Je n'ai pas trop accroché à ces histoires de statues en apparence très pieuses qui forniquent la nuit à l'abri des regards indiscrets. Cependant, il est vrai que cela ne plaît pas au Vatican !
Cela joue à fond la carte du blasphématoire mais j'ai trouvé que ce n'était pas à bon escient.
Il y a certes un peu d'humour dérisoire ainsi que du fantastique pour étudier ces phénomènes étranges...
Cela ne prend pas avec moi par manque de profondeur ou d'audace graphique. La fin est même carrément convenue. Tout juste passable !
New York, années 30, proxénètes et malfrats en tout genre font la loi et sont aux ordres d'un individu capricieux et violent: M. Chase.
Ce chef de la mafia locale fait la connaissance d'une danseuse de Music-Hall et souhaite en faire sa propriété. Mais un de ses hommes nommé "Le Soldat" se trouve être le garde du corps et le fiancé de la belle. Très vite, la tête du "Soldat" est mise à prix.
Le jeu se complique quand un autre homme fait son apparition, Night Raven, justicier mystérieux et insaisissable, qui veille lui aussi sur la jeune femme. Ce qui déclenche une pluie de fusillades et de règlements de compte.
Une autre histoire de justicier qui ne recule devant rien pour sauver une ville qui sombre dans la violence et le banditisme. Si Kickback par exemple, était plutôt convaincant dans le genre (Lloyd était à la fois scénariste et dessinateur), cet ouvrage qui lorgne du côté de V pour Vendetta est très loin de l'œuvre magistrale de Moore. Les personnages, malgré une intrigue qui a déjà fait ses preuves dans d'autres albums, manquent d'épaisseur.
L'histoire et le rythme sont poussifs, le dessin est inégal, le lecteur se soucie peu du sort des personnages qui ont parfois des réactions peu crédibles et certains passages sont très obscurs (dans tous les sens du terme).
Très loin d'être indispensable.
Pas mal sans plus, j'ai eu des hauts et des bas au cours de ma lecture.
Au départ peu convaincue par le dessin, j'ai fini par l'apprécier notamment pour les paysages et les couleurs mais j'ai toujours eu un peu de mal avec les visages, qui, bien qu'expressifs, ont un côté très artificiel dû au trait informatique très sommaire, ce qui est assez rédhibitoire en ce qui me concerne.
L'histoire quant à elle est relativement plaisante, assez originale, avec un petit côté "guide du voyageur galactique" pour cette planète du trou du cul de l'univers et fin de cycle de Valérian en ce qui concerne la soit disant disparition de la Terre. Je suis par contre moyennement convaincue par le genre de personnage principal qu'on nous propose ici : le mec à qui tout réussit, qui a l'intelligence, le sex appeal, les intuitions et la force qui va bien au bon moment (un peu dans le genre Han Solo pour situer). On veut nous faire croire qu'il va de galère en galère mais personne ne doute qu'il va s'en sortir d'une manière ou d'une autre. En plus je n'ai pas vraiment compris ce qui apparaît comme un retournement de veste d'un des personnages à la fin… bref.
Un bon point tout de même : la présentation des personnages principaux au début de la BD, être déjà familiarisé avec ces derniers avant d'entamer la lecture est un plus.
J'ai vraiment du mal à me situer par rapport à cette série, je lirai peut-être la suite pour voir ce que ça donne, ou pas.
Décidément, je devais être fatigué comme les lecteurs qui ont posté leur avis avant moi, mais j'ai eu beaucoup de mal également à dénouer les fils de l'intrigue...
Le dessin attire l'attention en feuilletant rapidement l'album, mais se révèle pénible à la longue.
La lecture est plutôt fastidieuse et le dénouement manque de clarté. Il faudrait certainement une deuxième lecture pour comprendre les tenants et aboutissants, mais je n'en ai pas le courage.
Une idée amusante, le dialogue absurde de l'inspecteur avec son sachet de thé. Mais je n'ai pas accroché.
Le sommet des Dieux est l'un des rares titres de Taniguchi qui m'ait royalement ennuyé. Alors c'est beau, très beau, comme toujours chez l'auteur, et même peut-être encore plus que d'habitude grâce aux formidables décors de montagnes.
Mais bon, il ne se passe rien et de fait je me suis ennuyé à mourir, à tel point que je n'ai jamais lu le dernier tome. Les dessins de montagnes, c'est beau, mais au bout de 1000 pages ça soûle, surtout quand il n'y a rien d'autre à se mettre sous la dent que "oh, je l'aurai un jour [ce sommet], je l'aurai !".
