Etrange cette BD, mais pas tant par son histoire que par son traitement graphique.
En effet le dessin de Gabriel Schemoul est difficile à s'approprier, il paraîtra même "brouillon" pour ceux qui manquent d'inspiration pour le décrire. L'influence de Joann Sfar est évidente, mais l'auteur -qui est encore très jeune- semble chercher son style dans les premières pages de l'album. Il navigue même entre plusieurs influences, j'ai même cru que c'était Nancy Peña elle-même qui en avait dessiné une ou deux tout en modifiant son propre style si caractéristique. Mais Schemoul se "fixe" dans une veine sfarienne par la suite, un style maladif, qui manque de constance. Certaines scènes en deviennent difficiles à lire ou à décoder, et c'est dommage, car l'histoire ne manquait pas d'intérêt...
La parallèle entre les marins partis au loin, coincés par la banquise, et leurs femmes restées à la maison. Avez-vous remarqué la métaphore avec l'histoire d'Ulysse ? La vie sur un bateau est évoquée de façon fine, c'est assez intéressant. Il y a également cette histoire de défenses de mammouths, une légende indienne qui aurait pu être passionnante si elle avait été traitée sous un autre angle ; ici elle perd de son intérêt, il manque des éléments je trouve...
Au final, un album qui aurait gagné à être dessiné par un autre, voire par Nancy Peña elle-même, et dont le sujet aurait pu être mieux traité. Un petit raté.
Note approximative : 2.5/5
J'ai un avis plutôt mitigé sur la série.
Commençons par le dessin : certaines cases sont extrêmement belles, et d'autres réellement moches et font assez ''amateur''. De plus certains personnages ont un visage assez "changeant" et l'encrage passe du fin au gras. Ce qui est assez déroutant à la lecture et c'est d'autant plus bizarre quand on sait que le dessinateur (Chao Peng) a déjà fait plus de 300 albums O_O.
De plus j'apprécie moyennement la colorisation trop informatique.
Ensuite le scénario : après une looooongue intro de 3 tomes (finalement pas si longue que ça vu qu’un tome fait 32 pages), très peu de péripéties et une fin prévisible et beaucoup trop rapide, on s’ennuie un peu.
Mieux exploitée cela aurait fait une histoire bien sympa et beaucoup plus poétique, mais là, avec toutes ces questions existentielles c’est vraiment trop creux et ennuyeux.
J’attends le second cycle.
Encore un manga de Clamp que je trouve mauvais ! Je me demande si je me suis lassé de leur style.... Ce manga ne m'a pas du tout captivé. L'histoire n'est pas complètement inintéressante, mais elle est gâchée par les deux héros qui sont vraiment des têtes à claques.
L'humour ne m'a pas fait rire et m'a semblé très stéréotypé (par exemple, le héros agit à quelques moments comme un pervers et l'héroïne est choquée et le frappe). Parfois, ça me fait rire, mais ici c'est très mal emmené. J'ai trouvé parfois que le rythme était trop rapide et j'avais l'impression de lire une œuvre de jeunesse. Est-ce le cas ?
Pas grand-chose à dire sur cette mini bd au prix maxi.
Avec un prix de 15 euros pour 14 strips (de trois cases chacun), le prix est costaud.
Vous l’aurez compris, cette édition en format à l’italienne est destinée exclusivement aux inconditionnels de Crisse atteints de collectionite aigüe. Et j’espère pour l’éditeur qu’ils sont au moins 444 (pour pouvoir écouler le nombre d’exemplaires édités). Ghost Town, c’est de l’humour un peu trash (mais pas trop) où des zombies cowboy s’en donnent à cœur joie dans une ville fantôme. Bien que peu nombreux, les gags sont répétitifs ou éculés. Bref, on se fend peu la poire, contrairement aux zombies qui se font exploser la tête à coup de pétoire.
En bonus, les exemplaires sont numérotés et signés par l’auteur. Avis aux spéculateurs...
Bof.
Je reste sur ma faim. Pas difficile vu que cette série a été abandonnée. Mais c’est surtout le côté confus de l’histoire qui m’a rebuté le plus.
