TOME 1 :
Pour le moment, je suis un peu dubitatif.
La principale raison de mon doute est la présence de Kim. Ce personnage, dont la présence dans le premier cycle Aldébaran était entièrement justifiée, et équilibrée par d'autres personnages, avait déjà plus ou moins ridiculisé le second cycle Bételgeuse, surtout vers la fin.
Ici, c'est encore pire.
Le choix de Kim pour mener l'expédition n'est justifié par aucune qualification. Bon ça c'était déjà un peu dans Bételgeuse, c'est vrai. Mais là elle se découvre enceinte et elle reste chef de l'expédition quand même. Sur Bételgeuse, elle se barre pendant un an sans dire où elle est et elle reste chef de l'expédition quand même... Enfin bref ça part dans le n'importe quoi.
Le coup de la grossesse surprise retardée de deux ans, ce n'est pas ridicule, nan nan. L'aspect de l'enfant nan plus. Ca fait pas nanard série Z du tout.
Mais surtout, cette montée en puissance exponentielle de Kim contraste avec sa nouvelle vie d'étudiante sur terre, qui la montre encore moins, beaucoup moins intéressante que ses débuts sur Aldebaran. C'est vraiment la fille d'à côté, qui va rire des garçons avec sa coloc, mais qui ne peut pas sortir parce que demain il y a partiel. Et un fou rire sur les petites culottes, un. On n'a vraiment pas l'impression qu'elle est chiante à crever.
En plus, les scènes à New York et Paris sont ratées, en ce sens que l'ajout d'une pollution atmosphérique cache mal que ce ne sont que les Paris et New-York actuelles, sans effort authentique de science-fiction.
L'"invention" du téléphone de poignet est une erreur impressionnante.
Et puis revoilà l'extrême droite. Encore. Ce coup-ci ce n'est pas un militaire facho c'est un curé.
Maintenant, est-ce que le monde d'Antarès est à nouveau la création d'un écosystème superbe ? Au premier tome je peux juste dire que c'est un écosystème dangereux, mais moins spectaculaire qu'Aldébaran ou Bételgeuse. Les animaux sont toujours aussi bien trouvés, mais les sites non. Il y a aussi un problème de logique dans le fait que les explorateurs se protègent si peu, dans ce monde qu'ils ne connaissent pas. A la limite on peut dire qu'ils cherchent les problèmes, franchement.
Bon je fais quand même confiance à Leo pour nous sortir quelque chose de bien sur la planète. Mais comme je sais que Kim va y débarquer et dire à tout le monde ce qui est "vraiment trop injuste" ou "vraiment trop mignon" ou 'vraiment trop angoissant", ça me gâche un peu le plaisir de la découverte.
MISE A JOUR TOME 2 :
J'ai trouvé ce tome 2 très intéressant et décevant à la fois.
Du point de vue du dessin, il y a une nouvelle faune et flore telle que Léo sait les faire. Génial. Mais alors, pourquoi avec un tel génie graphique n'a-t-il pas appris à dessiner des bouches, depuis le temps qu'il dessine ? Le temps a passé depuis Aldebaran, ce qui était tolérable à l'époque parait inacceptable maintenant.
Du point de vue de l'histoire, là je n'ai pas vraiment accroché. La raison en est que ce tome 2 est surchargé de situations déjà vues dans les cycles précédents. C'est le troisième cycle avec le même danger d'extrême droite, les mêmes affaires sentimentales, le même isolement sur une planète lointaine, le même mystère de la mantrisse, ça commence à faire un peu trop quand-même.
MISE A JOUR TOME 3 :
Bon, les ados, les militaires, les coucheries, les seins à l'air, les pleurs, je sais plus quoi dire quoi... pfff franchement Léo... En plus on a le voyeurisme avec des photos envoyées par portables maintenant... pfff....
Je suis un grand fan de Carmen et de Travis : deux héros qui m'ont fait rêver. Je possède intégralement toute la collection à l'exception de cette série si décriée.
Je trouvais que c'était une mauvaise idée d'associer ces deux héros dans des récits indépendants beaucoup trop courts. Il faut dire que cela s'est confirmé par un ratage total. Il y a quelques fois des mauvaises idées et surtout une ligne à ne pas franchir pour ne pas que le lecteur ait l'impression qu'on tire sur la corde.
