Bof, cette série ravira peut-être les amateurs de films d’action à échelle mondiale où les méchants terroristes s’en prennent exclusivement aux Etats-Unis d’Amérique et à ses représentants mais moi elle me laisse plutôt indifférente.
Je ne dis pas que l’idée est mauvaise, c’est juste que je n’ai jamais vraiment réussi à rentrer dedans. On passe trop vite de la phase d’embauche des scénaristes à l’attentat, aucun personnage n’est suffisamment fouillé pour qu’on s’y attache et que le sort de l’un ou de l’autre ait une réelle importance pour le lecteur. Je regrette vraiment que l’élaboration du scénario demandé par la CIA n’ait donné lieu à aucun développement dans cette BD. On est dans l’action pure et simple, ce qui n’est pas très intéressant en soi.
Le dessin est lisible et pas désagréable mais n’a rien d’exceptionnel non plus.
Sans moi pour la suite.
Vraiment étrange cet album...
Tout d'abord au niveau du dessin : c'est celui de Thomas Azuelos, qui s'efforce d'être efficace avant d'être agréable à l'oeil. Cela donne des planches assez étranges, au graphisme "brut", hachuré, un style qui ne plaira pas à tout le monde. Un style doublé d'une mise en couleurs très particulière, censée "coller" à l'humeur de Télémaque, mais qui va là encore en dérouter plus d'un. Personnellement j'ai vraiment eu du mal avec ce dessin, qui pourtant fait preuve d'un style déjà mature.
L'histoire quant à elle m'a laissé circonspect. Très vite on comprend que c'est l'histoire d'un jeune homme qui, passionné par l'Histoire antique, confond sa vie et l'odyssée des fils d'Ulysse, Thamus et Télémaque. Bien sûr chaque situation, chaque phrase va être un écho avec leur légende, et celui qui ne la connaît pas sera irrémédiablement perdu au bout de quelques pages, tant la narration est hachée, âpre, complexe. Jusqu'à un final qui achèvera les derniers survivants.
J'ai eu bien du mal à aller jusqu'au bout de cette lecture nébuleuse, et même si le dessin n'est pas ma tasse de thé, je reconnais la maturité de celui-ci, ce qui permet d'éviter -de peu- la note minimale. Pour le reste, une lecture déjà envolée...
W.E.S.T ou Why Etre So Terrible ?
Non mais sans enfoncer le clou trop profond j'ai lâché très vite... Brouillonne, confuse, l'histoire ne m'a pas du tout captivé. La scène d'exposition du train était pourtant pas mal mais ensuite l'aventure partait dans tous les sens... Je n'arrivais pas à suivre sans devoir relire trois fois la même planche et finir le tome fut assez laborieux.
L'ami qui me l'a prêtée m'a dit : c'est vrai que le début est pas ouf, mais accroche toi, le 5 est super !
Donc, je signale, il paraît que le 5 est super ! Mais je m'arrête...
Deux étoiles pour un dessin très bon et un tome 5 excellent ! Enfin on le dit...
Là, clairement, erreur de casting pour ma pomme.
Il faut vous dire que la mythologie grecque n’a jamais été ma tasse de thé. Je me suis tapé l’Iliade dans ma jeunesse et je garde de cette époque une aversion pour ce que je qualifierais bien de vaudevilles guerriers. Des dieux, des humains, tout le monde couche avec tout le monde, se jalouse, ment, dupe et trucide à l’occasion.
J’ai cru trouver dans cet album une relecture plutôt humoristique de ces mythes … et je me suis trouvé devant un récit assez fidèle dans lequel les personnages se prennent au sérieux.
J’ai lu, je suis arrivé au bout, mais le côté sur-joué de ces drames grecs m’a empêché de ressentir une quelconque émotion.
Bof, donc …
J’adore la présentation de ce récit. C’est original, très bien fait et dès cette introduction le lecteur que je suis comprend que les auteurs ne se prennent pas au sérieux. Malheureusement, dès que nos héros se retrouvent en Afrique, le scénario cherche un second souffle, qu’il ne trouvera jamais selon moi. On tombe alors dans le vaudeville le plus insipide et pas vraiment rigolo tant tout cela devient aussi stéréotypé que répétitif.
Au niveau du dessin, le trait de Maltaite figure parmi ceux que j’aime particulièrement. Même si, comme le dit Ro, son trait est ici plus proche que d’habitude du gros nez franco-belge, il conserve tout son dynamisme et toute son expressivité. Les décors sont bien soignés, les personnages ont de la gueule (parfois stéréotypée mais de la gueule quand même) et l’héroïne est joliment croquée.