Je pensais être dans un univers proche d’Aquablue avec une peuplade vivant sur des îles au milieu de nulle part. Un gros nounours marin en guise d’animal fantastique et Odyss, un jeune homme blond, la copie conforme de Nao. Sauf que la comparaison s’arrête là. Mes certitudes ont été ébranlées lorsque j'ai découvert avec stupéfaction qu’Odyss est une fille qui n’a pas développé de poitrine (d’où ma confusion avec Nao, sorry). Elle est anticonformiste et éprise de libertés. Avec un papa chef de tribu et gourou qui s’invente un dieu pour rassembler son peuple et veut la marier, Odyss se rebelle. Alors, elle décide de braver les tabous en se rendant sur l’île interdite avec la complicité de patte-folle. Elle y rencontrera un fou-du-roi venu d’ailleurs. Voila pour le décor.
J’ai vraiment eu du mal à m’intéresser à cette histoire qui accumule une succession de faits anodins ou étranges sans avoir davantage d’explications. C’est long et ennuyant. Le dessin est correct sans être transcendant. Il accuse le poids des ans (bien que cette bd ne soit pas si vieille).
Bref, encore une bd qui va partir dans les bacs à occaz...
J'ai été bien déçue par ce diptyque qui aurait pu être une réussite.
Il donne sa version de la réponse à la question posée par JJ.Goldman dans sa chanson : "Et si j'étais né en 17 à Leidenstadt sur les ruines d'un champ de bataille, aurais-je été meilleur ou pire que ces gens si j'avais été allemand ?"
Il aurait pu répondre en un seul mot (!! attention mesdames et messieurs qui voudriez lire la BD en gardant un peu de suspens, ne lisez pas le mot suivant !!!) : non.
Les résistants français étaient très très gentils et courageux. Les SS des personnes très méchantes et dépourvues de sentiment. Un peu trop manichéen à mon goût...
L'histoire est trop simple à mes yeux, elle aurait sans doute été plus intéressante, car les personnages plus complexes, si les tomes avaient été plus longs. Quoique, j'ai déjà bien assez subi la lecture de ces 2 BD...
Je rejoints complètement les 2 posteurs précédents en ce qui concerne le fait que les 2 histoires essaient de coïncider à certains moments, et que les personnages principaux se retrouvent comme par magie en plein Paris... un peu lourd.
Au final, si vous cherchez à lire une bonne histoire sur la seconde guerre mondiale, je ne pourrais que vous conseiller d'en lire une autre, comme Amours fragiles.
Techniquement, il n'y a que peu de reproches à faire à cette BD. Le souci, c'est que son récit est complètement déjà-vu et sans surprise, au point de s'ennuyer à sa lecture.
Structuré en chapitres d'une dizaine de pages chacun, Solitaire est un récit post-apocalyptique dans la veine la plus classique du genre. Un pays ravagé par un conflit nucléaire, des paysages désertiques, quelques restes de technologie notamment évidemment les armes à feu, des mutants, des héros qui vagabondent sans véritable but, une petite communauté de méchants dirigée par un chef tyrannique et violent, et la belle héroïne qui va devenir l'ennemie attitrée du méchant dans une course-poursuite vengeresse. Autre détail, l'héroïne, belle et sachant user de son charme, a pris sous son aile un adolescent handicapé qui l'accompagne dans son petit véhicule motorisé, ce qui n'est pas pratique pour évoluer dans un territoire dévasté.
Le dessin de Marvano est réaliste et un peu old-school, façon récits d'aventure du journal de Tintin des années 70-80. Il ne sort pas du lot mais il n'est pas moche.
Le récit non plus n'est pas foncièrement mauvais. La narration est assez fluide, les intrigues suffisamment réalistes pour tenir la route malgré quelques facilités comme le classique coup du mutant doué de pouvoirs surnaturels.
Mais c'est tellement déjà-vu... Jeremiah, Neige, Simon du fleuve, Hombre, etc, etc... Ils sont tellement nombreux les récits qui racontent exactement la même chose en y apportant des idées nettement plus originales et captivantes. Solitaire évolue dans le fond du peloton de ces oeuvres, loin des coureurs de tête auquel il emprunte trop d'éléments. Si encore les personnages étaient charismatiques, mais ce n'est pas le cas.
Tant et si bien que je me suis un peu ennuyé à la lecture de cet album...
Oh la jolie oeuvre que voici ! Entièrement dédiée aux étrons avec comme héroïnes toutes les mouches à merde qui nous ennuient tant dès que les beaux jours reviennent !
Mais étant donné que nous sommes actuellement en plein hiver et qu'il faut encore patienter avant de retrouver le plaisir de ces petits insectes qui nous pourrissent tant la vie, il faudra se contenter de l'oeuvre de Bebb (Bertrand ?) qui annonce la couleur dès la couverture en ciblant son lectorat "Vous faites caca ? Vous allez aimer".