À noter que j'ai de très loin préféré le one-shot K, d'un autre scénariste, et qui aborde des thèmes similaires. Je pense donc que c'est plus la narration du scénariste du Le sommet des Dieux (tiré de romans, rappelons-le) qui me gène, que la mise en page de Taniguchi.
Décidément, l'idée d'un garçon qui se retrouve en fille ou d'une fille en garçon, ça a l'air d'être un fantasme récurrent dans l'imaginaire des jeunes japonais. J'imagine que cela vient de la nette séparation entre garçons et filles dans l'archipel. En tout cas, ça en devient cliché de voir cette trame utilisée une fois de plus pour un manga. D'autant que dans celui-ci, il y a peu de nouveauté apportée au thème.
Enfin, si, il y en a une. D'ordinaire, ce genre de manga joue un peu dans le genre shonen harem, avec un garçon ou ex-garçon qui se retrouve incognito à l'intérieur d'un groupe de jolies filles. Et puis s'ensuit l'habituelle ritournelle de quiproquos, de gags et de situations un peu sexys et racoleuses.
Là, pour commencer, le héros devenue fille ne va pas longtemps pouvoir cacher qui il était avant. Mais ça n'a clairement pas l'air de déranger ceux qui l'apprennent et voit en lui/elle la jolie fille qu'il est devenu.
Alors s'engage surtout une réflexion un peu bancale sur l'orientation sexuelle de ce personnage qui a été un garçon pendant 15 ans et se retrouve le bec dans l'eau quand il se voit forcé d'assumer son nouveau statut de fille. A ce propos, les scènes où il/elle réalise qu'être une fille implique probablement de devoir sortir avec un garçon voire d'aller encore plus loin avec lui sont sans doute celles qui sont les plus humoristiques de ce manga. Et le choix qu'il semble vouloir faire au final a de quoi surprendre, sauf si on se rappelle que l'auteure de cette série est spécialisée, sous un autre pseudonyme, dans la création de yaoi (mangas homosexuels).
Mais tout cela manque de crédibilité et d'originalité. Il y a trop de scènes déjà vues, trop de grosses ficelles scénaristiques et rien qui attise vraiment l'intérêt du lecteur. Ca se lit sans passion avec juste la faible curiosité de savoir quelle orientation va finalement choisir le personnage principal.
Bd lue vite fait (l’album ne fait qu’une douzaine de pages) à l’occasion de mon séjour au festival de bande-dessinée d’Angoulême 2010, « Nénesse, chien de vieux » ne m’a pas laissé un souvenir impérissable.
En fait, je n’aime pas trop ce genre d’humour potache où un chien se fout la plupart du temps de la gueule des personnes âgées. « Nénesse, chien de vieux » se présente sous forme de strips en une planche voire même en trois cases seulement où Nénesse en est le (anti ?)héros. Quand ces courts-récits ne tournent pas sur les « vieux », ils nous mettent en scène des gags sur le caca ou le manger. La plupart du temps, ces gags me sont apparus ni drôles ni intéressants. Les chutes tombent –à mon avis- souvent à plat, leur seul intérêt est qu’elles sont en grande majorité inattendues.
Au niveau du dessin, je n’apprécie pas vraiment le coup de crayon de Mélaka. Cependant, je dois reconnaître que ce style minimaliste va bien avec cette bd.
« Nénesse, chien de vieux » est une bd que j’ai lu par curiosité. Pour l’aimer, il faut apprécier l’humour potache et les chutes qui tombent à plat, ce qui n’est pas mon cas.
Bof… à oublier !
Le style de narration et de dessin me fait penser à ce que fait Sfar à la seule différence que j'accroche beaucoup plus en lisant du Joann Sfar que cette série. Pour l'instant, je n'ai lu que le premier tome, donc je ne sais pas si le deuxième tome est meilleur, et je ne suis pas très impressionné.
Les différentes péripéties du Faüne ne m'ont pas du tout intéressé et les personnages me sont antipathiques. La seule qualité de l'album est le dessin que je trouve excellent. C'est d'ailleurs pour ça que j'ai lu ce récit. Le dessin est totalement envoûtant. Dommage que ça ne soit pas le cas du scénario...
Enorme déception ! Bien que l'auteur respecte les codes du genre zombie, bien qu'il distille quelques idées intéressantes, l'ensemble n'est vraiment pas à la hauteur. Tout tourne autour des sentiments de ces grands adolescents englués dans leur sentiment, leur amour, leur amitié... alors que des bouffeurs de chairs humaines se baladent dehors ! C'est à peine si les personnages cherchent réellement à s'en sortir... bref c'est mou comme un bout de bras fraichement arraché.
