classique.
Le dessin m'a paru froid. Il est techniquement correct mais, malgré une amélioration de tome en tome, il fait preuve de faiblesse à mes yeux. Les décors sont épurés et il est bien difficile de s'y retrouver et même de reconnaître la ville principale au fil des pages des trois tomes. En outre, les visages des personnages anguleux sont changeants, arborent des expressions grimaçantes presque toujours identiques et j'ai souvent confondu les protagonistes.
Ce qui m'a d'autant plus embrouillé que la narration est déjà assez confuse à mon goût. Les scènes manquent de fluidité, de naturel. Les enchainements se font mal. Les réactions des personnages manquent de cohérence. J'ai cru suivre un opéra tragique décousu et partiellement invraisemblable.
Au final, on lit l'histoire sans trop de difficulté car son résumé est assez simple et le thème de la guerre des sexes plutôt efficace. Mais j'ai eu du mal à être convaincu et à comprendre toute la symbolique autour du vent trop présente sans qu'on comprenne vraiment son rôle.
Le troisième tome m'a porté le coup de grâce. J'ai eu bien du mal à faire le lien entre la fin du tome précédent et le début de celui-là. J'ai fini par raccrocher les wagons mais j'ai finalement été complètement déçu par la grosse pirouette scénaristique de la toute dernière page.
Je me serais facilement passé de cette lecture si j'avais su...
Le sentiment final est vraiment bof. Les lecteurs sont des gens comme vous et moi qui cherchent un livre dans les rayons, s'amusent ou s'ennuient de leur lecture ou de celle qui leur est faite.
Encore une fois un exercice de la collection Mimolette qui malheureusement ne me séduit pas plus que ça. Par des planches toutes muettes où seuls quelques traits font paraître les éclats de voix des personnages, François Ayroles tente de décortiquer une population, lui-même étant lecteur mais également "producteur de lecture" si je puis dire. Il décortique les comportements observés, étonnamment souvent conflictuels, la lecture des uns dérangeant les autres. On le voit aussi en dédicace croquer les réactions étranges de ses visiteurs.
Le dessin est simple, quelques traits sans décor, mais expressif car il délivre un message à lui-seul d'autant qu'il n'y a pas de texte.
Pas déplaisant mais trop anecdotique et finalement peu drôle, cet ouvrage risque de ne pas plaire à la majorité de ses lecteurs.
Deuxième scénario que je lis de Yves H. Et deuxième grosse déception. Le scénariste, en multipliant les zones d'ombre de ses intrigues, tombe dans la facilité. En effet, et comme le dit très justement Ro, par ce procédé, il garde toute latitude pour imaginer un retournement de situation facile et peu convaincant. Et d'autant moins convaincant dans le cas présent que la soi-disant ressemblance entre deux personnages n'est pas du tout évidente, même lors de la relecture.
De plus, je trouve les scénarios du fils peu adaptés au père. En effet, j'apprécie particulièrement Hermann pour la qualité de ses décors et de son bestiaire. Par contre, je trouve ses personnages masculins tout juste passables et ses personnages féminins trop fréquemment et tout simplement moches. Or, ce récit met surtout en avant des personnages et les décors, hormis quelques véhicules futuristes trop ovoïdes pour me convaincre, se résument à peau de chagrin (je ne suis pas du genre à m'enthousiasmer devant une porte à mi-chemin entre celle d'un coffre-fort et celle d'un sous-marin.
J'ai toutefois mieux apprécié cet album que les « Liens de Sang », du fait d'une plus grande cohérence de l'ensemble, mais cela reste largement insuffisant pour me convaincre.
Cette BD est limite inclassable.
Les différents protagonistes jouent dans des registres différents surtout les mouches qui interviennent tout au long du récit. Alors que faire, se focaliser sur une partie en particulier ?
Tout le récit s'articule autour d'un morceau de musique inspiré par une mouche.
Je regrette la trop grande importance dans cette histoire de la bande de crétins sanglants et de leur trafic de vidéos trashs. C'est clairement hors de sujet par rapport au reste même si ils sont à l'origine du décès d'un personnage clé.