Donc il n'y a guère tromperie sur la marchandise, amateurs de bon goût, tournez la page... et quant aux autres courageux, je ne sais pas si vous allez aimer mais en tous cas vous allez être servis....
Entre strips de 3 cases, d'une page voire d'une case, Bebb nous promène aux pays des réjouissances de toutes les matières fécales, objets de grande convoitise de nos amies les mouches. Je me suis souvent pris à me dire que c'était osé, parfois drôle, parfois consternant mais assez percutant sur un sujet aussi casse-gueule. Après il est certain que cela ne plaira pas à grand monde mais comme le soulignait Miranda, on passe 10 minutes somme toutes assez agréables et l'auteur ne manque pas d'inspiration pour nous arracher de notre quotidien de merde (pour reprendre également son phrasé :) ).
A retenir également la petite phrase pince-sans-rire de Moucheline qui revient comme un leitmotiv sur les agréables recettes dont elle nous fait la bonté de les détailler ;)
Par contre ce qui me rebute davantage que les relents d'excréments distillés par ces pages, c'est le dessin quelconque de l'auteur. Gageons que si suite il y a, son dessin s'améliore tout en faisant encore mouche ! Pour moi, le tour de la question est fait et je m'en tiendrai à ce seul tome mais j'en encourage néanmoins la lecture ! Sur ce, bon prout ! ;)
Après un début accrocheur pendant 3-4 pages, on se retrouve avec un scénario qui fout le camp. Tout est inconsistant. L'histoire peut se résumer en une ligne: "beaucoup de personnes recherchent un indien (au nom ridicule d'ailleurs) pour diverses motivations". De ces personnages, on n'en saura pas grand chose, ou du moins pas grand chose d'intéressant. L'aspect psychologique est réduit à peau de chagrin et les dialogues sont insipides.
Après une longue traversée du désert, l'auteur nous assène une fin pseudo philosophique très très pompeuse. Conclusion facile après une histoire au ras des pâquerettes.
Quant au dessin, sans être mauvais il n'a rien de transcendant, et reconnaitre ne serait-ce que le genre de la personne relève du hasard.
Au final, une histoire inexistante, des personnages inutiles et un dessin moyen. Passez votre chemin pour ne pas finir plumé.
Encore une série du très prolifique Istin qui rejoint la collection Celtic de Soleil. Elle est directement reliée à la saga Merlin et se déroule chronologiquement juste après. Istin se propose de nous raconter la manière dont Merlin procurera la fameuse épée magique - qui pour l'instant n'a pas de nom - au futur roi de Bretagne.
Je ne sais pas si cette tranche d'histoire fait réellement partie de la geste arthurienne, et je trouve intéressant de traiter cette partie de la légende.
Le destin de Demare est très plaisant à regarder et je trouve les couleurs assez réussies. Le premier tome faisait preuve d'originalité mais comme il expliqué dans l'avis précédent on bascule assez vite dans une histoire qui a des ressemblances troublantes avec le Seigneur des anneaux de JJR Tolkien.
Je veux bien que l'œuvre de Tolkien soit une référence dans le monde de la Fantasy et qu'elle inspirée de nombreux auteurs tant l'univers est riche et varié mais je trouve qu'il y a ici trop de points communs.
Entre une bataille qui rappelle trop la bataille du gouffre de Helm, une ville elfique qui ressemble étrangement à Fondcombe, une tour qui ne peut que rappeler la tour d'Isengard, une copie de Saroumane, un enchanteur et sa monture dignes sosies de Gandalf et Grispoil, un démon qui rappelle le Balrog (avec la fameuse scène de la chute si si ...), bref trop de points communs qui gâchent la saveur du récit (et je n'ai pas tout listé).
Je préfère naïvement considérer cela comme un hommage à l'auteur, d'autres Tolkiennistes plus intégristes pourraient fort hurler au plagiat.
J'attends donc impatiemment le tome 4 en espérant qu'il fera preuve de nettement plus d'imagination. Je pense même qu'une énième reprise d'une scène du Seigneur des anneaux pourrait définitivement me faire regretter l'achat de cette série.
Cette série pourrait plaire à ceux qui ne connaissent pas déjà l'univers de Tolkien, pour ma part je trouve un manque cruel d'imagination.
