J'aime bien ce que fait Conrad, mais ici je me suis plutôt ennuyé. Tout d'abord, j'ai eu un peu de difficulté avec le dessin dans les trois premiers tomes. J'ai trouvé que la mise en page manquait de dynamisme. Heureusement, les cases des deux derniers tomes sont du même genre que ceux de Les Innommables et cela a facilité ma lecture.
Pour ce qui est du scénario, je peux dire que ça ne manque pas de bonnes idées et les personnages secondaires sont souvent savoureux, mais il manque quelque chose pour que je trouve les péripéties captivantes. Peut-être des histoires plus solides ? J'avais l'impression que les histoires tenaient en deux-trois lignes et qu'on ajoutait des scènes afin de pouvoir faire des albums de 44 pages. Et puis le héros et la méchante manquent vraiment de charisme et ne donnent pas envie de lire les albums.
Cette série n'a pas connu son tome 2 mais le tome 1 est une histoire à part entière.
L'histoire est très simple et part de la volonté de 2 hommes d'avoir la même femme.
Le premier en s'en prenant au second va y perdre au change...
L'auteur brode un peu en y ajoutant des éléments très locaux, un contexte familial difficile, une police très cowboy...
Le dessin est moyen, le trait manque de finesse rendant certaines cases brouillonnes.
La narration n'est pas exemplaire, la lecture m'a paru fade sans être mauvaise.
Visuellement, ‘Gulliveriana’ n’est bien entendu pas désagréable :8
Au niveau scénaristique, ça n’est par contre ni particulièrement inspiré, ni véritablement captivant. Le lecteur assiste aux tribulations d’une jeune demoiselle, séduisante et court-vêtue (était-il besoin de le préciser ? ;) ), qui semble suivre les traces de Gulliver.
Bref, avec un dessinateur quelconque, cet album ne mériterait sans doute qu’1/5. Mais le graphisme de Manara reste un plaisir pour les yeux…
"Voyage à Uroshima" peut être analysé comme une espèce de mauvais clin d'oeil à Hiroshima tant les noms se ressemblent. Je trouve que ce n'est pas forcément ce genre d'hommage auquel des victimes de la bombe nucléaire pouvaient s'attendre ...
On sera prévenu que nous sommes le bienvenu dans un pays où tout le monde baise comme chien et chat avec tout le monde sans aucune gêne dans la rue et partout. Je me suis demandé dans quel délire totalement utopique et érotique je m'étais embarqué. C'est franchement pathétique par moment et même du plus mauvais goût. Bref, il faut aimer !
La bizarrerie confère en effet au lecteur un certain malaise dont il sera difficile de sortir. Il faut y voir un fantasme géant à l'échelle de toute une ville. Du coup, ce petit vieux totalement frustré sexuellement dans la vraie vie se voit changer en une espèce de Don Juan dans ce monde imaginaire. Il est clair qu'entre l'impuissance et la castration, on n'aura guère le choix que l'illusion d'un fantasme inassouvi.
Bof, oui, c'est bien le bon terme je crois pour cette série.
C'est dommage car graphiquement c'est franchement bien : les couleurs sont lumineuses, le côté féerique est vraiment bien rendu, les personnages ont des tronches bien reconnaissables, les arrières plans, les paysages sont soignés (que ce soit dans la forêt, ou sur les plages de Bretagne).
Mais alors le scénario… Alors que l'intrigue de base était tout à fait intéressante (une lutte de pouvoir entre 3 morganes, chacune détentrice d'un morceau d'un triskell magique dont la réunion provoquera de grandes catastrophes dans le monde des humains, des enfants orphelins, une fée méchante, des fées gentilles, un dragon… que des bons ingrédients !), son développement est d'une platitude sans égal… Les dialogues sont pauvres, les références tombent à plat, les situations s'enchaînent sans panache : vraiment pas enthousiasmant comme lecture !
Audrey Alwett, déjà scénariste de Sweety Sorcellery que j'ai encore moins apprécié, peine vraiment à me convaincre, elle a de bonnes idées, mais n'arrive pas à construire quelque chose de solide avec… S'entourer de bons dessinateurs et de coloristes de talent ne fait pas tout. 2/5 grâce au dessin.
La qualité d'un album se juge aussi au plaisir de la relecture.
Pour cet album, à la première lecture on se dit "pas trop mal mais bof, sans plus, soyons indulgent l'idée est originale".
A la seconde lecture on se demande où sont les bonnes histoires parmi les six : celle avec Marilyne peut-être, et l'autre avec Mozart.
