Typiquement le genre de série pour distributeurs d'essence et pour tête de gondole de la grande distribution.
Consensuel, enfantin, bien tradi et centré sur un personnage que tout le monde connaît. La série est en réalité une franchise, un dérivé de Spirou et Fantasio.
Alors, oui, c'est amusant, ça se lit sans déplaisir mais sans beaucoup d'enthousiasme, surtout quand on a aimé Le Nid des Marsupilamis, de Franquin, album ancêtre de la série et bien meilleur qu'elle.
Je résume l'argument : Marsu et madame vivent heureux dans la grande forêt de Palombie avec leurs petits, malgré la menace assez risible d'un jaguar aussi tenace qu'incapable.
Manque de pot, un odieux chasseur en veut à la leur (de peau).
Personnages caricaturaux dont les noms sont autant d'occasions de calembours laborieux, situations prévisibles, humour slapstick... On sourit souvent.
Mais au fond, les co-auteurs n'apportent pas grand-chose aux idées de maître Franquin, que cette série sert surtout à réchauffer. Le marsupilami est une invention d'autant plus géniale que Franquin a toujours refusé de lui donner la parole, pour le maintenir malgré tout dans le monde animal. La série a fort heureusement conservé cette contrainte.
Un autre personnage de Franquin vient apporter un peu de fantaisie à la série : un drôle de petit bonhomme dont le nom m'échappe, totalement asocial et un peu dépressif mais capable d'apprivoiser n'importe quel bestiau. Il est apparu dans les années 60, dans une histoire courte de Spirou : bravo les Brothers. Et c'est un peu l'avatar de Franquin lui-même...
"A Renaud" a un principal défaut : ce roman graphique est beaucoup trop court pour développer et faire participer le lecteur.
Du coup on a plus le droit à un poème imagé que l'on regarde tel un étranger.
Graphiquement, c'est épuré et propre.
Développer davantage mon avis correspondrait à faire plus long que la BD elle même ;)
J'aurai plus vu ce récit dans un recueil ou un collectif.
Sincère et assumée, cette nouvelle imagée respire la sincérité de l'hommage qu'elle rend.
Ma notation est assez sévère car je ne considère pas ce format adapté aux romans graphiques mais plus aux BD inclassables ou conceptuelles.
Dans une Angleterre du XIIIe siècle soigneusement anachronique, un Robin des Bois glandeur et taquin mène la vie dure à son pote de taverne et néanmoins souffre-douleur, le veule et moustachu Shériff de Nottingham. Lequel ne se connaît au fond qu'un seul ennemi : sa gorgone d'épouse, dragon en hénin et experte du rouleau à pâtisserie.
Une bande de joyeux chevaliers teutoniques, dont le casque qu'ils ne retirent jamais se confond avec le visage, apporte à la série sa caution internationale, à grand renfort d'accent autrichien (on n'en est plus à un à-peu-près près...).
Le dessin rond et coloré de Türk est agréable et adapté à cette série enfantine sans prétention.
L'intérêt est d'ailleurs surtout visuel, avec une foule de détails loufoques dans les cases, comme aime à en semer Türk (moins toutefois que dans le bien meilleur Léonard). Beaucoup de gags tiendraient facilement en une case et on sent que les auteurs ont de la peine à attendre le bas de la page pour un dénouement facile à prévoir.
Comme dans Léonard également, la série est passée du gag en une plage aux histoires en un album, sans que cela ajoute beaucoup d'intérêt ni d'épaisseur aux personnages.
Distrayant, sans plus.
"Bonjour les Indes" n'est que partiellement une BD. Certaines parties sont séquentielles, d'autres sont faites d'illustrations et parfois on a le droit à de longs textes.
L'ensemble est segmenté en 20 chapitres à thèmes : la bouffe, la santé, les transports, etc...
C'est bien conçu mais c'est indigeste.