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Mamohtobo
Etrange cette BD, mais pas tant par son histoire que par son traitement graphique. En effet le dessin de Gabriel Schemoul est difficile à s'approprier, il paraîtra même "brouillon" pour ceux qui manquent d'inspiration pour le décrire. L'influence de Joann Sfar est évidente, mais l'auteur -qui est encore très jeune- semble chercher son style dans les premières pages de l'album. Il navigue même entre plusieurs influences, j'ai même cru que c'était Nancy Peña elle-même qui en avait dessiné une ou deux tout en modifiant son propre style si caractéristique. Mais Schemoul se "fixe" dans une veine sfarienne par la suite, un style maladif, qui manque de constance. Certaines scènes en deviennent difficiles à lire ou à décoder, et c'est dommage, car l'histoire ne manquait pas d'intérêt... La parallèle entre les marins partis au loin, coincés par la banquise, et leurs femmes restées à la maison. Avez-vous remarqué la métaphore avec l'histoire d'Ulysse ? La vie sur un bateau est évoquée de façon fine, c'est assez intéressant. Il y a également cette histoire de défenses de mammouths, une légende indienne qui aurait pu être passionnante si elle avait été traitée sous un autre angle ; ici elle perd de son intérêt, il manque des éléments je trouve... Au final, un album qui aurait gagné à être dessiné par un autre, voire par Nancy Peña elle-même, et dont le sujet aurait pu être mieux traité. Un petit raté.
Un monde idéal
Note approximative : 2.5/5 J'ai un avis plutôt mitigé sur la série. Commençons par le dessin : certaines cases sont extrêmement belles, et d'autres réellement moches et font assez ''amateur''. De plus certains personnages ont un visage assez "changeant" et l'encrage passe du fin au gras. Ce qui est assez déroutant à la lecture et c'est d'autant plus bizarre quand on sait que le dessinateur (Chao Peng) a déjà fait plus de 300 albums O_O. De plus j'apprécie moyennement la colorisation trop informatique. Ensuite le scénario : après une looooongue intro de 3 tomes (finalement pas si longue que ça vu qu’un tome fait 32 pages), très peu de péripéties et une fin prévisible et beaucoup trop rapide, on s’ennuie un peu. Mieux exploitée cela aurait fait une histoire bien sympa et beaucoup plus poétique, mais là, avec toutes ces questions existentielles c’est vraiment trop creux et ennuyeux. J’attends le second cycle.
Shin Shunkaden
Encore un manga de Clamp que je trouve mauvais ! Je me demande si je me suis lassé de leur style.... Ce manga ne m'a pas du tout captivé. L'histoire n'est pas complètement inintéressante, mais elle est gâchée par les deux héros qui sont vraiment des têtes à claques. L'humour ne m'a pas fait rire et m'a semblé très stéréotypé (par exemple, le héros agit à quelques moments comme un pervers et l'héroïne est choquée et le frappe). Parfois, ça me fait rire, mais ici c'est très mal emmené. J'ai trouvé parfois que le rythme était trop rapide et j'avais l'impression de lire une œuvre de jeunesse. Est-ce le cas ?
Ghost Town
Pas grand-chose à dire sur cette mini bd au prix maxi. Avec un prix de 15 euros pour 14 strips (de trois cases chacun), le prix est costaud. Vous l’aurez compris, cette édition en format à l’italienne est destinée exclusivement aux inconditionnels de Crisse atteints de collectionite aigüe. Et j’espère pour l’éditeur qu’ils sont au moins 444 (pour pouvoir écouler le nombre d’exemplaires édités). Ghost Town, c’est de l’humour un peu trash (mais pas trop) où des zombies cowboy s’en donnent à cœur joie dans une ville fantôme. Bien que peu nombreux, les gags sont répétitifs ou éculés. Bref, on se fend peu la poire, contrairement aux zombies qui se font exploser la tête à coup de pétoire. En bonus, les exemplaires sont numérotés et signés par l’auteur. Avis aux spéculateurs...
