Décor classique du Japon médiéval, avec samouraïs, vengeance, fille de riche marchand, prince et vieux fantômes comme dans les bons contes asiatiques.
Le tout étant présenté avec le dessin réaliste de J-Y Delitte, j'avoue avoir été séduit au premier abord.
Les décors sont très bien dessinés, offrant quelques superbes paysages nippons tout en ambiance. Les couleurs, quoiqu'un peu spéciales quand elles virent à l'orange et au bleu, s'accordent très bien avec ces passages. Malheureusement, le dessin des personnages est beaucoup plus inégal. Certains visages sont tout simplement laids ou ratés.
Et surtout, la narration graphique, associée à la mise en scène du scénariste, est très mauvaise. J'ai dû relire intégralement la première histoire avant d'y comprendre quoi que ce soit. Les suivantes sont plus claires mais la narration n'est pas fluide, peu agréable et elle empêche complètement l'atmosphère du récit de se poser, ce qui ne convient vraiment pas quand on parle de légendes asiatiques.
Quant au scénario de ces dernières, ils sont sans surprise et convenus.
C'est donc une BD que j'ai lu avec un désintérêt qui s'est malheureusement imposé dès la première histoire pour ne plus me lâcher par la suite.
Le Canada, quatre histoires à quatre âges de la vie... A chaque âge ses problèmes. Heureusement que du haut de leurs nuages, les anges veillent... Mais lorsqu'ils s'en mêlent, cela donne lieu à des situations pour le moins inattendues. Les anges sont un peu fripons sur les bords, ne le saviez-vous pas ?
L'auteur a voulu faire une bd muette un peu universelle pour nous montrer que nous sommes tous confrontés à des troubles affectifs et sentimentaux. Or plus l'âge avance, plus ils seront lourds à porter. Pourtant, il suffit quelques fois de presque rien. C'est là qu'interviennent nos petits chérubins malicieux.
On retrouvera avec plaisir le dessin si caractéristique de Jean-Louis Tripp plus connu pour son Magasin général avec Régis Loisel. J'ai bien aimé les deux premières histoires, notamment celle de la rencontre de deux dentiers métalliques repoussants. Après, cela se complique sérieusement pour se terminer dans une partouze de vieillards en folie au nom d'une sexualité épanouie. Pourquoi pas ? Mais avec moi, cela ne le fait pas trop malgré le ton léger de cette divine comédie un peu coquine.
Ruse est une belle bande dessinée quant à son objet : un format à l'italienne, des pages d'une rare qualité, des couleurs somptueuses et un dessin précis. Pour le reste, c'est du classique pur. Ne vous laissez pas abuser par le côté flashy !
On se lassera vite de ces histoires de détectives dans l'Angleterre victorienne mais dans un univers tout de même parallèle. Il ne suffit pas d'introduire une dose de glamour en remplaçant le Dr Watson par une charmante jeune femme éperdument amoureuse. L'ennui nous guette assez rapidement d'autant qu'on est assez vite agacé par le comportement d'une extrême froideur de Simon Archad, le plus grand détective du monde : rien que cela !
Par ailleurs, la disposition des cases rend la lecture particulièrement difficile. C'est bien de pousser l'audace mais pas au point de manquer de lisibilité. On passe du rationnel vers le fantastique en un éclair. Rien n'est véritablement amené de façon plus subtile et intelligente.
Cette série n'a pas été abandonnée pour rien !
Le cadre de cette cité lacustre dénuée de flore et de faune semblait intéressant au premier abord. Une véritable lecture culte pour des altermondialistes puisqu'elle met en scène une organisation rebelle écologiste. Il est question d'un désastre environnemental qu'avaient orchestré de riches industriels. A l'heure du sommet de Copenhague sur l'avenir de la planète, ces questions écologiques trouveront une résonnance assez particulière. En effet, l'auteur dénonce subtilement l'inertie des grandes puissances face aux enjeux environnementaux.
Les thèmes sont intéressants mais la mise en oeuvre de l'histoire est catastrophique. Notre bande de saltimbanques sont trop tarés, trop gaffeurs... trop pigeons ! Bref, cela tourne à la farce comique. Le récit est déjanté à souhait à la manière d'un film d'anticipation comme "Brazil" par exemple dont il s'inspire. L'hilarité est d'ailleurs assumée jusqu'au bout par son auteur. Moi, je pense qu'il est passé à côté de quelque chose. C'est peut-être au fond qu'une affaire de goût. Une lecture réellement bôf, bôf.
