Je suis déçu car j'aurais cru pouvoir aimer cette série. Elle me faisait en effet espérer des récits dans une ambiance digne de Poe ou de Lovecraft, avec force mystères ésotériques et sombre fantastique.
Je croyais aussi y retrouver beaucoup d'Adèle Blanc-Sec. Et c'est vrai que ça y ressemble beaucoup à première vue. Les couvertures déjà sont similaires dans leur composition (j'ai d'ailleurs noté avec le sourire que F'murr était auteur des couleurs de celle du tome 1). Puis le dessin m'y faisait penser au premier abord mais je me trompais un peu en fait. En effet, les décors parisiens d'avant la Grande Guerre, le noir et blanc du premier tome, le choix des couleurs des tomes suivants, le héros au physique s'approchant de celui de Brindavoine et enfin le type de récit mélangeant enquêtes policières, sectes bizarres et savants un peu fous, tout a contribué à faire le rapprochement dans ma tête entre Victor Billetdoux et Adèle Blanc-Sec.
Mais à vrai dire, le trait du dessin est quand même bien différent. Le noir et blanc du premier tome n'a rien à voir dans sa technique. Et le trait colorisé des 2 tomes suivants n'est pas mauvais du tout mais il est plus classique que celui de Tardi.
Quoiqu'il en soit, si quelque chose devait sauver cette série, hormis quelques personnages trop ressemblants, ce serait bien son graphisme qui est de qualité tout à fait honorable et agréable à la lecture.
Les histoires, par contre, ne sont vraiment pas convaincantes.
Le premier tome est longuet et sans crédibilité. Après une première partie en Egypte, le reste de l'intrigue se joue sans transition à Paris. Les péripéties s'accumulent, l'auteur tire le scénario en longueur et joue inutilement la carte de l'esbroufe à de nombreux passages, et tout sent le côté artificiel, les grosses ficelles et une narration trop décousue pour être appréciable.
Les deux tomes suivants forment une histoire complète. Un peu plus moderne et fluide dans sa narration, elle se révèle néanmoins également décevante. Les intrigues multiples s'emmêlent, le fantastique et la science-fiction y sont mal utilisés, comme des gadgets sans crédibilité destinés à jeter un peu plus de poudre aux yeux des lecteurs. Ca manque vraiment trop de crédibilité et tout est trop embrouillé pour contenter le lecteur.
En définitive, je crois bien que c'est le fait que ce soit mal raconté qui gâche l'intérêt de cette série.
Après avoir réalisé Dark Angel qu'il avait abandonné au grand désespoir de ses fans, il revient quelques années plus tard pour recommencer à nouveau sa saga qu'il renomme "Phoenix Resurrection - Dark Angel".
Le traitement graphique a changé. On voit de l'amélioration. A noter également que le standard utilisé sera cette fois-ci typiquement américain. J'avoue l'avoir préféré à son ancienne version.
Pourtant, il semblerait qu'il ait encore abandonné son oeuvre alors qu'il avait lui-même transmis un fort engagement dans la préface. Ce sont les fans qui vont être contents...
Pour moi, c'est toujours aussi bôf. J'ai appris qu'il avait réalisé l'adaptation de Star Wars: la menace fantôme ce qui explique beaucoup de choses...
L'auteur japonais nous livre un énième mélange d'héroïc fantasy, d'arts martiaux et de géopolitique dans un monde imaginaire. Cela se veut du comics mais cela tire toutes ses références dans le manga.
Je n'ai pas aimé les schémas beaucoup trop simplistes du scénario, sans compter le nombre de bastons. Il est encore question du héros qui peut basculer dans le côté sombre avec une quête initiatique à la clé ! Cela ne vous rappelle rien ?
Je dois pourtant avouer que je me suis laissé séduire par ce graphisme avec ces personnages un peu gothiques. C'est vrai qu'au fond, c'est tout juste divertissant mais sans plus.
Bon nombre de lecteurs ont été déçus d'avoir tenu 5 volumes pour une histoire qui se termine en queue de poisson. L'auteur a promis qu'il reviendrait mais il serait parti pour une nouvelle série à destination d'un public typiquement américain. Ne lui doit-on pas Batman - L'enfant des rêves ?