Odyss
Bof. Je reste sur ma faim. Pas difficile vu que cette série a été abandonnée. Mais c’est surtout le côté confus de l’histoire qui m’a rebuté le plus. Je pensais être dans un univers proche d’Aquablue avec une peuplade vivant sur des îles au milieu de nulle part. Un gros nounours marin en guise d’animal fantastique et Odyss, un jeune homme blond, la copie conforme de Nao. Sauf que la comparaison s’arrête là. Mes certitudes ont été ébranlées lorsque j'ai découvert avec stupéfaction qu’Odyss est une fille qui n’a pas développé de poitrine (d’où ma confusion avec Nao, sorry). Elle est anticonformiste et éprise de libertés. Avec un papa chef de tribu et gourou qui s’invente un dieu pour rassembler son peuple et veut la marier, Odyss se rebelle. Alors, elle décide de braver les tabous en se rendant sur l’île interdite avec la complicité de patte-folle. Elle y rencontrera un fou-du-roi venu d’ailleurs. Voila pour le décor. J’ai vraiment eu du mal à m’intéresser à cette histoire qui accumule une succession de faits anodins ou étranges sans avoir davantage d’explications. C’est long et ennuyant. Le dessin est correct sans être transcendant. Il accuse le poids des ans (bien que cette bd ne soit pas si vieille). Bref, encore une bd qui va partir dans les bacs à occaz...
L'Alternative
J'ai été bien déçue par ce diptyque qui aurait pu être une réussite. Il donne sa version de la réponse à la question posée par JJ.Goldman dans sa chanson : "Et si j'étais né en 17 à Leidenstadt sur les ruines d'un champ de bataille, aurais-je été meilleur ou pire que ces gens si j'avais été allemand ?" Il aurait pu répondre en un seul mot (!! attention mesdames et messieurs qui voudriez lire la BD en gardant un peu de suspens, ne lisez pas le mot suivant !!!) : non. Les résistants français étaient très très gentils et courageux. Les SS des personnes très méchantes et dépourvues de sentiment. Un peu trop manichéen à mon goût... L'histoire est trop simple à mes yeux, elle aurait sans doute été plus intéressante, car les personnages plus complexes, si les tomes avaient été plus longs. Quoique, j'ai déjà bien assez subi la lecture de ces 2 BD... Je rejoints complètement les 2 posteurs précédents en ce qui concerne le fait que les 2 histoires essaient de coïncider à certains moments, et que les personnages principaux se retrouvent comme par magie en plein Paris... un peu lourd. Au final, si vous cherchez à lire une bonne histoire sur la seconde guerre mondiale, je ne pourrais que vous conseiller d'en lire une autre, comme Amours fragiles.
Solitaire
Techniquement, il n'y a que peu de reproches à faire à cette BD. Le souci, c'est que son récit est complètement déjà-vu et sans surprise, au point de s'ennuyer à sa lecture. Structuré en chapitres d'une dizaine de pages chacun, Solitaire est un récit post-apocalyptique dans la veine la plus classique du genre. Un pays ravagé par un conflit nucléaire, des paysages désertiques, quelques restes de technologie notamment évidemment les armes à feu, des mutants, des héros qui vagabondent sans véritable but, une petite communauté de méchants dirigée par un chef tyrannique et violent, et la belle héroïne qui va devenir l'ennemie attitrée du méchant dans une course-poursuite vengeresse. Autre détail, l'héroïne, belle et sachant user de son charme, a pris sous son aile un adolescent handicapé qui l'accompagne dans son petit véhicule motorisé, ce qui n'est pas pratique pour évoluer dans un territoire dévasté. Le dessin de Marvano est réaliste et un peu old-school, façon récits d'aventure du journal de Tintin des années 70-80. Il ne sort pas du lot mais il n'est pas moche. Le récit non plus n'est pas foncièrement mauvais. La narration est assez fluide, les intrigues suffisamment réalistes pour tenir la route malgré quelques facilités comme le classique coup du mutant doué de pouvoirs surnaturels. Mais c'est tellement déjà-vu... Jeremiah, Neige, Simon du fleuve, Hombre, etc, etc... Ils sont tellement nombreux les récits qui racontent exactement la même chose en y apportant des idées nettement plus originales et captivantes. Solitaire évolue dans le fond du peloton de ces oeuvres, loin des coureurs de tête auquel il emprunte trop d'éléments. Si encore les personnages étaient charismatiques, mais ce n'est pas le cas. Tant et si bien que je me suis un peu ennuyé à la lecture de cet album...