Les interventions des mouches sont dur à suivre, je n'ai pas réussi à rentrer dans ce trip non plus. Il reste l'histoire de rencontres entre les personnes qui permettront l'enregistrement du morceau "Fly Blues".
Le dessin parait bâclé sur beaucoup de cases si l'on se réfère à d'autres réussies. Les couleurs sont souvent trop flashies.
Une déception globalement surtout de la part de Futuropolis qui a un catalogue excellent.
J'avais quasiment détesté American Splendor - Un jour comme les autres que j'avais trouvé tellement ennuyeux que je ne comprenais vraiment pas ce qui avait pu pousser les éditions Panini à le publier. Mais j'avais lu ça et là que ce recueil de récits relativement récents, post-succès, n'avait rien à voir avec la vraie série originelle, American Splendor, qui était vraiment mieux et dont l'anthologie est désormais publiée par l'éditeur... Ça et là. Bien que très méfiant, j'ai fini par me laisser convaincre d'en acheter le premier tome... pour être déçu et réaliser qu'il s'agit vraiment de la même série, avec un ennui quasi similaire pour moi, avec pour seuls avantages que ces épisodes plus anciens reflètent une époque un peu plus intéressante et qu'il y pointe par-ci par-là un soupçon d'intérêt... mais vraiment maigre.
Le dessin est lui aussi d'époque. Harvey Pekar s'était acoquiné avec Robert Crumb et d'autres auteurs underground. Ce sont eux, dans des styles assez proches les uns des autres, qui illustrent ses scénarios. On y sent un graphisme influencé par la vague underground américaine des années 60-70. Ce n'est pas moche mais je ne trouve pas ces dessins enthousiasmants.
Les récits, quant à eux, n'abordent rien d'autre que le quotidien d'Harvey Pekar. Il se représente sans concession, comme ce qu'il appelle un artiste ouvrier, un homme qui se contente de petits boulots assez merdiques mais tranquilles pour assouvir ses intérêts pour l'écriture, les chroniques musicales ou politiques, et éventuellement la collection de disques de jazz. C'est un homme angoissé, perpétuellement nerveux, susceptible de céder à la colère, à l'égoïsme, analysant sans arrêt sa propre vie, suspicieux envers les comportements de ses proches, éternel insatisfait. Bref, c'est un homme qui m'apparait assez antipathique.
Sa vie m'indiffère proprement. Il ne s'y passe rien, rien qui vaille la peine d'être raconté, à part pour les amoureux de quotidien banal et sans surprise. Rares sont les récits de cette anthologie qui ont soulevé un tant soit peu de curiosité à mes yeux. Il y a celui retraçant une petite portion de la vie de Robert Crumb et sa rencontre, ou encore celui sur l'extinction de voix de Harvey Pekar, qui m'ont un petit peu intéressé, et encore...
Pour le reste, j'ai déjà quasiment tout oublié alors que je sors à peine de ma lecture.
Difficile pour moi de comprendre le succès de cette série et encore moi ce qui a pu motiver son adaptation au cinéma.