Un souffle d'air frais et un agréable moment de détente, voila les premières pensées qui me sont venues à la fin de ma lecture. Rien de bien compliqué dans cette histoire (et ça fait du bien parfois la simplicité), le frère Boulu (gourmand tout en rondeur et jovialité) qui a le don d'invoquer les saints, est enlevé par des émissaires du pape afin de sauver la chrétienté... tout un programme !
L'humour de certaines situations, le mauvais caractère de la Matago, le côté "je me la pète grave" de l'archange Saint-Michel et le côté ronchon de Saint-Georges sont assez savoureux.
En plus de l'aspect sympathique du scénario et des personnages, les dessins et les couleurs sont vraiment superbes, des visages au décor tout est fignolé.
Cette série part sur de bonne base, à suivre...
Mise à jour après lecture du tome 2 :
Et là... c'est le drame!
Sans aller jusque là, ce deuxième tome m'a tout de même déçu. Tout ce qui faisait le charme du premier tome semble en grande partie avoir disparu, l'humour tombe souvent à plat et le déroulement de l'histoire ne m'a jamais captivé, je me suis même ennuyé pour tout dire.
On était en droit d'espérer un développement des personnages, et bien...non.
En conséquence, je baisse ma note et je ne conseille plus l'achat. Déçu je vous dis...
C'est le nom de Jean Van Hamme en tant que scénariste sur certains des albums de cette série qui a attiré mon attention. Mais je trouve l'ensemble vraiment pas terrible.
Nous sommes dans le cadre de récits d'aventures modernes bien classiques, avec un pilote d'avion comme héros et des situations qui vont de l'implication dans des aventures un peu policières pleines d'actions à des rencontres étranges le tout dans des décors exotiques entre l'Australie et les îles du Pacifique. Rien de novateur ni de palpitant.
Le dessin semble singer un peu les grands noms du genre réaliste/aventure, tels Hermann ou Vance. Au premier coup d'oeil, ce n'est pas laid, mais le manque de maîtrise technique apparait bien vite dès que l'on y regarde de plus près ou lorsqu'il s'agit de présenter des scènes mouvementées.
Rien de passionnant à en dire si ce n'est que je n'ai pas accroché, trouvant le tout trop convenu et peu divertissant.
Je ferais juste une remarque sur l'histoire d'Elfaniel qui m'a amusé par sa similitude avec Alinoë de la série Thorgal du même scénariste et par l'abondance de noms empruntés au seigneur des Anneaux : est-ce que Van Hamme croyait dans les années 70 qu'il était le seul à avoir lu Tolkien ?
Rien à faire ! Selon moi, les textes de chanson ne se prêtent pas au format de la bande dessinée. Et ce « Téléphone illustré » ne déroge pas à la règle.
Et, même si les paroles de Téléphone sont très représentatives des sentiments de colère et de dépit d’une jeune génération qui croyait alors son horizon complètement bouché, les mettre en image ne fonctionne pas. Ces textes perdent toute leur hargne et une bonne part de leur acidité en même temps que leur support musical.
J’ai donc essayé de lire ces histoires en écoutant leur version musicale. Et là, je me suis rapidement rendu compte que j’écoutais Aubert, Bertignac et leurs deux comparses sans plus faire attention à la bande dessinée, ou presque.
Sauf exception (au singulier), aucune version graphique de ces titres ne m’a surpris. De plus, je connais bien le répertoire du groupe et aucune chanson ne m’était inconnue, ce qui est un désavantage.
Restent quelques dessinateurs inconnus pour retenir mon attention. Malheureusement, dans le cas présent, pas un ne m’a vraiment tapé dans l’œil.
Ennuyeux …
Seule, la partie biographie (chaque chanson est reliée à la carrière du groupe via un petit texte introductif) aura satisfait mes attentes, mais sans apporter d’éléments neufs à mes propres connaissances (pourtant plus proches de celles d’un amateur éclairé que de celles d’un fanatique). Cette « biographie anecdotique », comme j’ai tendance à la qualifier, et qui est présente sur tous les autres albums de la collection (sauf erreur de ma part, car j’avoue ne pas les avoir tous lus), constitue le seul point positif de la collection. J’en apprécie l’originalité et la légèreté. Mais sans un réel intérêt pour la partie bande dessinée, cet aspect isolé ne me permet pas d’accrocher à la collection.