Il y a de l'humour, les dessins sont beaux pour les décors et moins réussis pour les personnages anthropomorphes.
Il faut vraiment s'intéresser de près à ce pays pour décortiquer toutes les informations de cette oeuvre qui ressemble à un carnet de voyage ou comme l'on trouve en titre de la préface, un " travelogue ".
Autre point négatif, c'est sorti en 1991, depuis pas mal de choses ont dû changer...
Pour les curieux principalement.
Attention : cet avis ne porte que sur le premier tome.
Recueil de légendes normandes, ce premier tome s’est révélé inégal tant au niveau des adaptations qu’au niveau du graphisme. La moyenne n’est cependant pas des plus élevées.
Du point de vue visuel, on passe d’un style réaliste soigné à un style humoristique simpliste. Franchement, seuls deux de ces six dessinateurs m’ont vraiment plu. Aucun n’est cependant dénué de talent, il s’agit donc plus d’une question de goût personnel.
Au niveau scénaristique, trois des six histoires sont adaptées de Maupassant (gage de qualité, a priori). La seule qui m’a semblé bien adaptée est la première. Les deux autres, mais surtout la dernière (celle qui, à mes yeux, offre le graphisme le plus intéressant) manquent leur cible. Les trois autres histoires, œuvres d’auteurs qui m’étaient inconnus, sont plaisantes à découvrir mais ne me laisseront pas un souvenir inoubliable.
Franchement dispensable donc, même pour un amateur de légendes locales dans mon genre.
Remarque : les élus locaux semblent s’être financièrement impliqués dans la création de cette série. Je sais que ce n’est pas leur pognon mais, à leur place, j’aurais tout de même veillé à ce que le choix des légendes permette au lecteur de mieux connaître la Normandie. Or, ici, et pour moi, ce ne fut absolument pas le cas, je ne vois pas ce que ces légendes ont de local tant elles me paraissent universelles. Même la légende du Mont Saint-Michel, présentée telle que dans cet album, aurait aussi bien pu être celle du Mont-de-l’Enclus (j’exagère à peine).
Et oui, c’est un peu le problème avec ces jeunes retraitées du tennis professionnel. On a à peine le temps de sortir un album pour illustrer leur belle carrière qu’elles se décident à repartir pour un tour.
Donc, nous avons ici un bio de Justine Henin, depuis ses premières raquettes jusqu’à sa première retraite. Cet album est réalisé par deux spécialiste du genre : Duval et Aidans.
Le dessin est correct, la structure est classique, l’ensemble se laisse lire mais ne m’a guère passionné. J’ai certes appris deux trois petites choses au fil de ces pages mais la championne est tellement médiatisée en Belgique que, même sans être un grand fan de tennis, je connaissais son parcours dans les grandes lignes.
Le personnage de Justine Henin manque lui-même de charisme pour pouvoir apporter une dimension particulière à cet album. Son parcours de vie est principalement marqué par la mort de sa mère alors qu’elle est encore très jeune. Pour le reste, sa trajectoire ressemble à la trajectoire de n’importe quel sportif de haut niveau : un don naturel, beaucoup de travail, la bonne rencontre au bon moment, la volonté obsessionnelle de gagner.
Bof … je préfère encore m’endormir devant la retransmission d’un match à la télé, enfin quand ces hurleuses (et Justine Henin en fait partie, même si elle est loin d’être la meilleure vocaliste) se contentent de frapper dans la petite balle jaune. Sinon, cet album a l’avantage d’être silencieux.
Des albums « à l’ancienne » réalisés avec sérieux et académisme. Je ne suis pas convaincu que ceux-ci aient le même impact sur les jeunes d’aujourd’hui que les « Tarawa, atoll sanglant » et autres « histoires de l’Oncle Paul » en ont eu sur moi il y a plus d’un quart de siècle mais ce n’est pas une raison pour les négliger.