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L'Etrangleur de Boston
C’est fou comme cette série « Serial Killer » de chez Soleil arrive à appâter, sans transformer l’appétit grandissant en un bon repas consistant, finalement nous n'avons le droit qu'a des amuses-bouche… Encore une fois le sujet est survolé, les personnages peu intéressants, et, à peine une semaine après la lecture, les souvenirs s'estompent rapidement. Pourtant j’étais dans mon lit avec une petit lumière, ayant crée une bonne ambiance pour un bon petit polar qui fiche la trouille, résultat ?… Eh bien rien … Je me suis endormi comme un bébé après la lecture de cet étrangleur. Le fait particulièrement marquant, si je puis dire, est que dans une ville prévenue qu’un tueur en série agit, il y ait un grand nombre de femmes, idiotes, inconscientes ou suicidaires qui ouvrent leur porte à de parfaits inconnus. Véridique, peut-être, mais quand même surréaliste. Le point le plus décevant est sans conteste la fin. Elle n’apporte rien et se permet de rentrer un peu en contradiction avec le résumé des quelques pages qui se trouvent en introduction dans l’intégrale. Alors oui, on suit une intrigue policière de bonne facture. On en apprend un peu plus sur un taré de plus, mais je ne suis pas rentré à fond dans cette histoire pas assez approfondie à mon goût. De plus, les dessins et la couleur n’on rien de bien transcendant… (8/20)
Zodiac Killer
Pouuu… Ouchhh ! Mouais… Il y avait pourtant matière avec ce tueur en série, malheureusement cette histoire qui nous est narrée est sans envergure. Alors oui, l’histoire est bien documentée, mais cela s'arrête là, l’auteur ne cherche pas à nous faire peur… Le personnage principal n’est pas vraiment intéressant, aucun des personnages ne l'est réellement finalement… L’histoire aurait pu l’être pourtant, mais le déroulement est bien trop lent et on arrive au mot "fin" avec une bonne dose de frustration. Finalement j’ai eu l’impression de n’avoir qu’une… une quoi ? Une introduction ? Oui, c’est cela, une introduction qui aurait pu amener le meilleur, mais non, en fait, c’est la fin de la BD point barre. L’histoire qui nous est contée s’arrête net alors qu'elle est à peine entamée. J’aurais préféré un plus gros condensé d’informations et de suspens, pour que l’on nous raconte une histoire plus longue et mieux construite. (6/20)
Le Vampire de Sacramento
De cette série « Serial Killer », je retiendrai particulièrement cet épisode-ci et Ed Gein. Malheureusement comme tout le reste de la collection Serial Killer, le sujet est particulièrement survolé : nous suivons les tribulations de ce détraqué qui va être, en quelque sorte, un vampire buvant le sang de ses victimes. Mais de ce personnage torturé et psychotique, nous n’en connaîtrons pas plus, dommage… L’histoire suit son cours cependant. Nous avons même droit à une sorte de thriller ''presque'' intéressant. Encore une fois, cet épisode est « distrayant ». Je m’étonne de constater que des séries qui reprennent l’histoire de serial killers soient distrayantes... Mais la littérature dite policière, surtout américaine, abonde de ce genre de sujets, très souvent retranscrits cinématographiquement. Pour les BD, c’est autre chose… Dans une BD, cela devrait être aussi plutôt inquiétant à en avoir la chair de poule. Mais non… ce n’est pas une histoire à lire pour se faire peur. Pas un « film » d’horreur donc mais un « téléfilm » qui se veut flippant, mais bon ça reste un téléfilm de seconde zone… Moi qui suis un grand fan de Cliff & Co, du même scénariste j’espérais tomber sur du très lourd au niveau personnage et psychologie. Eh bien je n’ai pas été servi Tant pis. (10/20)
Batman et les Monstres
Je me suis ennuyé pendant ma lecture. Il y a des bonnes idées, mais le rythme est trop lent à mon goût. Les scènes qui concernent la liaison entre Batman et la fille riche sont encore plus ennuyantes que celles dans Batman et le Moine Fou. En plus, je savais déjà comment ça allait finir. Le méchant du récit, Hugo Strange, est intéressant, mais comme l'auteur ne fait que refaire une histoire qui date des années 40, l'intrigue est sans surprise si on sait ce qu'a fait Hugo Strange dans sa carrière et c'est mon cas.
Virginia
Je connaissais Dash Shaw par son monumental pavé « Nombril sans fond ». Ici Virginia du nom d'une jeune fille qui va vivre une histoire d'amour dans cet album se présente dans un format carré toujours aux éditions Cà et Là. Elle se sent mal dans sa peau, n'est pas un canon de beauté et on a l'impression d'une femme dépressive et sans joie de vivre. C'est ça qui m'a le plus dérangé dans cette lecture, pas la forme et les choix graphiques qui sont originaux. La réalité de Virginia n'est pas belle à voir, le tableau dépeint est sombre. Sa mère est malade, son meilleur ami d'enfance et certainement amoureux est mort. Elle va un jour rencontrer Dick un personnage que je ne trouve pas plus avenant. C'est un album assez surprenant. Déjà le format n'est pas habituel, ensuite tout est en bichromie : du rouge, du blanc et puis c'est tout (pas de digestif). Enfin on trouve à certains moments des off de l'auteur qui présente ces premiers dessins d'écolier : une maison carrée avec une cheminée, sa maman. Il y a aussi 4 photos à la fin que je n'ai pas trop compris. On peut trouver aussi un petit livret qui lui est de teinte verte mais pas relié à l'histoire principale. Bref l'album est très expérimental. La quatrième de couverture avec ses petites cases m'a fait penser à Chris Ware. Je pense que je suivrai les prochains travaux de l'auteur même si je note un peu sévère ici.