Confié à un productif collectif, le dessin est à mille lieues de l'univers futuriste des deux séries mères. Les histoires ne sont absolument pas passionnantes surtout dans le premier tome franchement décevant même si le second commence à se rattraper. Bref, cela n'apporte absolument rien. Le superflu ne paye pas !
Cela me rappelle un peu une démarche similaire sur une autre série culte à savoir Sillage et ses fameuses chroniques. Là encore, c'était ennuyeux et inutile. J'espère que cela servira de leçon à des éditeurs bien trop gourmands !
Les albums collectifs sont difficiles à juger à cause de leur disparité dans les styles et la multitudes de scenarii.
"Pommes d'amour - 7 love stories" ne m'aura pas posé de problème à ce niveau car j'ai été globalement déçu.
Au niveau scénario, seuls 3 récits m'ont paru intéressants en me positionnant dans une logique de roman graphique. On sent par contre que le format réduit n'aurait pas pu être dépassé en l'état car les contenus sont très lights.
Pour le dessin, je tombe à nouveau sur le chiffre 3 pour le positif : il y a tous les styles allant du médiocre (oui, il y en a un limite ridicule) au bon.
J'ai oublié de préciser que si cet album est composé de 7 récits faits par des femmes débutant dans le métier, elles représentent 4 pays distincts.
Au final je me demande quel était le but de ce projet et à qui il était destiné ?
Note finale : 1,75/5
Bon, mon avis ne diffère pas des précédents.
Scénario déjà, dessin correct et surtout série arrêtée donc aucune raison de l'acheter.
A lire par curiosité si vous les trouvez dans une bibliothèque.
Attention, lecture fastidieuse en perspective !
Ce polar, adapté d’un roman, en reprend le style narratif descriptif inutilement pesant. C’est lourd et il faut s’accrocher pour ne pas décrocher. Dommage car l’histoire en elle-même pourrait être intéressante si on fait abstraction de certaines facilités scénaristiques. On se trouve devant un road movie ou une personne lambda se trouve au cœur d’une traque sans en connaître les raisons. Mais le descriptif en voix off est décidément trop lourd et plombe la lecture. Le trait de Tardi est sympa même si la nature même de ce récit ne lui permet pas d’exprimer tout son talent.
A déconseiller.
Ah lalala, tout ce que ce site ne m’aura pas poussé à faire …
Je m’étais mis dans l’idée de créer un thème sur les chauves … et devinez sur quoi je tombe dans ma solderie habituelle ?
Bon, soyons clairs, je ne m’attendais pas à grand-chose. Et c’est ce à quoi j’ai eu droit. Les situations sont prévisibles, peu originales. Les personnages sont stéréotypés. Le dessin est correct mais convenu. La colorisation est passe-partout. Une œuvre de commande, même si l’auteur est concerné au premier degré par ce problème de capillarité contrariée.
Comme la série m’a arraché deux, trois sourires, et comme j’ai bien aimé le fait qu’Archibald devienne de plus en plus chauve au fil des planches … et qu’il porte ce nom, je vais dire « bof ».
Pas terrible ... une bd aussi chauve que son sujet.
Au niveau du dessin, c’est du très beau travail. Le trait de J.-F. Charles est précis, sensuel, chaud, envoutant. Sa colorisation collabore à donner au lecteur que je suis cette sensation de chaleur mais aussi de nostalgie.
Au niveau du scénario, je suis nettement moins emballé. Les deux premiers tomes m’ont bien plu, mais la suite m’a franchement gonflé.
Au début de cette histoire, j’ai aimé découvrir cette Inde mystérieuse. L’histoire se révèle riche de thèmes (reconstitution d’un contexte historique, éléments fantastiques, quête personnelle et passions amoureuses). J’ai donc bien aimé lire cette partie, apprenant des choses et m’attachant à des personnages souvent ambigus. Seul le côté fantastique me laissait dubitatif. Le côté « grouillant », sale, étouffant de l’Inde n’est pas non plus de nature à m’emballer mais il correspond à l’idée que je me fais de ce pays (de ses grands centres urbains, pour être plus précis). De plus, l’action ne se cantonne pas à cet univers et nous entraine rapidement vers des régions bien plus séduisantes.