Le dessin est, à l’image de ces historiques, très académique. J’aime plus ou moins en fonction de l’auteur.
Une série soignée, en somme, mais, en matière d’aviation, je crois que d’autres médias sont à l’heure actuelle mieux adaptés pour ce genre de reconstitution ou de biographie.
Pour la cote, j'hésite entre le pas mal sans plus et le bof ...
Ouhhhh, le joli pêché de jeunesse que voilà !
Aux pinceaux Di Sano, le dessinateur actuel de Rubine mais aussi de beaucoup de blagues coquines.
Aux scénarios : Jean Dufaux, qui depuis s’est spécialisé dans les récits à tendance policier réaliste. Celui-ci cèdera sa place à Smit-le-Benedicte, alias Mythic.
L’objet : une série purement jeunesse, farfelue et à gros nez !
Le résultat : bof, plutôt moyen. Pas de quoi en avoir honte mais ces histoires se révèlent bel et bien être des œuvres de jeunesse. Le trait de Di Sano est sympathique et rondouillard mais pas encore affiné. On devine encore les influences de l’artiste, comme par exemple ce château tout droit sorti d’un album de Johan et Pirlouit. Les scénarios de Dufaux, eux aussi, sont immatures. La narration est confuse, les dialogues ne font pas spécialement mouche et si l’ensemble est sympathique il est aussi et surtout anecdotique. Smit-le-Benedicte offre des histoires d'un meilleur niveau (cet univers lui convient mieux) sans parvenir a réellement sortir la série du lot des productions de l'époque.
A réserver aux fouineurs dans mon genre, l’album vaut plus en sa qualité d’objet de curiosité qu’en sa qualité de bande dessinée à part entière.
Je n’ai pas lu les romans originaux de Stephenie Meyer, ni les films adaptés avec succès. C’est donc sans a priori, malgré des on-dit pas forcément positifs, que j’ai abordé cette adaptation en manhwa. D’emblée je me suis senti en terre inconnue : ça s’adresse à un public d’adolescents, voire de pré-adolescents d’après les relations et les pensées simplistes des personnages. Bella est une écervelée typique, comme la plupart des Américaines de 12 à 30 ans, mais elle soupçonne tout de suite que quelque chose ne va pas chez le bel Edward, son camarade de classe. Et lorsqu’un inconnu lui révèle que c’est un vampire, elle le croit tout de suite…
Le dessin de Young Kim se veut élégant, fin, mais il ne parvient pas à susciter l’enthousiasme –chez un lecteur moyen, disons- tant il est insipide, manque de caractère, malgré la correction des anatomies. Le découpage est catastrophique, il ne repose sur aucune structure, ce qui fait que tout semblant de rythme est annihilé par les intentions trop naïves de l’adaptateur. Et que dire de la juxtaposition du dessin et de photos légèrement retouchées ? Young Kim a peur de dessiner des voitures et des maisons américaines ? Je n’ai pas compris non plus l’irruption de la couleur brune –topaze- lors d’un passage vers la fin. Cela n’apporte strictement rien au récit.
Très difficile de noter une BD comme celle-ci.
Au début c'est génial, on retrouve tous un peu de nous dans nos anciennes parties de jeu de rôle avec un humour pas toujours très fin mais loin d'être rédibitoire.
Mais voilà, une BD qui marche faut la faire durer pour rapporter des sous sous!! Et soudain, au milieu de la série, c'est le drame, l'histoire se met a ralentir à tel point qu'on s'ennuie ferme !
Le pire étant le dernier album qui n'apporte rien a la série, ni à l'histoire en elle même, mais je ne vais pas spoiler la fin je vous rassure.
J'ai eu la faiblesse de suivre la série jusqu'au bout malgré les déceptions régulières mais en espérant un regain d'interet, par pitié ne faites pas comme moi, empruntez la si vraiment vous voulez vous y mettre !
