Je ne connaissais pas du tout Harvey Pekar. Sa série a semble-t-il eu un bon succès outre-Atlantique dans le milieu de la bande dessinée dite underground, j'ai un peu de mal à comprendre pourquoi... Pekar est scénariste, il croit fermement au média qu'est la bande dessinée pour raconter des histoires mais n'a pas le don de bien dessiner. Il parvient alors à faire illustrer ses histoires la plupart autobiographiques (si ce n'est toutes mais ma mémoire fait défaut) par différents dessinateurs dont Robert Crumb. Une des histoires parle d'ailleurs de la rencontre entre Pekar et le jeune Crumb, les deux étant collectionneurs de vinyles surtout de jazz.
La collectionnite de Pekar se retrouve dans les thèmes de plusieurs histoires de ce recueil. On y voit l'auteur fauché comme les blés essayant par tous les moyens de se faire un peu de fric pour s'acheter telle ou telle galette. A vrai dire Harvey Pekar n'apparait pas spécialement sympathique à travers ses histoires, il dépeint un peu une vie de loser au boulot minable dans une ville de Cleveland qui semble déprimante au possible, matérialiste, calculateur et envieux, condescendant quand il commence son boulot de pigiste, voleur sur les bords quand il raconte qu'il a voulu piquer des disques à une station de radio mais que ce fut un échec. Il est aussi souvent en colère sur tout, sur lui-même, sur les autres dont sa femme, sur le sort qui s'acharne comme quand il devient aphone et la frustration qui en découle de ne pas pouvoir communiquer comme il le voudrait.
Bref il y a quelques bonnes choses, notamment une description des sentiments qui passe bien, et le dessin somme toute de bon niveau malgré les multiples dessinateurs, ma préférence restant à celui de Crumb. Mais globalement je ne peux pas dire que ça m'ait vraiment intéressé de lire cette vie, et puis c'est très verbeux. J'ai lu cette première anthologie des éditions ça et là sur plusieurs soirées, je pense faire l'impasse sur la prochaine.
Edit Janvier 2011 : Par contre si jamais vous tombez sur le film du même nom, prenez-le car il est beaucoup plus intéressant que la bande dessinée. Avec Pekar intervenant lui-même à son âge au moment du film et un acteur pour le jouer plus jeune, le film est plutôt drôle et beaucoup moins déprimant que cet album. On y voit Pekar se prendre la tête avec Letterman dans son émission au sujet des dirigeants de la chaîne. Suite à quoi il se fait gentiment éjecter alors qu'il passait pour le râleur de service un peu drôle un peu péquenaud tout en faisant la promo de ses bouquins auprès d'une forte audience.
Autant dire que pour en avoir un peu entendu parler au préalable, j'entamai cette lecture avec un a priori négatif. Cela s'est révélé assez exact puisque je ne peux pas dire que j'ai pris un grand plaisir. Il ne se passe quasiment rien, après L'Homme qui marche, voici l'homme qui nage. Il tombe amoureux d'une jolie sirène mais on ne sait pas si la réciproque est vraie ou pas car l'histoire se termine bel et bien en queue de poisson. Frustrant.
Alors comme on peut le lire dans la présentation de l'éditeur, l'auteur fait sûrement appel à notre poésie et laisse libre cours à notre interprétation. Reste que les plans muets de déshabillage, de nage en dos crawlé à fixer la verrière ou à l'inverse le fond turquoise de la piscine, c'est peut-être très poétique mais ça ne fonctionne pas aussi bien que chez Dash Shaw par exemple. Ici c'est plutôt vide et creux et en plus je n'aime pas vraiment ce dessin qui manque de maturité, ça me donne l'impression que pour donner une touche "auteur" tout est réalisé vite fait jusqu'à tracer les cases à main levée. En plus les dialogues au delà d'être basiques sont parfois mal montés car les phylactères ne sont pas correctement placés ce qui fait qu'on ne les lit pas dans l'ordre logique.
L'auteur est jeune et apparemment productif, reste à voir s'il poursuit dans la veine des rapports adolescents.
Le graphisme classique mais beau ainsi que l'idée du mythe arthurien adapté à la SF et au style Super-Héroïque avait attisé ma curiosité. Mais j'ai franchement été déçu par ma lecture.