J'ai retrouvé beaucoup de souvenirs à la lecture de cette BD mais je n'ai pas été plus touché que cela. Le récit est des plus communs pour tous ceux qui auront connu la naissance d'un enfant.
Par contre le style graphique de ce one shot est des plus originaux. Le dessin noir et blanc ressemble à des gribouillis et parfois à des esquisses. C'est très artistique et indépendant mais à la limite en totale opposition avec le propos.
L'auteur parle régulièrement de sa maison d'édition (Dernier cri) ou de son compagnon comme si ils faisaient partie de notre quotidien. Ce qui n'est pas le cas et m'a laissé un peu sur le bord de la route...
Autant je partage la joie de cet heureux évènement, autant je ne me suis pas vraiment régalé avec cette lecture, la faute à ce dessin hors de mes goûts.
"Otaku" est dur à cerner. Je n'ai pas réellement compris où voulaient en venir les auteurs.
L'histoire de ce couple de japonais, vivant de performances et de passage en France, est étrange. Ils subissent le système en prenant soin d'en rester étrangers.
Du coup, les limites explosent en vol, toutes les transgressions sont présentes.
Cette histoire est pessimiste car l'on ne voit pas évoluer les personnages qui heureusement se complaisent dans leur vie.
Le dessin noir et blanc avec une colorisation en nuances de gris est très agréable à l'oeil.
Il semble à mi-chemin entre le manga et la BD franco-belge.
"Otaku" n'est pas mauvais en soit mais je ne me suis jamais senti concerner par ma lecture.
L'auteur mélange des rêves et des souvenirs pour créer ce roman graphique où les personnages principaux sont un canard et un robot.
On devine clairement le récit autobiographique à la limite de l'exutoire. Malheureusement, à trop contourner les choses, l'auteur se perd et le contenu manque de clarté dans ses propos. Du coup ceux ci deviennent dérangeant sur la forme. Il est préférable d'appeler un chat un chat, surtout quand un passage aborde clairement le thème de la pédophilie. Daddy's Girl va droit au but et fait mouche malgré sa franchise déroutante.
Pour le reste, il s'agit du dur apprentissage de l'adolescence avec des moments comiques.
Le dessin noir et blanc est excellent mais il n'arrive pas à corriger les lacunes du scénario.
L'initiative est louable et compréhensible mais le projet n'était pas mûr.
Cet album ne contient pas en fait une mais deux nouvelles adaptées d’un recueil de Jean-Hughes Oppel paru en 1997. Le titre – et le texte en 4ème de couverture - fait donc référence à la première nouvelle « Brouillard au pont de Bihac », j’ai donc été surpris au beau de milieu de ma lecture de découvrir l’existence de la deuxième nouvelle « 58 minutes pour mourir » qui sur le coup est un peu arrivé comme un cheveu sur la soupe.
Brouillard au pont de Bihac
L’histoire se déroule quelque part pendant la guerre en ex-Yougoslavie. La première scène s’ouvre sur un sniper en planque dans un immeuble décrépit. L’homme attend patiemment de trouver la bonne cible et fait preuve de beaucoup de cynisme et de sadisme dans son geste. Puis le récit nous emmène en compagnie de Radko et Alidja, tous deux embusqués dans le sous sol d’une banque - ou tout du moins de ce qui a survécu aux bombardements, et tous deux guettant patiemment l’arrivée du brouillard pour arriver à se faufiler à l’extérieur. Enfin l’action se poursuit dans un véhicule blindé en compagnie des troupes de l’ONU – bien impuissantes et totalement désabusées quant au but de leur mission.
On va donc assister - de manière assez froide – au croisement de ces destins engagés malgré eux dans un conflit qui les dépasse. Côté scénario, l’ambiance est là, le sujet est intéressant et interpelle. En revanche la manière dont est servie cette histoire ne m’a pas du tout plu, j’ai trouvé l’ensemble trop léger et beaucoup trop succinct. Y’a-t-il un message particulier à comprendre ou doit on rester sur les mêmes poncifs « la guerre c’est mal, ça révèle ce qu’il ya de pire en l’Homme » ?
