Un tueur d’enfants sévit à Berlin. La base du récit serait somme toute assez peu originale, si la police était seule sur les traces de l’assassin. Mais, parallèlement aux forces de l'ordre, la pègre mène également des recherches actives. En effet, étant donné que la police exerce des contrôles de plus en plus nombreux et pressants sur toutes les activités criminelles de la ville, mais qu’elle semble toutefois incapable de résoudre l’affaire, le milieu n’a pas d’alternative : s’il veut pouvoir relancer tranquillement son business, il doit mettre la main sur ce monstre au plus vite !
L’atmosphère oppressante de l’intrigue est renforcée par un dessin hyperréaliste et des plus sombres. Si j’apprécie le dessin réaliste en général, je n’ai pourtant pas vraiment accroché à la démarche artistique de l’auteur.(*) En effet, même si Muth ne se contente pas exclusivement de reproduire ses clichés photographiques, même si ‘M’ ne se résume donc pas à la transposition d’un vulgaire roman-photo, j’ai tout de même trouvé que le graphisme manquait cruellement de personnalité.
Autre reproche : j’ai eu l’impression d’assister aux événements de très très loin, de telle sorte que je n’ai finalement pu les contempler qu’avec indifférence, ne ressentant aucune affection particulière pour les différents protagonistes.
Bref, bof, sans plus.
(*) Pour le détail de ladite démarche, voy. l’avis de Spooky.
Comment rentrer dans une histoire lorsqu’on trouve le héros principal purement détestable ? C’est de l’ordre de l’impossible. Pourtant j’adore le style de Gillon que je trouve magnifique, même les couleurs un peu passées me plaisent. Le côté un peu kitch des vieilles séries de science-fiction j’adore, et je pardonne beaucoup de choses, comme un peu de niaiserie ou de morale, une technologie approximative voire loufoque, ou encore un bestiaire pas très recherché, mais il faut un ingrédient essentiel, apprécier les personnages. On peut aussi les détester, parce qu‘ils sont méchants ou cruels et non pas parce qu‘ils ont des airs de supériorité franchement énervants, comme c'est le cas ici avec Christopher.
Je me suis tapé deux tomes en sa compagnie, c’est ma troisième tentative de lecture de cette série, là c’est sûr j’ai atteint mes limites, à chaque fois c’est la même chose, j’aime l’univers mais ce type me révulse profondément
Le type est tellement parfait que lui-même ne s’en étonne même pas. Il se réveille après 1000 ans de sommeil artificiel, se retrouve dans une autre époque et tout lui est naturel, comme s’il s’était endormi la veille !
Le type débarque de son millénaire de dodo et tout le monde le traite comme un chef, d’ailleurs il prend le contrôle de tout où qu’il aille, tous les gens sont non seulement d’accord mais ravis ! Il est tellement Super ce Christopher !
Le type tombe les femmes, mais il ne veut pas les faire souffrir, à Mara il dit : « tu comprends, Valérie je ne l’ai vu que 10 minutes, mais ma vie est auprès d’elle », à Valérie il dit : « tu comprends, c’est grâce à Mara que je suis vivant ». Il les saute à tour de rôle, mais je sais ce qu’il pense moi : alors les filles si on se faisait une petite partouze.
Le type n’a aucun relief, tout semble lui glisser dessus, il se sort de tout, sait tout, comprend tout, il donne même l’impression de se faire royalement chier en permanence tant il est supérieur à tout le monde.
Finalement la seule chose qu’on ne sait pas, c’est si Christopher fait des pipes, je ne sais pas… mais quelque chose me dit qu’il est aussi le roi dans ce domaine.
PS : deux étoiles quand même, car tout le background et l'univers de cette série me plaisent et si je n'avais que ça à lire sous la main, je la lirai quand même, en pestant et en voulant arracher les à Christoper, c'est certain, mais je la lirai.