Oui, le dessin n'est pas mauvais du tout. Du moins pour les personnages car les décors font vraiment carton-pâte quand ils ne sont pas vides de toute substance. Nous sommes dans un style graphique dans la veine du Bronze Age des comics américains de Super-Héros (les comics des années 70-80). Mâles beaux et forts à la mâchoire carrée, femmes belles et volontaires, poses théâtrales et mise en page dynamique. Le trait est très formaté et s'apparente à celui de beaucoup d'autres dessinateurs de l'époque, mais il se lit bien.
Le scénario est par contre d'une grande platitude. Ca commence comme un ramassis de clichés, avec de méchants aliens qui attaquent la terre à coups de tirs de lasers et de mutants qui poursuivent les gentils et se battent à coups de poings quand le scénariste estiment qu'un pistolet désintégrateur est trop dangereux pour les héros. Puis pouf, le roi Arthur est ressuscité en un coup de cuillère à pot et hop, avec l'aide magique de Merlin, il va retrouver vite fait bien fait Excalibur et la réincarnation de la reine Guenièvre et de 6 chevaliers de la Table Ronde. Et voilà la bande de héros prête à brandir haut leurs épées et à courir, lame au vent et muscles saillants, affronter les aliens. Les épées contre les lasers et les vaisseaux spatiaux, et bien sûr, ce sont les épées qui gagnent, logique.
Les intrigues de combats, de complots et de trahisons sont assez nulles et sans intérêt. Tout cela est théâtral, stéréotypé et cousu de fil blanc.
Seul demeure le léger intérêt des réincarnations des personnages arthuriens et ce qu'elles impliquent. Lancelot et Guenièvre trahiront-ils de nouveau l'amour du roi ? Tristan supportera-t-il d'avoir été réincarné en femme, d'autant plus quand il retrouve de nouveau sa bien aimée Iseult ? Comment Perceval vivra-t-il le fait d'être réincarné dans le corps d'un mutant difforme ? Des petites sous-intrigues pas très palpitantes mais qui ont au moins l'avantage de ne pas être aussi prévisibles que le reste du scénario.
Mais franchement, je me suis suffisamment ennuyé au cours de cette lecture pour sauter quelques pages par-ci par-là tant le cours du récit ne me captivait pas.
J'aime beaucoup le style de Bercovici. Je le trouve dynamique et surtout très original. On reconnait tout de suite son dessin ! Malheureusement, il ne dessine pas souvent des séries mémorables. C'est le cas ici. 'Les Deschamps' est l'exemple typique de bande dessinée humoristique à chute qui ne me fait pas rire du tout. Ça tombe à plat et je n'ai même pas souri pendant ma lecture.
De plus, dans le premier tome (je n'ai pas lu le deuxième), on a droit à deux running gags pas drôle et très stéréotypés : le bricoleur maladroit et le plombier qui met des mois pour installer le chauffage car il est trop paresseux pour le faire.
Bref, une énième BD d'humour comme il y en a des centaines dans le paysage du 9ème art et qui ne se distingue par rien. Vite lue, vite oubliée.
Je n'ai pas été convaincu par cette BD.
Le dessin noir et blanc m'a paru trop imprécis. Les proportions ne sont pas vraiment exemplaires et les cases donnent une impression de vide par manque de second plan trop fréquents. Le scénario contient de bonnes choses mais l'ensemble manque de constance et la narration n'est pas des plus fluides.
On sent les erreurs de jeunesse. Elles m'ont gêné dans cette lecture pourtant courte.
Une petite déception.
Cette bande dessinée européenne se démarque par un graphisme influencé par le BD américaine. Le style est proche des soap comics un peu à l'eau de rose avec une touche de comics indépendants pour le côté amateur. Et cet amateurisme m'a déplu. Les personnages sont laids et ont des allures de gamins avec leurs têtes trop grosses. J'ai surtout été déçu par leurs expressions faciales sans aucun naturel, dont les yeux de merlans frits sont incapables de transmettre correctement les émotions.
