Toi+moi.org est dans la directe lignée de 300 millions d'amis. Ce dernier s'intéressait aux réseaux sociaux style Facebook tandis que ce nouvel album porte sur les sites de rencontres.
Les deux partagent une structure assez peu plaisante à lire. Les histoires courtes et les gags en une planche sont avant tout entrecoupés de fausses présentations de membres de sites de rencontres, publicités imaginaires ou dialogues fictifs sans image.
Celle-ci sont composées de grandes plages de textes en caractères informatiques, assez peu hilarants et parfois même pénibles à lire de bout en bout.
De même, certains gags comme la première histoire longue sont très verbeux, avec le même texte informatique incrusté comme un ajout narratif, et les illustrations qui les accompagnent en deviennent presque inutiles.
Du coup, même si certaines phrases ou échanges imaginaires entre utilisateurs sont assez percutants, l'intérêt du médium bande dessinée est discutable sur ces passages qui ne représentent pas loin de la moitié de l'album.
Il y a quand même une bonne part de véritables planches bandes dessinées. Celles-ci sont illustrées par le dessin d'un Jannin qui a définitivement abandonné son style plus classique de l'époque Germain et nous pour se rapprocher d'un coup de crayon vif et concis à la Reiser. Si les visages se révèlent expressifs, cela manque tout de même nettement d'esthétisme et de soin, surtout additionné à une colorisation très... personnelle. Je n'accroche pas.
Certains gags sont assez drôles, admettons-le, notamment celui réutilisé en quatrième de couverture sur le contenu de votre "panier d'achats". Mais beaucoup sont également assez plats, convenus ou répétitifs. On n'échappe pas aux habituels clichés comme celui sur la surprise de voir qui se cache derrière tel ou tel pseudo sur internet.
Autant j'ai de l'affection pour un auteur comme Jannin dont je garde toujours de bons souvenirs de ses oeuvres plus anciennes, autant je ne peux m'empêcher d'être déçu de le voir tenter de forcer le rire sur un sujet qu'internet lui-même a déjà creusé de long en large avec davantage d'autodérision, d'originalité et d'humour.
L'histoire n'est pas inintéressante, mais sans plus (l'intrigue est vite dévoilée). Par contre, ce qui fait vraiment défaut ici, c'est le dessin. Les traits des personnages sont tous quasi similaires (j'ai souvent dû me fier davantage aux costumes qu'aux visages pour différencier les 2 héros !...).
Dommage, cela promettait d'être une bonne série, mais je ne pense pas acheter le 2ème tome.
Ce récit peut être déroutant pour un occidental mais se tient en prenant un peut de recul.
Le postulat est simple, je regrette surtout le manque de développement de la condition de sans emplois des 3 comparses.
Le récit se focalise sur la blessure de A Huang qu'il pourra guérir avec de la viande de chien à défaut de pouvoir se payer de vrais traitements.
Pour cela, son dévolu va se porter sur un chien errant qu'il appelle A Wang qu'il a connu et retrouvé dans les bas fonds de Hong Kong.
Il y a de bonnes choses mais le contexte n'est pas suffisamment détaillé pour donner du poids à l'histoire.
Le principal intérêt de ce récit est de montrer les exclus d'un système qui n'a plus que le nom de communiste...
Le dessin est moyen, je ne suis pas très fan du style manga donc j'ai du mal à relativiser sur le sujet.
Au final, cette histoire n'est pas catastrophique mais elle est perfectible.
Le "pitch" de ce Manga m'a interpellé, la promesse SF, racoleuse "Que feriez-vous si il vous restait 24 heures à vivre ?" était évidement interpelante.