'Les Psy' ne m'ont jamais fait rire. J'ai lu quelques albums par-ci par-là et ça m'a toujours profondément ennuyé. Au début, c'est amusant de voir la folie des patients et de deviner comment le psy va gérer la situation, mais après quelques histoires ça devient lourd et sans grand intérêt. Je ne parle même pas de la chute 'le psy a besoin lui-même d'une consultation à cause de ses clients' qui revient au moins trois fois par tome.
Je crois que ma mauvaise note est en partie due au dessin de Bédu que je trouve froid et sans personnalité. J'ai remarqué que le dessin jouait beaucoup dans mon appréciation des séries à gags de Cauvin.
Barbarella est un personnage célèbre dans l'Histoire de la bande dessinée. Son apparition, au début des années 60, a en effet été explosive car c'était la première fois ou presque qu'était mise en scène une héroïne de science-fiction grand public dont le charme était manifeste et l'érotisme affiché sans ambiguité. Une des premières oeuvres de la "BD adulte" francophone qui a marqué de nombreux lecteurs à l'époque.
Je n'en avais vu que des bribes jusqu'à présent et c'était donc avec une réelle curiosité que j'ai pu en lire enfin un album complet (édition Dargaud). Je dois dire que je n'étais pas très convaincu à l'avance, et effectivement je n'ai pas davantage été charmé après lecture.
Je ne suis pas grand fan du dessin de Forest. J'admets que les courbes de ses héroïnes sont très agréables et c'est le point fort de cette série. Barbarella est belle et je comprends qu'elle ait pu émoustiller du monde quand la BD est parue. Ses personnages masculins sont un peu moins réussis et je n'aime pas ses décors que j'ai parfois du mal à déchiffrer. Cela tient à son encrage crayonné et assez imprécis. Ce n'est pas ma tasse de thé.
Mais c'est surtout le scénario qui ne m'a pas séduit. Ce sont des intrigues de SF-aventuresque à l'ancienne, un peu dans la veine des vieux Flash Gordon, mais nettement moins consistantes à mon goût. Les facilités scénaristiques se succèdent, les situations sont naïves, les transitions plus qu'abruptes, les rebondissements téléphonés... Je me suis tout simplement ennuyé à la lecture et je n'ai pas pu m'empêcher de me mettre à feuilleter les pages au bout de quelques chapitres.
En outre, l'érotisme soft qui est la particularité de cette série m'a régulièrement paru assez grotesque. Je prends pour exemple plusieurs situations où Barbarella rencontre un parfait inconnu et la case suivante, hop, elle est nue dans ses bras "pour profiter de sa tendresse". Ou encore ces si nombreuses occasions où un rien vient déchirer la tunique de l'héroïne et dévoiler sa poitrine, celles où elle décide qu'elle doit immédiatement se changer et donc se déshabiller, celles où elle combat des ennemis en se déshabillant pour les troubler, etc... Cela tombe trop souvent comme des cheveux sur la soupe, du fan service un peu mal foutu. Ca devait être épatant et osé dans les années 60, mais de nos jours, bof bof...
Au final, j'ai été satisfait de découvrir pour de bon les récits de cette héroïne culte de l'époque et surtout de constater qu'une de ces histoires avait complètement inspiré Gotlib pour sa parodie d'Alice au pays des merveilles dans sa série Rhâ-Gnagna. J'apprécie l'originalité et le côté assez onirique de ces récits à l'imaginaire débridé.
Mais à part attiser ma curiosité, je n'ai pas pris plaisir à la lecture des aventures de Barbarella qui ont trop mal vieilli à mon goût.
Pas vraiment inoubliable, cette furieuse nuit (je n’ai pas non plus compris le pourquoi du titre :?)).
Le personnage principal est plutôt original pour un tueur. J’ai apprécié le côté autodestructeur de ce petit homme qui soigne sa tuberculose à coups de whisky et de cigarettes.
Concernant le scénario, je pense que le récit aurait gagné à être davantage recentré sur la cible du héros.