La Jeune Fille et le Vent
Subjectivement, je n'ai pas été charmé par ce conte. Et objectivement, j'ai trouvé sa narration médiocre et sa fin décevante. Elle met en scène un décor fantasy inspiré de la Chine et des hordes Mongoles. Le sujet est celui de la guerre des sexes et de l'amour plus fort que tout. Classique. Le dessin m'a paru froid. Il est techniquement correct mais, malgré une amélioration de tome en tome, il fait preuve de faiblesse à mes yeux. Les décors sont épurés et il est bien difficile de s'y retrouver et même de reconnaître la ville principale au fil des pages des trois tomes. En outre, les visages des personnages anguleux sont changeants, arborent des expressions grimaçantes presque toujours identiques et j'ai souvent confondu les protagonistes. Ce qui m'a d'autant plus embrouillé que la narration est déjà assez confuse à mon goût. Les scènes manquent de fluidité, de naturel. Les enchainements se font mal. Les réactions des personnages manquent de cohérence. J'ai cru suivre un opéra tragique décousu et partiellement invraisemblable. Au final, on lit l'histoire sans trop de difficulté car son résumé est assez simple et le thème de la guerre des sexes plutôt efficace. Mais j'ai eu du mal à être convaincu et à comprendre toute la symbolique autour du vent trop présente sans qu'on comprenne vraiment son rôle. Le troisième tome m'a porté le coup de grâce. J'ai eu bien du mal à faire le lien entre la fin du tome précédent et le début de celui-là. J'ai fini par raccrocher les wagons mais j'ai finalement été complètement déçu par la grosse pirouette scénaristique de la toute dernière page. Je me serais facilement passé de cette lecture si j'avais su...
Les Lecteurs
Le sentiment final est vraiment bof. Les lecteurs sont des gens comme vous et moi qui cherchent un livre dans les rayons, s'amusent ou s'ennuient de leur lecture ou de celle qui leur est faite. Encore une fois un exercice de la collection Mimolette qui malheureusement ne me séduit pas plus que ça. Par des planches toutes muettes où seuls quelques traits font paraître les éclats de voix des personnages, François Ayroles tente de décortiquer une population, lui-même étant lecteur mais également "producteur de lecture" si je puis dire. Il décortique les comportements observés, étonnamment souvent conflictuels, la lecture des uns dérangeant les autres. On le voit aussi en dédicace croquer les réactions étranges de ses visiteurs. Le dessin est simple, quelques traits sans décor, mais expressif car il délivre un message à lui-seul d'autant qu'il n'y a pas de texte. Pas déplaisant mais trop anecdotique et finalement peu drôle, cet ouvrage risque de ne pas plaire à la majorité de ses lecteurs.
Zhong Guo
Deuxième scénario que je lis de Yves H. Et deuxième grosse déception. Le scénariste, en multipliant les zones d'ombre de ses intrigues, tombe dans la facilité. En effet, et comme le dit très justement Ro, par ce procédé, il garde toute latitude pour imaginer un retournement de situation facile et peu convaincant. Et d'autant moins convaincant dans le cas présent que la soi-disant ressemblance entre deux personnages n'est pas du tout évidente, même lors de la relecture. De plus, je trouve les scénarios du fils peu adaptés au père. En effet, j'apprécie particulièrement Hermann pour la qualité de ses décors et de son bestiaire. Par contre, je trouve ses personnages masculins tout juste passables et ses personnages féminins trop fréquemment et tout simplement moches. Or, ce récit met surtout en avant des personnages et les décors, hormis quelques véhicules futuristes trop ovoïdes pour me convaincre, se résument à peau de chagrin (je ne suis pas du genre à m'enthousiasmer devant une porte à mi-chemin entre celle d'un coffre-fort et celle d'un sous-marin. J'ai toutefois mieux apprécié cet album que les « Liens de Sang », du fait d'une plus grande cohérence de l'ensemble, mais cela reste largement insuffisant pour me convaincre.
