Connectez-vous pour cacher cette bannière publicitaire - Commander en ligne : pourquoi BDfugue ?

Le Démon de midi

Note: 2.44/5
(2.44/5 pour 9 avis)

Angoulême 1997 : Alph-Art de l'humour. Vers la quarantaine, le mâle humain a coutume de quitter son épouse usagée pour aller cavaler dans des pâturages plus verts. Comme on disait dans nos campagnes en ces temps lointains où les vaches mangeaient encore de l'herbe, "changement d'herbage réjouit les veaux". Florence Cestac nous décortique au scalpel ce sujet d'intérêt général, des premiers symptômes à l'explosion finale en passant par les affres de la déprime intégrale "robe de chambre-canapé".


Angoulême : récapitulatif des séries primées Crise de la quarantaine La BD au féminin

Vers la quarantaine, le mâle humain a coutume de quitter son épouse usagée pour aller cavaler dans des pâturages plus verts. Comme on disait dans nos campagnes en ces temps lointains où les vaches mangeaient encore de l'herbe, "changement d'herbage réjouit les veaux". Florence Cestac nous décortique au scalpel ce sujet d'intérêt général, des premiers symptômes à l'explosion finale en passant par les affres de la déprime intégrale "robe de chambre-canapé". "Toi, tu es la femme de ma vie. Elle, c'est autre chose, c'est une fée", a dit le héros avec la candeur touchante du mâle en route pour l'aventure. Le héros s'étant donc tiré avec sa fée, l'héroïne se pose des questions rétroactives sur son attitude en général et sa cellulite en particulier, découvre que tout le monde savait sauf elle, écoute les conseils vaseux des copines, tente de renouer avec d'anciens jules catastrophiques et en teste des tout neufs au rayon bricolage du BHV. Elle explique à son môme que papa s'est absenté sur la planète Mars - ce que le môme traduit par "papa y s'est fait le cerise sur la planète mars avec une pétasse que maman elle aime pas". Elle se regonfle au "Petlaform", picole un peu, sanglote beaucoup, et enterre le chien qui s'est mis à mourir au milieu de tout ça - la cerise sur le gâteau. Bref, elle "gère" et elle survit. Franchise désarmante, humour vache (et tendre), connaissance parfaite de son sujet - Florence Cestac, dont on aimait déjà le célèbre Harry Mickson, est au mieux de sa forme. Le Démon de midi devrait faire hurler de rire 100% des filles et quelques garçons triés sur le volet - les autres dissimulant leur joie derrière un sourire poli. Mais on devine tant de détresse entre deux fous rires que ce livre (joliment préfacé par Jean Teulé) touchera finalement tous ceux qui, un jour ou l'autre, se sont cassé les dents sur cette chose exaltante qu'on appelle l'amour. Petit conseil pratique : Le Démon de midi est un cadeau de rupture idéal, beaucoup moins onéreux qu'un diamant. Comme cadeau de mariage, c'est plus délicat et nous vous conseillons de tester préalablement la solidité de l'humour des fiancés.

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Mai 1996
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Le Démon de midi

04/04/2004 | ArzaK
Modifier


L'avatar du posteur Noirdésir

Mouais, bof bof bof… Si j’ai souri lors de la lecture de quelques passages, c’est arrivé vraiment trop rarement pour que j’aille au-delà de ces deux étoiles, voire pour que je vous recommande lecture et achat de cet album. En effet, si les états d’âme de cette femme, qui cherche à comprendre, puis à se positionner après la déliquescence de son couple, puis la rupture avec son mari, peuvent sentir du vécu, la narration ne m’a pas emballé. C’est souvent trop plat, même dans les pétages de plomb. Le seul point intéressant pourrait être de montrer ces relations de couple, avec force tromperies, du côté féminin, longtemps avant la pléthore d’albums « girly » plus ou moins issus de blogs, qui emplissent maintenant les bacs, sans apporter grand-chose d’original d’ailleurs. Mais ça fait mince comme intérêt quand même ! Surtout, et j’aurais peut-être pu commencer par ça, je n’accroche pas, mais alors pas du tout au graphisme de Florence Cestac, et en particulier aux pifs qu’elle colle à ses personnages. Affaire de goût sûrement, mais à chaque fois que je suis tombé sur un de ses albums, ça m’a fait le même effet repoussoir. « Le démon de midi » est le premier album de Cestac que je finis, mais il ne m’a pas forcément donné envie de me replonger dans le reste de sa bibliographie.