Je trouve les personnages mal construits, notre héroïne punkette aurait fait un superbe point d'accroche, mais non elle reste basique. Les autres protagonistes sont inexistants et sans personnalité. Leurs discussions restent sans intérêt, tournant toujours autour de leur amour, truc-machin a rompu avec machin-truc ; ouais je vais sortir avec bidule.
*Spoiler* Alors faut m'expliquer 2 choses. Pourquoi d'une part, les survivants ne cherchent-ils pas un endroit vraiment sécurisé ou avec de la bouffe à proximité, plutôt que de s'enfermer dans ce petit appartement ?
Et d'autre part, pourquoi ils ne virent pas purement et simplement le mec qui s'est transformé en zombie au début ? L'héroïne le DIT, bordel, qu'il va se transformer en zombie, virez-le m****.
*Fin spoiler* un brin énervé.
Le dessin n'est ni bon ni mauvais. Certaines utilisations de couleurs sont judicieuses, les cheveux de Rylie lui donnent un aspect coooool. J'ai trouvé que les corps n'étaient pas toujours bien proportionnés, ni bien réalisés.
On assiste à du Roméro revisité sous forme adolescent et amour homosexuel-lesbien. Quitte à se lancer dans l'écriture de récit zombie, autant essayer de faire quelque chose d'original ou de percutant.
Après la lecture du premier tome.
Il est presque impossible de juger cette série sur le seul 1er tome. Et l'état, c'est banal, vu et revu. La lecture est quand même aisée en raison de la bonne narration.
Le dessin n'est pas à la hauteur sur plusieurs points. Les véhicules sont complètements déformés et les perspectives sont aléatoires. Heureusement que les personnages sont correctement dessinés. Les couleurs sont bien choisies et rattrapent légèrement le coup.
Il faudrait monter d'un cran dès le second tome si il voit le jour.
L'ensemble est faible pour l'instant, comparé à ce qu'il se fait en grand nombre depuis quelques années.
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Fornicaturi Te Salutant
Je n'ai pas trop accroché à ces histoires de statues en apparence très pieuses qui forniquent la nuit à l'abri des regards indiscrets. Cependant, il est vrai que cela ne plaît pas au Vatican ! Cela joue à fond la carte du blasphématoire mais j'ai trouvé que ce n'était pas à bon escient. Il y a certes un peu d'humour dérisoire ainsi que du fantastique pour étudier ces phénomènes étranges... Cela ne prend pas avec moi par manque de profondeur ou d'audace graphique. La fin est même carrément convenue. Tout juste passable !
Night Raven - Château de cartes
New York, années 30, proxénètes et malfrats en tout genre font la loi et sont aux ordres d'un individu capricieux et violent: M. Chase. Ce chef de la mafia locale fait la connaissance d'une danseuse de Music-Hall et souhaite en faire sa propriété. Mais un de ses hommes nommé "Le Soldat" se trouve être le garde du corps et le fiancé de la belle. Très vite, la tête du "Soldat" est mise à prix. Le jeu se complique quand un autre homme fait son apparition, Night Raven, justicier mystérieux et insaisissable, qui veille lui aussi sur la jeune femme. Ce qui déclenche une pluie de fusillades et de règlements de compte. Une autre histoire de justicier qui ne recule devant rien pour sauver une ville qui sombre dans la violence et le banditisme. Si Kickback par exemple, était plutôt convaincant dans le genre (Lloyd était à la fois scénariste et dessinateur), cet ouvrage qui lorgne du côté de V pour Vendetta est très loin de l'œuvre magistrale de Moore. Les personnages, malgré une intrigue qui a déjà fait ses preuves dans d'autres albums, manquent d'épaisseur. L'histoire et le rythme sont poussifs, le dessin est inégal, le lecteur se soucie peu du sort des personnages qui ont parfois des réactions peu crédibles et certains passages sont très obscurs (dans tous les sens du terme). Très loin d'être indispensable.