Fly Blues
Cette BD est limite inclassable. Les différents protagonistes jouent dans des registres différents surtout les mouches qui interviennent tout au long du récit. Alors que faire, se focaliser sur une partie en particulier ? Tout le récit s'articule autour d'un morceau de musique inspiré par une mouche. Je regrette la trop grande importance dans cette histoire de la bande de crétins sanglants et de leur trafic de vidéos trashs. C'est clairement hors de sujet par rapport au reste même si ils sont à l'origine du décès d'un personnage clé. Les interventions des mouches sont dur à suivre, je n'ai pas réussi à rentrer dans ce trip non plus. Il reste l'histoire de rencontres entre les personnes qui permettront l'enregistrement du morceau "Fly Blues". Le dessin parait bâclé sur beaucoup de cases si l'on se réfère à d'autres réussies. Les couleurs sont souvent trop flashies. Une déception globalement surtout de la part de Futuropolis qui a un catalogue excellent.
Anthologie American Splendor
J'avais quasiment détesté American Splendor - Un jour comme les autres que j'avais trouvé tellement ennuyeux que je ne comprenais vraiment pas ce qui avait pu pousser les éditions Panini à le publier. Mais j'avais lu ça et là que ce recueil de récits relativement récents, post-succès, n'avait rien à voir avec la vraie série originelle, American Splendor, qui était vraiment mieux et dont l'anthologie est désormais publiée par l'éditeur... Ça et là. Bien que très méfiant, j'ai fini par me laisser convaincre d'en acheter le premier tome... pour être déçu et réaliser qu'il s'agit vraiment de la même série, avec un ennui quasi similaire pour moi, avec pour seuls avantages que ces épisodes plus anciens reflètent une époque un peu plus intéressante et qu'il y pointe par-ci par-là un soupçon d'intérêt... mais vraiment maigre. Le dessin est lui aussi d'époque. Harvey Pekar s'était acoquiné avec Robert Crumb et d'autres auteurs underground. Ce sont eux, dans des styles assez proches les uns des autres, qui illustrent ses scénarios. On y sent un graphisme influencé par la vague underground américaine des années 60-70. Ce n'est pas moche mais je ne trouve pas ces dessins enthousiasmants. Les récits, quant à eux, n'abordent rien d'autre que le quotidien d'Harvey Pekar. Il se représente sans concession, comme ce qu'il appelle un artiste ouvrier, un homme qui se contente de petits boulots assez merdiques mais tranquilles pour assouvir ses intérêts pour l'écriture, les chroniques musicales ou politiques, et éventuellement la collection de disques de jazz. C'est un homme angoissé, perpétuellement nerveux, susceptible de céder à la colère, à l'égoïsme, analysant sans arrêt sa propre vie, suspicieux envers les comportements de ses proches, éternel insatisfait. Bref, c'est un homme qui m'apparait assez antipathique. Sa vie m'indiffère proprement. Il ne s'y passe rien, rien qui vaille la peine d'être raconté, à part pour les amoureux de quotidien banal et sans surprise. Rares sont les récits de cette anthologie qui ont soulevé un tant soit peu de curiosité à mes yeux. Il y a celui retraçant une petite portion de la vie de Robert Crumb et sa rencontre, ou encore celui sur l'extinction de voix de Harvey Pekar, qui m'ont un petit peu intéressé, et encore... Pour le reste, j'ai déjà quasiment tout oublié alors que je sors à peine de ma lecture. Difficile pour moi de comprendre le succès de cette série et encore moi ce qui a pu motiver son adaptation au cinéma.