Quant au scénario, il m'a désintéressé. Ca commence comme un soap opera façon série télévisée, avec des personnages dont on ne sait pas trop ce qu'ils foutent ensemble. Il y a une petite fille qui vit avec sa tante sans qu'on sache trop pourquoi si ce n'est que ça permet d'avoir à la fois une touche enfantine tout en permettant à l'héroïne de ne pas avoir d'enfants à elle. Il y a quelques péripéties dans les premiers chapitres dont on se fiche totalement par la suite, comme la crise de préadolescence que semble faire la gamine qui se retrouve confrontée bizarrement et volontairement dirait-on à la dureté de la rue.
Puis ensuite s'affiche en gros fil blanc une thématique téléguidée et peu crédible sur la situation de la femme et du couple. En gros, le message lourdement assené semble être que la femme qui veut être l'égale de l'homme ne peut que rater sa vie sociale et professionnelle tandis que la femme qui se soumet à l'homme verra le succès dans sa vie professionnelle mais perdra sa vie amoureuse si elle dépasse le statut social de son homme.
Un peu lourdingue, pas captivant et raconté de manière assez bancale. Je n'ai pas accroché du tout.
Je doute d'avoir bien compris toute l'histoire ou du moins de connaitre les intentions de l'auteur avec ce récit.
On suit principalement deux personnages, Alain et Valery, au travers de deux époques, l'actuelle et celle de leur jeunesse où Valery aurait tué Xavier le frère d'Alain en le poussant.
Il y a en sous-entendu la relation homosexuelle des deux hommes.
Finalement il y a beaucoup de choses dans ce petit récit mais il est difficile d'en ressortir quoi que ce soit car l'auteur ne fait que les effleurer.
Le dessin est ultra graveleux, il semble colorié à la craie. C'est spécial mais je ne suis pas convaincu.
Il y avait matière mais il aurait fallu se passer de la belle couverture cartonnée et ajouter des pages pour développer ce récit bien opaque.
*** Spoiler
A la fin du récit, on comprend que Xavier n'a jamais existé car la mère d'Alain lui demande qui c'est !!! Du coup je m'interroge sur l'intérêt d'un tel mensonge...
***Fin du spoiler
Cette oeuvre du 9e art manquait à la base de données de BDtheque, c'était intolérable ! Heureusement, le cavalier blanc est arrivé et a ramené les deux "blondes" pour votre joie à tous !
A vrai dire, je n'ai jamais pu supporter de regarder un sketch entier de ces deux là à la télé. Je trouvais ça trop con et zappais aussitôt. Aussi, avant même d'entamer la BD, j'étais tout disposé à la détester comme la sale production commerciale qu'elle était immanquablement.
Et commerciale, ça, elle l'est, c'est vrai. Les auteurs ne se sont même pas donné la peine de faire plus de trente pages tant ça n'en valait pas la peine.
Mais je n'arrive finalement pas à la haïr. Pourquoi ? Parce que certains gags sont tellement cons, tellement nuls, qu'ils m'ont franchement fait rire. Le genre de rire où on se dit "non, ils n'ont pas osé faire aussi nul ?! Si ?!!". Et je m'imaginais bien la lire entre potes en se foutant plus de la gueule des gags que riant de leur qualité humoristique.
Pourtant des gags nuls, mais platement et banalement nuls, cet album en est rempli. Beaucoup reprennent d'ailleurs des blagues bien basiques de "blondes". Mais, comme dit plus haut, certains sont tellement cons qu'ils en deviennent vraiment drôles.
Ils sont en outre soutenus par un dessin aux couleurs affreusement criardes et aux décors minables mais dont les tronches des deux héroïnes sont quand même bien efficaces. D'ailleurs, en si peu de traits, je suis surpris d'une aussi bonne ressemblance avec les acteurs de la série, jusqu'aux expressions.
Il est clair que jamais je ne conseillerais l'achat de cette BD, mais à lire au second ou troisième degré, ou alors à lire complètement bourré, il y a de quoi rire par moment.
Déjà et ce n’est pas rien de le souligner, HK dispose d’une ligne éditoriale fort séduisante. Ne connaissant pas les ouvrages d’origine, il s’agit donc des versions dites « remastérisées » dont je vais parler ici. De belles couvertures légèrement vernis, du beau papier, des textes de Bernard Lavilliers en guise de préambule dont la fameuse chanson sur la vallée de la Fensch où je réside J Bref HK a tous les atouts pour attirer le chaland.