L’ensemble demeure donc plus que moyen et aura du mal à se trouver un public.
Un très petit 2/5 ...
Beaucoup de blagues circulent (entre autre, sur le net) au sujet des fonctionnaires. Il suffisait donc de puiser dans ce vivier pour alimenter une série le temps de deux ou trois tomes. Ajoutez à cela tous les stéréotypes rattachés à la soi-disant fainéantise des dits fonctionnaires et les divers profils proposés par la série ne vous surprendront absolument pas. Mais, au delà de ces deux, trois premiers volumes, le risque de devoir nous servir des blagues éculées ou d’une qualité plus que moyenne devient très élevé.
La série « les Fonctionnaires » en est à son … dixième tome.
Alors, oui, j’ai bien apprécié les premiers tomes, même s’ils n’avaient rien d’exceptionnel. Mais, passé le tome 4, j’avoue être arrivé à saturation. Les auteurs ont, selon moi, épuisé le sujet et feraient mieux de passer à autre chose.
En ce qui concerne les premiers épisodes, et malgré leur côté très « cliché », j’ai vraiment bien aimé certains gags. Les planches sont souvent bien construites et les dialogues font montre du minimum de bagout nécessaire. Le trait de M’Duc n’a rien d’exceptionnel, mais il convient à ce genre de série humoristique. Malheureusement, comme trop souvent, les décors sont trop peu soignés et n’offrent pas de gags d’arrière-plan, si appréciables en cas de relecture. L’ensemble m’inspire plus d’un sourire mais ne parvient qu’exceptionnellement à me faire rire.
Sympathique, à ses débuts.
Lassant, depuis longtemps.
Bof, quoi, mais lecture des premiers tomes conseillée pour les amateurs du genre (et fonctionnaires, de préférence).
Les amateurs de Jim ne risquent pas d’être surpris par ce recueil. En effet, l’artiste ne change pas sa recette et nous sert donc une volée de gags dont chaque décrit un cas particulier de fête foireuse.
Les situations représentées pourront rappeler des souvenirs à certains d’entre vous. Etant un enfant sage et un adulte responsable, je ne me suis que très rarement reconnu … bon, ça va, je déconne. Certaines situations sont effectivement bien tapées et certains profils ne peuvent que réveiller quelques souvenirs.
Ceci dit, cet opus est loin de figurer parmi mes préférés de Jim. En cause : des caricatures sans réelle créativité et des dialogues faiblards. Je crains qu’à force de sortir des albums toujours calibrés sur le même schéma, l’artiste ait fini par épuiser le filon. Je sais trop à quoi m’attendre et l’effet de surprise ne joue plus en sa faveur. De plus, le thème des fêtes foireuses n’est pas de nature à m’emballer, de prime abord. Son univers, trop spécifique, ne laisse pas beaucoup de liberté aux artistes, et la série tourne rapidement en rond. Enfin, ses dialogues, qui initialement m’amusaient par leur côté impulsif, excessif, speedé et d’jeuns, finissent par me lasser et me laissent maintenant trop souvent de marbre.
Graphiquement parlant : pas de surprise non plus. Le style demeure dynamique, expressif à l’outrance et coloré pareil. C’est très chouette à faible dose, mais saoulant à force …
Bof, donc. Emprunt conseillé pour les fêtards, mais je ne recommanderai certainement pas l’achat.
Après la lecture du premier tome.
Encore une erreur de casting...
Cette BD s'adresse visiblement plus aux femmes citadines.
Je n'ai que trop rarement souri avec ces strips.
Le dessin est simple et coloré. Il est constant avec ses codes graphiques très informatisés.
Je doute du réel potentiel de "Joséphine" qui manque cruellement d'humour.
Il faudra donc ressembler à l'héroïne pour réagir et apprécier.
J'ai failli mettre un 1/5 mais il y a bien pire que cette BD qui ne me convient pas simplement.