58 minutes pour mourir
Le clin d’œil à 58 minutes pour vivre est évident mais je n’ai toujours pas trouvé le lien. La scène se passe dans un aéroport ou un groupe de touristes va embarquer. Le protagoniste principal, que l’on identifie très rapidement comme un terroriste, se trimballe avec un ourson en peluche à la main, que l’on va très vite identifier comme une bombe. La suite se passe de commentaires et présente – pour ma part – peu d’intérêt. J’ai donc également été franchement déçu par le déroulement de cette histoire.
Côté dessin, en revanche, j’ai été agréablement surpris par le trait de Gabriel Germain, très anguleux et très « sec ». Le dessin en noir et blanc se prête décidemment très bien au genre polar et ici, pas de doute, il colle à l’ambiance, d’autant qu’il n’offre aucune nuance.
C’est difficile de noter cette BD sans paraitre injuste, je pense que j’aurais plus apprécié le récit dans sa forme originelle. Le dessin me pousse quand même à mettre un 2/5.
Je ne fais pas partie des fans de la première heure de Marc-Antoine Mathieu, il n'empêche que ma déception est assez grande à la lecture de cet album.
Car l'auteur avait la réputation (et surtout le talent potentiel) pour faire un ouvrage-ovni, quelque chose d'unique et d'inoubliable. Las, dépassé peut-être par son sujet, il n'a réussi à en faire qu'une sorte de bouillie à la fois prétentieuse et bavarde. Faire le procès de Dieu ? C'est le prochain projet de Robert Hossein je crois. Pourtant MAM s'y est essayé, et celui-ci tourne court, sans doute pour ne pas s'attirer les foudres des ligues catholiques. C'eût été l'occasion de rentrer dans le concret, de parler des calamités subies et provoquées par l'Homme au cours de ces 2000 dernières années et des poussières, par exemple. Mais non, ça reste sur le plan philosophique, ça bavarde, ça glose sans que rien d'intéressant n'en sorte. Le dessin ? Sans génie, MAM ayant fait bien mieux dans... Le Dessin. Et puis il n'a pas d'importance, c'est le sujet qui compte ici. Et c'est une pizza calzone, un truc qui monte haut mais qui se révèle totalement creux à l'intérieur.
Sur le même sujet, je préfère largement La Nostalgie de Dieu, plus incisif et plus efficace.
Mwouais, bof …
Déjà, le style de Florence Cestac, s’il m’amuse à faible dose grâce à sa spontanéité et son expressivité, a tendance à me saouler à la longue. Les mimiques sont souvent identiques et les gros nez bovins de ses personnages finissent par carrément me déranger.
Ensuite la jeunesse que décrit l’artiste me semble être un étrange croisement entre les ados des années ’70-’80 et ceux d’aujourd’hui. En effet, outre un grand nombre de références actuelles (la techtonik, les styles vestimentaires, les gsm et autres moyens de communication, la gestion des déchets, …), l’auteure attribue à ses personnages des comportements que je trouve très datés et qui me donnent le sentiment d’avoir devant moi de « vieux » ados confrontés à la société actuelle. J’ai bien conscience qu’un ado reste un ado, qu’il soit d’hier ou d’aujourd’hui, j’ai pourtant la conviction que l’évolution de la société influe sur celle de la jeunesse et que, donc, le mode de raisonnement d’un ado actuel n’est plus semblable à celui de l’ado que je fus (il est également possible que ce soit moi qui, plus simplement, deviens un vieux con, je n’en disconviens pas …)
Mais, surtout, j’ai trouvé les gags de ces albums très moyens pour ne pas dire plus. Et si le premier tome m’a encore fait sourire de temps à autre, et même rire lors de la confrontation entre un des personnages et le texte de « la Chèvre de monsieur Seguin » (un excellent gag, à mon avis, et de loin celui que j’ai préféré), arrivé au troisième, je n’ai plus trouvé que lieux communs, réflexions banales et chutes mal amenées.
J’espérais mieux après avoir vraiment bien aimé « Super catho » et relativement bien apprécié « Le Démon de midi » (du moins son premier tome).
Je ne découragerais pas la lecture du premier tome, mais crains que la suite ne vous laisse qu’un mauvais souvenir.