Le doué Trantkat qui donne par son vrai nom Kévin Hérault la signification du titre de son œuvre (à moins qu’il ne s’agisse de Karl Hollister le principal protagoniste ?) a profité également de cette nouvelle édition pour ajouter de nouvelles pages, dissocier ses tomes en plusieurs parties et recoloriser le tout. La suite de ma critique expliquera si c’était justifié ou non.
HK propose une aventure post futuriste qui n’est pas sans me rappeler Akira ou même Gungrave, l’un de mes animés préférés soit une révolte d’adolescents délinquants dans un monde futuriste à tendance totalitaire avec amourettes et grosses motos. D’ailleurs le contexte politique entre colons et tyrans dans une métropole rappelant un Paris futuriste est loin d’être inintéressant. On sent que l’auteur a pris un certain plaisir à dessiner et ses décors et cadrages sont tout à fait réussis et dynamiques. Il s’agit d’un certain coup de trait rappelant l’école manga sous influence européenne. J’imagine sans mal que ce parti pris peut déstabiliser ou séduire mais ça ne peut laisser indifférent.
C’est donc armé de toutes ces belles intentions que je m’immisce dans une lecture agréable car l’ensemble se laisse lire sans déplaisir… D’autant plus que les scènes érotiques deviennent légion et que ça n’est pas désagréable à regarder…
MAIS Stop là ! Jetjet réveille-toi !!! En fait je pense tout ce que j’écris plus haut mais je viens d’oublier une chose : HK devient vite lassant et pénible car malheureusement tout ce qui est attractif dans cette bd devient complètement ridicule au fur et à mesure de la progression. Je ne remets pas ces dessins en cause mais la façon systématique de représenter tous les personnages comme s’ils s’étaient échappés de la série Winx Club pour enfants devient insupportable ! Ici tout le monde est beau, bien foutu et bien membré. ;) Les pétasses (désolé de choquer mais je les nomme comme elles m’inspirent dans HK) ont toutes des formes si appétissantes que l’on pourrait se demander où est passée la médiocrité ? Ben il y en a néanmoins dans un scénario qui n’avance pas mais n’apporte rien non plus en termes de sensations sur le long terme. Je me répète mais la lecture est très agréable mais manque complètement de substance comme si entre temps le scénario qu’on nous promet était passé aux oubliettes pour tomber dans des banalités redondantes. Et que dire de cette tête à claques de Karl Hollister ? Ni charismatique ni actif ni très malin, il subit les évènements au gré des pages qui avancent et semble aussi impliqué que moi au fur et à mesure de l’histoire. Le tout est bien souvent vulgaire et les répliques ne sont même pas dignes d’être publiées dans l’almanach Vermot ! :)
C’est fort dommage car au final on a la désagréable sensation d’avoir lu une ébauche d’une série qui aurait pu être épatante si l’ambition s'était portée davantage sur le respect des personnages que sur son édition… Du coup le tome « Massilia » du second cycle m’est complètement tombé des mains par une intrigue aussi mince que les strings des demoiselles…
Je me fiche éperdument de la suite des évènements mais ne suis pas convaincu par le travail de Morvan & de K.H. qui ferait bien mieux de lâcher son bébé pour un autre projet « scénarisé » car c’est pénible de gâcher un tel talent pour nourrir les pulsions adolescentes. Et pourtant je pensais encore en être un…
Allez hop ça me donne envie de relire Dragon Ball ou Akira tiens ! :) Mais sûrement plus du Morvan !
Attiré par la couverture élégante de ce manga, je me lance... et mauvaise pioche.
Comme dit le dicton, "Tout ce qui brille n'est pas or", et là, on ne peut pas dire que ce manga brille par sa narration... Ça part un peu dans tous les sens sur fond d'immortalité. Les personnages sont survolés, manquent de profondeur et le format one shot n'arrange rien. On dirait qu'il a fallu condenser pour tout faire tenir dans cet unique tome... Ceci explique peut-être cela.
Du coup les effets de manche fantastique et mystérieux sont un peu surfaits, et l'ambiance ne prend pas... Dommage.
Heureusement, le dessin de Kei Toume relève le niveau, et lui évite un 1/5... Rien de bien transcendant ou de novateur, mais un dessin propre et efficace qui sied bien à l'histoire.