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Onna
Décor classique du Japon médiéval, avec samouraïs, vengeance, fille de riche marchand, prince et vieux fantômes comme dans les bons contes asiatiques. Le tout étant présenté avec le dessin réaliste de J-Y Delitte, j'avoue avoir été séduit au premier abord. Les décors sont très bien dessinés, offrant quelques superbes paysages nippons tout en ambiance. Les couleurs, quoiqu'un peu spéciales quand elles virent à l'orange et au bleu, s'accordent très bien avec ces passages. Malheureusement, le dessin des personnages est beaucoup plus inégal. Certains visages sont tout simplement laids ou ratés. Et surtout, la narration graphique, associée à la mise en scène du scénariste, est très mauvaise. J'ai dû relire intégralement la première histoire avant d'y comprendre quoi que ce soit. Les suivantes sont plus claires mais la narration n'est pas fluide, peu agréable et elle empêche complètement l'atmosphère du récit de se poser, ce qui ne convient vraiment pas quand on parle de légendes asiatiques. Quant au scénario de ces dernières, ils sont sans surprise et convenus. C'est donc une BD que j'ai lu avec un désintérêt qui s'est malheureusement imposé dès la première histoire pour ne plus me lâcher par la suite.
Paroles d'anges
Le Canada, quatre histoires à quatre âges de la vie... A chaque âge ses problèmes. Heureusement que du haut de leurs nuages, les anges veillent... Mais lorsqu'ils s'en mêlent, cela donne lieu à des situations pour le moins inattendues. Les anges sont un peu fripons sur les bords, ne le saviez-vous pas ? L'auteur a voulu faire une bd muette un peu universelle pour nous montrer que nous sommes tous confrontés à des troubles affectifs et sentimentaux. Or plus l'âge avance, plus ils seront lourds à porter. Pourtant, il suffit quelques fois de presque rien. C'est là qu'interviennent nos petits chérubins malicieux. On retrouvera avec plaisir le dessin si caractéristique de Jean-Louis Tripp plus connu pour son Magasin général avec Régis Loisel. J'ai bien aimé les deux premières histoires, notamment celle de la rencontre de deux dentiers métalliques repoussants. Après, cela se complique sérieusement pour se terminer dans une partouze de vieillards en folie au nom d'une sexualité épanouie. Pourquoi pas ? Mais avec moi, cela ne le fait pas trop malgré le ton léger de cette divine comédie un peu coquine.
Ruse
Ruse est une belle bande dessinée quant à son objet : un format à l'italienne, des pages d'une rare qualité, des couleurs somptueuses et un dessin précis. Pour le reste, c'est du classique pur. Ne vous laissez pas abuser par le côté flashy ! On se lassera vite de ces histoires de détectives dans l'Angleterre victorienne mais dans un univers tout de même parallèle. Il ne suffit pas d'introduire une dose de glamour en remplaçant le Dr Watson par une charmante jeune femme éperdument amoureuse. L'ennui nous guette assez rapidement d'autant qu'on est assez vite agacé par le comportement d'une extrême froideur de Simon Archad, le plus grand détective du monde : rien que cela ! Par ailleurs, la disposition des cases rend la lecture particulièrement difficile. C'est bien de pousser l'audace mais pas au point de manquer de lisibilité. On passe du rationnel vers le fantastique en un éclair. Rien n'est véritablement amené de façon plus subtile et intelligente. Cette série n'a pas été abandonnée pour rien !
Pigeons Verts
Le cadre de cette cité lacustre dénuée de flore et de faune semblait intéressant au premier abord. Une véritable lecture culte pour des altermondialistes puisqu'elle met en scène une organisation rebelle écologiste. Il est question d'un désastre environnemental qu'avaient orchestré de riches industriels. A l'heure du sommet de Copenhague sur l'avenir de la planète, ces questions écologiques trouveront une résonnance assez particulière. En effet, l'auteur dénonce subtilement l'inertie des grandes puissances face aux enjeux environnementaux. Les thèmes sont intéressants mais la mise en oeuvre de l'histoire est catastrophique. Notre bande de saltimbanques sont trop tarés, trop gaffeurs... trop pigeons ! Bref, cela tourne à la farce comique. Le récit est déjanté à souhait à la manière d'un film d'anticipation comme "Brazil" par exemple dont il s'inspire. L'hilarité est d'ailleurs assumée jusqu'au bout par son auteur. Moi, je pense qu'il est passé à côté de quelque chose. C'est peut-être au fond qu'une affaire de goût. Une lecture réellement bôf, bôf.