24/10/2016 (modifier)
Par sloane
Note: 1/5
L'avatar du posteur sloane

Oui la vie de couple et quel que soit le type de celui ci, n'est pas un long fleuve tranquille et si l'on vit plusieurs années avec une même personne des choses, des comportements changent. Sans doute qu'un bon nombre des situations décrites ici peuvent voir le jour dans un couple. En fait cette BD m'a gavé comme on dit; le dessin ne me plaît pas et si sans doute des situations comme celles qui y son décrites peuvent se produire c'est plus l'esprit de la chose qui me gêne. Attention je ne suis pas un censeur rigoriste, un moraliste, n'y un "père la morale" et je peux aisément comprendre qu'un couple se délite au bout d'un certain temps. Sans vous raconter ma vie, il m'est arrivé plus qu'à mon tour de me prendre le chou avec ma dulcinée. Non comme dit plus haut c'est l'esprit de la chose qui m'agace un peu, je ne sais pas, mais un petit côté bobo avant l'heure. Regardez! d'après mon vécu je vais vous faire voir comment réagit une femme trompée et mieux que sur le divan d'un psy.. J'ai eu l'impression de lire une suite de sketchs comiques ou il faut rire à tous prix. J'exprime sans doute mal mon ressenti à l'égard de cette BD mais pour moi c'est pas drôle.

27/10/2015 (modifier)
Par jul
Note: 2/5

J'ai apprécié cet album quand je l'ai lu il y a de cela fort longtemps (à sa sortie). C'était vraiment sympa, intéressant, drôle, ça a eu un gros succès. Je n'ai jamais aimé les dessins de Cestac. Je déteste même (comme beaucoup je pense) mais le récit était réaliste, intéressant, drôle... mais je me répète. Donc maintenant le démon de midi.... boarf...

24/01/2014 (modifier)
Par js
Note: 3/5

(3.5/5) Le démon de midi ou la BD qui relate un fait fréquent : les hommes ont des maîtresses à la quarantaine et les couples explosent par la suite à cause de cela. Ce n'est pas le genre d'histoire que j'affectionne, mais là, j'avoue que l'auteur a su rendre ma lecture agréable et plutôt prenante. L'auteur raconte les différentes étapes de la vie d'une femme (mariée, un enfant) qui va voir son couple sombrer à cause d'un adultère. Le récit est simple et reste dans les généralités. Les hommes en prennent plein leur grade, mais cela n'a pas gêné ma lecture. Florence Cestac arrive à passer des larmes au (sou)rire avec un habile jeu de narration. Et c'est pour cela que la lecture est sympathique ; car sur un ton au final "tragique", on arrive à rigoler la plupart du temps avec un humour efficace et sans prétention ! Les personnages arrivent à être attachants alors que leurs réactions sont parfois stupides et qu'ils donnent l'impression de ne pas avoir inventé l'eau tiède. Le dessin de Cestac n'est pas ce que je préfère (son style (assumé) gros nez) mais l'ensemble rend bien dans cette BD. Les personnages sont expressifs et marrants. Les planches sont bien pensées : les cases évoluent en fonction de la narration. C'est-à-dire que l'auteur met en image ses propos et ses métaphores en faisant des cases avec des petits bonhommes, en dessinant quelque chose cité dans le texte narratif etc... (Ah ! C'est incompréhensible ce que je viens de dire ... Heu ... Lisez la BD, vous comprendrez). Une BD bien sympathique, drôle mais pas assez touchante. L'auteur aurait pu aller plus loin dans ses propos et mettre en avant moins de généralités tout en mettant l'accent sur son expérience personnelle (dont elle s'est inspirée pour cette œuvre).