Ensuite, c’est la débandade. Le troisième tome n’offre plus le même charme mystérieux et retombe sur une histoire très terre à terre remplie de clichés. Quant au quatrième (et dernier du premier cycle), il s’évertue à nous expliquer un événement survenu durant la première partie du récit, faisant de celui-ci (le meurtre du mari de l’héroïne) la pierre angulaire de l’histoire. Or, mon sentiment était tout différent et ce personnage m’était apparu tellement insipide que son décès n’a jamais été pour moi un sujet de préoccupation. Qu’il ait été tué par un maharadja, un espion chinois, russe ou par les services secrets britannique, je m’en tamponnais joyeusement le popotin. Le principal était que, une fois le mari mort, l’héroïne avait la possibilité d’aller à la rencontre d’elle-même.
Le cinquième tome, à l’image du dernier tome de « War and dreams » est un récit illustré. J’ai été tellement déçu par le quatrième tome que je ne me suis même pas donné la peine de lire ce récit.
L’histoire débute dans un cadre historique plausible. Pendant le second tome les auteurs semblent ne plus très bien savoir où aller et l’histoire stagne sur le passé de certains personnages peu intéressants et sur certaines scènes inutiles. D’un autre côté certains autres personnages manquent de développement, comme les deux gamins et le capitaine. Le dernier tome réamorce l’histoire, mais la fin est un peu ridicule, avec cette phrase en fin d’album… la phrase qui vient d'une certaine façon assassiner l’histoire dans ce qu’elle pouvait contenir de positif, je cite : « … tu as été vacciné, comme chaque nouveau-né, grâce aux cellules souches de ton parrain. » … ça laisse perplexe, non ? Si les auteurs avaient voulu faire de l’uchronie il aurait fallu commencer dès le début et ne pas amener ça de la sorte. On parle tout le long de « remède », mot classique, et on passe subitement à « vaccin » et « cellules souches », vocabulaire purement scientifique actuel…
Ça se lit en plus très vite, pas plus de dix minutes par album et encore, le premier peut être bouclé en bien moins de temps. C’est aussi ce qui fait que l’histoire se lit d’un certain côté agréablement, vite lue donc vite finie.
Par ailleurs le dessin de Noé Ignacio est très réussi. Les visages sont parfaits et variés, les couleurs informatisées finalement passent très bien, j’aurais juste aimé avoir des décors un peu plus fouillés.
Ou est l'histoire ?
Les auteurs nous promènent (et par moment cela est très agréable) de péripétie en péripétie mais on se demande s'ils construisent leur récit au fur et à mesure qu'ils nous le racontent.
Étrange sensation de rire à quelques bon dialogues puis de lire plusieurs pages en se demandant où on va.
Le dessin quant à lui est correct mais ne fait pas rêver non plus. La mythologie n'est ici qu'un prétexte que j'aurais aimé voir mieux utilisé et illustré. Il n'en reste pas moins quelques savoureuses remarques de Socrate.
Mais malheureusement, ce demi chien ne fait qu'un demi album.
C’est le genre d’histoires que l’on rencontre dans toutes les villes, à tous les coins de rue et dans tous les immeubles. Ce ne sont que clichés et situations banales, la sœur calculatrice, riche et égoïste, le fils fainéant et paumé, le père égoïste et irascible qui a raté sa vie et qui fait chier son monde, je me suis ennuyée ferme.
J’ai lu la bd en trois fois et si je suis allée jusqu’au bout c’est uniquement afin d’y trouver deux ou trois répliques savoureuses, malheureusement l’humour qui y est excellent est servi au compte-gouttes. Deux étoiles juste pour cette particularité, pour le reste à mes yeux ça ne vaut pas tripette.
Les personnages ne sont pas attachants, ils m’ont laissé indifférente, ça manque d’originalité et le scénario est translucide. J’ai encore moins apprécié lorsque le vieux con, subitement, d’une page à l’autre devient presque sympathique, ça m’a semblé ridicule, il n’était pas si méchant le vieux finalement… ça fait très cliché et surtout c’est très mal amené.
Le dessin de Salsedo - que j'adore - je le préfère dans Ratafia où le trait est plus fin et où il s’accorde bien mieux avec une aventure humoristique, même s’il reste largement convenable.
Les drames humanitaires ça plaît aux gens, c’est vendeur, moi ça me gonfle. J’ai cru qu’une association Salsedo/Jouvray aurait produit un récit plein d’entrain et d’humour, au contraire c’est plat, lourd et soporifique. Ils ont dû faire cette bd sur un moment de déprime commune.