Pour le reste, je me retrouve tout à fait dans l’avis de PAco : dessin stylé mais trop figé, excès de voix off et fin décevante…
Une belle déception ! Belle parce que le graphisme est à la hauteur, coloré, vivant et détaillé, mais le scénario qui promettait de belles choses s’engouffre dans la banalité la plus totale. Jusqu’à environ un peu plus de la moitié du récit, le traitement du genre western, qui ne permet en général pas énormément de fantaisies, prend des airs de nouveauté et d’originalité. Stan Reader le personnage principal est intrigant et on le suit avec plaisir, ce qui va lui arriver risque d’être étonnant… Pas forcément… Dépassée cette moitié, l'histoire prend une tournure toute banale de vol et de complot comme on en a maintes fois lu. C’est déjà bien décevant, mais la chute finale, ce que contient la sacoche, est totalement tirée par les cheveux et ça demanderait un développement dans un autre tome, mais l’histoire finit là, je me demande bien à quoi sert cette petite intrigue. Si c’est pour la laisser mourir ainsi, autant ne pas l’y avoir mise.
Voilà une histoire comme je ne les aime pas, intrigante au début, banale au milieu et nulle - ou presque - à la fin. Deux étoiles parce qu’elle se laisse lire et surtout regarder.
Hermann fait un mélange peu réussi dans ce one shot.
La fiction concernant l'enlèvement de l'enfant et l'opération extraction de Sarajevo par un ex-légionnaire est assez réussie. Par contre, l'auteur s'insurge des exactions faites notamment par les Serbes lors du conflit en ex-Yougoslavie. Son propos est loin d'être clair, il aurait dû développer ses idées et ne pas partir sur une fiction à 100 000 lieues de son coup de gueule.
Cette dispersion gâche complètement le résultat.
En dehors de ces considérations, le dessin est agréable, Hermann est égal à lui même sur ce récit.
Il y avait de la volonté et du fond mais la forme n'y est pas. Sur ce point c'est un échec.
Encore une série correcte honteusement abandonnée ! Quel gâchis !!! :((
Le postulat de départ m’a séduit d’emblée : un conflit armé à l’époque actuelle dans un Etat qui n’en a pas connu depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale comme la France. L’histoire est rythmée. Le lecteur entre tout de suite au cœur du sujet et n’a pas le temps de s’ennuyer. Les auteurs ont pris le parti de ne pas essayer vainement de raconter au lecteur comment la crise a éclaté. Et c’est tant mieux : un laborieux effort d’explication se serait sans doute révélé lourd et préjudiciable en terme de crédibilité du thème.
Mettre en scène les auteurs de la série ne m’a pas semblé particulièrement captivant dans le premier tome, dans la mesure où ceux-ci me sont totalement étrangers. Par contre, l’idée devient intéressante dans le second tome, dès qu’intervient le milicien fan de bd. J’ai trouvé ce dernier personnage incroyablement original et bien pensé.
Le dessin ne m’a par contre pas du tout plu. J’évite de tenir ce genre de propos un peu facile, mais, en l’occurrence, il faut quand même que je le souligne : je crois que je serais quasiment capable de dessiner une bd aussi brouillonne ! :?)
J’ai emprunté cette série sans savoir qu’elle avait été abandonnée. Le deuxième opus se termine en pleine action. Je voulais connaître ce que les auteurs avaient prévu pour la suite, moi ! Il ne restait qu’un malheureux tome pour conclure la série ! Merde aux éditeurs !!! :!
En conclusion, je pense que je n’aurais pas manqué de conseiller cette série, si le graphisme avait été à la hauteur du scénario et, surtout, si elle avait eu une fin (mais je reconnais que ça fait beaucoup de « si » ;) ).
L'histoire est assez difficile à suivre car il y a un véritable enchevêtrement de deux récits avec de nombreux flash-back qui reviennent toujours dix ans en arrière. Il faudra véritablement s'accrocher pour comprendre les enjeux de ce combat. Un criminel pyrokinésiste met à feu et à sang la ville de Gotham. Son justicier masqué va tout faire pour contre-carrer les sombres projets. Batman prend en effet le relais d'un autre héros à savoir Deathblow, le plus grand détective du monde (rien que cela !).