A la troisième lecture on cherche à se rappeler pourquoi on a acheté cet album.
A la quatrième on se dit qu'on aurait trop la honte de le prêter aux amis et on le met au recyclage pour faire de la place dans les étagères.
J'ai acheté l'album pour Benacquista que j'admire, mais il est clair que la BD n'est pas son truc.
Le principe m'a semblé rigolo et c'est pour cette raison que j'ai emprunté le premier tome. Je pensais avoir un petit moment de détendre, mais ce fut tout le contraire. Les histoires ne sont pas ennuyeuses, mais je n'ai jamais ri une seule fois et comme c'est le but de l'album, je crois donc que cette série est mauvaise. J'ai eu quelques sourires lorsqu'on faisait des allusions à l'ancienne vie des gens célèbres, mais jamais d'éclat de rire.
Sinon, j'ai bien aimé les petites caricatures qu'il y a entre chaque histoire. Lorsque je les vois, je me dis que le dessin aurait eu bien de la classe s'il n'y avait pas de couleur.
Ca faisait un moment que je lorgnais sur cette BD. Il faut dire que les multiples avis enthousiastes incitaient beaucoup à découvrir ce roman graphique conséquent.
Dommage pour moi, je semble être passé totalement à côté de l'essence même de ce bon pavé. Par honnêteté, il me faut signaler que je n'ai pas pu dépasser la page 446. En effet, arrivé là, j'hésitais entre 2 et 3 étoiles. La raison pour laquelle j'ai décidé d'arrêter ici est toute bête. En reprenant ma lecture à ce point, je me suis aperçu bien plus qu'avant que je ne m'intéressais pas tellement aux protagonistes. L'épisode qui nous relate la fracture entre son père et sa mère aurait dû me toucher, or comme il n'en était rien et qu'il m'aurait coûté de m'investir sur un personnage que j'avais suivi déjà 440 pages durant, je me suis dit que si je n'éprouvais pas de l'empathie maintenant je n'en éprouverais pas plus après.
Pourtant je ne peux opposer qu'Alex Robinson ne fait rien pour rendre ses personnages attachants, il nous relate au contraire les petits détails de la vie, ceux qui pourraient paraître insignifiants, et qui rendent tellement humains ses personnages. Mais je n'ai pas été pris dans le jeu. Et malgré l'humour disséminé de parts et d'autres, je n'ai pas adhéré plus que ça. Il faut dire que si l'on ne s'attache pas aux protagonistes la lecture est biaisée puisque l'histoire tourne uniquement autour de leur personne. Et bien que j'apprécie fortement la série Friends (un autre aviseur faisait l'analogie avec cette série) je n'ai pas retrouvé ici la même bonne ambiance.
Mais Alex Robinson ne se contente pas de nous faire vivre les aventures quotidiennes de ces gens ordinaires. Arrivé vers le milieu de la BD, il évoque le monde des comics et de son système de droits d'auteur pratiquement inexistant. Peut-être un peu trop manichéen à mon goût. Le personnage de Dorothy m'a déçu sur un point puisque j'espérais y trouver une sa*ope qui plongerait Sherman au coeur de la tourmente et donnerait un autre tour à l'histoire. Malgré cela, Dorothy possède une personnalité intéressante qui m'aurait vraiment plu dans un autre contexte.
Au fond, ce que je reproche à ce gros one-shot, c'est de s'ancrer dans le quotidien et de proposer une histoire très peu dépaysante. Les sujets abordés m'ont dans l'ensemble peu touché. Dans des circonstances plus exotiques, j'aurais certainement apprécié la galerie de personnages. Il me semble aussi possible que je manque de recul et d'expérience (n'ayant connu ni vie en colocation ni vie en couple pour le moment). Je vous conseille tout de même la lecture puisque les avis précédents sont pratiquement tous unanimes ; quant à l'achat, 30€ les 600 pages me parait extrêmement bon marché, sans le conseiller toutefois puisque je n'y ai pas trouvé mon compte.
Depuis que Franquin a illustré (et avec quel talent !) le quotidien délirant du journal de Spirou, beaucoup de séries ont exploité la même idée, en l’adaptant à d’autres lieux. Rarement, pour ne pas dire jamais, le niveau atteint fut équivalent à celui de ce génial « Gaston Lagaffe ».