Fade …
En empruntant cette BD, j'ai cru qu'il s'agissait d'une série prépubliée dans Okapi dans les années 80. La thématique SF avec des héros adolescents et la couverture et les couleurs kitsch me faisaient vraiment penser à ces séries jeunesse pas toujours très abouties. Mais en fait non, apparemment cette BD est parue directement en album chez La Litote avant d'être reprise chez Alpen Publishers.
Le trait du dessin n'est techniquement pas mauvais du tout. Même si je ne suis pas fan, les personnages et les décors sont soignés. L'ambiance graphique me fait penser à l'école espagnole des années 80 dans la lignée des Juan Gimenez et Alfonso Font. Les couleurs, par contre, ne sont franchement pas terribles et gâchent toute la qualité des planches.
Le scénario est trop naïf et trop empli de clichés. Le héros adolescent orphelin prêt à partir à l'aventure, la belle adolescente extra-terrestre parfaitement humaine si ce n'est sa peau bleue, le petit robot de compagnie ange-gardien et serviteur dévoué, le vaisseau endommagé, le repaire futuriste sous une pyramide précolombienne, les sauvages indigènes qui vénèrent les extra-terrestres comme des dieux, l'autre repaire extra-terrestre sur l'île de Pâques le message pacifiste et écologiste... tout est tellement déjà vu que cela donne l'impression de lire une compilation du genre.
A ces nombreuses facilités scénaristiques s'ajoutent des incohérences temporelles : les géoglyphes Nazca qui auraient été dessinés il y a 500 ans seulement alors qu'ils ont au moins mille ans de plus, idem pour les statues de l'île de Pâques que les extraterrestres auraient aidé à ériger au XVIe siècle et après alors que les premières statues dataient du IXe siècle. Cela ajoute encore à cette impression de compilation de clichés.
L'album se laisse lire car la narration est assez fluide mais l'abus de naïvetés et de déjà-vus rend l'ensemble très dispensable.
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Les Aventures de Victor Billetdoux
Je suis déçu car j'aurais cru pouvoir aimer cette série. Elle me faisait en effet espérer des récits dans une ambiance digne de Poe ou de Lovecraft, avec force mystères ésotériques et sombre fantastique. Je croyais aussi y retrouver beaucoup d'Adèle Blanc-Sec. Et c'est vrai que ça y ressemble beaucoup à première vue. Les couvertures déjà sont similaires dans leur composition (j'ai d'ailleurs noté avec le sourire que F'murr était auteur des couleurs de celle du tome 1). Puis le dessin m'y faisait penser au premier abord mais je me trompais un peu en fait. En effet, les décors parisiens d'avant la Grande Guerre, le noir et blanc du premier tome, le choix des couleurs des tomes suivants, le héros au physique s'approchant de celui de Brindavoine et enfin le type de récit mélangeant enquêtes policières, sectes bizarres et savants un peu fous, tout a contribué à faire le rapprochement dans ma tête entre Victor Billetdoux et Adèle Blanc-Sec. Mais à vrai dire, le trait du dessin est quand même bien différent. Le noir et blanc du premier tome n'a rien à voir dans sa technique. Et le trait colorisé des 2 tomes suivants n'est pas mauvais du tout mais il est plus classique que celui de Tardi. Quoiqu'il en soit, si quelque chose devait sauver cette série, hormis quelques personnages trop ressemblants, ce serait bien son graphisme qui est de qualité tout à fait honorable et agréable à la lecture. Les histoires, par contre, ne sont vraiment pas convaincantes. Le premier tome est longuet et sans crédibilité. Après une première partie en Egypte, le reste de l'intrigue se joue sans transition à Paris. Les péripéties s'accumulent, l'auteur tire le scénario en longueur et joue inutilement la carte de l'esbroufe à de nombreux passages, et tout sent le côté artificiel, les grosses ficelles et une narration trop décousue pour être appréciable. Les deux tomes suivants forment une histoire complète. Un peu plus moderne et fluide dans sa narration, elle se révèle néanmoins également décevante. Les intrigues multiples s'emmêlent, le fantastique et la science-fiction y sont mal utilisés, comme des gadgets sans crédibilité destinés à jeter un peu plus de poudre aux yeux des lecteurs. Ca manque vraiment trop de crédibilité et tout est trop embrouillé pour contenter le lecteur. En définitive, je crois bien que c'est le fait que ce soit mal raconté qui gâche l'intérêt de cette série.