C'est la première fois que je lis un Batman qui se situe véritablement dans le monde de l'espionnage puisqu'il s'agit d'une conspiration entre le gouvernement américain et des réseaux terroristes. C'est assez intéressant d'autant que le graphisme réaliste m'a beaucoup plu. C'est très soigné. Gotham City est magnifique et Batman apparaît réellement charismatique.
Il est dommage qu'on se perde dans les méandres de ce récit dont le visuel paraissait époustouflant (par le dessinateur de Joker). On ne peut pas tout avoir !
J'ai rencontré Lee Bermejo lors d'un festival de bd. Il est encore jeune et talentueux et a encore de beaux restes devant lui. Il faut juste qu'il soit au service d'un bon scénariste.
Cette histoire est assez anecdotique. Un homme saxophoniste un peu porté sur la dive bouteille prend sa décapotable pour aller retrouver sa belle qui s'est enfuie en Bretagne.
Déjà le dessin ne m'a pas trop plu, notamment celui des visages est souvent dépouillé au point que dans certaines cases certains personnages n'ont pas de face mais juste un trait pour faire le profil. On passera également sur les paysages rencontrés sur la route de l'ouest qui n'ont rien de vendeur. Pourtant c'est dommage de ne pas en profiter, notre homme n'avait pas pris l'autoroute. Ah oui c'est vrai on est dans les années 60, mais en fait on ne s'en rend pas compte tout de suite - par exemple il n'y a plus de station-services Antar de nos jours. Beaucoup de blanc et de vide dans ces cases.
Le titre est assez mal choisi, mais en France on peut être fort pour trouver des titres tarabiscotés. Mais surtout le développement est décevant. Alexis c'est son nom fait des rencontres toutes plus improbables les unes que les autres et comme par hasard avec des femmes dont le prénom sonne comme celui de l'être qu'il part retrouver, le pompon étant lors du mariage improvisé.
Une fin convenue dès la page 4. Bof quoi.
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M (Emmanuel Proust)
Un tueur d’enfants sévit à Berlin. La base du récit serait somme toute assez peu originale, si la police était seule sur les traces de l’assassin. Mais, parallèlement aux forces de l'ordre, la pègre mène également des recherches actives. En effet, étant donné que la police exerce des contrôles de plus en plus nombreux et pressants sur toutes les activités criminelles de la ville, mais qu’elle semble toutefois incapable de résoudre l’affaire, le milieu n’a pas d’alternative : s’il veut pouvoir relancer tranquillement son business, il doit mettre la main sur ce monstre au plus vite ! L’atmosphère oppressante de l’intrigue est renforcée par un dessin hyperréaliste et des plus sombres. Si j’apprécie le dessin réaliste en général, je n’ai pourtant pas vraiment accroché à la démarche artistique de l’auteur.(*) En effet, même si Muth ne se contente pas exclusivement de reproduire ses clichés photographiques, même si ‘M’ ne se résume donc pas à la transposition d’un vulgaire roman-photo, j’ai tout de même trouvé que le graphisme manquait cruellement de personnalité. Autre reproche : j’ai eu l’impression d’assister aux événements de très très loin, de telle sorte que je n’ai finalement pu les contempler qu’avec indifférence, ne ressentant aucune affection particulière pour les différents protagonistes. Bref, bof, sans plus. (*) Pour le détail de ladite démarche, voy. l’avis de Spooky.