L'auteur, nous propose ici une fiction plutôt crédible, avec une société identique à la notre qui aurait instauré un principe "malin" d'épée de Damoclès sur sa population pour la tenir socialement "droite". Un peu tiré par les cheveux, tout de même, cet univers bureaucratique de mise a mort, est bien ficelé, avec une philosophie bien pensée - bien que si l'on y réfléchit d'un peu plus près, on se rend compte que chez notre jeunesse actuelle il n'y a pas besoin d'épée de Damoclès organisée, pour faire disparaître un jeune de moins de 25 ans sur 1000. Bon j'exagère, mais on doit pas en être loin. Parce qu'effectivement, le sceptre de la mort, c'est le lot de tous, et pour l'effet de pression, une piqure de journal TV tous les soirs vous fera le même effet qu'un quelconque doute quant à la présence - ou non - d'un nano-machin qui viendra vous éclater une artère à l'heure prévue.
Passons - La partie la plus intéressante n'est donc pas vraiment dans cette "philosophie" de société, puisqu'elle est plutôt proche de la notre, mais plutôt dans le fait que la victime se voit mise au courant 24 heure à l'avance de son sort. Très bien.
La construction de ce manga, est plutôt maline, avec un héros transversal, qui vient distribuer cette annonce, l'ikigami, et des historiettes concernant les futurs martyrs. Et c'est là que le bât blesse, pour moi, car les deux personnes qui verront ici leurs histoires racontées, n'intéressent pas vraiment. C'est standard, formaté, bourré de poncifs propres aux ados, et plutôt... bas de gamme. L'ado martyrisé dans son collège, et les musicos de la rue qui veulent sortir un album... ok. On s'attendait peut-être à mieux, non ? Et surtout plus original, on s'ennuie ferme, et on sourit presque devant tant de clichés, qui vont même vers le lacrymal bon marché pour le second acte...
Dommage, donc. L'ensemble aurait pu être plus réussi, l'intelligence du propos est bien là, la construction, qui annonce une série (peut-être plus riche et qualitative ?) est maîtrisée, et pouvait permettre beaucoup d'originalité pour quelque chose qui au final reste un recueil d'historiettes un peu banales.
Voyant le succès et la vitesse de sortie des tomes de cette série, je me suis laissé tenter par la lecture du tome 1 de L'Histoire Secrète. Heureusement ce tome me fut prêté !
Réinventer l'Histoire est un bon concept en soi... Mais là, j'avoue avoir été vraiment déçu par la simplicité du scénario. Grosso modo, un peu de magie et tout s'explique aisément sans trop chercher la petite bête
Donc arrêt de la lecture au tome 1.
Le dessin reste cependant agréable avec de belles scènes et une bonne architecture.
C’est Siro qui est au dessin de « Speedway » ? Ah bon ?! Si j’écris ça, c’est parce que je ne reconnais pas trop son style de la série « Polka » ! En gros, ce que je veux dire, c’est que je le préfère à ses débuts que maintenant ! En effet, où est passé mon Siro (l’auteur, pas la boisson !) qui employait de nombreux zones d’ombre ? Où est passé mon Siro qui dessinait des gueules d’enfer ? Où est passé mon Siro qui créait de supers bolides dans le Paris futuriste ? Et enfin, où est passé le coloriste de « Polka » ?
Bon, voyons un peu le scénario de « Speedway » : c’est une course de voitures futuristes. Ah ! Chouette ! J’aime bien les bolides ! Sauf que cette bd mélange plusieurs genres : fantastique avec la présence d’une créature imaginaire, un peu de policier aussi puisque le personnage principal va être victime d’une escroquerie, exploration d’une planète dont je me demande ce que ça vient faire dans un récit qui a pour sujet principal la formule 1 de demain. Bref, l’ensemble m’a semblé très dynamique mais un peu trop touffu à mon goût à cause de ce mixage de genres ! Ça se lit bien, c’est distrayant mais j’avoue que je ne vois pas l’intérêt de cette série… A vrai dire, je ne suis guère impatient de découvrir le prochain tome d’autant plus que le personnage principal ne m’a pas fasciné…
Et le dessin ? Comme je le disais, j’ai du mal à reconnaître le coup de patte de Siro. Seul, son trait épais est identifiable et sa façon de dessiner sans trop de détails les personnages en arrière plan. Bon, ça ne m’aurait pas trop déranger cette façon d’illustrer sauf que les décors me sont apparus assez vides et la mise en couleurs est trop vive à mon goût !