12/07/2011 (modifier)
Par Ems
Note: 3/5

Je n'aime pas le dessin "gros nez" mais il ne m'a pas gêné dans ce one shot. Il fait bien son job avec ses qualités expressives. Les couleurs sont basiques, tout simplement d'époque. L'histoire est simple, l'auteur s'appuie sur son vécu pour traiter du sujet universel du démon de midi, la crise de la quarantaine faisant des cocu(e)s et défaisant des couples. Le traitement est une franche réussite grâce à l'humour omniprésent et bien senti. On n'évite pas les clichés. Dans cette BD, les fautifs sont les hommes mais on peut actualiser le propos et l'adapter selon l'égalité des sexes. ;) Je m'attendais à un gros nanard, mais cette BD passe bien les années et sera toujours d'actualité dans 10 ans car elle met en avant une faiblesse récurrente de l'être humain. Note finale : 3.5/5 : j'aurais aimé un récit moins universel mais plus personnel, un peu plus roman graphique en fait.

16/05/2010 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
L'avatar du posteur Ro

Note approximative : 2.5/5 Je l'avoue, j'ai lu cette BD en étant persuadé que je n'allais pas l'aimer du tout. En effet, d'une part je déteste le dessin de Florence Cestac, d'autre part j'avais trop entendu parler de cette BD dans le milieu du show-business pour croire qu'elle était autre chose qu'une "réussite de copinage". Au final, je trouve Le Démon de midi très moyen mais potable. Le dessin ne me plait toujours pas du tout. Depuis Les déblok de ma jeunesse, j'ai toujours trouvé hideuses les gueules des personnages de Florence Cestac. Mais il a le mérite d'être efficace et de se lire assez bien. Quant au scénario, je ne me suis pas senti du tout concerné, et pour cause puisque j'ai beau être marié avec enfant, ma vie et mes pensées d'homme sont à des lieues de ce qui est décrit dans cette histoire. Très rapidement, je trouve que cette BD tourne à la BD style Le Guide de... : le guide du couple, le guide du célibat, le guide du divorce, etc... Franchement, je n'ai pas trouvé plus d'un dixième de cette BD drôle. Seules les variantes de fin m'ont un peu fait rire. Mais j'ai trouvé l'histoire de cette femme en elle-même relativement intéressante et pas trop désagréable à lire. Bref, une BD d'humour qui ne me fait pas rire mais que j'ai lu sans trop de déplaisir.

21/02/2006 (modifier)
Par artemis
Note: 2/5

Je n'avais lu que Super catho de F. Cestac et je voulais me faire une opinion un peu plus objective, vu que cette BD ne m'avait pas franchement emballé. Bon là, très clairement je préfère mais c'est pas encore ça. C'est encore rempli de clichés, avec parfois du féminisme à deux balles, que dis-je, c'est encore trop cher. C'est vrai que c'était un peu l'objectif de la BD, c'est à dire : les hommes sont tous des salauds et ce sont toujours les femmes qui sont trompés... Ben voyons. Restent quand même de bons passages qui décollent un petit sourire car ça sent le vécu.

11/02/2006 (modifier)

Sans autre but que de faire rire, Cestac nous dépeint un passage de la vie qui est probablement fréquent (chuis pas encore passée par là), certainement pas marrant, avec un regard caustique et drôle. Je connaissais l'auteur surtout par les Débloks (pas franchement le meilleur de la BD, ni le plus fin), et j'avais un peu peur pour le dessin, mais la lire dans une BD plus "adulte" n'est pas désagréable, finalement, le dessin colle au ton : on ne se prend pas au sérieux. A emprunter.

16/04/2004 (modifier)
Par ArzaK
Note: 3/5

L'adultère vu du côté féminin, côté cornu, c'est pas triste. Florence Cestac arrive à faire rire de quelque chose qui n'est pas très drôle au départ. Peut-être a-t-elle pris du recul par rapport à une situation qu'elle a elle-même vécu? On peut en revanche regretter que Cestac reste dans le discours général et nous raconte l'aventure de l'archétype de la femme mariée qui se fait larguer par l'archétype de l'homme adultère. C'est à la fois la force (tout le monde pourra s'y reconnaître) et la faiblesse de l'album (que de clichés!). A part ça, j'aime bien le dessin de Cestac, il fonctionne bien, les expressions des personnages font mouche.

04/04/2004 (modifier)