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Anthologie American Splendor
Je ne connaissais pas du tout Harvey Pekar. Sa série a semble-t-il eu un bon succès outre-Atlantique dans le milieu de la bande dessinée dite underground, j'ai un peu de mal à comprendre pourquoi... Pekar est scénariste, il croit fermement au média qu'est la bande dessinée pour raconter des histoires mais n'a pas le don de bien dessiner. Il parvient alors à faire illustrer ses histoires la plupart autobiographiques (si ce n'est toutes mais ma mémoire fait défaut) par différents dessinateurs dont Robert Crumb. Une des histoires parle d'ailleurs de la rencontre entre Pekar et le jeune Crumb, les deux étant collectionneurs de vinyles surtout de jazz. La collectionnite de Pekar se retrouve dans les thèmes de plusieurs histoires de ce recueil. On y voit l'auteur fauché comme les blés essayant par tous les moyens de se faire un peu de fric pour s'acheter telle ou telle galette. A vrai dire Harvey Pekar n'apparait pas spécialement sympathique à travers ses histoires, il dépeint un peu une vie de loser au boulot minable dans une ville de Cleveland qui semble déprimante au possible, matérialiste, calculateur et envieux, condescendant quand il commence son boulot de pigiste, voleur sur les bords quand il raconte qu'il a voulu piquer des disques à une station de radio mais que ce fut un échec. Il est aussi souvent en colère sur tout, sur lui-même, sur les autres dont sa femme, sur le sort qui s'acharne comme quand il devient aphone et la frustration qui en découle de ne pas pouvoir communiquer comme il le voudrait. Bref il y a quelques bonnes choses, notamment une description des sentiments qui passe bien, et le dessin somme toute de bon niveau malgré les multiples dessinateurs, ma préférence restant à celui de Crumb. Mais globalement je ne peux pas dire que ça m'ait vraiment intéressé de lire cette vie, et puis c'est très verbeux. J'ai lu cette première anthologie des éditions ça et là sur plusieurs soirées, je pense faire l'impasse sur la prochaine. Edit Janvier 2011 : Par contre si jamais vous tombez sur le film du même nom, prenez-le car il est beaucoup plus intéressant que la bande dessinée. Avec Pekar intervenant lui-même à son âge au moment du film et un acteur pour le jouer plus jeune, le film est plutôt drôle et beaucoup moins déprimant que cet album. On y voit Pekar se prendre la tête avec Letterman dans son émission au sujet des dirigeants de la chaîne. Suite à quoi il se fait gentiment éjecter alors qu'il passait pour le râleur de service un peu drôle un peu péquenaud tout en faisant la promo de ses bouquins auprès d'une forte audience.
Le Goût du chlore
Autant dire que pour en avoir un peu entendu parler au préalable, j'entamai cette lecture avec un a priori négatif. Cela s'est révélé assez exact puisque je ne peux pas dire que j'ai pris un grand plaisir. Il ne se passe quasiment rien, après L'Homme qui marche, voici l'homme qui nage. Il tombe amoureux d'une jolie sirène mais on ne sait pas si la réciproque est vraie ou pas car l'histoire se termine bel et bien en queue de poisson. Frustrant. Alors comme on peut le lire dans la présentation de l'éditeur, l'auteur fait sûrement appel à notre poésie et laisse libre cours à notre interprétation. Reste que les plans muets de déshabillage, de nage en dos crawlé à fixer la verrière ou à l'inverse le fond turquoise de la piscine, c'est peut-être très poétique mais ça ne fonctionne pas aussi bien que chez Dash Shaw par exemple. Ici c'est plutôt vide et creux et en plus je n'aime pas vraiment ce dessin qui manque de maturité, ça me donne l'impression que pour donner une touche "auteur" tout est réalisé vite fait jusqu'à tracer les cases à main levée. En plus les dialogues au delà d'être basiques sont parfois mal montés car les phylactères ne sont pas correctement placés ce qui fait qu'on ne les lit pas dans l'ordre logique. L'auteur est jeune et apparemment productif, reste à voir s'il poursuit dans la veine des rapports adolescents.