Les Naufragés du temps
Comment rentrer dans une histoire lorsqu’on trouve le héros principal purement détestable ? C’est de l’ordre de l’impossible. Pourtant j’adore le style de Gillon que je trouve magnifique, même les couleurs un peu passées me plaisent. Le côté un peu kitch des vieilles séries de science-fiction j’adore, et je pardonne beaucoup de choses, comme un peu de niaiserie ou de morale, une technologie approximative voire loufoque, ou encore un bestiaire pas très recherché, mais il faut un ingrédient essentiel, apprécier les personnages. On peut aussi les détester, parce qu‘ils sont méchants ou cruels et non pas parce qu‘ils ont des airs de supériorité franchement énervants, comme c'est le cas ici avec Christopher. Je me suis tapé deux tomes en sa compagnie, c’est ma troisième tentative de lecture de cette série, là c’est sûr j’ai atteint mes limites, à chaque fois c’est la même chose, j’aime l’univers mais ce type me révulse profondément Le type est tellement parfait que lui-même ne s’en étonne même pas. Il se réveille après 1000 ans de sommeil artificiel, se retrouve dans une autre époque et tout lui est naturel, comme s’il s’était endormi la veille ! Le type débarque de son millénaire de dodo et tout le monde le traite comme un chef, d’ailleurs il prend le contrôle de tout où qu’il aille, tous les gens sont non seulement d’accord mais ravis ! Il est tellement Super ce Christopher ! Le type tombe les femmes, mais il ne veut pas les faire souffrir, à Mara il dit : « tu comprends, Valérie je ne l’ai vu que 10 minutes, mais ma vie est auprès d’elle », à Valérie il dit : « tu comprends, c’est grâce à Mara que je suis vivant ». Il les saute à tour de rôle, mais je sais ce qu’il pense moi : alors les filles si on se faisait une petite partouze. Le type n’a aucun relief, tout semble lui glisser dessus, il se sort de tout, sait tout, comprend tout, il donne même l’impression de se faire royalement chier en permanence tant il est supérieur à tout le monde. Finalement la seule chose qu’on ne sait pas, c’est si Christopher fait des pipes, je ne sais pas… mais quelque chose me dit qu’il est aussi le roi dans ce domaine. PS : deux étoiles quand même, car tout le background et l'univers de cette série me plaisent et si je n'avais que ça à lire sous la main, je la lirai quand même, en pestant et en voulant arracher les à Christoper, c'est certain, mais je la lirai.
Les Psy
'Les Psy' ne m'ont jamais fait rire. J'ai lu quelques albums par-ci par-là et ça m'a toujours profondément ennuyé. Au début, c'est amusant de voir la folie des patients et de deviner comment le psy va gérer la situation, mais après quelques histoires ça devient lourd et sans grand intérêt. Je ne parle même pas de la chute 'le psy a besoin lui-même d'une consultation à cause de ses clients' qui revient au moins trois fois par tome. Je crois que ma mauvaise note est en partie due au dessin de Bédu que je trouve froid et sans personnalité. J'ai remarqué que le dessin jouait beaucoup dans mon appréciation des séries à gags de Cauvin.
Barbarella
Barbarella est un personnage célèbre dans l'Histoire de la bande dessinée. Son apparition, au début des années 60, a en effet été explosive car c'était la première fois ou presque qu'était mise en scène une héroïne de science-fiction grand public dont le charme était manifeste et l'érotisme affiché sans ambiguité. Une des premières oeuvres de la "BD adulte" francophone qui a marqué de nombreux lecteurs à l'époque. Je n'en avais vu que des bribes jusqu'à présent et c'était donc avec une réelle curiosité que j'ai pu en lire enfin un album complet (édition Dargaud). Je dois dire que je n'étais pas très convaincu à l'avance, et effectivement je n'ai pas davantage été charmé après lecture. Je ne suis pas grand fan du dessin de Forest. J'admets que les courbes de ses héroïnes sont très agréables et c'est le point fort de cette série. Barbarella est belle et je comprends qu'elle ait pu émoustiller du monde quand la BD est parue. Ses personnages masculins sont un peu moins réussis et je n'aime pas ses décors que j'ai parfois du mal à déchiffrer. Cela tient à