Mouchakaka
Oh la jolie oeuvre que voici ! Entièrement dédiée aux étrons avec comme héroïnes toutes les mouches à merde qui nous ennuient tant dès que les beaux jours reviennent ! Mais étant donné que nous sommes actuellement en plein hiver et qu'il faut encore patienter avant de retrouver le plaisir de ces petits insectes qui nous pourrissent tant la vie, il faudra se contenter de l'oeuvre de Bebb (Bertrand ?) qui annonce la couleur dès la couverture en ciblant son lectorat "Vous faites caca ? Vous allez aimer". Donc il n'y a guère tromperie sur la marchandise, amateurs de bon goût, tournez la page... et quant aux autres courageux, je ne sais pas si vous allez aimer mais en tous cas vous allez être servis.... Entre strips de 3 cases, d'une page voire d'une case, Bebb nous promène aux pays des réjouissances de toutes les matières fécales, objets de grande convoitise de nos amies les mouches. Je me suis souvent pris à me dire que c'était osé, parfois drôle, parfois consternant mais assez percutant sur un sujet aussi casse-gueule. Après il est certain que cela ne plaira pas à grand monde mais comme le soulignait Miranda, on passe 10 minutes somme toutes assez agréables et l'auteur ne manque pas d'inspiration pour nous arracher de notre quotidien de merde (pour reprendre également son phrasé :) ). A retenir également la petite phrase pince-sans-rire de Moucheline qui revient comme un leitmotiv sur les agréables recettes dont elle nous fait la bonté de les détailler ;) Par contre ce qui me rebute davantage que les relents d'excréments distillés par ces pages, c'est le dessin quelconque de l'auteur. Gageons que si suite il y a, son dessin s'améliore tout en faisant encore mouche ! Pour moi, le tour de la question est fait et je m'en tiendrai à ce seul tome mais j'en encourage néanmoins la lecture ! Sur ce, bon prout ! ;)
Goudron Plumé
Après un début accrocheur pendant 3-4 pages, on se retrouve avec un scénario qui fout le camp. Tout est inconsistant. L'histoire peut se résumer en une ligne: "beaucoup de personnes recherchent un indien (au nom ridicule d'ailleurs) pour diverses motivations". De ces personnages, on n'en saura pas grand chose, ou du moins pas grand chose d'intéressant. L'aspect psychologique est réduit à peau de chagrin et les dialogues sont insipides. Après une longue traversée du désert, l'auteur nous assène une fin pseudo philosophique très très pompeuse. Conclusion facile après une histoire au ras des pâquerettes. Quant au dessin, sans être mauvais il n'a rien de transcendant, et reconnaitre ne serait-ce que le genre de la personne relève du hasard. Au final, une histoire inexistante, des personnages inutiles et un dessin moyen. Passez votre chemin pour ne pas finir plumé.
Merlin - La Quête de l'épée
Encore une série du très prolifique Istin qui rejoint la collection Celtic de Soleil. Elle est directement reliée à la saga Merlin et se déroule chronologiquement juste après. Istin se propose de nous raconter la manière dont Merlin procurera la fameuse épée magique - qui pour l'instant n'a pas de nom - au futur roi de Bretagne. Je ne sais pas si cette tranche d'histoire fait réellement partie de la geste arthurienne, et je trouve intéressant de traiter cette partie de la légende. Le destin de Demare est très plaisant à regarder et je trouve les couleurs assez réussies. Le premier tome faisait preuve d'originalité mais comme il expliqué dans l'avis précédent on bascule assez vite dans une histoire qui a des ressemblances troublantes avec le Seigneur des anneaux de JJR Tolkien. Je veux bien que l'œuvre de Tolkien soit une référence dans le monde de la Fantasy et qu'elle inspirée de nombreux auteurs tant l'univers est riche et varié mais je trouve qu'il y a ici trop de points communs. Entre une bataille qui rappelle trop la bataille du gouffre de Helm, une ville elfique qui ressemble étrangement à Fondcombe, une tour qui ne peut que rappeler la tour d'Isengard, une copie de Saroumane, un enchanteur et sa monture dignes sosies de Gandalf et Grispoil, un démon qui rappelle le Balrog (avec la fameuse scène de la chute si si ...), bref trop de points communs qui gâchent la saveur du récit (et je n'ai pas tout listé). Je préfère naïvement considérer cela comme un hommage à l'auteur, d'autres Tolkiennistes plus intégristes pourraient fort hurler au plagiat. J'attends donc impatiemment le tome 4 en espérant qu'il fera preuve de nettement plus d'imagination. Je pense même qu'une énième reprise d'une scène du Seigneur des anneaux pourrait définitivement me faire regretter l'achat de cette série. Cette série pourrait plaire à ceux qui ne connaissent pas déjà l'univers de Tolkien, pour ma part je trouve un manque cruel d'imagination.