Camelot 3000
Le graphisme classique mais beau ainsi que l'idée du mythe arthurien adapté à la SF et au style Super-Héroïque avait attisé ma curiosité. Mais j'ai franchement été déçu par ma lecture. Oui, le dessin n'est pas mauvais du tout. Du moins pour les personnages car les décors font vraiment carton-pâte quand ils ne sont pas vides de toute substance. Nous sommes dans un style graphique dans la veine du Bronze Age des comics américains de Super-Héros (les comics des années 70-80). Mâles beaux et forts à la mâchoire carrée, femmes belles et volontaires, poses théâtrales et mise en page dynamique. Le trait est très formaté et s'apparente à celui de beaucoup d'autres dessinateurs de l'époque, mais il se lit bien. Le scénario est par contre d'une grande platitude. Ca commence comme un ramassis de clichés, avec de méchants aliens qui attaquent la terre à coups de tirs de lasers et de mutants qui poursuivent les gentils et se battent à coups de poings quand le scénariste estiment qu'un pistolet désintégrateur est trop dangereux pour les héros. Puis pouf, le roi Arthur est ressuscité en un coup de cuillère à pot et hop, avec l'aide magique de Merlin, il va retrouver vite fait bien fait Excalibur et la réincarnation de la reine Guenièvre et de 6 chevaliers de la Table Ronde. Et voilà la bande de héros prête à brandir haut leurs épées et à courir, lame au vent et muscles saillants, affronter les aliens. Les épées contre les lasers et les vaisseaux spatiaux, et bien sûr, ce sont les épées qui gagnent, logique. Les intrigues de combats, de complots et de trahisons sont assez nulles et sans intérêt. Tout cela est théâtral, stéréotypé et cousu de fil blanc. Seul demeure le léger intérêt des réincarnations des personnages arthuriens et ce qu'elles impliquent. Lancelot et Guenièvre trahiront-ils de nouveau l'amour du roi ? Tristan supportera-t-il d'avoir été réincarné en femme, d'autant plus quand il retrouve de nouveau sa bien aimée Iseult ? Comment Perceval vivra-t-il le fait d'être réincarné dans le corps d'un mutant difforme ? Des petites sous-intrigues pas très palpitantes mais qui ont au moins l'avantage de ne pas être aussi prévisibles que le reste du scénario. Mais franchement, je me suis suffisamment ennuyé au cours de cette lecture pour sauter quelques pages par-ci par-là tant le cours du récit ne me captivait pas.
Les Deschamps
J'aime beaucoup le style de Bercovici. Je le trouve dynamique et surtout très original. On reconnait tout de suite son dessin ! Malheureusement, il ne dessine pas souvent des séries mémorables. C'est le cas ici. 'Les Deschamps' est l'exemple typique de bande dessinée humoristique à chute qui ne me fait pas rire du tout. Ça tombe à plat et je n'ai même pas souri pendant ma lecture. De plus, dans le premier tome (je n'ai pas lu le deuxième), on a droit à deux running gags pas drôle et très stéréotypés : le bricoleur maladroit et le plombier qui met des mois pour installer le chauffage car il est trop paresseux pour le faire. Bref, une énième BD d'humour comme il y en a des centaines dans le paysage du 9ème art et qui ne se distingue par rien. Vite lue, vite oubliée.
Post-Mortem
Je n'ai pas été convaincu par cette BD. Le dessin noir et blanc m'a paru trop imprécis. Les proportions ne sont pas vraiment exemplaires et les cases donnent une impression de vide par manque de second plan trop fréquents. Le scénario contient de bonnes choses mais l'ensemble manque de constance et la narration n'est pas des plus fluides. On sent les erreurs de jeunesse. Elles m'ont gêné dans cette lecture pourtant courte. Une petite déception.
