Avec Dufaux c’est tout ou rien, soit j’aime soit je n’aime pas ou au mieux je trouve le résultat moyen comme ici. Ce que je reproche surtout à cette série c’est d’y avoir introduit du fantastique, fantastique d’ailleurs très banal et pas novateur, la mort ou le diable, peu importe, qui vient faire son marché pendant la guerre, il n'y a pas de quoi crier à l'originalité.
J’ai lu les quatre premiers tomes et je n’irai pas plus loin parce que tout ceci m’agace trop, la dernière planche du tome trois où l’on voit la rouquine et sa tronche de dingue possédée, a fini par me refroidir complètement, j’ai avancé plus loin juste pour la beauté du dessin, bien que la qualité des derniers tomes baisse légèrement. De plus l’histoire s’allonge inutilement, elle peine à démarrer et stagne souvent sur des scènes inutiles. Dommage car ça aurait pu faire une excellente lecture juste historique avec une bonne intrigue policière, car il faut bien préciser que les décors et le côté historique est parfaitement rendu. Parfois la simplicité est plus payante qu’un alambiquage inutile.
Charyn dans un polar, un genre qu'il apprécie semble-t-il, et à nouveau dans les quartiers de New-York. L'originalité de cette histoire n'est pas manifeste. Sonya à qui la vie n'a pas fait de cadeau sort de prison et va à nouveau se frotter à toutes les crapules qui lui en veulent dehors. Le personnage principal a le mérite d'avoir un certain charisme et la galerie des seconds couteaux est intéressante à l'instar de Matilda ou des autres caïds de quartier.
Le dessin n'est pas trop ma tasse de thé, il fait assez statique et les couleurs sont criardes. L'album est structuré en plusieurs chapitres. Pas mal de plans permettent au lecteur de suivre l'action sans texte, ce qui fait que l'album se lit relativement vite.
Un album passable dans le genre roman noir auquel il manque un petit quelque chose pour se démarquer.
Pas terrible !
La première chose qui frappe avec ce comic book, c’est cette horrible teinte azure qui gâche toutes ses pages. Un simple noir et blanc aurait été bien plus indiqué !
Concernant le scénario, le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il ne se passe pas grand-chose dans la vie d’Enid et Becky. Les deux jeunes blasées passent ainsi le plus clair de leur temps à échanger des commentaires cyniques au sujet d’à peu près tout ce qui les entoure. Personnellement, ça m’a paru trop gratuit, trop puéril. Je m’attendais à des réflexions plus profondes.
La relation entre les deux amies est plutôt intéressante et leurs disputes notamment m’ont semblé tout à fait crédibles et, partant, relativement touchantes. Elles sont très différentes toutes les deux, mais aussi complexes l’une que l’autre, je crois. Aussi aurais-je préféré que Becky occupe autant de place qu’Enid dans le récit.
La chute se révèle désespérante et m’a paru franchement bâclée.
Je viens d’enchaîner l’album et le film et, à mon sens, le second sonne bien plus juste et a davantage de rythme que le premier.
Cet album dédié à Le Corbusier est composé de la même manière que Rose Valland, capitaine Beaux-Arts, paru il y a quelques mois chez le même éditeur. Il comprend une BD d'une vingtaine de pages mettant en scène le fameux architecte, suivie d'une autre vingtaine de pages dédiées à sa biographie complète, illustrée de photos d'époque.
Si je comprends l'intention louable consistant à rendre hommage à un personnage célèbre mais trop peu connu du XXe siècle et à instruire un large public sur sa vie et son oeuvre, la forme et le contenu me paraissent manquer leur objectif.
L'album s'entame par la BD.
Son graphisme est peu engageant. Quoiqu'il soit efficace, son trait, très crayonné et un peu charbonneux, rend assez mal les architectures qui sont pourtant l'un des points clés du récit.
Mais le vrai soucis, le même que j'avais ressenti à la lecture de l'album dédié à Rose Valland, est la façon dont le scénario survole à toute vitesse de nombreuses années de la vie du personnage. Nous n'assistons qu'à une suite de faits sans explications ni recul, des moments, des dates - pas forcément dans l'ordre chronologique d'ailleurs - et quelques citations importantes. Qui ne connait pas déjà Le Corbusier et son oeuvre est obligé de deviner vaguement son parcours. Rien n'explique les spécificités de ses créations, ni la raison de la polémique qui les entoure. La seule information qui ressort de l'ensemble est l'amertume de l'architecte vis-à-vis d'une ville de Paris qui lui sera toujours restée inaccessible sans qu'on sache s'il y a une vraie raison à cela à la seule lecture de cette BD.
