Les amateurs de ce jeu vidéo qui fit fureur sur les consoles de jeux à la fin des années 90 avec près de 100 millions de vente à travers le monde auront plaisir à retrouver l'univers de Raccoon City qui fut autrefois une si paisible ville. Oui, car depuis, il y a eu une apocalypse zombie à la suite d'un terrible virus. Tout semble être de la faute la multinationale pharmaceutique Umbrella Corporation.
Après, le passage d'un jeu vidéo sur le format bd est rarement une réussite du genre. Là, c'est encore le vautrage total pour ne pas dire un désastre. Les dialogues et les personnages sont insipides. La narration elle-même n'est pas du tout professionnelle tout au cours de ces trois histoires distinctes formant cet ouvrage. Le graphisme est d'une laideur absolue. Tout semble n'être qu'un brouillon qu'on a passé au propre avec publication.
Évidemment, ce fut un flop commercial que personnellement, je ne regretterai pas. C'est cela également la dure loi du marché. A noter qu'un virus ne peut pas, à ce jour, nous transformer en zombie assoiffé de sang.
Avec Dany Boon, on est dans la caricature grossière et un humour de beauf à la française que je déteste éperdument. Il est vrai que ces lourdeurs comiques m'horripilent au plus haut point.
Je n'aime pas non plus cette candeur fabriquée ainsi que cette surcharge des personnages. Les tares sont tournées en dérision et cela reste le thème principal.
C'est une comédie poussive et souvent vulgaire qui peut trouver son public dont je ne fais pas partie. Il n'y aura aucune finesse comme dans les productions anglaises ou américaines du même genre.
Je me demande encore où est le scénario tant on fait du surplace. C'est poussif et vieillot. C'est indigeste et vide. Les gags tombent souvent à plat. C'est périmé.
Ayons juste une pensée pour ces pauvres douaniers qui ne font que leur travail.
Dommage, car le sujet m’intéressait réellement. J'aime bien les restaurants pour connaître des proches pratiquant ce difficile métier. Les adeptes de l'émission Cauchemar en cuisine en savent également quelque chose.
Pour autant, en l'espèce, les gags sont réellement pitoyables. On peut faire beaucoup mieux car c'est ultra-basique.
J'ai très vite décroché et j'ai fini la lecture juste pour la forme. C'est vrai qu'on peut se demander pourquoi il y a encore de telles publications ? On atteint vraiment le niveau zéro pointé.
En même temps, cette bd a plutôt été un flop commercial. Sans regret.
Je crois que depuis les quelques années que j'ai le premier tome de cette série, je m'y suis pris au moins à 4 fois avant de réussir à dépasser ses toutes premières pages. Car d'emblée je me suis senti allergique à son style et surtout à son humour.
Graphiquement, c'est un style très inspiré des mangas, avec des personnages chibi dont les grosses têtes surjouent en permanence, et une mise en scène toute en énergie et en dynamisme forcé. Faut que ça pète, c'est pour les jeunes ! Et il faut aussi visiblement mettre un maximum possible de clins d'oeil aux mangas, aux animés et aux jeux vidéos.
Foncièrement, je n'aime pas ce style mais si l'humour qui l'accompagne est bon, pourquoi pas ? Après tout, j'aime beaucoup Kimengumi - Le Collège fou fou fou.
Mais non, l'humour est beaucoup trop lourdingue, beaucoup trop prévisible. C'est lourd et ça m'ennuie à vitesse grand V. Je déteste le personnage principal, la caricature du crétin arrogant et stupide, 100% artificiel, 100% déjà vu. Ça m'est foncièrement pénible de suivre ses aventures. Les gags le concernant sont ultra répétitifs puisqu'il faut qu'il dise des conneries en permanence et fonce comme un couillon dans tous les pièges et toutes les erreurs possibles.