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Marsupilami
Typiquement le genre de série pour distributeurs d'essence et pour tête de gondole de la grande distribution. Consensuel, enfantin, bien tradi et centré sur un personnage que tout le monde connaît. La série est en réalité une franchise, un dérivé de Spirou et Fantasio. Alors, oui, c'est amusant, ça se lit sans déplaisir mais sans beaucoup d'enthousiasme, surtout quand on a aimé Le Nid des Marsupilamis, de Franquin, album ancêtre de la série et bien meilleur qu'elle. Je résume l'argument : Marsu et madame vivent heureux dans la grande forêt de Palombie avec leurs petits, malgré la menace assez risible d'un jaguar aussi tenace qu'incapable. Manque de pot, un odieux chasseur en veut à la leur (de peau). Personnages caricaturaux dont les noms sont autant d'occasions de calembours laborieux, situations prévisibles, humour slapstick... On sourit souvent. Mais au fond, les co-auteurs n'apportent pas grand-chose aux idées de maître Franquin, que cette série sert surtout à réchauffer. Le marsupilami est une invention d'autant plus géniale que Franquin a toujours refusé de lui donner la parole, pour le maintenir malgré tout dans le monde animal. La série a fort heureusement conservé cette contrainte. Un autre personnage de Franquin vient apporter un peu de fantaisie à la série : un drôle de petit bonhomme dont le nom m'échappe, totalement asocial et un peu dépressif mais capable d'apprivoiser n'importe quel bestiau. Il est apparu dans les années 60, dans une histoire courte de Spirou : bravo les Brothers. Et c'est un peu l'avatar de Franquin lui-même...
À Renaud
"A Renaud" a un principal défaut : ce roman graphique est beaucoup trop court pour développer et faire participer le lecteur. Du coup on a plus le droit à un poème imagé que l'on regarde tel un étranger. Graphiquement, c'est épuré et propre. Développer davantage mon avis correspondrait à faire plus long que la BD elle même ;) J'aurai plus vu ce récit dans un recueil ou un collectif. Sincère et assumée, cette nouvelle imagée respire la sincérité de l'hommage qu'elle rend. Ma notation est assez sévère car je ne considère pas ce format adapté aux romans graphiques mais plus aux BD inclassables ou conceptuelles.
Robin Dubois
Dans une Angleterre du XIIIe siècle soigneusement anachronique, un Robin des Bois glandeur et taquin mène la vie dure à son pote de taverne et néanmoins souffre-douleur, le veule et moustachu Shériff de Nottingham. Lequel ne se connaît au fond qu'un seul ennemi : sa gorgone d'épouse, dragon en hénin et experte du rouleau à pâtisserie. Une bande de joyeux chevaliers teutoniques, dont le casque qu'ils ne retirent jamais se confond avec le visage, apporte à la série sa caution internationale, à grand renfort d'accent autrichien (on n'en est plus à un à-peu-près près...). Le dessin rond et coloré de Türk est agréable et adapté à cette série enfantine sans prétention. L'intérêt est d'ailleurs surtout visuel, avec une foule de détails loufoques dans les cases, comme aime à en semer Türk (moins toutefois que dans le bien meilleur Léonard). Beaucoup de gags tiendraient facilement en une case et on sent que les auteurs ont de la peine à attendre le bas de la page pour un dénouement facile à prévoir. Comme dans Léonard également, la série est passée du gag en une plage aux histoires en un album, sans que cela ajoute beaucoup d'intérêt ni d'épaisseur aux personnages. Distrayant, sans plus.
Bonjour les Indes
"Bonjour les Indes" n'est que partiellement une BD. Certaines parties sont séquentielles, d'autres sont faites d'illustrations et parfois on a le droit à de longs textes. L'ensemble est segmenté en 20 chapitres à thèmes : la bouffe, la santé, les transports, etc... C'est bien conçu mais c'est indigeste. Il y a de l'humour, les dessins sont beaux pour les décors et moins réussis pour les personnages anthropomorphes. Il faut vraiment s'intéresser de près à ce pays pour décortiquer toutes les informations de cette oeuvre qui ressemble à un carnet de voyage ou comme l'on trouve en titre de la préface, un " travelogue ". Autre point négatif, c'est sorti en 1991, depuis pas mal de choses ont dû changer... Pour les curieux principalement.