Divertissant dans sa première partie mais franchement difficile à terminer, ce récit, je l’abandonne souvent au deux tiers de ma lecture. Par conséquent, et malgré un début que j’aime vraiment bien, j’ai du mal à accorder plus qu’un « bof » bien tristounet.
Dommage ! Il y avait certainement moyen de faire beaucoup mieux, surtout si l’on tient compte du talent des auteurs.
J’ai acquis cet objet pour deux raisons.
Tout d’abord, son aspect visuel. Le trait de Paolo Raffaelli, en noir et blanc, m’est apparu précis mais un peu raide. Pour ce genre d’univers, je le trouve adéquat et même très bon dans les scènes aériennes. On est loin d’un Loutte ou d’un Hugault mais ce trait dégage un réel charme. Le problème de raideur, d’aspect figé surgit bien plus dans les scènes terrestres. Les poses sont alors parfois exagérées, comme si l’artiste faisait sur-jouer ses personnages. Je m’y suis toutefois rapidement habitué pour ne retenir que le positif.
Ensuite, pour son univers. Voir la lutte aérienne durant la seconde guerre mondiale à travers un personnage italien me semblait, de prime abord, intéressant et sortait des points de vue habituels.
Malheureusement, ce récit m’a déçu tant l’aspect « sentimental » l’emporte sur la reconstitution historique. On tombe vite dans l’habituel ménage à trois avec trahison et remords. De plus, les multiples flash-back et flash-forward ont de quoi désarçonner et il m’a fallut une relecture pour vraiment m’approprier cette histoire.
Autre remarque : le titre me semble mal choisi, car bien plus qu’à Umberto Mistri, c’est à son cousin que la majorité de ce récit se consacre.
Restent quelques bons passages, mais l’ensemble manque de densité et de précision historique pour me convaincre.
Ma déception provient sans doute du fait que je m'attendais à un récit historique et non à une histoire d'amour et de trahison.
Mouais, bof… Je m’attendais à mieux pour ce « Shutter Island » vu le tabac fait au moment de sa sortie, sa présence dans le best of 2008 et sa note globale sur le site.
J’ai bien apprécié le style graphique utilisé (très glauque et oppressant), et je n’ai pas été gênée la ressemblance entre les deux Marshall au début du récit (peut-être aussi parce que j’étais prévenue et que ça ne dure que tant qu’ils portent leurs chapeaux), cependant, au moment de la coupure d’électricité c’est tout de même très, voire trop sombre pour être vraiment lisible.
Je ne peux pas dire que la lecture fut désagréable, au contraire, j'ai lu la BD d’une traite et sans effort, je trouve tout simplement ce récit pas crédible du tout, sans pouvoir en dire plus évidemment, sinon il n’y aurait plus de surprise pour les potentiels futurs lecteurs.
L’idée n’est pas mauvaise et plutôt originale, mais je la trouve mal amenée (aucune réaction de ma part au moment de vérité) et vraiment « too much ». Et même si ça peut s’expliquer par le fin mot de l’histoire, j’ai trouvé la séance de décryptage du message codé totalement capilotractée…
A emprunter pour se faire une idée, mais pas plus !
Pour ce qui est du problème des dates mentionné dans la discussion « [SPOILER] Question sur Shutter Island », je dois avouer que la case 1 de la page 10 est tellement sombre (et peut-être aussi la pièce dans laquelle j’ai lu la BD) que je n’ai même pas vu qu’il était écrit quelque chose dessus…
L'auteur nous conte l'insousciance de l'adolescence entre le vertige des premiers alcools, la musique omniprésente et les premiers émois amoureux aux abord d'un lac dans une ambiance estivale.
De l'authenticité pure pour un moment de nostalgie dans un âge où l'on met un terme à l'enfance pour passer à celui d'adulte.
Là encore, c'est une première oeuvre qui semble faire dans la délicatesse pour traiter le sujet mais qui est malheureusement d'un ennui mortel. L'auteur a été graphiste à la Cinémathèque de Lyon puis réalisateur de courts-métrages. Il a été nourri de ses expériences antérieures avec le cinéma de Renoir et d'Antonioni.
Bref, le genre de cinéma où il y a des scènes purement contemplatives mais traitées au millimètre près pour faire ressortir une espèce de sensibilité qui pourra combler les attentes d'un public pseudo-intellectuel. Je ne suis guère attiré par ce genre de traitement trop furtif.
Cet album ne m’a pas laissé une impression mémorable.