son encrage crayonné et assez imprécis. Ce n'est pas ma tasse de thé. Mais c'est surtout le scénario qui ne m'a pas séduit. Ce sont des intrigues de SF-aventuresque à l'ancienne, un peu dans la veine des vieux Flash Gordon, mais nettement moins consistantes à mon goût. Les facilités scénaristiques se succèdent, les situations sont naïves, les transitions plus qu'abruptes, les rebondissements téléphonés... Je me suis tout simplement ennuyé à la lecture et je n'ai pas pu m'empêcher de me mettre à feuilleter les pages au bout de quelques chapitres. En outre, l'érotisme soft qui est la particularité de cette série m'a régulièrement paru assez grotesque. Je prends pour exemple plusieurs situations où Barbarella rencontre un parfait inconnu et la case suivante, hop, elle est nue dans ses bras "pour profiter de sa tendresse". Ou encore ces si nombreuses occasions où un rien vient déchirer la tunique de l'héroïne et dévoiler sa poitrine, celles où elle décide qu'elle doit immédiatement se changer et donc se déshabiller, celles où elle combat des ennemis en se déshabillant pour les troubler, etc... Cela tombe trop souvent comme des cheveux sur la soupe, du fan service un peu mal foutu. Ca devait être épatant et osé dans les années 60, mais de nos jours, bof bof... Au final, j'ai été satisfait de découvrir pour de bon les récits de cette héroïne culte de l'époque et surtout de constater qu'une de ces histoires avait complètement inspiré Gotlib pour sa parodie d'Alice au pays des merveilles dans sa série Rhâ-Gnagna. J'apprécie l'originalité et le côté assez onirique de ces récits à l'imaginaire débridé. Mais à part attiser ma curiosité, je n'ai pas pris plaisir à la lecture des aventures de Barbarella qui ont trop mal vieilli à mon goût.
Nuit de fureur
Pas vraiment inoubliable, cette furieuse nuit (je n’ai pas non plus compris le pourquoi du titre :?)). Le personnage principal est plutôt original pour un tueur. J’ai apprécié le côté autodestructeur de ce petit homme qui soigne sa tuberculose à coups de whisky et de cigarettes. Concernant le scénario, je pense que le récit aurait gagné à être davantage recentré sur la cible du héros. Pour le reste, je me retrouve tout à fait dans l’avis de PAco : dessin stylé mais trop figé, excès de voix off et fin décevante…
Un Western dans la poche
Une belle déception ! Belle parce que le graphisme est à la hauteur, coloré, vivant et détaillé, mais le scénario qui promettait de belles choses s’engouffre dans la banalité la plus totale. Jusqu’à environ un peu plus de la moitié du récit, le traitement du genre western, qui ne permet en général pas énormément de fantaisies, prend des airs de nouveauté et d’originalité. Stan Reader le personnage principal est intrigant et on le suit avec plaisir, ce qui va lui arriver risque d’être étonnant… Pas forcément… Dépassée cette moitié, l'histoire prend une tournure toute banale de vol et de complot comme on en a maintes fois lu. C’est déjà bien décevant, mais la chute finale, ce que contient la sacoche, est totalement tirée par les cheveux et ça demanderait un développement dans un autre tome, mais l’histoire finit là, je me demande bien à quoi sert cette petite intrigue. Si c’est pour la laisser mourir ainsi, autant ne pas l’y avoir mise. Voilà une histoire comme je ne les aime pas, intrigante au début, banale au milieu et nulle - ou presque - à la fin. Deux étoiles parce qu’elle se laisse lire et surtout regarder.
Sarajevo-Tango
Hermann fait un mélange peu réussi dans ce one shot. La fiction concernant l'enlèvement de l'enfant et l'opération extraction de Sarajevo par un ex-légionnaire est assez réussie. Par contre, l'auteur s'insurge des exactions faites notamment par les Serbes lors du conflit en ex-Yougoslavie. Son propos est loin d'être clair, il aurait dû développer ses idées et ne pas partir sur une fiction à 100 000 lieues de son coup de gueule. Cette dispersion gâche complètement le résultat. En dehors de ces considérations, le dessin est agréable, Hermann est égal à lui même sur ce récit. Il y avait de la volonté et du fond mais la forme n'y est pas. Sur ce point c'est un échec.