Ce premier tome de « Speedway » ne m’a pas emballé. Certes, le scénario semble assez riche mais le mélange de plusieurs genres (fantastique, science-fiction, policier…) ne m’a pas convaincu. Ça se lit bien et c’est assez divertissant mais sans plus pour moi lecteur adulte. Même le dessin est à désirer alors que Siro avait démontré dans le passé (lorsqu’il a illustré la série « Polka ») qu’il savait réaliser des planches plus léchées et plus détaillées que dans « Speedway ».
Bof…
Après l'indispensable Les Rameaux de Salicorne du même auteur, je pensais tenir une série de même niveau, d'autant que le graphisme est tout aussi beau, hélas non.
Le premier tome est très intéressant, axé intégralement sur de l'aventure bien prenante et assez tragique avec un personnage principal très attachant, mais tout se gâte à partir du second où un chamanisme exacerbé prend place et gâche tout. Toute cette magie arrive toujours à point dans le scénario pour sortir le personnage principal d'un mauvais pas. De plus, la série traîne en longueur et certaines scènes sont totalement inutiles. Lassée je me suis arrêtée au troisième tome, si je n'avais pas eu d'autres lectures en cours je l'aurais peut-être lu, pour cette raison je mets tout de même deux étoiles, car ce n'est pas totalement détesté non plus.
Bof.
En fait on en dit beaucoup de bien de cette bd alors je me suis lancé.
Mais cette aventure a beaucoup de mal à convaincre ...
Les dessins sont dans la moyenne mais rien d'exceptionnel. Les cadrages manquent d'audace, et l'absence de pleines pages nuit au grandiose. Certaine planches sont tout de même très chouette du point de vue de la couleur. Mais sans réelle ampleur.
Le scénario est plutôt une bonne idée mais le récit n'est pas du tout au niveau.
Non seulement on multiplie les clichés, mais la quasi totalité des situations sont maladroites et bien mal résolues.
Les dialogues volent à peine plus haut et ne servent pas les personnages (si bien que j'ai eu envie de m'arrêter plusieurs fois.)
Au final, cette aventure qui devait mêler histoire, voyage et quête initiatique n'est pas tellement convaincante.
On ne s'attache d'ailleurs pas au héro, qui est plus capricieux que révolté.
Non vraiment, il ne s'agit pas d'une perle oubliée :(
Mon Dieu, que c'est bizarre ! On a droit à un type qui fabrique des bonhommes en papier (avec des rouleaux de papier hygiénique non destiné à cet usage). Son chat n'arrête pas de les lui détruire quand il a le dos tourné. Il reçoit alors l'appel désespéré d'un ami qui l'invite à boire une limonade dans un café rempli de cul-terreux. Cependant, tout un drame arrive lorsqu'il veut aller aux toilettes... J'arrête là car la suite est trop trash !
Alors, oui, la lecture est sympathique. Mais, bon, cela ne vole pas bien haut autant le dire tout de suite. Tout ça pour quoi ? Un retour à la case départ ? Est-ce que Epinoche va apporter quelque chose de nouveau à la bd ? Vous aurez vite compris la réponse si d'aventure, cette oeuvre vous tombait sur les bras ou dans la cuvette des WC (en n'oubliant pas de tirer la chasse d'eau !) ...
A toute allure nous mène sur le fameux rallye des tournesols qui rassemble les plus rapides véhicules du pays (la 2 chevaux Citroën de l'abbé Tocsin par exemple qui a besoin du prix pour rénover sa vieille Eglise qui tombe en ruine).
C'est plutôt bien dessiné mais l'histoire n'est absolument pas originale. De plus, il y a une espèce de candeur déraisonnable qui me pousse à dire que ce n'est certainement pas destiné à un public adulte ce qui n'est certainement pas le but de la collection "Comix". On se demande ce que ce titre fait là. Bref, c'est beaucoup trop gentillet pour convaincre !