Phoenix Resurrection - Dark Angel
Après avoir réalisé Dark Angel qu'il avait abandonné au grand désespoir de ses fans, il revient quelques années plus tard pour recommencer à nouveau sa saga qu'il renomme "Phoenix Resurrection - Dark Angel". Le traitement graphique a changé. On voit de l'amélioration. A noter également que le standard utilisé sera cette fois-ci typiquement américain. J'avoue l'avoir préféré à son ancienne version. Pourtant, il semblerait qu'il ait encore abandonné son oeuvre alors qu'il avait lui-même transmis un fort engagement dans la préface. Ce sont les fans qui vont être contents... Pour moi, c'est toujours aussi bôf. J'ai appris qu'il avait réalisé l'adaptation de Star Wars: la menace fantôme ce qui explique beaucoup de choses...
Dark Angel
L'auteur japonais nous livre un énième mélange d'héroïc fantasy, d'arts martiaux et de géopolitique dans un monde imaginaire. Cela se veut du comics mais cela tire toutes ses références dans le manga. Je n'ai pas aimé les schémas beaucoup trop simplistes du scénario, sans compter le nombre de bastons. Il est encore question du héros qui peut basculer dans le côté sombre avec une quête initiatique à la clé ! Cela ne vous rappelle rien ? Je dois pourtant avouer que je me suis laissé séduire par ce graphisme avec ces personnages un peu gothiques. C'est vrai qu'au fond, c'est tout juste divertissant mais sans plus. Bon nombre de lecteurs ont été déçus d'avoir tenu 5 volumes pour une histoire qui se termine en queue de poisson. L'auteur a promis qu'il reviendrait mais il serait parti pour une nouvelle série à destination d'un public typiquement américain. Ne lui doit-on pas Batman - L'enfant des rêves ?
Bébé 2000
J'ai retrouvé beaucoup de souvenirs à la lecture de cette BD mais je n'ai pas été plus touché que cela. Le récit est des plus communs pour tous ceux qui auront connu la naissance d'un enfant. Par contre le style graphique de ce one shot est des plus originaux. Le dessin noir et blanc ressemble à des gribouillis et parfois à des esquisses. C'est très artistique et indépendant mais à la limite en totale opposition avec le propos. L'auteur parle régulièrement de sa maison d'édition (Dernier cri) ou de son compagnon comme si ils faisaient partie de notre quotidien. Ce qui n'est pas le cas et m'a laissé un peu sur le bord de la route... Autant je partage la joie de cet heureux évènement, autant je ne me suis pas vraiment régalé avec cette lecture, la faute à ce dessin hors de mes goûts.
Otaku
"Otaku" est dur à cerner. Je n'ai pas réellement compris où voulaient en venir les auteurs. L'histoire de ce couple de japonais, vivant de performances et de passage en France, est étrange. Ils subissent le système en prenant soin d'en rester étrangers. Du coup, les limites explosent en vol, toutes les transgressions sont présentes. Cette histoire est pessimiste car l'on ne voit pas évoluer les personnages qui heureusement se complaisent dans leur vie. Le dessin noir et blanc avec une colorisation en nuances de gris est très agréable à l'oeil. Il semble à mi-chemin entre le manga et la BD franco-belge. "Otaku" n'est pas mauvais en soit mais je ne me suis jamais senti concerner par ma lecture.
Dan et Larry
L'auteur mélange des rêves et des souvenirs pour créer ce roman graphique où les personnages principaux sont un canard et un robot. On devine clairement le récit autobiographique à la limite de l'exutoire. Malheureusement, à trop contourner les choses, l'auteur se perd et le contenu manque de clarté dans ses propos. Du coup ceux ci deviennent dérangeant sur la forme. Il est préférable d'appeler un chat un chat, surtout quand un passage aborde clairement le thème de la pédophilie. Daddy's Girl va droit au but et fait mouche malgré sa franchise déroutante. Pour le reste, il s'agit du dur apprentissage de l'adolescence avec des moments comiques. Le dessin noir et blanc est excellent mais il n'arrive pas à corriger les lacunes du scénario. L'initiative est louable et compréhensible mais le projet n'était pas mûr.