Histoires et Légendes Normandes
Attention : cet avis ne porte que sur le premier tome. Recueil de légendes normandes, ce premier tome s’est révélé inégal tant au niveau des adaptations qu’au niveau du graphisme. La moyenne n’est cependant pas des plus élevées. Du point de vue visuel, on passe d’un style réaliste soigné à un style humoristique simpliste. Franchement, seuls deux de ces six dessinateurs m’ont vraiment plu. Aucun n’est cependant dénué de talent, il s’agit donc plus d’une question de goût personnel. Au niveau scénaristique, trois des six histoires sont adaptées de Maupassant (gage de qualité, a priori). La seule qui m’a semblé bien adaptée est la première. Les deux autres, mais surtout la dernière (celle qui, à mes yeux, offre le graphisme le plus intéressant) manquent leur cible. Les trois autres histoires, œuvres d’auteurs qui m’étaient inconnus, sont plaisantes à découvrir mais ne me laisseront pas un souvenir inoubliable. Franchement dispensable donc, même pour un amateur de légendes locales dans mon genre. Remarque : les élus locaux semblent s’être financièrement impliqués dans la création de cette série. Je sais que ce n’est pas leur pognon mais, à leur place, j’aurais tout de même veillé à ce que le choix des légendes permette au lecteur de mieux connaître la Normandie. Or, ici, et pour moi, ce ne fut absolument pas le cas, je ne vois pas ce que ces légendes ont de local tant elles me paraissent universelles. Même la légende du Mont Saint-Michel, présentée telle que dans cet album, aurait aussi bien pu être celle du Mont-de-l’Enclus (j’exagère à peine).
Justine - L'incroyable ascension
Et oui, c’est un peu le problème avec ces jeunes retraitées du tennis professionnel. On a à peine le temps de sortir un album pour illustrer leur belle carrière qu’elles se décident à repartir pour un tour. Donc, nous avons ici un bio de Justine Henin, depuis ses premières raquettes jusqu’à sa première retraite. Cet album est réalisé par deux spécialiste du genre : Duval et Aidans. Le dessin est correct, la structure est classique, l’ensemble se laisse lire mais ne m’a guère passionné. J’ai certes appris deux trois petites choses au fil de ces pages mais la championne est tellement médiatisée en Belgique que, même sans être un grand fan de tennis, je connaissais son parcours dans les grandes lignes. Le personnage de Justine Henin manque lui-même de charisme pour pouvoir apporter une dimension particulière à cet album. Son parcours de vie est principalement marqué par la mort de sa mère alors qu’elle est encore très jeune. Pour le reste, sa trajectoire ressemble à la trajectoire de n’importe quel sportif de haut niveau : un don naturel, beaucoup de travail, la bonne rencontre au bon moment, la volonté obsessionnelle de gagner. Bof … je préfère encore m’endormir devant la retransmission d’un match à la télé, enfin quand ces hurleuses (et Justine Henin en fait partie, même si elle est loin d’être la meilleure vocaliste) se contentent de frapper dans la petite balle jaune. Sinon, cet album a l’avantage d’être silencieux.
Biggles raconte
Des albums « à l’ancienne » réalisés avec sérieux et académisme. Je ne suis pas convaincu que ceux-ci aient le même impact sur les jeunes d’aujourd’hui que les « Tarawa, atoll sanglant » et autres « histoires de l’Oncle Paul » en ont eu sur moi il y a plus d’un quart de siècle mais ce n’est pas une raison pour les négliger. Le dessin est, à l’image de ces historiques, très académique. J’aime plus ou moins en fonction de l’auteur. Une série soignée, en somme, mais, en matière d’aviation, je crois que d’autres médias sont à l’heure actuelle mieux adaptés pour ce genre de reconstitution ou de biographie. Pour la cote, j'hésite entre le pas mal sans plus et le bof ...