Dumarest - L'Aventurier des étoiles
Pas mal sans plus, j'ai eu des hauts et des bas au cours de ma lecture. Au départ peu convaincue par le dessin, j'ai fini par l'apprécier notamment pour les paysages et les couleurs mais j'ai toujours eu un peu de mal avec les visages, qui, bien qu'expressifs, ont un côté très artificiel dû au trait informatique très sommaire, ce qui est assez rédhibitoire en ce qui me concerne. L'histoire quant à elle est relativement plaisante, assez originale, avec un petit côté "guide du voyageur galactique" pour cette planète du trou du cul de l'univers et fin de cycle de Valérian en ce qui concerne la soit disant disparition de la Terre. Je suis par contre moyennement convaincue par le genre de personnage principal qu'on nous propose ici : le mec à qui tout réussit, qui a l'intelligence, le sex appeal, les intuitions et la force qui va bien au bon moment (un peu dans le genre Han Solo pour situer). On veut nous faire croire qu'il va de galère en galère mais personne ne doute qu'il va s'en sortir d'une manière ou d'une autre. En plus je n'ai pas vraiment compris ce qui apparaît comme un retournement de veste d'un des personnages à la fin… bref. Un bon point tout de même : la présentation des personnages principaux au début de la BD, être déjà familiarisé avec ces derniers avant d'entamer la lecture est un plus. J'ai vraiment du mal à me situer par rapport à cette série, je lirai peut-être la suite pour voir ce que ça donne, ou pas.
Britten et Associé
Décidément, je devais être fatigué comme les lecteurs qui ont posté leur avis avant moi, mais j'ai eu beaucoup de mal également à dénouer les fils de l'intrigue... Le dessin attire l'attention en feuilletant rapidement l'album, mais se révèle pénible à la longue. La lecture est plutôt fastidieuse et le dénouement manque de clarté. Il faudrait certainement une deuxième lecture pour comprendre les tenants et aboutissants, mais je n'en ai pas le courage. Une idée amusante, le dialogue absurde de l'inspecteur avec son sachet de thé. Mais je n'ai pas accroché.
Le Sommet des dieux
Le sommet des Dieux est l'un des rares titres de Taniguchi qui m'ait royalement ennuyé. Alors c'est beau, très beau, comme toujours chez l'auteur, et même peut-être encore plus que d'habitude grâce aux formidables décors de montagnes. Mais bon, il ne se passe rien et de fait je me suis ennuyé à mourir, à tel point que je n'ai jamais lu le dernier tome. Les dessins de montagnes, c'est beau, mais au bout de 1000 pages ça soûle, surtout quand il n'y a rien d'autre à se mettre sous la dent que "oh, je l'aurai un jour [ce sommet], je l'aurai !". À noter que j'ai de très loin préféré le one-shot K, d'un autre scénariste, et qui aborde des thèmes similaires. Je pense donc que c'est plus la narration du scénariste du Le sommet des Dieux (tiré de romans, rappelons-le) qui me gène, que la mise en page de Taniguchi.
The Day of Revolution
Décidément, l'idée d'un garçon qui se retrouve en fille ou d'une fille en garçon, ça a l'air d'être un fantasme récurrent dans l'imaginaire des jeunes japonais. J'imagine que cela vient de la nette séparation entre garçons et filles dans l'archipel. En tout cas, ça en devient cliché de voir cette trame utilisée une fois de plus pour un manga. D'autant que dans celui-ci, il y a peu de nouveauté apportée au thème. Enfin, si, il y en a une. D'ordinaire, ce genre de manga joue un peu dans le genre shonen harem, avec un garçon ou ex-garçon qui se retrouve incognito à l'intérieur d'un groupe de jolies filles. Et puis s'ensuit l'habituelle ritournelle de quiproquos, de gags et de situations un peu sexys et racoleuses. Là, pour commencer, le héros devenue fille ne va pas longtemps pouvoir cacher qui il était avant. Mais ça n'a clairement pas l'air de déranger ceux qui l'apprennent et voit en lui/elle la jolie fille qu'il est devenu. Alors s'engage surtout une réflexion un peu bancale sur l'orientation sexuelle de ce personnage qui a été un garçon pendant 15 ans et se retrouve le bec dans l'eau quand il se voit forcé d'assumer son nouveau statut de fille. A ce propos, les scènes où il/elle réalise qu'être une fille implique probablement de devoir sortir avec un garçon voire d'aller encore plus loin avec lui sont sans doute celles qui sont les plus humoristiques de ce manga. Et le choix qu'il semble vouloir faire au final a de quoi surprendre, sauf si on se rappelle que l'auteure de cette série est spécialisée, sous un autre pseudonyme, dans la création de yaoi (mangas homosexuels). Mais tout cela manque de crédibilité et d'originalité. Il y a trop de scènes déjà vues, trop de grosses ficelles scénaristiques et rien qui attise vraiment l'intérêt du lecteur. Ca se lit sans passion avec juste la faible curiosité de savoir quelle orientation va finalement choisir le personnage principal.