Floréal
Cette bande dessinée européenne se démarque par un graphisme influencé par le BD américaine. Le style est proche des soap comics un peu à l'eau de rose avec une touche de comics indépendants pour le côté amateur. Et cet amateurisme m'a déplu. Les personnages sont laids et ont des allures de gamins avec leurs têtes trop grosses. J'ai surtout été déçu par leurs expressions faciales sans aucun naturel, dont les yeux de merlans frits sont incapables de transmettre correctement les émotions. Quant au scénario, il m'a désintéressé. Ca commence comme un soap opera façon série télévisée, avec des personnages dont on ne sait pas trop ce qu'ils foutent ensemble. Il y a une petite fille qui vit avec sa tante sans qu'on sache trop pourquoi si ce n'est que ça permet d'avoir à la fois une touche enfantine tout en permettant à l'héroïne de ne pas avoir d'enfants à elle. Il y a quelques péripéties dans les premiers chapitres dont on se fiche totalement par la suite, comme la crise de préadolescence que semble faire la gamine qui se retrouve confrontée bizarrement et volontairement dirait-on à la dureté de la rue. Puis ensuite s'affiche en gros fil blanc une thématique téléguidée et peu crédible sur la situation de la femme et du couple. En gros, le message lourdement assené semble être que la femme qui veut être l'égale de l'homme ne peut que rater sa vie sociale et professionnelle tandis que la femme qui se soumet à l'homme verra le succès dans sa vie professionnelle mais perdra sa vie amoureuse si elle dépasse le statut social de son homme. Un peu lourdingue, pas captivant et raconté de manière assez bancale. Je n'ai pas accroché du tout.
Xavier - Un film entre nous
Je doute d'avoir bien compris toute l'histoire ou du moins de connaitre les intentions de l'auteur avec ce récit. On suit principalement deux personnages, Alain et Valery, au travers de deux époques, l'actuelle et celle de leur jeunesse où Valery aurait tué Xavier le frère d'Alain en le poussant. Il y a en sous-entendu la relation homosexuelle des deux hommes. Finalement il y a beaucoup de choses dans ce petit récit mais il est difficile d'en ressortir quoi que ce soit car l'auteur ne fait que les effleurer. Le dessin est ultra graveleux, il semble colorié à la craie. C'est spécial mais je ne suis pas convaincu. Il y avait matière mais il aurait fallu se passer de la belle couverture cartonnée et ajouter des pages pour développer ce récit bien opaque. *** Spoiler A la fin du récit, on comprend que Xavier n'a jamais existé car la mère d'Alain lui demande qui c'est !!! Du coup je m'interroge sur l'intérêt d'un tel mensonge... ***Fin du spoiler
Samantha oups !
Cette oeuvre du 9e art manquait à la base de données de BDtheque, c'était intolérable ! Heureusement, le cavalier blanc est arrivé et a ramené les deux "blondes" pour votre joie à tous ! A vrai dire, je n'ai jamais pu supporter de regarder un sketch entier de ces deux là à la télé. Je trouvais ça trop con et zappais aussitôt. Aussi, avant même d'entamer la BD, j'étais tout disposé à la détester comme la sale production commerciale qu'elle était immanquablement. Et commerciale, ça, elle l'est, c'est vrai. Les auteurs ne se sont même pas donné la peine de faire plus de trente pages tant ça n'en valait pas la peine. Mais je n'arrive finalement pas à la haïr. Pourquoi ? Parce que certains gags sont tellement cons, tellement nuls, qu'ils m'ont franchement fait rire. Le genre de rire où on se dit "non, ils n'ont pas osé faire aussi nul ?! Si ?!!". Et je m'imaginais bien la lire entre potes en se foutant plus de la gueule des gags que riant de leur qualité humoristique. Pourtant des gags nuls, mais platement et banalement nuls, cet album en est rempli. Beaucoup reprennent d'ailleurs des blagues bien basiques de "blondes". Mais, comme dit plus haut, certains sont tellement cons qu'ils en deviennent vraiment drôles. Ils sont en outre soutenus par un dessin aux couleurs affreusement criardes et aux décors minables mais dont les tronches des deux héroïnes sont quand même bien efficaces. D'ailleurs, en si peu de traits, je suis surpris d'une aussi bonne ressemblance avec les acteurs de la série, jusqu'aux expressions. Il est clair que jamais je ne conseillerais l'achat de cette BD, mais à lire au second ou troisième degré, ou alors à lire complètement bourré, il y a de quoi rire par moment.