Je ne puis que confirmer ce qu’écrivait Mac Arthur à son sujet : il s’agit bien là d’un « fourre-tout sans queue ni tête ». Cela démarre avec une course maritime. Survient alors un couple de savants dont le but avoué est de débarrasser la terre de l’humanité. Après le raz-de-marée orchestré par ceux-ci, on se concentre sur la rencontre entre un métamorphe et une sirène. Et c’est loin d’être terminé : entrent encore en scène par la suite un jeune Pierrot lunaire, une fée, la Mort, etc.
À mon sens, si seul le trait de Gibrat est véritablement digne d’intérêt, la lecture de ‘Marée basse’ ne se révèle pas non plus franchement déplaisante. D’aucuns y trouveront vraisemblablement de quoi les satisfaire en termes de poésie ou de matière à rêver. Ce ne fut malheureusement pas mon cas.
C'est étrangement le genre de BD que j'affectionne tout particulièrement (j'entends par là une BD jeunesse qui peut viser un public adulte par une certaine maturité du propos) et qui bizarrement, alors que les avis positifs m'avaient encouragé, ne m'a pas tant plu...
Le dessin est pourtant très chouette. On reconnait sans peine le style de Soda croisé avec des personnages en mode la Ribambelle de Roba. Le scénario est efficace, classique en SF (même Eric et Ramzy l'ont fait) mais toujours intriguant.
Confrontée à la violence du monde, l'innocence naturelle des enfants va disparaître et ils vont commencer à s'armer. C'est la partie la plus intéressante de l'histoire qui pourtant ne sert que de trame de fond et qui n'est pas tellement moralement développée. La violence est présente (notable pour une œuvre jeunesse) et s'avère carrément bienvenue pour insister sur la nature du microcosme qui va naitre entre eux. Mais tout m'a semblé pateux et ralenti, l'action ne m'a pas vraiment pris et finalement le tout m'a passablement ennuyé...
Et surtout les personnages sont trop peu attachants. Le plus jeune gamin est d'un insupportable (bon en même temps comment je réagirais si je me retrouvais tout seul ?), et la fille intello m'a bien gonflé... Il y a cependant quelques jolis moments.
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CIA - Le Cycle de la peur
Bof, cette série ravira peut-être les amateurs de films d’action à échelle mondiale où les méchants terroristes s’en prennent exclusivement aux Etats-Unis d’Amérique et à ses représentants mais moi elle me laisse plutôt indifférente. Je ne dis pas que l’idée est mauvaise, c’est juste que je n’ai jamais vraiment réussi à rentrer dedans. On passe trop vite de la phase d’embauche des scénaristes à l’attentat, aucun personnage n’est suffisamment fouillé pour qu’on s’y attache et que le sort de l’un ou de l’autre ait une réelle importance pour le lecteur. Je regrette vraiment que l’élaboration du scénario demandé par la CIA n’ait donné lieu à aucun développement dans cette BD. On est dans l’action pure et simple, ce qui n’est pas très intéressant en soi. Le dessin est lisible et pas désagréable mais n’a rien d’exceptionnel non plus. Sans moi pour la suite.
Télémaque
Vraiment étrange cet album... Tout d'abord au niveau du dessin : c'est celui de Thomas Azuelos, qui s'efforce d'être efficace avant d'être agréable à l'oeil. Cela donne des planches assez étranges, au graphisme "brut", hachuré, un style qui ne plaira pas à tout le monde. Un style doublé d'une mise en couleurs très particulière, censée "coller" à l'humeur de Télémaque, mais qui va là encore en dérouter plus d'un. Personnellement j'ai vraiment eu du mal avec ce dessin, qui pourtant fait preuve d'un style déjà mature. L'histoire quant à elle m'a laissé circonspect. Très vite on comprend que c'est l'histoire d'un jeune homme qui, passionné par l'Histoire antique, confond sa vie et l'odyssée des fils d'Ulysse, Thamus et Télémaque. Bien sûr chaque situation, chaque phrase va être un écho avec leur légende, et celui qui ne la connaît pas sera irrémédiablement perdu au bout de quelques pages, tant la narration est hachée, âpre, complexe. Jusqu'à un final qui achèvera les derniers survivants. J'ai eu bien du mal à aller jusqu'au bout de cette lecture nébuleuse, et même si le dessin n'est pas ma tasse de thé, je reconnais la maturité de celui-ci, ce qui permet d'éviter -de peu- la note minimale. Pour le reste, une lecture déjà envolée...