Renaudin
Ouhhhh, le joli pêché de jeunesse que voilà ! Aux pinceaux Di Sano, le dessinateur actuel de Rubine mais aussi de beaucoup de blagues coquines. Aux scénarios : Jean Dufaux, qui depuis s’est spécialisé dans les récits à tendance policier réaliste. Celui-ci cèdera sa place à Smit-le-Benedicte, alias Mythic. L’objet : une série purement jeunesse, farfelue et à gros nez ! Le résultat : bof, plutôt moyen. Pas de quoi en avoir honte mais ces histoires se révèlent bel et bien être des œuvres de jeunesse. Le trait de Di Sano est sympathique et rondouillard mais pas encore affiné. On devine encore les influences de l’artiste, comme par exemple ce château tout droit sorti d’un album de Johan et Pirlouit. Les scénarios de Dufaux, eux aussi, sont immatures. La narration est confuse, les dialogues ne font pas spécialement mouche et si l’ensemble est sympathique il est aussi et surtout anecdotique. Smit-le-Benedicte offre des histoires d'un meilleur niveau (cet univers lui convient mieux) sans parvenir a réellement sortir la série du lot des productions de l'époque. A réserver aux fouineurs dans mon genre, l’album vaut plus en sa qualité d’objet de curiosité qu’en sa qualité de bande dessinée à part entière.
Twilight
Je n’ai pas lu les romans originaux de Stephenie Meyer, ni les films adaptés avec succès. C’est donc sans a priori, malgré des on-dit pas forcément positifs, que j’ai abordé cette adaptation en manhwa. D’emblée je me suis senti en terre inconnue : ça s’adresse à un public d’adolescents, voire de pré-adolescents d’après les relations et les pensées simplistes des personnages. Bella est une écervelée typique, comme la plupart des Américaines de 12 à 30 ans, mais elle soupçonne tout de suite que quelque chose ne va pas chez le bel Edward, son camarade de classe. Et lorsqu’un inconnu lui révèle que c’est un vampire, elle le croit tout de suite… Le dessin de Young Kim se veut élégant, fin, mais il ne parvient pas à susciter l’enthousiasme –chez un lecteur moyen, disons- tant il est insipide, manque de caractère, malgré la correction des anatomies. Le découpage est catastrophique, il ne repose sur aucune structure, ce qui fait que tout semblant de rythme est annihilé par les intentions trop naïves de l’adaptateur. Et que dire de la juxtaposition du dessin et de photos légèrement retouchées ? Young Kim a peur de dessiner des voitures et des maisons américaines ? Je n’ai pas compris non plus l’irruption de la couleur brune –topaze- lors d’un passage vers la fin. Cela n’apporte strictement rien au récit.
Chroniques de la lune noire
Très difficile de noter une BD comme celle-ci. Au début c'est génial, on retrouve tous un peu de nous dans nos anciennes parties de jeu de rôle avec un humour pas toujours très fin mais loin d'être rédibitoire. Mais voilà, une BD qui marche faut la faire durer pour rapporter des sous sous!! Et soudain, au milieu de la série, c'est le drame, l'histoire se met a ralentir à tel point qu'on s'ennuie ferme ! Le pire étant le dernier album qui n'apporte rien a la série, ni à l'histoire en elle même, mais je ne vais pas spoiler la fin je vous rassure. J'ai eu la faiblesse de suivre la série jusqu'au bout malgré les déceptions régulières mais en espérant un regain d'interet, par pitié ne faites pas comme moi, empruntez la si vraiment vous voulez vous y mettre !