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Toi+moi.org est dans la directe lignée de 300 millions d'amis. Ce dernier s'intéressait aux réseaux sociaux style Facebook tandis que ce nouvel album porte sur les sites de rencontres. Les deux partagent une structure assez peu plaisante à lire. Les histoires courtes et les gags en une planche sont avant tout entrecoupés de fausses présentations de membres de sites de rencontres, publicités imaginaires ou dialogues fictifs sans image. Celle-ci sont composées de grandes plages de textes en caractères informatiques, assez peu hilarants et parfois même pénibles à lire de bout en bout. De même, certains gags comme la première histoire longue sont très verbeux, avec le même texte informatique incrusté comme un ajout narratif, et les illustrations qui les accompagnent en deviennent presque inutiles. Du coup, même si certaines phrases ou échanges imaginaires entre utilisateurs sont assez percutants, l'intérêt du médium bande dessinée est discutable sur ces passages qui ne représentent pas loin de la moitié de l'album. Il y a quand même une bonne part de véritables planches bandes dessinées. Celles-ci sont illustrées par le dessin d'un Jannin qui a définitivement abandonné son style plus classique de l'époque Germain et nous pour se rapprocher d'un coup de crayon vif et concis à la Reiser. Si les visages se révèlent expressifs, cela manque tout de même nettement d'esthétisme et de soin, surtout additionné à une colorisation très... personnelle. Je n'accroche pas. Certains gags sont assez drôles, admettons-le, notamment celui réutilisé en quatrième de couverture sur le contenu de votre "panier d'achats". Mais beaucoup sont également assez plats, convenus ou répétitifs. On n'échappe pas aux habituels clichés comme celui sur la surprise de voir qui se cache derrière tel ou tel pseudo sur internet. Autant j'ai de l'affection pour un auteur comme Jannin dont je garde toujours de bons souvenirs de ses oeuvres plus anciennes, autant je ne peux m'empêcher d'être déçu de le voir tenter de forcer le rire sur un sujet qu'internet lui-même a déjà creusé de long en large avec davantage d'autodérision, d'originalité et d'humour.
Les Démons des Carpathes
L'histoire n'est pas inintéressante, mais sans plus (l'intrigue est vite dévoilée). Par contre, ce qui fait vraiment défaut ici, c'est le dessin. Les traits des personnages sont tous quasi similaires (j'ai souvent dû me fier davantage aux costumes qu'aux visages pour différencier les 2 héros !...). Dommage, cela promettait d'être une bonne série, mais je ne pense pas acheter le 2ème tome.
Pourquoi j'veux manger mon chien
Ce récit peut être déroutant pour un occidental mais se tient en prenant un peut de recul. Le postulat est simple, je regrette surtout le manque de développement de la condition de sans emplois des 3 comparses. Le récit se focalise sur la blessure de A Huang qu'il pourra guérir avec de la viande de chien à défaut de pouvoir se payer de vrais traitements. Pour cela, son dévolu va se porter sur un chien errant qu'il appelle A Wang qu'il a connu et retrouvé dans les bas fonds de Hong Kong. Il y a de bonnes choses mais le contexte n'est pas suffisamment détaillé pour donner du poids à l'histoire. Le principal intérêt de ce récit est de montrer les exclus d'un système qui n'a plus que le nom de communiste... Le dessin est moyen, je ne suis pas très fan du style manga donc j'ai du mal à relativiser sur le sujet. Au final, cette histoire n'est pas catastrophique mais elle est perfectible.