Guerres civiles
Encore une série correcte honteusement abandonnée ! Quel gâchis !!! :(( Le postulat de départ m’a séduit d’emblée : un conflit armé à l’époque actuelle dans un Etat qui n’en a pas connu depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale comme la France. L’histoire est rythmée. Le lecteur entre tout de suite au cœur du sujet et n’a pas le temps de s’ennuyer. Les auteurs ont pris le parti de ne pas essayer vainement de raconter au lecteur comment la crise a éclaté. Et c’est tant mieux : un laborieux effort d’explication se serait sans doute révélé lourd et préjudiciable en terme de crédibilité du thème. Mettre en scène les auteurs de la série ne m’a pas semblé particulièrement captivant dans le premier tome, dans la mesure où ceux-ci me sont totalement étrangers. Par contre, l’idée devient intéressante dans le second tome, dès qu’intervient le milicien fan de bd. J’ai trouvé ce dernier personnage incroyablement original et bien pensé. Le dessin ne m’a par contre pas du tout plu. J’évite de tenir ce genre de propos un peu facile, mais, en l’occurrence, il faut quand même que je le souligne : je crois que je serais quasiment capable de dessiner une bd aussi brouillonne ! :?) J’ai emprunté cette série sans savoir qu’elle avait été abandonnée. Le deuxième opus se termine en pleine action. Je voulais connaître ce que les auteurs avaient prévu pour la suite, moi ! Il ne restait qu’un malheureux tome pour conclure la série ! Merde aux éditeurs !!! :! En conclusion, je pense que je n’aurais pas manqué de conseiller cette série, si le graphisme avait été à la hauteur du scénario et, surtout, si elle avait eu une fin (mais je reconnais que ça fait beaucoup de « si » ;) ).
Batman - Deathblow
L'histoire est assez difficile à suivre car il y a un véritable enchevêtrement de deux récits avec de nombreux flash-back qui reviennent toujours dix ans en arrière. Il faudra véritablement s'accrocher pour comprendre les enjeux de ce combat. Un criminel pyrokinésiste met à feu et à sang la ville de Gotham. Son justicier masqué va tout faire pour contre-carrer les sombres projets. Batman prend en effet le relais d'un autre héros à savoir Deathblow, le plus grand détective du monde (rien que cela !). C'est la première fois que je lis un Batman qui se situe véritablement dans le monde de l'espionnage puisqu'il s'agit d'une conspiration entre le gouvernement américain et des réseaux terroristes. C'est assez intéressant d'autant que le graphisme réaliste m'a beaucoup plu. C'est très soigné. Gotham City est magnifique et Batman apparaît réellement charismatique. Il est dommage qu'on se perde dans les méandres de ce récit dont le visuel paraissait époustouflant (par le dessinateur de Joker). On ne peut pas tout avoir ! J'ai rencontré Lee Bermejo lors d'un festival de bd. Il est encore jeune et talentueux et a encore de beaux restes devant lui. Il faut juste qu'il soit au service d'un bon scénariste.
Saint-Germain, puis rouler vers l'Ouest
Cette histoire est assez anecdotique. Un homme saxophoniste un peu porté sur la dive bouteille prend sa décapotable pour aller retrouver sa belle qui s'est enfuie en Bretagne. Déjà le dessin ne m'a pas trop plu, notamment celui des visages est souvent dépouillé au point que dans certaines cases certains personnages n'ont pas de face mais juste un trait pour faire le profil. On passera également sur les paysages rencontrés sur la route de l'ouest qui n'ont rien de vendeur. Pourtant c'est dommage de ne pas en profiter, notre homme n'avait pas pris l'autoroute. Ah oui c'est vrai on est dans les années 60, mais en fait on ne s'en rend pas compte tout de suite - par exemple il n'y a plus de station-services Antar de nos jours. Beaucoup de blanc et de vide dans ces cases. Le titre est assez mal choisi, mais en France on peut être fort pour trouver des titres tarabiscotés. Mais surtout le développement est décevant. Alexis c'est son nom fait des rencontres toutes plus improbables les unes que les autres et comme par hasard avec des femmes dont le prénom sonne comme celui de l'être qu'il part retrouver, le pompon étant lors du mariage improvisé. Une fin convenue dès la page 4. Bof quoi.