HK
Déjà et ce n’est pas rien de le souligner, HK dispose d’une ligne éditoriale fort séduisante. Ne connaissant pas les ouvrages d’origine, il s’agit donc des versions dites « remastérisées » dont je vais parler ici. De belles couvertures légèrement vernis, du beau papier, des textes de Bernard Lavilliers en guise de préambule dont la fameuse chanson sur la vallée de la Fensch où je réside J Bref HK a tous les atouts pour attirer le chaland. Le doué Trantkat qui donne par son vrai nom Kévin Hérault la signification du titre de son œuvre (à moins qu’il ne s’agisse de Karl Hollister le principal protagoniste ?) a profité également de cette nouvelle édition pour ajouter de nouvelles pages, dissocier ses tomes en plusieurs parties et recoloriser le tout. La suite de ma critique expliquera si c’était justifié ou non. HK propose une aventure post futuriste qui n’est pas sans me rappeler Akira ou même Gungrave, l’un de mes animés préférés soit une révolte d’adolescents délinquants dans un monde futuriste à tendance totalitaire avec amourettes et grosses motos. D’ailleurs le contexte politique entre colons et tyrans dans une métropole rappelant un Paris futuriste est loin d’être inintéressant. On sent que l’auteur a pris un certain plaisir à dessiner et ses décors et cadrages sont tout à fait réussis et dynamiques. Il s’agit d’un certain coup de trait rappelant l’école manga sous influence européenne. J’imagine sans mal que ce parti pris peut déstabiliser ou séduire mais ça ne peut laisser indifférent. C’est donc armé de toutes ces belles intentions que je m’immisce dans une lecture agréable car l’ensemble se laisse lire sans déplaisir… D’autant plus que les scènes érotiques deviennent légion et que ça n’est pas désagréable à regarder… MAIS Stop là ! Jetjet réveille-toi !!! En fait je pense tout ce que j’écris plus haut mais je viens d’oublier une chose : HK devient vite lassant et pénible car malheureusement tout ce qui est attractif dans cette bd devient complètement ridicule au fur et à mesure de la progression. Je ne remets pas ces dessins en cause mais la façon systématique de représenter tous les personnages comme s’ils s’étaient échappés de la série Winx Club pour enfants devient insupportable ! Ici tout le monde est beau, bien foutu et bien membré. ;) Les pétasses (désolé de choquer mais je les nomme comme elles m’inspirent dans HK) ont toutes des formes si appétissantes que l’on pourrait se demander où est passée la médiocrité ? Ben il y en a néanmoins dans un scénario qui n’avance pas mais n’apporte rien non plus en termes de sensations sur le long terme. Je me répète mais la lecture est très agréable mais manque complètement de substance comme si entre temps le scénario qu’on nous promet était passé aux oubliettes pour tomber dans des banalités redondantes. Et que dire de cette tête à claques de Karl Hollister ? Ni charismatique ni actif ni très malin, il subit les évènements au gré des pages qui avancent et semble aussi impliqué que moi au fur et à mesure de l’histoire. Le tout est bien souvent vulgaire et les répliques ne sont même pas dignes d’être publiées dans l’almanach Vermot ! :) C’est fort dommage car au final on a la désagréable sensation d’avoir lu une ébauche d’une série qui aurait pu être épatante si l’ambition s'était portée davantage sur le respect des personnages que sur son édition… Du coup le tome « Massilia » du second cycle m’est complètement tombé des mains par une intrigue aussi mince que les strings des demoiselles… Je me fiche éperdument de la suite des évènements mais ne suis pas convaincu par le travail de Morvan & de K.H. qui ferait bien mieux de lâcher son bébé pour un autre projet « scénarisé » car c’est pénible de gâcher un tel talent pour nourrir les pulsions adolescentes. Et pourtant je pensais encore en être un… Allez hop ça me donne envie de relire Dragon Ball ou Akira tiens ! :) Mais sûrement plus du Morvan !
Luno
Attiré par la couverture élégante de ce manga, je me lance... et mauvaise pioche. Comme dit le dicton, "Tout ce qui brille n'est pas or", et là, on ne peut pas dire que ce manga brille par sa narration... Ça part un peu dans tous les sens sur fond d'immortalité. Les personnages sont survolés, manquent de profondeur et le format one shot n'arrange rien. On dirait qu'il a fallu condenser pour tout faire tenir dans cet unique tome... Ceci explique peut-être cela. Du coup les effets de manche fantastique et mystérieux sont un peu surfaits, et l'ambiance ne prend pas... Dommage. Heureusement, le dessin de Kei Toume relève le niveau, et lui évite un 1/5... Rien de bien transcendant ou de novateur, mais un dessin propre et efficace qui sied bien à l'histoire.