W.E.S.T
W.E.S.T ou Why Etre So Terrible ? Non mais sans enfoncer le clou trop profond j'ai lâché très vite... Brouillonne, confuse, l'histoire ne m'a pas du tout captivé. La scène d'exposition du train était pourtant pas mal mais ensuite l'aventure partait dans tous les sens... Je n'arrivais pas à suivre sans devoir relire trois fois la même planche et finir le tome fut assez laborieux. L'ami qui me l'a prêtée m'a dit : c'est vrai que le début est pas ouf, mais accroche toi, le 5 est super ! Donc, je signale, il paraît que le 5 est super ! Mais je m'arrête... Deux étoiles pour un dessin très bon et un tome 5 excellent ! Enfin on le dit...
La Gloire d'Héra
Là, clairement, erreur de casting pour ma pomme. Il faut vous dire que la mythologie grecque n’a jamais été ma tasse de thé. Je me suis tapé l’Iliade dans ma jeunesse et je garde de cette époque une aversion pour ce que je qualifierais bien de vaudevilles guerriers. Des dieux, des humains, tout le monde couche avec tout le monde, se jalouse, ment, dupe et trucide à l’occasion. J’ai cru trouver dans cet album une relecture plutôt humoristique de ces mythes … et je me suis trouvé devant un récit assez fidèle dans lequel les personnages se prennent au sérieux. J’ai lu, je suis arrivé au bout, mais le côté sur-joué de ces drames grecs m’a empêché de ressentir une quelconque émotion. Bof, donc …
Carmen Lamour - Kongo
J’adore la présentation de ce récit. C’est original, très bien fait et dès cette introduction le lecteur que je suis comprend que les auteurs ne se prennent pas au sérieux. Malheureusement, dès que nos héros se retrouvent en Afrique, le scénario cherche un second souffle, qu’il ne trouvera jamais selon moi. On tombe alors dans le vaudeville le plus insipide et pas vraiment rigolo tant tout cela devient aussi stéréotypé que répétitif. Au niveau du dessin, le trait de Maltaite figure parmi ceux que j’aime particulièrement. Même si, comme le dit Ro, son trait est ici plus proche que d’habitude du gros nez franco-belge, il conserve tout son dynamisme et toute son expressivité. Les décors sont bien soignés, les personnages ont de la gueule (parfois stéréotypée mais de la gueule quand même) et l’héroïne est joliment croquée. Divertissant dans sa première partie mais franchement difficile à terminer, ce récit, je l’abandonne souvent au deux tiers de ma lecture. Par conséquent, et malgré un début que j’aime vraiment bien, j’ai du mal à accorder plus qu’un « bof » bien tristounet. Dommage ! Il y avait certainement moyen de faire beaucoup mieux, surtout si l’on tient compte du talent des auteurs.
Umberto Mistri, aviateur
J’ai acquis cet objet pour deux raisons. Tout d’abord, son aspect visuel. Le trait de Paolo Raffaelli, en noir et blanc, m’est apparu précis mais un peu raide. Pour ce genre d’univers, je le trouve adéquat et même très bon dans les scènes aériennes. On est loin d’un Loutte ou d’un Hugault mais ce trait dégage un réel charme. Le problème de raideur, d’aspect figé surgit bien plus dans les scènes terrestres. Les poses sont alors parfois exagérées, comme si l’artiste faisait sur-jouer ses personnages. Je m’y suis toutefois rapidement habitué pour ne retenir que le positif. Ensuite, pour son univers. Voir la lutte aérienne durant la seconde guerre mondiale à travers un personnage italien me semblait, de prime abord, intéressant et sortait des points de vue habituels. Malheureusement, ce récit m’a déçu tant l’aspect « sentimental » l’emporte sur la reconstitution historique. On tombe vite dans l’habituel ménage à trois avec trahison et remords. De plus, les multiples flash-back et flash-forward ont de quoi désarçonner et il m’a fallut une relecture pour vraiment m’approprier cette histoire. Autre remarque : le titre me semble mal choisi, car bien plus qu’à Umberto Mistri, c’est à son cousin que la majorité de ce récit se consacre. Restent quelques bons passages, mais l’ensemble manque de densité et de précision historique pour me convaincre. Ma déception provient sans doute du fait que je m'attendais à un récit historique et non à une histoire d'amour et de trahison.