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Antarès
TOME 1 : Pour le moment, je suis un peu dubitatif. La principale raison de mon doute est la présence de Kim. Ce personnage, dont la présence dans le premier cycle Aldébaran était entièrement justifiée, et équilibrée par d'autres personnages, avait déjà plus ou moins ridiculisé le second cycle Bételgeuse, surtout vers la fin. Ici, c'est encore pire. Le choix de Kim pour mener l'expédition n'est justifié par aucune qualification. Bon ça c'était déjà un peu dans Bételgeuse, c'est vrai. Mais là elle se découvre enceinte et elle reste chef de l'expédition quand même. Sur Bételgeuse, elle se barre pendant un an sans dire où elle est et elle reste chef de l'expédition quand même... Enfin bref ça part dans le n'importe quoi. Le coup de la grossesse surprise retardée de deux ans, ce n'est pas ridicule, nan nan. L'aspect de l'enfant nan plus. Ca fait pas nanard série Z du tout. Mais surtout, cette montée en puissance exponentielle de Kim contraste avec sa nouvelle vie d'étudiante sur terre, qui la montre encore moins, beaucoup moins intéressante que ses débuts sur Aldebaran. C'est vraiment la fille d'à côté, qui va rire des garçons avec sa coloc, mais qui ne peut pas sortir parce que demain il y a partiel. Et un fou rire sur les petites culottes, un. On n'a vraiment pas l'impression qu'elle est chiante à crever. En plus, les scènes à New York et Paris sont ratées, en ce sens que l'ajout d'une pollution atmosphérique cache mal que ce ne sont que les Paris et New-York actuelles, sans effort authentique de science-fiction. L'"invention" du téléphone de poignet est une erreur impressionnante. Et puis revoilà l'extrême droite. Encore. Ce coup-ci ce n'est pas un militaire facho c'est un curé. Maintenant, est-ce que le monde d'Antarès est à nouveau la création d'un écosystème superbe ? Au premier tome je peux juste dire que c'est un écosystème dangereux, mais moins spectaculaire qu'Aldébaran ou Bételgeuse. Les animaux sont toujours aussi bien trouvés, mais les sites non. Il y a aussi un problème de logique dans le fait que les explorateurs se protègent si peu, dans ce monde qu'ils ne connaissent pas. A la limite on peut dire qu'ils cherchent les problèmes, franchement. Bon je fais quand même confiance à Leo pour nous sortir quelque chose de bien sur la planète. Mais comme je sais que Kim va y débarquer et dire à tout le monde ce qui est "vraiment trop injuste" ou "vraiment trop mignon" ou 'vraiment trop angoissant", ça me gâche un peu le plaisir de la découverte. MISE A JOUR TOME 2 : J'ai trouvé ce tome 2 très intéressant et décevant à la fois. Du point de vue du dessin, il y a une nouvelle faune et flore telle que Léo sait les faire. Génial. Mais alors, pourquoi avec un tel génie graphique n'a-t-il pas appris à dessiner des bouches, depuis le temps qu'il dessine ? Le temps a passé depuis Aldebaran, ce qui était tolérable à l'époque parait inacceptable maintenant. Du point de vue de l'histoire, là je n'ai pas vraiment accroché. La raison en est que ce tome 2 est surchargé de situations déjà vues dans les cycles précédents. C'est le troisième cycle avec le même danger d'extrême droite, les mêmes affaires sentimentales, le même isolement sur une planète lointaine, le même mystère de la mantrisse, ça commence à faire un peu trop quand-même. MISE A JOUR TOME 3 : Bon, les ados, les militaires, les coucheries, les seins à l'air, les pleurs, je sais plus quoi dire quoi... pfff franchement Léo... En plus on a le voyeurisme avec des photos envoyées par portables maintenant... pfff....
Carmen + Travis - les Récits
Je suis un grand fan de Carmen et de Travis : deux héros qui m'ont fait rêver. Je possède intégralement toute la collection à l'exception de cette série si décriée. Je trouvais que c'était une mauvaise idée d'associer ces deux héros dans des récits indépendants beaucoup trop courts. Il faut dire que cela s'est confirmé par un ratage total. Il y a quelques fois des mauvaises idées et surtout une ligne à ne pas franchir pour ne pas que le lecteur ait l'impression qu'on tire sur la corde. Confié à un productif collectif, le dessin est à mille lieues de l'univers futuriste des deux séries mères. Les histoires ne sont absolument pas passionnantes surtout dans le premier tome franchement décevant même si le second commence à se rattraper. Bref, cela n'apporte absolument rien. Le superflu ne paye pas ! Cela me rappelle un peu une démarche similaire sur une autre série culte à savoir Sillage et ses fameuses chroniques. Là encore, c'était ennuyeux et inutile. J'espère que cela servira de leçon à des éditeurs bien trop gourmands !