La biographie qui suit n'est pas tellement plus réjouissante. C'est, là encore, un simple alignement de faits, à la manière d'une chronologie de dictionnaire. Pas de recul, pas d'explications, pas de narratif qui vient raconter au lecteur ce en quoi l'art de Le Corbusier était spécial.
Qui plus est, le texte factuel n'est pas toujours agréablement écrit. Je prends pour exemple quelques répétitions un peu lourdes, du style de "il projette des projets" ou encore "il dessine des dessins"...
De leur côté, les photos sont jolies et intéressantes mais j'aurais aimé aussi voir quelques plans, ou au moins une vision plus approfondie d'une ou plusieurs des oeuvres de Le Corbusier. On n'en voit que quelques photos superficielles tandis que celles-ci se focalisent sur la représentation du personnage et de ses proches, pas de ses constructions.
Je suis donc déçu car j'étais sincèrement intéressé à l'idée de découvrir la vie et l'oeuvre d'un Le Corbusier dont je ne connaissais que très peu de choses, et j'ai finalement eu beaucoup de mal à capter des informations suffisamment parlantes de cet album.
Ce one-shot est en quelque sorte un condensé de la vie de Giuseppina à travers les témoignages de ceux qui l'ont connu ou simplement croisé tel ce serveur de restaurant.
On sort de la seconde guerre, cette jeune femme doit avoir environ 25 ans, puis se marie, puis se remarie, puis a des enfants qui ont eux-mêmes des enfants etc. Je dois dire que la façon de raconter cette vie est assez étrange et déstructurée. En première lecture, on a parfois du mal à savoir de qui on parle et de qui sont les pensées parsemées dans de petites bulles noires sur les planches : Giuseppina ou sa petite-fille Marion.
Cette vision, ce souvenir d'une femme âgée, pour qui la mémoire s'enfuit, à travers de simples témoignages est très partiel de la vie d'une famille sur des dizaines d'années.
Et pourquoi devient-elle aussi amère avec son fils ? Est-ce un prémisse de sénilité ou il y aurait une autre raison qu'on ne comprend pas en tout cas dans cette lecture.
Mais il semble que ce soit le seul moyen pour Marion de connaître un peu mieux sa grand-mère qui est partie. J'ai eu du mal à m'associer à la jeune fille, pourtant je dois avoir à peu près son âge aussi bien que ma grand-mère et la sienne ont vécu des histoires semblables d'une même génération.
Le dessin pour sa part est correct, j'aime assez le ton de couleurs employés qui rappelle ces anciennes photographies jaunies par le temps.
Au final une lecture mitigée plombée par le mode de narration.
« La Guerre des Dieux » est le troisième volet des chroniques de l’antiquité galactique. Ayant beaucoup aimé « Le Fléau des Dieux » et apprécié « Le dernier Troyen », c’est tout naturellement que je me suis dirigé vers cette nouvelle série.
Le bilan est plus que mitigé en l’état...
Le dessin est le moins bon des trois séries. Il n’est pas mauvais, loin de là, mais ne dégage aucune énergie. Les couleurs sont ternes et métalliques. Comme quoi, il n’y a pas que la technique... il faut aussi une âme.
Mais ce qui m’a réellement posé problème, c’est le scénario. L’idée de base est bonne : les êtres humains se font la guerre pensant agir de leur propre chef quand, en réalité, ce sont les Dieux qui se jouent d’eux, participant à une sorte de « Risk » grandeur nature. Sur un fond de la Guerre de Troie de l’Iliade d’Homère, tout ça avait un bon potentiel.
Mais la réalisation ne suit pas... L’histoire se passe en accéléré. Au lieu de prendre son temps dans la présentation de l’histoire comme dans les deux précédentes séries, Valérie Mangin se précipite dans l’histoire. J’ai l’impression de regarder un film en accéléré et de ne pas entrer dans le récit. Les transitions sont abruptes et mal amenées. L’ensemble reste assez superficiel et c’est bien dommage.
Du côté positif, je mentionne tout de même le brave Ulysse, qui ne croit pas aux Dieux mais se retrouve être le pion principal dans le jeu de plateau géant auquel ils se livrent. C’est un bon personnage, intelligent et raisonnable.