Et dans ces séries de gags illustrant le quotidien d’un lieu déterminé, nous avons cette « Beauté Fatale ». En clair, vous prenez un institut de beauté, une stagiaire pas très dégourdie, des clients variés, une directrice psychorigide, des employés pas très modèles, des idées convenues, vous mélangez le tout et, paf !, une nouvelle série humoristique est née.
Oui, mais voilà ! Outre le dessin, qui est très quelconque, très superficiel et honnêtement expressif, la série n’offre que des gags sans saveur et, surtout, sans originalité. On a droit à un niveau de type « peau de banane » avec des gags construits sans fantaisie, des produits que l’on confond (un seau de ciment et un seau d’algues, par exemple), des clients convenus au possible (dont la grosse, le type stressé ou encore la miss-m’as-tu-vu), et des chutes toujours amenées de la même manière (avant dernière case = gag, dernière case = conséquence et réaction au gag).
Vraiment rien d’original, donc. J’avoue d’ailleurs quelque peu saturer sur ces séries offrant toujours exactement la même chose que leurs devancières, sans le talent, la créativité ni le souci du détail de celles-ci. Même si elle n’est objectivement pas spécialement inférieure à d’autre du même genre, celle-ci en a fait les frais : boooooooofffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffff !!!!!! (et encore, je me retiens).
Petit correctif après la lecture du second tome : lorsque Benoit Ers s'applique, ses planches sont agréables à l'oeil. Malheureusement, la plupart du temps, l'auteur me semble s'être contenté du strict minimum, comprenez par là un dessin expressif mais une trop grande économie de détails. Les gags, eux, restent d'une banalité confondante.
Il y a vraiment de tout dans ces histoires de super héros.
Celle ci est très basique avec un final décevant. Pourtant le début était accrocheur, le dessin m'a plu avec ses détails et sa colorisation opposant des couleurs neutres à quelques autres plus vives.
J'imagine qu'il n'y a rien à se mettre sous la dent pour les fans du juge Dredd ou de Batman. Cette histoire ne fait pas évoluer les personnages et ne dévoile rien sur leur personnalité ou leur passé. Elle n'est qu'un prétexte à les faire se rencontrer.
Il y a une débauche d'énergie pour un faible résultat à la finalité contestable.
Ce comics passera dans l'oubli sans que personne n'y trouve à redire.
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Donito
J'aime bien ce que fait Conrad, mais ici je me suis plutôt ennuyé. Tout d'abord, j'ai eu un peu de difficulté avec le dessin dans les trois premiers tomes. J'ai trouvé que la mise en page manquait de dynamisme. Heureusement, les cases des deux derniers tomes sont du même genre que ceux de Les Innommables et cela a facilité ma lecture. Pour ce qui est du scénario, je peux dire que ça ne manque pas de bonnes idées et les personnages secondaires sont souvent savoureux, mais il manque quelque chose pour que je trouve les péripéties captivantes. Peut-être des histoires plus solides ? J'avais l'impression que les histoires tenaient en deux-trois lignes et qu'on ajoutait des scènes afin de pouvoir faire des albums de 44 pages. Et puis le héros et la méchante manquent vraiment de charisme et ne donnent pas envie de lire les albums.
Le Diable blanc
Cette série n'a pas connu son tome 2 mais le tome 1 est une histoire à part entière. L'histoire est très simple et part de la volonté de 2 hommes d'avoir la même femme. Le premier en s'en prenant au second va y perdre au change... L'auteur brode un peu en y ajoutant des éléments très locaux, un contexte familial difficile, une police très cowboy... Le dessin est moyen, le trait manque de finesse rendant certaines cases brouillonnes. La narration n'est pas exemplaire, la lecture m'a paru fade sans être mauvaise.
Gulliveriana
Visuellement, ‘Gulliveriana’ n’est bien entendu pas désagréable :8 Au niveau scénaristique, ça n’est par contre ni particulièrement inspiré, ni véritablement captivant. Le lecteur assiste aux tribulations d’une jeune demoiselle, séduisante et court-vêtue (était-il besoin de le préciser ? ;) ), qui semble suivre les traces de Gulliver. Bref, avec un dessinateur quelconque, cet album ne mériterait sans doute qu’1/5. Mais le graphisme de Manara reste un plaisir pour les yeux…
Voyage à Uroshima
"Voyage à Uroshima" peut être analysé comme une espèce de mauvais clin d'oeil à Hiroshima tant les noms se ressemblent. Je trouve que ce n'est pas forcément ce genre d'hommage auquel des victimes de la bombe nucléaire pouvaient s'attendre ... On sera prévenu que nous sommes le bienvenu dans un pays où tout le monde baise comme chien et chat avec tout le monde sans aucune gêne dans la rue et partout. Je me suis demandé dans quel délire totalement utopique et érotique je m'étais embarqué. C'est franchement pathétique par moment et même du plus mauvais goût. Bref, il faut aimer ! La bizarrerie confère en effet au lecteur un certain malaise dont il sera difficile de sortir. Il faut y voir un fantasme géant à l'échelle de toute une ville. Du coup, ce petit vieux totalement frustré sexuellement dans la vraie vie se voit changer en une espèce de Don Juan dans ce monde imaginaire. Il est clair qu'entre l'impuissance et la castration, on n'aura guère le choix que l'illusion d'un fantasme inassouvi.