Ikigami - Préavis de mort
Le "pitch" de ce Manga m'a interpellé, la promesse SF, racoleuse "Que feriez-vous si il vous restait 24 heures à vivre ?" était évidement interpelante. L'auteur, nous propose ici une fiction plutôt crédible, avec une société identique à la notre qui aurait instauré un principe "malin" d'épée de Damoclès sur sa population pour la tenir socialement "droite". Un peu tiré par les cheveux, tout de même, cet univers bureaucratique de mise a mort, est bien ficelé, avec une philosophie bien pensée - bien que si l'on y réfléchit d'un peu plus près, on se rend compte que chez notre jeunesse actuelle il n'y a pas besoin d'épée de Damoclès organisée, pour faire disparaître un jeune de moins de 25 ans sur 1000. Bon j'exagère, mais on doit pas en être loin. Parce qu'effectivement, le sceptre de la mort, c'est le lot de tous, et pour l'effet de pression, une piqure de journal TV tous les soirs vous fera le même effet qu'un quelconque doute quant à la présence - ou non - d'un nano-machin qui viendra vous éclater une artère à l'heure prévue. Passons - La partie la plus intéressante n'est donc pas vraiment dans cette "philosophie" de société, puisqu'elle est plutôt proche de la notre, mais plutôt dans le fait que la victime se voit mise au courant 24 heure à l'avance de son sort. Très bien. La construction de ce manga, est plutôt maline, avec un héros transversal, qui vient distribuer cette annonce, l'ikigami, et des historiettes concernant les futurs martyrs. Et c'est là que le bât blesse, pour moi, car les deux personnes qui verront ici leurs histoires racontées, n'intéressent pas vraiment. C'est standard, formaté, bourré de poncifs propres aux ados, et plutôt... bas de gamme. L'ado martyrisé dans son collège, et les musicos de la rue qui veulent sortir un album... ok. On s'attendait peut-être à mieux, non ? Et surtout plus original, on s'ennuie ferme, et on sourit presque devant tant de clichés, qui vont même vers le lacrymal bon marché pour le second acte... Dommage, donc. L'ensemble aurait pu être plus réussi, l'intelligence du propos est bien là, la construction, qui annonce une série (peut-être plus riche et qualitative ?) est maîtrisée, et pouvait permettre beaucoup d'originalité pour quelque chose qui au final reste un recueil d'historiettes un peu banales.
L'Histoire Secrète
Voyant le succès et la vitesse de sortie des tomes de cette série, je me suis laissé tenter par la lecture du tome 1 de L'Histoire Secrète. Heureusement ce tome me fut prêté ! Réinventer l'Histoire est un bon concept en soi... Mais là, j'avoue avoir été vraiment déçu par la simplicité du scénario. Grosso modo, un peu de magie et tout s'explique aisément sans trop chercher la petite bête Donc arrêt de la lecture au tome 1. Le dessin reste cependant agréable avec de belles scènes et une bonne architecture.
Speedway
C’est Siro qui est au dessin de « Speedway » ? Ah bon ?! Si j’écris ça, c’est parce que je ne reconnais pas trop son style de la série « Polka » ! En gros, ce que je veux dire, c’est que je le préfère à ses débuts que maintenant ! En effet, où est passé mon Siro (l’auteur, pas la boisson !) qui employait de nombreux zones d’ombre ? Où est passé mon Siro qui dessinait des gueules d’enfer ? Où est passé mon Siro qui créait de supers bolides dans le Paris futuriste ? Et enfin, où est passé le coloriste de « Polka » ? Bon, voyons un peu le scénario de « Speedway » : c’est une course de voitures futuristes. Ah ! Chouette ! J’aime bien les bolides ! Sauf que cette bd mélange plusieurs genres : fantastique avec la présence d’une créature imaginaire, un peu de policier aussi puisque le personnage principal va être victime d’une escroquerie, exploration d’une planète dont je me demande ce que ça vient faire dans un récit qui a pour sujet principal la formule 1 de demain. Bref, l’ensemble m’a semblé très dynamique mais un peu trop touffu à mon goût à cause de ce mixage de genres ! Ça se lit bien, c’est distrayant mais j’avoue que je ne vois pas l’intérêt de cette série… A vrai dire, je ne suis guère impatient de découvrir le prochain tome d’autant plus que le personnage