Je ne conseille pas la lecture de cet album pour l’instant, préférant attendre la sortie du second (et dernier ?) tome pour voir où tout cela va nous mener.
Un 2/5 plein de déception.
Je ne sais pas quoi penser de cette BD et de son scénario en particulier. Je l'ai trouvé relativement malsain mais j'imagine que c'était le but.
L'histoire regroupe d'abord dans une gare puis dans un train de nuit quelques personnes : un DRH senior et un collègue junior en provenance d'un colloque ; une prostituée et son petit ami sortant de prison, 3 jeunes en partance pour un mariage à Toulouse et les employés SNCF.
Les 3 jeunes vont essayer d'avoir des faveurs avec la jeune femme. A partir de là, le scénario nous gratifie de situations à la limite du trash. Chacun en retirera une leçon peut être, personnellement je n'ai pas réellement perçu d'utilité dans ce one shot.
Tout est gratuit sans réel sens si ce n'est l'absence de respect pour autrui.
Le dessin est correct mais la colorisation est kitch, j'ai même eu l'impression qu'elle était le fruit du travail d'un daltonien...
BD vraiment dispensable à tous les niveaux.
Graphiquement, c'est superbe. J'ai encore du mal à me prononcer car je souhaiterais en connaître plus sur la suite du scénario. Mais pour l'instant, c'est globalement positif. Sommes-nous devant une BD référence ou une BD surcôtée ? Seul l'avenir nous le dira. Etant fan de Corbeyran, je ne sais pas si je suis vraiment objectif, mais son scénario fait mouche chez moi. A suivre...
05/06/2010 : après la lecture des 4 premiers tomes.
Cette série est une vraie désillusion. Je l'avais revendue après le tome 3, la lecture du 4ème tome me conforte sur ce choix. C'est le genre d'expérience qui me pousse à investir sur les one shots.
L'entente ne semble pas au beau fixe chez les auteurs, le rendu est caduque. J'imagine mal Corbeyran fournir une si pâle copie. Quelque chose m'échappe, j'imagine que le côté poule aux oeufs d'or a évité l'abandon de la série...
Je laisse un petit 2 car il y a des bonnes petites choses dans cette série.
Achat proscrit !!!
J’ai besoin d’un psy d’urgence ! J’étais joyeuse en allant chercher le joli coffret qui trône sur mes étagères depuis un moment déjà et catastrophe à peine ma lecture entamée j’ai commencé à déprimer, à la fin de l’album j’avais le moral dans les chaussettes. L’univers créé est certes joliment dessiné, Liberge est un grand dessinateur, mais toute cette profusion de squelettes et le manque de couleurs m‘ont lassée pratiquement dès les premières planches, j‘ai même eu du mal à tourner les pages tant c‘est monotone et déprimant. Le premier tome s’éternise sur l’arrivée de Descendre dans ce monde de morts, l’histoire ne démarre que sur les toutes dernières planches, en fait pratiquement là où elle aurait dû commencer, trop tard pour moi, mon enthousiasme était bien entamé. Et puis il n’y a pratiquement pas d’humour, ce qui n’arrange pas les choses.
J’ai quand même feuilleté les trois autres tomes au cas où, on ne sait jamais, une scène finisse quand même par titiller ma curiosité, mais non, j’ai juste pu constater que le trait devient plus fin, le graphisme s’améliore, même s’il est déjà presque parfait dès le début et surtout ma déprime n’a fait qu’augmenter.
Peut-être qu'un jour j'arriverai quand même à lire la suite, qui ma foi, me titille quand même.
Pas fameuse cette adaptation d'un livre de Voltaire que je n'ai d'ailleurs jamais lu. Les péripéties s'enchainent tellement rapidement que ça n'est pas du tout crédible. De plus, l'histoire et les personnages me semblent très caricaturaux, mais dans ce cas-ci je crois que c'est plus la faute du dessin plutôt que du texte.
Pendant le trois quarts des cases, j'avais l'impression que les personnages surjouaient et particulièrement le héros dont la naïveté est franchement énervante. D'ailleurs, lorsqu'il se faisait mal, j'étais plutôt content et je ne pense pas que c'était l'émotion que voulaient nous faire ressentir les auteurs.