Shutter Island
Mouais, bof… Je m’attendais à mieux pour ce « Shutter Island » vu le tabac fait au moment de sa sortie, sa présence dans le best of 2008 et sa note globale sur le site. J’ai bien apprécié le style graphique utilisé (très glauque et oppressant), et je n’ai pas été gênée la ressemblance entre les deux Marshall au début du récit (peut-être aussi parce que j’étais prévenue et que ça ne dure que tant qu’ils portent leurs chapeaux), cependant, au moment de la coupure d’électricité c’est tout de même très, voire trop sombre pour être vraiment lisible. Je ne peux pas dire que la lecture fut désagréable, au contraire, j'ai lu la BD d’une traite et sans effort, je trouve tout simplement ce récit pas crédible du tout, sans pouvoir en dire plus évidemment, sinon il n’y aurait plus de surprise pour les potentiels futurs lecteurs. L’idée n’est pas mauvaise et plutôt originale, mais je la trouve mal amenée (aucune réaction de ma part au moment de vérité) et vraiment « too much ». Et même si ça peut s’expliquer par le fin mot de l’histoire, j’ai trouvé la séance de décryptage du message codé totalement capilotractée… A emprunter pour se faire une idée, mais pas plus ! Pour ce qui est du problème des dates mentionné dans la discussion « [SPOILER] Question sur Shutter Island », je dois avouer que la case 1 de la page 10 est tellement sombre (et peut-être aussi la pièce dans laquelle j’ai lu la BD) que je n’ai même pas vu qu’il était écrit quelque chose dessus…
Les enfants sans tête
L'auteur nous conte l'insousciance de l'adolescence entre le vertige des premiers alcools, la musique omniprésente et les premiers émois amoureux aux abord d'un lac dans une ambiance estivale. De l'authenticité pure pour un moment de nostalgie dans un âge où l'on met un terme à l'enfance pour passer à celui d'adulte. Là encore, c'est une première oeuvre qui semble faire dans la délicatesse pour traiter le sujet mais qui est malheureusement d'un ennui mortel. L'auteur a été graphiste à la Cinémathèque de Lyon puis réalisateur de courts-métrages. Il a été nourri de ses expériences antérieures avec le cinéma de Renoir et d'Antonioni. Bref, le genre de cinéma où il y a des scènes purement contemplatives mais traitées au millimètre près pour faire ressortir une espèce de sensibilité qui pourra combler les attentes d'un public pseudo-intellectuel. Je ne suis guère attiré par ce genre de traitement trop furtif.
Marée Basse
Cet album ne m’a pas laissé une impression mémorable. Je ne puis que confirmer ce qu’écrivait Mac Arthur à son sujet : il s’agit bien là d’un « fourre-tout sans queue ni tête ». Cela démarre avec une course maritime. Survient alors un couple de savants dont le but avoué est de débarrasser la terre de l’humanité. Après le raz-de-marée orchestré par ceux-ci, on se concentre sur la rencontre entre un métamorphe et une sirène. Et c’est loin d’être terminé : entrent encore en scène par la suite un jeune Pierrot lunaire, une fée, la Mort, etc. À mon sens, si seul le trait de Gibrat est véritablement digne d’intérêt, la lecture de ‘Marée basse’ ne se révèle pas non plus franchement déplaisante. D’aucuns y trouveront vraisemblablement de quoi les satisfaire en termes de poésie ou de matière à rêver. Ce ne fut malheureusement pas mon cas.
Seuls
C'est étrangement le genre de BD que j'affectionne tout particulièrement (j'entends par là une BD jeunesse qui peut viser un public adulte par une certaine maturité du propos) et qui bizarrement, alors que les avis positifs m'avaient encouragé, ne m'a pas tant plu... Le dessin est pourtant très chouette. On reconnait sans peine le style de Soda croisé avec des personnages en mode la Ribambelle de Roba. Le scénario est efficace, classique en SF (même Eric et Ramzy l'ont fait) mais toujours intriguant. Confrontée à la violence du monde, l'innocence naturelle des enfants va disparaître et ils vont commencer à s'armer. C'est la partie la plus intéressante de l'histoire qui pourtant ne sert que de trame de fond et qui n'est pas tellement moralement développée. La violence est présente (notable pour une œuvre jeunesse) et s'avère carrément bienvenue pour insister sur la nature du microcosme qui va naitre entre eux. Mais tout m'a semblé pateux et ralenti, l'action ne m'a pas vraiment pris et finalement le tout m'a passablement ennuyé... Et surtout les personnages sont trop peu attachants. Le plus jeune gamin est d'un insupportable (bon en même temps comment je réagirais si je me retrouvais tout seul ?), et la fille intello m'a bien gonflé... Il y a cependant quelques jolis moments.