principal ne m’a pas fasciné… Et le dessin ? Comme je le disais, j’ai du mal à reconnaître le coup de patte de Siro. Seul, son trait épais est identifiable et sa façon de dessiner sans trop de détails les personnages en arrière plan. Bon, ça ne m’aurait pas trop déranger cette façon d’illustrer sauf que les décors me sont apparus assez vides et la mise en couleurs est trop vive à mon goût ! Ce premier tome de « Speedway » ne m’a pas emballé. Certes, le scénario semble assez riche mais le mélange de plusieurs genres (fantastique, science-fiction, policier…) ne m’a pas convaincu. Ça se lit bien et c’est assez divertissant mais sans plus pour moi lecteur adulte. Même le dessin est à désirer alors que Siro avait démontré dans le passé (lorsqu’il a illustré la série « Polka ») qu’il savait réaliser des planches plus léchées et plus détaillées que dans « Speedway ». Bof…
L'Homme de Java
Après l'indispensable Les Rameaux de Salicorne du même auteur, je pensais tenir une série de même niveau, d'autant que le graphisme est tout aussi beau, hélas non. Le premier tome est très intéressant, axé intégralement sur de l'aventure bien prenante et assez tragique avec un personnage principal très attachant, mais tout se gâte à partir du second où un chamanisme exacerbé prend place et gâche tout. Toute cette magie arrive toujours à point dans le scénario pour sortir le personnage principal d'un mauvais pas. De plus, la série traîne en longueur et certaines scènes sont totalement inutiles. Lassée je me suis arrêtée au troisième tome, si je n'avais pas eu d'autres lectures en cours je l'aurais peut-être lu, pour cette raison je mets tout de même deux étoiles, car ce n'est pas totalement détesté non plus.
L'Homme de Java
Bof. En fait on en dit beaucoup de bien de cette bd alors je me suis lancé. Mais cette aventure a beaucoup de mal à convaincre ... Les dessins sont dans la moyenne mais rien d'exceptionnel. Les cadrages manquent d'audace, et l'absence de pleines pages nuit au grandiose. Certaine planches sont tout de même très chouette du point de vue de la couleur. Mais sans réelle ampleur. Le scénario est plutôt une bonne idée mais le récit n'est pas du tout au niveau. Non seulement on multiplie les clichés, mais la quasi totalité des situations sont maladroites et bien mal résolues. Les dialogues volent à peine plus haut et ne servent pas les personnages (si bien que j'ai eu envie de m'arrêter plusieurs fois.) Au final, cette aventure qui devait mêler histoire, voyage et quête initiatique n'est pas tellement convaincante. On ne s'attache d'ailleurs pas au héro, qui est plus capricieux que révolté. Non vraiment, il ne s'agit pas d'une perle oubliée :(
Epinoche
Mon Dieu, que c'est bizarre ! On a droit à un type qui fabrique des bonhommes en papier (avec des rouleaux de papier hygiénique non destiné à cet usage). Son chat n'arrête pas de les lui détruire quand il a le dos tourné. Il reçoit alors l'appel désespéré d'un ami qui l'invite à boire une limonade dans un café rempli de cul-terreux. Cependant, tout un drame arrive lorsqu'il veut aller aux toilettes... J'arrête là car la suite est trop trash ! Alors, oui, la lecture est sympathique. Mais, bon, cela ne vole pas bien haut autant le dire tout de suite. Tout ça pour quoi ? Un retour à la case départ ? Est-ce que Epinoche va apporter quelque chose de nouveau à la bd ? Vous aurez vite compris la réponse si d'aventure, cette oeuvre vous tombait sur les bras ou dans la cuvette des WC (en n'oubliant pas de tirer la chasse d'eau !) ...
A toute allure !
A toute allure nous mène sur le fameux rallye des tournesols qui rassemble les plus rapides véhicules du pays (la 2 chevaux Citroën de l'abbé Tocsin par exemple qui a besoin du prix pour rénover sa vieille Eglise qui tombe en ruine). C'est plutôt bien dessiné mais l'histoire n'est absolument pas originale. De plus, il y a une espèce de candeur déraisonnable qui me pousse à dire que ce n'est certainement pas destiné à un public adulte ce qui n'est certainement pas le but de la collection "Comix". On se demande ce que ce titre fait là. Bref, c'est beaucoup trop gentillet pour convaincre !