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Avec Dufaux c’est tout ou rien, soit j’aime soit je n’aime pas ou au mieux je trouve le résultat moyen comme ici. Ce que je reproche surtout à cette série c’est d’y avoir introduit du fantastique, fantastique d’ailleurs très banal et pas novateur, la mort ou le diable, peu importe, qui vient faire son marché pendant la guerre, il n'y a pas de quoi crier à l'originalité. J’ai lu les quatre premiers tomes et je n’irai pas plus loin parce que tout ceci m’agace trop, la dernière planche du tome trois où l’on voit la rouquine et sa tronche de dingue possédée, a fini par me refroidir complètement, j’ai avancé plus loin juste pour la beauté du dessin, bien que la qualité des derniers tomes baisse légèrement. De plus l’histoire s’allonge inutilement, elle peine à démarrer et stagne souvent sur des scènes inutiles. Dommage car ça aurait pu faire une excellente lecture juste historique avec une bonne intrigue policière, car il faut bien préciser que les décors et le côté historique est parfaitement rendu. Parfois la simplicité est plus payante qu’un alambiquage inutile.
White Sonya
Charyn dans un polar, un genre qu'il apprécie semble-t-il, et à nouveau dans les quartiers de New-York. L'originalité de cette histoire n'est pas manifeste. Sonya à qui la vie n'a pas fait de cadeau sort de prison et va à nouveau se frotter à toutes les crapules qui lui en veulent dehors. Le personnage principal a le mérite d'avoir un certain charisme et la galerie des seconds couteaux est intéressante à l'instar de Matilda ou des autres caïds de quartier. Le dessin n'est pas trop ma tasse de thé, il fait assez statique et les couleurs sont criardes. L'album est structuré en plusieurs chapitres. Pas mal de plans permettent au lecteur de suivre l'action sans texte, ce qui fait que l'album se lit relativement vite. Un album passable dans le genre roman noir auquel il manque un petit quelque chose pour se démarquer.
Ghost World
Pas terrible ! La première chose qui frappe avec ce comic book, c’est cette horrible teinte azure qui gâche toutes ses pages. Un simple noir et blanc aurait été bien plus indiqué ! Concernant le scénario, le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il ne se passe pas grand-chose dans la vie d’Enid et Becky. Les deux jeunes blasées passent ainsi le plus clair de leur temps à échanger des commentaires cyniques au sujet d’à peu près tout ce qui les entoure. Personnellement, ça m’a paru trop gratuit, trop puéril. Je m’attendais à des réflexions plus profondes. La relation entre les deux amies est plutôt intéressante et leurs disputes notamment m’ont semblé tout à fait crédibles et, partant, relativement touchantes. Elles sont très différentes toutes les deux, mais aussi complexes l’une que l’autre, je crois. Aussi aurais-je préféré que Becky occupe autant de place qu’Enid dans le récit. La chute se révèle désespérante et m’a paru franchement bâclée. Je viens d’enchaîner l’album et le film et, à mon sens, le second sonne bien plus juste et a davantage de rythme que le premier.
Le Corbusier - Architecte parmi les hommes
Cet album dédié à Le Corbusier est composé de la même manière que Rose Valland, capitaine Beaux-Arts, paru il y a quelques mois chez le même éditeur. Il comprend une BD d'une vingtaine de pages mettant en scène le fameux architecte, suivie d'une autre vingtaine de pages dédiées à sa biographie complète, illustrée de photos d'époque. Si je comprends l'intention louable consistant à rendre hommage à un personnage célèbre mais trop peu connu du XXe siècle et à instruire un large public sur sa vie et son oeuvre, la forme et le contenu me paraissent manquer leur objectif. L'album s'entame par la BD. Son graphisme est peu engageant. Quoiqu'il soit efficace, son trait, très crayonné et un peu charbonneux, rend assez mal les architectures qui sont pourtant l'un des points clés du récit. Mais le vrai soucis, le même que j'avais ressenti à la lecture de l'album dédié à Rose Valland, est la façon dont le scénario survole à toute vitesse de nombreuses années de la vie du personnage. Nous n'assistons qu'à une suite de faits sans explications ni recul, des moments, des dates - pas forcément dans l'ordre chronologique d'ailleurs - et quelques citations importantes. Qui ne connait pas déjà Le Corbusier et son oeuvre est obligé de deviner vaguement son parcours. Rien n'explique les spécificités de ses créations, ni la raison de la polémique qui les entoure. La seule