Brouillard au pont de Bihac
Cet album ne contient pas en fait une mais deux nouvelles adaptées d’un recueil de Jean-Hughes Oppel paru en 1997. Le titre – et le texte en 4ème de couverture - fait donc référence à la première nouvelle « Brouillard au pont de Bihac », j’ai donc été surpris au beau de milieu de ma lecture de découvrir l’existence de la deuxième nouvelle « 58 minutes pour mourir » qui sur le coup est un peu arrivé comme un cheveu sur la soupe. Brouillard au pont de Bihac L’histoire se déroule quelque part pendant la guerre en ex-Yougoslavie. La première scène s’ouvre sur un sniper en planque dans un immeuble décrépit. L’homme attend patiemment de trouver la bonne cible et fait preuve de beaucoup de cynisme et de sadisme dans son geste. Puis le récit nous emmène en compagnie de Radko et Alidja, tous deux embusqués dans le sous sol d’une banque - ou tout du moins de ce qui a survécu aux bombardements, et tous deux guettant patiemment l’arrivée du brouillard pour arriver à se faufiler à l’extérieur. Enfin l’action se poursuit dans un véhicule blindé en compagnie des troupes de l’ONU – bien impuissantes et totalement désabusées quant au but de leur mission. On va donc assister - de manière assez froide – au croisement de ces destins engagés malgré eux dans un conflit qui les dépasse. Côté scénario, l’ambiance est là, le sujet est intéressant et interpelle. En revanche la manière dont est servie cette histoire ne m’a pas du tout plu, j’ai trouvé l’ensemble trop léger et beaucoup trop succinct. Y’a-t-il un message particulier à comprendre ou doit on rester sur les mêmes poncifs « la guerre c’est mal, ça révèle ce qu’il ya de pire en l’Homme » ? 58 minutes pour mourir Le clin d’œil à 58 minutes pour vivre est évident mais je n’ai toujours pas trouvé le lien. La scène se passe dans un aéroport ou un groupe de touristes va embarquer. Le protagoniste principal, que l’on identifie très rapidement comme un terroriste, se trimballe avec un ourson en peluche à la main, que l’on va très vite identifier comme une bombe. La suite se passe de commentaires et présente – pour ma part – peu d’intérêt. J’ai donc également été franchement déçu par le déroulement de cette histoire. Côté dessin, en revanche, j’ai été agréablement surpris par le trait de Gabriel Germain, très anguleux et très « sec ». Le dessin en noir et blanc se prête décidemment très bien au genre polar et ici, pas de doute, il colle à l’ambiance, d’autant qu’il n’offre aucune nuance. C’est difficile de noter cette BD sans paraitre injuste, je pense que j’aurais plus apprécié le récit dans sa forme originelle. Le dessin me pousse quand même à mettre un 2/5.
Dieu en personne
Je ne fais pas partie des fans de la première heure de Marc-Antoine Mathieu, il n'empêche que ma déception est assez grande à la lecture de cet album. Car l'auteur avait la réputation (et surtout le talent potentiel) pour faire un ouvrage-ovni, quelque chose d'unique et d'inoubliable. Las, dépassé peut-être par son sujet, il n'a réussi à en faire qu'une sorte de bouillie à la fois prétentieuse et bavarde. Faire le procès de Dieu ? C'est le prochain projet de Robert Hossein je crois. Pourtant MAM s'y est essayé, et celui-ci tourne court, sans doute pour ne pas s'attirer les foudres des ligues catholiques. C'eût été l'occasion de rentrer dans le concret, de parler des calamités subies et provoquées par l'Homme au cours de ces 2000 dernières années et des poussières, par exemple. Mais non, ça reste sur le plan philosophique, ça bavarde, ça glose sans que rien d'intéressant n'en sorte. Le dessin ? Sans génie, MAM ayant fait bien mieux dans... Le Dessin. Et puis il n'a pas d'importance, c'est le sujet qui compte ici. Et c'est une pizza calzone, un truc qui monte haut mais qui se révèle totalement creux à l'intérieur. Sur le même sujet, je préfère largement La Nostalgie de Dieu, plus incisif et plus efficace.