Pommes d'amour - 7 love stories
Les albums collectifs sont difficiles à juger à cause de leur disparité dans les styles et la multitudes de scenarii. "Pommes d'amour - 7 love stories" ne m'aura pas posé de problème à ce niveau car j'ai été globalement déçu. Au niveau scénario, seuls 3 récits m'ont paru intéressants en me positionnant dans une logique de roman graphique. On sent par contre que le format réduit n'aurait pas pu être dépassé en l'état car les contenus sont très lights. Pour le dessin, je tombe à nouveau sur le chiffre 3 pour le positif : il y a tous les styles allant du médiocre (oui, il y en a un limite ridicule) au bon. J'ai oublié de préciser que si cet album est composé de 7 récits faits par des femmes débutant dans le métier, elles représentent 4 pays distincts. Au final je me demande quel était le but de ce projet et à qui il était destiné ? Note finale : 1,75/5
Les Teutoniques
Bon, mon avis ne diffère pas des précédents. Scénario déjà, dessin correct et surtout série arrêtée donc aucune raison de l'acheter. A lire par curiosité si vous les trouvez dans une bibliothèque.
Le Petit Bleu de la Côte Ouest
Attention, lecture fastidieuse en perspective ! Ce polar, adapté d’un roman, en reprend le style narratif descriptif inutilement pesant. C’est lourd et il faut s’accrocher pour ne pas décrocher. Dommage car l’histoire en elle-même pourrait être intéressante si on fait abstraction de certaines facilités scénaristiques. On se trouve devant un road movie ou une personne lambda se trouve au cœur d’une traque sans en connaître les raisons. Mais le descriptif en voix off est décidément trop lourd et plombe la lecture. Le trait de Tardi est sympa même si la nature même de ce récit ne lui permet pas d’exprimer tout son talent. A déconseiller.
Les Chauves
Ah lalala, tout ce que ce site ne m’aura pas poussé à faire … Je m’étais mis dans l’idée de créer un thème sur les chauves … et devinez sur quoi je tombe dans ma solderie habituelle ? Bon, soyons clairs, je ne m’attendais pas à grand-chose. Et c’est ce à quoi j’ai eu droit. Les situations sont prévisibles, peu originales. Les personnages sont stéréotypés. Le dessin est correct mais convenu. La colorisation est passe-partout. Une œuvre de commande, même si l’auteur est concerné au premier degré par ce problème de capillarité contrariée. Comme la série m’a arraché deux, trois sourires, et comme j’ai bien aimé le fait qu’Archibald devienne de plus en plus chauve au fil des planches … et qu’il porte ce nom, je vais dire « bof ». Pas terrible ... une bd aussi chauve que son sujet.
India Dreams
Au niveau du dessin, c’est du très beau travail. Le trait de J.-F. Charles est précis, sensuel, chaud, envoutant. Sa colorisation collabore à donner au lecteur que je suis cette sensation de chaleur mais aussi de nostalgie. Au niveau du scénario, je suis nettement moins emballé. Les deux premiers tomes m’ont bien plu, mais la suite m’a franchement gonflé. Au début de cette histoire, j’ai aimé découvrir cette Inde mystérieuse. L’histoire se révèle riche de thèmes (reconstitution d’un contexte historique, éléments fantastiques, quête personnelle et passions amoureuses). J’ai donc bien aimé lire cette partie, apprenant des choses et m’attachant à des personnages souvent ambigus. Seul le côté fantastique me laissait dubitatif. Le côté « grouillant », sale, étouffant de l’Inde n’est pas non plus de nature à m’emballer mais il correspond à l’idée que je me fais de ce pays (de ses grands centres urbains, pour être plus précis). De plus, l’action ne se cantonne pas à cet univers et nous entraine rapidement vers des régions bien plus séduisantes. Ensuite, c’est la débandade. Le troisième tome n’offre plus le même charme mystérieux et retombe sur une histoire très terre à terre remplie de clichés. Quant au quatrième (et dernier du premier cycle), il s’évertue à nous expliquer un événement survenu durant la première partie du récit, faisant de celui-ci (le meurtre du mari de l’héroïne) la pierre angulaire de l’histoire. Or, mon sentiment était tout différent et ce personnage m’était apparu tellement insipide que son décès n’a jamais été pour moi un sujet de préoccupation. Qu’il ait été tué par un maharadja, un espion chinois, russe ou par les services secrets britannique, je m’en tamponnais joyeusement le popotin. Le principal était que, une fois le mari mort, l’héroïne avait la possibilité d’aller à la rencontre d’elle-même. Le cinquième tome, à l’image du dernier tome de « War and dreams » est un récit illustré. J’ai été tellement déçu par le quatrième tome que je ne me suis même pas donné la peine de lire ce récit.