information qui ressort de l'ensemble est l'amertume de l'architecte vis-à-vis d'une ville de Paris qui lui sera toujours restée inaccessible sans qu'on sache s'il y a une vraie raison à cela à la seule lecture de cette BD. La biographie qui suit n'est pas tellement plus réjouissante. C'est, là encore, un simple alignement de faits, à la manière d'une chronologie de dictionnaire. Pas de recul, pas d'explications, pas de narratif qui vient raconter au lecteur ce en quoi l'art de Le Corbusier était spécial. Qui plus est, le texte factuel n'est pas toujours agréablement écrit. Je prends pour exemple quelques répétitions un peu lourdes, du style de "il projette des projets" ou encore "il dessine des dessins"... De leur côté, les photos sont jolies et intéressantes mais j'aurais aimé aussi voir quelques plans, ou au moins une vision plus approfondie d'une ou plusieurs des oeuvres de Le Corbusier. On n'en voit que quelques photos superficielles tandis que celles-ci se focalisent sur la représentation du personnage et de ses proches, pas de ses constructions. Je suis donc déçu car j'étais sincèrement intéressé à l'idée de découvrir la vie et l'oeuvre d'un Le Corbusier dont je ne connaissais que très peu de choses, et j'ai finalement eu beaucoup de mal à capter des informations suffisamment parlantes de cet album.
Entre deux averses
Ce one-shot est en quelque sorte un condensé de la vie de Giuseppina à travers les témoignages de ceux qui l'ont connu ou simplement croisé tel ce serveur de restaurant. On sort de la seconde guerre, cette jeune femme doit avoir environ 25 ans, puis se marie, puis se remarie, puis a des enfants qui ont eux-mêmes des enfants etc. Je dois dire que la façon de raconter cette vie est assez étrange et déstructurée. En première lecture, on a parfois du mal à savoir de qui on parle et de qui sont les pensées parsemées dans de petites bulles noires sur les planches : Giuseppina ou sa petite-fille Marion. Cette vision, ce souvenir d'une femme âgée, pour qui la mémoire s'enfuit, à travers de simples témoignages est très partiel de la vie d'une famille sur des dizaines d'années. Et pourquoi devient-elle aussi amère avec son fils ? Est-ce un prémisse de sénilité ou il y aurait une autre raison qu'on ne comprend pas en tout cas dans cette lecture. Mais il semble que ce soit le seul moyen pour Marion de connaître un peu mieux sa grand-mère qui est partie. J'ai eu du mal à m'associer à la jeune fille, pourtant je dois avoir à peu près son âge aussi bien que ma grand-mère et la sienne ont vécu des histoires semblables d'une même génération. Le dessin pour sa part est correct, j'aime assez le ton de couleurs employés qui rappelle ces anciennes photographies jaunies par le temps. Au final une lecture mitigée plombée par le mode de narration.
La Guerre des Dieux
« La Guerre des Dieux » est le troisième volet des chroniques de l’antiquité galactique. Ayant beaucoup aimé « Le Fléau des Dieux » et apprécié « Le dernier Troyen », c’est tout naturellement que je me suis dirigé vers cette nouvelle série. Le bilan est plus que mitigé en l’état... Le dessin est le moins bon des trois séries. Il n’est pas mauvais, loin de là, mais ne dégage aucune énergie. Les couleurs sont ternes et métalliques. Comme quoi, il n’y a pas que la technique... il faut aussi une âme. Mais ce qui m’a réellement posé problème, c’est le scénario. L’idée de base est bonne : les êtres humains se font la guerre pensant agir de leur propre chef quand, en réalité, ce sont les Dieux qui se jouent d’eux, participant à une sorte de « Risk » grandeur nature. Sur un fond de la Guerre de Troie de l’Iliade d’Homère, tout ça avait un bon potentiel. Mais la réalisation ne suit pas... L’histoire se passe en accéléré. Au lieu de prendre son temps dans la présentation de l’histoire comme dans les deux précédentes séries, Valérie Mangin se précipite dans l’histoire. J’ai l’impression de regarder un film en accéléré et de ne pas entrer dans le récit. Les transitions sont abruptes et mal amenées. L’ensemble reste assez superficiel et c’est bien dommage. Du côté positif, je mentionne tout de même le brave Ulysse, qui ne croit pas aux Dieux mais se retrouve être le pion principal dans le jeu de plateau géant auquel ils se livrent. C’est un bon personnage, intelligent et raisonnable. Je ne conseille pas la lecture de cet album pour l’instant, préférant attendre la sortie du second (et dernier ?) tome pour voir où tout cela va nous mener. Un 2/5 plein de déception.