Les Ados - Laura et Ludo
Mwouais, bof … Déjà, le style de Florence Cestac, s’il m’amuse à faible dose grâce à sa spontanéité et son expressivité, a tendance à me saouler à la longue. Les mimiques sont souvent identiques et les gros nez bovins de ses personnages finissent par carrément me déranger. Ensuite la jeunesse que décrit l’artiste me semble être un étrange croisement entre les ados des années ’70-’80 et ceux d’aujourd’hui. En effet, outre un grand nombre de références actuelles (la techtonik, les styles vestimentaires, les gsm et autres moyens de communication, la gestion des déchets, …), l’auteure attribue à ses personnages des comportements que je trouve très datés et qui me donnent le sentiment d’avoir devant moi de « vieux » ados confrontés à la société actuelle. J’ai bien conscience qu’un ado reste un ado, qu’il soit d’hier ou d’aujourd’hui, j’ai pourtant la conviction que l’évolution de la société influe sur celle de la jeunesse et que, donc, le mode de raisonnement d’un ado actuel n’est plus semblable à celui de l’ado que je fus (il est également possible que ce soit moi qui, plus simplement, deviens un vieux con, je n’en disconviens pas …) Mais, surtout, j’ai trouvé les gags de ces albums très moyens pour ne pas dire plus. Et si le premier tome m’a encore fait sourire de temps à autre, et même rire lors de la confrontation entre un des personnages et le texte de « la Chèvre de monsieur Seguin » (un excellent gag, à mon avis, et de loin celui que j’ai préféré), arrivé au troisième, je n’ai plus trouvé que lieux communs, réflexions banales et chutes mal amenées. J’espérais mieux après avoir vraiment bien aimé « Super catho » et relativement bien apprécié « Le Démon de midi » (du moins son premier tome). Je ne découragerais pas la lecture du premier tome, mais crains que la suite ne vous laisse qu’un mauvais souvenir. Fade …
Yan et Mirka - L'Expédition perdue
En empruntant cette BD, j'ai cru qu'il s'agissait d'une série prépubliée dans Okapi dans les années 80. La thématique SF avec des héros adolescents et la couverture et les couleurs kitsch me faisaient vraiment penser à ces séries jeunesse pas toujours très abouties. Mais en fait non, apparemment cette BD est parue directement en album chez La Litote avant d'être reprise chez Alpen Publishers. Le trait du dessin n'est techniquement pas mauvais du tout. Même si je ne suis pas fan, les personnages et les décors sont soignés. L'ambiance graphique me fait penser à l'école espagnole des années 80 dans la lignée des Juan Gimenez et Alfonso Font. Les couleurs, par contre, ne sont franchement pas terribles et gâchent toute la qualité des planches. Le scénario est trop naïf et trop empli de clichés. Le héros adolescent orphelin prêt à partir à l'aventure, la belle adolescente extra-terrestre parfaitement humaine si ce n'est sa peau bleue, le petit robot de compagnie ange-gardien et serviteur dévoué, le vaisseau endommagé, le repaire futuriste sous une pyramide précolombienne, les sauvages indigènes qui vénèrent les extra-terrestres comme des dieux, l'autre repaire extra-terrestre sur l'île de Pâques le message pacifiste et écologiste... tout est tellement déjà vu que cela donne l'impression de lire une compilation du genre. A ces nombreuses facilités scénaristiques s'ajoutent des incohérences temporelles : les géoglyphes Nazca qui auraient été dessinés il y a 500 ans seulement alors qu'ils ont au moins mille ans de plus, idem pour les statues de l'île de Pâques que les extraterrestres auraient aidé à ériger au XVIe siècle et après alors que les premières statues dataient du IXe siècle. Cela ajoute encore à cette impression de compilation de clichés. L'album se laisse lire car la narration est assez fluide mais l'abus de naïvetés et de déjà-vus rend l'ensemble très dispensable.