Triskell
Bof, oui, c'est bien le bon terme je crois pour cette série. C'est dommage car graphiquement c'est franchement bien : les couleurs sont lumineuses, le côté féerique est vraiment bien rendu, les personnages ont des tronches bien reconnaissables, les arrières plans, les paysages sont soignés (que ce soit dans la forêt, ou sur les plages de Bretagne). Mais alors le scénario… Alors que l'intrigue de base était tout à fait intéressante (une lutte de pouvoir entre 3 morganes, chacune détentrice d'un morceau d'un triskell magique dont la réunion provoquera de grandes catastrophes dans le monde des humains, des enfants orphelins, une fée méchante, des fées gentilles, un dragon… que des bons ingrédients !), son développement est d'une platitude sans égal… Les dialogues sont pauvres, les références tombent à plat, les situations s'enchaînent sans panache : vraiment pas enthousiasmant comme lecture ! Audrey Alwett, déjà scénariste de Sweety Sorcellery que j'ai encore moins apprécié, peine vraiment à me convaincre, elle a de bonnes idées, mais n'arrive pas à construire quelque chose de solide avec… S'entourer de bons dessinateurs et de coloristes de talent ne fait pas tout. 2/5 grâce au dessin.
Dieu n'a pas réponse à tout
La qualité d'un album se juge aussi au plaisir de la relecture. Pour cet album, à la première lecture on se dit "pas trop mal mais bof, sans plus, soyons indulgent l'idée est originale". A la seconde lecture on se demande où sont les bonnes histoires parmi les six : celle avec Marilyne peut-être, et l'autre avec Mozart. A la troisième lecture on cherche à se rappeler pourquoi on a acheté cet album. A la quatrième on se dit qu'on aurait trop la honte de le prêter aux amis et on le met au recyclage pour faire de la place dans les étagères. J'ai acheté l'album pour Benacquista que j'admire, mais il est clair que la BD n'est pas son truc.
Dieu n'a pas réponse à tout
Le principe m'a semblé rigolo et c'est pour cette raison que j'ai emprunté le premier tome. Je pensais avoir un petit moment de détendre, mais ce fut tout le contraire. Les histoires ne sont pas ennuyeuses, mais je n'ai jamais ri une seule fois et comme c'est le but de l'album, je crois donc que cette série est mauvaise. J'ai eu quelques sourires lorsqu'on faisait des allusions à l'ancienne vie des gens célèbres, mais jamais d'éclat de rire. Sinon, j'ai bien aimé les petites caricatures qu'il y a entre chaque histoire. Lorsque je les vois, je me dis que le dessin aurait eu bien de la classe s'il n'y avait pas de couleur.