D.R.H.
Je ne sais pas quoi penser de cette BD et de son scénario en particulier. Je l'ai trouvé relativement malsain mais j'imagine que c'était le but. L'histoire regroupe d'abord dans une gare puis dans un train de nuit quelques personnes : un DRH senior et un collègue junior en provenance d'un colloque ; une prostituée et son petit ami sortant de prison, 3 jeunes en partance pour un mariage à Toulouse et les employés SNCF. Les 3 jeunes vont essayer d'avoir des faveurs avec la jeune femme. A partir de là, le scénario nous gratifie de situations à la limite du trash. Chacun en retirera une leçon peut être, personnellement je n'ai pas réellement perçu d'utilité dans ce one shot. Tout est gratuit sans réel sens si ce n'est l'absence de respect pour autrui. Le dessin est correct mais la colorisation est kitch, j'ai même eu l'impression qu'elle était le fruit du travail d'un daltonien... BD vraiment dispensable à tous les niveaux.
Le Régulateur
Graphiquement, c'est superbe. J'ai encore du mal à me prononcer car je souhaiterais en connaître plus sur la suite du scénario. Mais pour l'instant, c'est globalement positif. Sommes-nous devant une BD référence ou une BD surcôtée ? Seul l'avenir nous le dira. Etant fan de Corbeyran, je ne sais pas si je suis vraiment objectif, mais son scénario fait mouche chez moi. A suivre... 05/06/2010 : après la lecture des 4 premiers tomes. Cette série est une vraie désillusion. Je l'avais revendue après le tome 3, la lecture du 4ème tome me conforte sur ce choix. C'est le genre d'expérience qui me pousse à investir sur les one shots. L'entente ne semble pas au beau fixe chez les auteurs, le rendu est caduque. J'imagine mal Corbeyran fournir une si pâle copie. Quelque chose m'échappe, j'imagine que le côté poule aux oeufs d'or a évité l'abandon de la série... Je laisse un petit 2 car il y a des bonnes petites choses dans cette série. Achat proscrit !!!
Monsieur Mardi-Gras Descendres
J’ai besoin d’un psy d’urgence ! J’étais joyeuse en allant chercher le joli coffret qui trône sur mes étagères depuis un moment déjà et catastrophe à peine ma lecture entamée j’ai commencé à déprimer, à la fin de l’album j’avais le moral dans les chaussettes. L’univers créé est certes joliment dessiné, Liberge est un grand dessinateur, mais toute cette profusion de squelettes et le manque de couleurs m‘ont lassée pratiquement dès les premières planches, j‘ai même eu du mal à tourner les pages tant c‘est monotone et déprimant. Le premier tome s’éternise sur l’arrivée de Descendre dans ce monde de morts, l’histoire ne démarre que sur les toutes dernières planches, en fait pratiquement là où elle aurait dû commencer, trop tard pour moi, mon enthousiasme était bien entamé. Et puis il n’y a pratiquement pas d’humour, ce qui n’arrange pas les choses. J’ai quand même feuilleté les trois autres tomes au cas où, on ne sait jamais, une scène finisse quand même par titiller ma curiosité, mais non, j’ai juste pu constater que le trait devient plus fin, le graphisme s’améliore, même s’il est déjà presque parfait dès le début et surtout ma déprime n’a fait qu’augmenter. Peut-être qu'un jour j'arriverai quand même à lire la suite, qui ma foi, me titille quand même.
Candide ou l'optimisme de Voltaire
Pas fameuse cette adaptation d'un livre de Voltaire que je n'ai d'ailleurs jamais lu. Les péripéties s'enchainent tellement rapidement que ça n'est pas du tout crédible. De plus, l'histoire et les personnages me semblent très caricaturaux, mais dans ce cas-ci je crois que c'est plus la faute du dessin plutôt que du texte. Pendant le trois quarts des cases, j'avais l'impression que les personnages surjouaient et particulièrement le héros dont la naïveté est franchement énervante. D'ailleurs, lorsqu'il se faisait mal, j'étais plutôt content et je ne pense pas que c'était l'émotion que voulaient nous faire ressentir les auteurs.