Nénesse - Chien de vieux
Bd lue vite fait (l’album ne fait qu’une douzaine de pages) à l’occasion de mon séjour au festival de bande-dessinée d’Angoulême 2010, « Nénesse, chien de vieux » ne m’a pas laissé un souvenir impérissable. En fait, je n’aime pas trop ce genre d’humour potache où un chien se fout la plupart du temps de la gueule des personnes âgées. « Nénesse, chien de vieux » se présente sous forme de strips en une planche voire même en trois cases seulement où Nénesse en est le (anti ?)héros. Quand ces courts-récits ne tournent pas sur les « vieux », ils nous mettent en scène des gags sur le caca ou le manger. La plupart du temps, ces gags me sont apparus ni drôles ni intéressants. Les chutes tombent –à mon avis- souvent à plat, leur seul intérêt est qu’elles sont en grande majorité inattendues. Au niveau du dessin, je n’apprécie pas vraiment le coup de crayon de Mélaka. Cependant, je dois reconnaître que ce style minimaliste va bien avec cette bd. « Nénesse, chien de vieux » est une bd que j’ai lu par curiosité. Pour l’aimer, il faut apprécier l’humour potache et les chutes qui tombent à plat, ce qui n’est pas mon cas. Bof… à oublier !
Faüne
Le style de narration et de dessin me fait penser à ce que fait Sfar à la seule différence que j'accroche beaucoup plus en lisant du Joann Sfar que cette série. Pour l'instant, je n'ai lu que le premier tome, donc je ne sais pas si le deuxième tome est meilleur, et je ne suis pas très impressionné. Les différentes péripéties du Faüne ne m'ont pas du tout intéressé et les personnages me sont antipathiques. La seule qualité de l'album est le dessin que je trouve excellent. C'est d'ailleurs pour ça que j'ai lu ce récit. Le dessin est totalement envoûtant. Dommage que ça ne soit pas le cas du scénario...
Les Abandonnés
Enorme déception ! Bien que l'auteur respecte les codes du genre zombie, bien qu'il distille quelques idées intéressantes, l'ensemble n'est vraiment pas à la hauteur. Tout tourne autour des sentiments de ces grands adolescents englués dans leur sentiment, leur amour, leur amitié... alors que des bouffeurs de chairs humaines se baladent dehors ! C'est à peine si les personnages cherchent réellement à s'en sortir... bref c'est mou comme un bout de bras fraichement arraché. Je trouve les personnages mal construits, notre héroïne punkette aurait fait un superbe point d'accroche, mais non elle reste basique. Les autres protagonistes sont inexistants et sans personnalité. Leurs discussions restent sans intérêt, tournant toujours autour de leur amour, truc-machin a rompu avec machin-truc ; ouais je vais sortir avec bidule. *Spoiler* Alors faut m'expliquer 2 choses. Pourquoi d'une part, les survivants ne cherchent-ils pas un endroit vraiment sécurisé ou avec de la bouffe à proximité, plutôt que de s'enfermer dans ce petit appartement ? Et d'autre part, pourquoi ils ne virent pas purement et simplement le mec qui s'est transformé en zombie au début ? L'héroïne le DIT, bordel, qu'il va se transformer en zombie, virez-le m****. *Fin spoiler* un brin énervé. Le dessin n'est ni bon ni mauvais. Certaines utilisations de couleurs sont judicieuses, les cheveux de Rylie lui donnent un aspect coooool. J'ai trouvé que les corps n'étaient pas toujours bien proportionnés, ni bien réalisés. On assiste à du Roméro revisité sous forme adolescent et amour homosexuel-lesbien. Quitte à se lancer dans l'écriture de récit zombie, autant essayer de faire quelque chose d'original ou de percutant.
Anathème
Après la lecture du premier tome. Il est presque impossible de juger cette série sur le seul 1er tome. Et l'état, c'est banal, vu et revu. La lecture est quand même aisée en raison de la bonne narration. Le dessin n'est pas à la hauteur sur plusieurs points. Les véhicules sont complètements déformés et les perspectives sont aléatoires. Heureusement que les personnages sont correctement dessinés. Les couleurs sont bien choisies et rattrapent légèrement le coup. Il faudrait monter d'un cran dès le second tome si il voit le jour. L'ensemble est faible pour l'instant, comparé à ce qu'il se fait en grand nombre depuis quelques années.