La Légende Dorée
Un souffle d'air frais et un agréable moment de détente, voila les premières pensées qui me sont venues à la fin de ma lecture. Rien de bien compliqué dans cette histoire (et ça fait du bien parfois la simplicité), le frère Boulu (gourmand tout en rondeur et jovialité) qui a le don d'invoquer les saints, est enlevé par des émissaires du pape afin de sauver la chrétienté... tout un programme ! L'humour de certaines situations, le mauvais caractère de la Matago, le côté "je me la pète grave" de l'archange Saint-Michel et le côté ronchon de Saint-Georges sont assez savoureux. En plus de l'aspect sympathique du scénario et des personnages, les dessins et les couleurs sont vraiment superbes, des visages au décor tout est fignolé. Cette série part sur de bonne base, à suivre... Mise à jour après lecture du tome 2 : Et là... c'est le drame! Sans aller jusque là, ce deuxième tome m'a tout de même déçu. Tout ce qui faisait le charme du premier tome semble en grande partie avoir disparu, l'humour tombe souvent à plat et le déroulement de l'histoire ne m'a jamais captivé, je me suis même ennuyé pour tout dire. On était en droit d'espérer un développement des personnages, et bien...non. En conséquence, je baisse ma note et je ne conseille plus l'achat. Déçu je vous dis...
Michaël Logan
C'est le nom de Jean Van Hamme en tant que scénariste sur certains des albums de cette série qui a attiré mon attention. Mais je trouve l'ensemble vraiment pas terrible. Nous sommes dans le cadre de récits d'aventures modernes bien classiques, avec un pilote d'avion comme héros et des situations qui vont de l'implication dans des aventures un peu policières pleines d'actions à des rencontres étranges le tout dans des décors exotiques entre l'Australie et les îles du Pacifique. Rien de novateur ni de palpitant. Le dessin semble singer un peu les grands noms du genre réaliste/aventure, tels Hermann ou Vance. Au premier coup d'oeil, ce n'est pas laid, mais le manque de maîtrise technique apparait bien vite dès que l'on y regarde de plus près ou lorsqu'il s'agit de présenter des scènes mouvementées. Rien de passionnant à en dire si ce n'est que je n'ai pas accroché, trouvant le tout trop convenu et peu divertissant. Je ferais juste une remarque sur l'histoire d'Elfaniel qui m'a amusé par sa similitude avec Alinoë de la série Thorgal du même scénariste et par l'abondance de noms empruntés au seigneur des Anneaux : est-ce que Van Hamme croyait dans les années 70 qu'il était le seul à avoir lu Tolkien ?
Chansons de Téléphone en bandes dessinées
Rien à faire ! Selon moi, les textes de chanson ne se prêtent pas au format de la bande dessinée. Et ce « Téléphone illustré » ne déroge pas à la règle. Et, même si les paroles de Téléphone sont très représentatives des sentiments de colère et de dépit d’une jeune génération qui croyait alors son horizon complètement bouché, les mettre en image ne fonctionne pas. Ces textes perdent toute leur hargne et une bonne part de leur acidité en même temps que leur support musical. J’ai donc essayé de lire ces histoires en écoutant leur version musicale. Et là, je me suis rapidement rendu compte que j’écoutais Aubert, Bertignac et leurs deux comparses sans plus faire attention à la bande dessinée, ou presque. Sauf exception (au singulier), aucune version graphique de ces titres ne m’a surpris. De plus, je connais bien le répertoire du groupe et aucune chanson ne m’était inconnue, ce qui est un désavantage. Restent quelques dessinateurs inconnus pour retenir mon attention. Malheureusement, dans le cas présent, pas un ne m’a vraiment tapé dans l’œil. Ennuyeux … Seule, la partie biographie (chaque chanson est reliée à la carrière du groupe via un petit texte introductif) aura satisfait mes attentes, mais sans apporter d’éléments neufs à mes propres connaissances (pourtant plus proches de celles d’un amateur éclairé que de celles d’un fanatique). Cette « biographie anecdotique », comme j’ai tendance à la qualifier, et qui est présente sur tous les autres albums de la collection (sauf erreur de ma part, car j’avoue ne pas les avoir tous lus), constitue le seul point positif de la collection. J’en apprécie l’originalité et la légèreté. Mais sans un réel intérêt pour la partie bande dessinée, cet aspect isolé ne me permet pas d’accrocher à la collection. L’ensemble demeure donc plus que moyen et aura du mal à se trouver un public. Un très petit 2/5 ...