De mal en pis
Ca faisait un moment que je lorgnais sur cette BD. Il faut dire que les multiples avis enthousiastes incitaient beaucoup à découvrir ce roman graphique conséquent. Dommage pour moi, je semble être passé totalement à côté de l'essence même de ce bon pavé. Par honnêteté, il me faut signaler que je n'ai pas pu dépasser la page 446. En effet, arrivé là, j'hésitais entre 2 et 3 étoiles. La raison pour laquelle j'ai décidé d'arrêter ici est toute bête. En reprenant ma lecture à ce point, je me suis aperçu bien plus qu'avant que je ne m'intéressais pas tellement aux protagonistes. L'épisode qui nous relate la fracture entre son père et sa mère aurait dû me toucher, or comme il n'en était rien et qu'il m'aurait coûté de m'investir sur un personnage que j'avais suivi déjà 440 pages durant, je me suis dit que si je n'éprouvais pas de l'empathie maintenant je n'en éprouverais pas plus après. Pourtant je ne peux opposer qu'Alex Robinson ne fait rien pour rendre ses personnages attachants, il nous relate au contraire les petits détails de la vie, ceux qui pourraient paraître insignifiants, et qui rendent tellement humains ses personnages. Mais je n'ai pas été pris dans le jeu. Et malgré l'humour disséminé de parts et d'autres, je n'ai pas adhéré plus que ça. Il faut dire que si l'on ne s'attache pas aux protagonistes la lecture est biaisée puisque l'histoire tourne uniquement autour de leur personne. Et bien que j'apprécie fortement la série Friends (un autre aviseur faisait l'analogie avec cette série) je n'ai pas retrouvé ici la même bonne ambiance. Mais Alex Robinson ne se contente pas de nous faire vivre les aventures quotidiennes de ces gens ordinaires. Arrivé vers le milieu de la BD, il évoque le monde des comics et de son système de droits d'auteur pratiquement inexistant. Peut-être un peu trop manichéen à mon goût. Le personnage de Dorothy m'a déçu sur un point puisque j'espérais y trouver une sa*ope qui plongerait Sherman au coeur de la tourmente et donnerait un autre tour à l'histoire. Malgré cela, Dorothy possède une personnalité intéressante qui m'aurait vraiment plu dans un autre contexte. Au fond, ce que je reproche à ce gros one-shot, c'est de s'ancrer dans le quotidien et de proposer une histoire très peu dépaysante. Les sujets abordés m'ont dans l'ensemble peu touché. Dans des circonstances plus exotiques, j'aurais certainement apprécié la galerie de personnages. Il me semble aussi possible que je manque de recul et d'expérience (n'ayant connu ni vie en colocation ni vie en couple pour le moment). Je vous conseille tout de même la lecture puisque les avis précédents sont pratiquement tous unanimes ; quant à l'achat, 30€ les 600 pages me parait extrêmement bon marché, sans le conseiller toutefois puisque je n'y ai pas trouvé mon compte.
Beauté Fatale
Depuis que Franquin a illustré (et avec quel talent !) le quotidien délirant du journal de Spirou, beaucoup de séries ont exploité la même idée, en l’adaptant à d’autres lieux. Rarement, pour ne pas dire jamais, le niveau atteint fut équivalent à celui de ce génial « Gaston Lagaffe ». Et dans ces séries de gags illustrant le quotidien d’un lieu déterminé, nous avons cette « Beauté Fatale ». En clair, vous prenez un institut de beauté, une stagiaire pas très dégourdie, des clients variés, une directrice psychorigide, des employés pas très modèles, des idées convenues, vous mélangez le tout et, paf !, une nouvelle série humoristique est née. Oui, mais voilà ! Outre le dessin, qui est très quelconque, très superficiel et honnêtement expressif, la série n’offre que des gags sans saveur et, surtout, sans originalité. On a droit à un niveau de type « peau de banane » avec des gags construits sans fantaisie, des produits que l’on confond (un seau de ciment et un seau d’algues, par exemple), des clients convenus au possible (dont la grosse, le type stressé ou encore la miss-m’as-tu-vu), et des chutes toujours amenées de la même manière (avant dernière case = gag, dernière case = conséquence et réaction au gag). Vraiment rien d’original, donc. J’avoue d’ailleurs quelque peu saturer sur ces séries offrant toujours exactement la même chose que leurs devancières, sans le talent, la créativité ni le souci du détail de celles-ci. Même si elle n’est objectivement pas spécialement inférieure à d’autre du même genre, celle-ci en a fait les frais : boooooooofffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffff !!!!!! (et encore, je me retiens). Petit correctif après la lecture du second tome : lorsque Benoit Ers s'applique, ses planches sont agréables à l'oeil. Malheureusement, la plupart du temps, l'auteur me semble s'être contenté du strict minimum, comprenez par là un dessin expressif mais une trop grande économie de détails. Les gags, eux, restent d'une banalité confondante.
Batman - Judge Dredd - La Grande Enigme
Il y a vraiment de tout dans ces histoires de super héros. Celle ci est très basique avec un final décevant. Pourtant le début était accrocheur, le dessin m'a plu avec ses détails et sa colorisation opposant des couleurs neutres à quelques autres plus vives. J'imagine qu'il n'y a rien à se mettre sous la dent pour les fans du juge Dredd ou de Batman. Cette histoire ne fait pas évoluer les personnages et ne dévoile rien sur leur personnalité ou leur passé. Elle n'est qu'un prétexte à les faire se rencontrer. Il y a une débauche d'énergie pour un faible résultat à la finalité contestable. Ce comics passera dans l'oubli sans que personne n'y trouve à redire.