Helldorado
L’histoire débute dans un cadre historique plausible. Pendant le second tome les auteurs semblent ne plus très bien savoir où aller et l’histoire stagne sur le passé de certains personnages peu intéressants et sur certaines scènes inutiles. D’un autre côté certains autres personnages manquent de développement, comme les deux gamins et le capitaine. Le dernier tome réamorce l’histoire, mais la fin est un peu ridicule, avec cette phrase en fin d’album… la phrase qui vient d'une certaine façon assassiner l’histoire dans ce qu’elle pouvait contenir de positif, je cite : « … tu as été vacciné, comme chaque nouveau-né, grâce aux cellules souches de ton parrain. » … ça laisse perplexe, non ? Si les auteurs avaient voulu faire de l’uchronie il aurait fallu commencer dès le début et ne pas amener ça de la sorte. On parle tout le long de « remède », mot classique, et on passe subitement à « vaccin » et « cellules souches », vocabulaire purement scientifique actuel… Ça se lit en plus très vite, pas plus de dix minutes par album et encore, le premier peut être bouclé en bien moins de temps. C’est aussi ce qui fait que l’histoire se lit d’un certain côté agréablement, vite lue donc vite finie. Par ailleurs le dessin de Noé Ignacio est très réussi. Les visages sont parfaits et variés, les couleurs informatisées finalement passent très bien, j’aurais juste aimé avoir des décors un peu plus fouillés.
Socrate le demi-chien
Ou est l'histoire ? Les auteurs nous promènent (et par moment cela est très agréable) de péripétie en péripétie mais on se demande s'ils construisent leur récit au fur et à mesure qu'ils nous le racontent. Étrange sensation de rire à quelques bon dialogues puis de lire plusieurs pages en se demandant où on va. Le dessin quant à lui est correct mais ne fait pas rêver non plus. La mythologie n'est ici qu'un prétexte que j'aurais aimé voir mieux utilisé et illustré. Il n'en reste pas moins quelques savoureuses remarques de Socrate. Mais malheureusement, ce demi chien ne fait qu'un demi album.
Nous ne serons jamais des héros
C’est le genre d’histoires que l’on rencontre dans toutes les villes, à tous les coins de rue et dans tous les immeubles. Ce ne sont que clichés et situations banales, la sœur calculatrice, riche et égoïste, le fils fainéant et paumé, le père égoïste et irascible qui a raté sa vie et qui fait chier son monde, je me suis ennuyée ferme. J’ai lu la bd en trois fois et si je suis allée jusqu’au bout c’est uniquement afin d’y trouver deux ou trois répliques savoureuses, malheureusement l’humour qui y est excellent est servi au compte-gouttes. Deux étoiles juste pour cette particularité, pour le reste à mes yeux ça ne vaut pas tripette. Les personnages ne sont pas attachants, ils m’ont laissé indifférente, ça manque d’originalité et le scénario est translucide. J’ai encore moins apprécié lorsque le vieux con, subitement, d’une page à l’autre devient presque sympathique, ça m’a semblé ridicule, il n’était pas si méchant le vieux finalement… ça fait très cliché et surtout c’est très mal amené. Le dessin de Salsedo - que j'adore - je le préfère dans Ratafia où le trait est plus fin et où il s’accorde bien mieux avec une aventure humoristique, même s’il reste largement convenable. Les drames humanitaires ça plaît aux gens, c’est vendeur, moi ça me gonfle. J’ai cru qu’une association Salsedo/Jouvray aurait produit un récit plein d’entrain et d’humour, au contraire c’est plat, lourd et soporifique. Ils ont dû faire cette bd sur un moment de déprime commune.