Les Fonctionnaires
Beaucoup de blagues circulent (entre autre, sur le net) au sujet des fonctionnaires. Il suffisait donc de puiser dans ce vivier pour alimenter une série le temps de deux ou trois tomes. Ajoutez à cela tous les stéréotypes rattachés à la soi-disant fainéantise des dits fonctionnaires et les divers profils proposés par la série ne vous surprendront absolument pas. Mais, au delà de ces deux, trois premiers volumes, le risque de devoir nous servir des blagues éculées ou d’une qualité plus que moyenne devient très élevé. La série « les Fonctionnaires » en est à son … dixième tome. Alors, oui, j’ai bien apprécié les premiers tomes, même s’ils n’avaient rien d’exceptionnel. Mais, passé le tome 4, j’avoue être arrivé à saturation. Les auteurs ont, selon moi, épuisé le sujet et feraient mieux de passer à autre chose. En ce qui concerne les premiers épisodes, et malgré leur côté très « cliché », j’ai vraiment bien aimé certains gags. Les planches sont souvent bien construites et les dialogues font montre du minimum de bagout nécessaire. Le trait de M’Duc n’a rien d’exceptionnel, mais il convient à ce genre de série humoristique. Malheureusement, comme trop souvent, les décors sont trop peu soignés et n’offrent pas de gags d’arrière-plan, si appréciables en cas de relecture. L’ensemble m’inspire plus d’un sourire mais ne parvient qu’exceptionnellement à me faire rire. Sympathique, à ses débuts. Lassant, depuis longtemps. Bof, quoi, mais lecture des premiers tomes conseillée pour les amateurs du genre (et fonctionnaires, de préférence).
Nos pires fêtes foireuses
Les amateurs de Jim ne risquent pas d’être surpris par ce recueil. En effet, l’artiste ne change pas sa recette et nous sert donc une volée de gags dont chaque décrit un cas particulier de fête foireuse. Les situations représentées pourront rappeler des souvenirs à certains d’entre vous. Etant un enfant sage et un adulte responsable, je ne me suis que très rarement reconnu … bon, ça va, je déconne. Certaines situations sont effectivement bien tapées et certains profils ne peuvent que réveiller quelques souvenirs. Ceci dit, cet opus est loin de figurer parmi mes préférés de Jim. En cause : des caricatures sans réelle créativité et des dialogues faiblards. Je crains qu’à force de sortir des albums toujours calibrés sur le même schéma, l’artiste ait fini par épuiser le filon. Je sais trop à quoi m’attendre et l’effet de surprise ne joue plus en sa faveur. De plus, le thème des fêtes foireuses n’est pas de nature à m’emballer, de prime abord. Son univers, trop spécifique, ne laisse pas beaucoup de liberté aux artistes, et la série tourne rapidement en rond. Enfin, ses dialogues, qui initialement m’amusaient par leur côté impulsif, excessif, speedé et d’jeuns, finissent par me lasser et me laissent maintenant trop souvent de marbre. Graphiquement parlant : pas de surprise non plus. Le style demeure dynamique, expressif à l’outrance et coloré pareil. C’est très chouette à faible dose, mais saoulant à force … Bof, donc. Emprunt conseillé pour les fêtards, mais je ne recommanderai certainement pas l’achat.
Joséphine
Après la lecture du premier tome. Encore une erreur de casting... Cette BD s'adresse visiblement plus aux femmes citadines. Je n'ai que trop rarement souri avec ces strips. Le dessin est simple et coloré. Il est constant avec ses codes graphiques très informatisés. Je doute du réel potentiel de "Joséphine" qui manque cruellement d'humour. Il faudra donc ressembler à l'héroïne pour réagir et apprécier. J'ai failli mettre un 1/5 mais il y a bien pire que cette BD qui ne me convient pas simplement.