Comme d'autres personnages le rejoignent au bout d'un certain temps, l'attention est heureusement un peu moins focalisée sur lui et ça devient un peu plus supportable. Mais les gags n'en restent pas moins lourds, et certains passages sont également tellement verbeux et inintéressants que je n'ai pas réussi à les lire pour de bon. J'ai finalement lâché l'affaire vers la page 40 et cette fois, c'est sûr, je n'y reviendrai pas.
Graphiquement, quand on apprend à faire de la BD, on apprend à animer ses personnages, des mouvements et des poses en rapport avec la situation, pareil pour les expressions. Ici Fabcaro ne se prend pas la tête : une même pose pour toutes les cases. On peut même pas l'accuser de copier coller car il se fait chier à refaire à l'identique tous les dessins... Question colorisation, même combat, il aurait pu l'imprimer en N&B il aurait fait des économies.
Question gag, un fourre tout de gags en 1 page qui partent dans tous les sens sans aucun lien, on a l'impression que c'est bâclé, on se demande parfois si on a pas raté un détail pour comprendre la chute mais non, c'est juste basique. Certains gags sont même connus depuis longtemps et juste remis au gout du jour.
Bref, je me demande comment cette BD a pu être éditée et comment elle peut se vendre...
Bon, la note est un peu sévère, j'en conviens, mais franchement, je trouve que cet album n'a aucun intérêt, et même un 2/5 m'aurait paru trop généreux... Il faut vraiment être un des plus grands fans de Franquin pour adhérer un tant soit peu à ce recueil de dessins agrémenté de quelques gags inédits, et dieu merci, il y en a, de tels fans. Malheureusement, même si j'adore Gaston Lagaffe ou Spirou et Fantasio, je ne dirai pas que je figure parmi les plus grands fans de Franquin : ses dessins de monstres et ses Idées Noires me laissent complètement froid, notamment.
Or, des dessins de monstres et des idées vaguement noires, c'est tout ce que comporte le recueil : 2 gags m'ont fait sourire, mais tout le reste n'est qu'une succession de dessins (voire d'esquisses) de monstres ou de caricatures, et même les gags en planche sont bien fades. Si le simple fait de découvrir de nouveaux dessins de Franquin vous satisfait, alors aucun problème, vous trouverez votre compte dans cet album. Sinon, ça vous paraîtra plus qu'insignifiant, comme à moi. A mon sens, il n'y avait vraiment pas de quoi faire un album, mais ça n'engage que moi.
Un sous-produit de la ligne claire.
Le dessin en lui-même n'est pas mauvais, même s'il cède souvent à la facilité. Pour être gentil, on dira que c'est un "style" particulier.
Par contre, l'histoire en elle-même est un fourre-tout, avec ci et là du sexe, sans doute pour la provoc et pour faire dans le vent. Il y a un semblant de trame, dirons-nous, un semblant.
Quant à la fin... je me suis même demandé s'il ne manquait pas une page à la BD !
Bref, ça m'a fait songer à ces "œuvres" de l'art moderne, dans lesquelles on n'est même pas sûr et certain que l'auteur voulait vraiment dire quelque chose... sauf, ici, aligner les vignettes.
A lire quand même, parce que ça en devient un cas d'école !
(même si on n'arrive pas jusqu'au bout)
---Ajout de juillet 2020---
Je viens de relire cette BD à tête reposée, et je ne suis pas certain que l'auteur lui-même savait vraiment où il allait, malgré une vague trame de fond (de couleur verte). On dirait presque du scénario automatique pondu à la petite semaine avec quelques points de raccrochement pour ne pas sombrer définitivement dans le grand n'importe quoi.
C'est juste un peu mystérieux pour essayer d'entretenir le lecteur dans la poursuite de sa lecture, avec une grosse pincée de sexe pour éviter qu'il ne parte trop vite. Par contre, le dessin et la couleur sont maintenant terriblement datés, pire que bon nombre de BD des années 40-50, c'est dire !
De plus, ça se lit très vite, malgré une quarantaine de planches. Il est vrai qu'il y a beaucoup de grosses cases et souvent peu à lire textuellement. Pas beaucoup de détails dans les vignettes pour essayer de capturer un semblant d'explication. Bien que parfois, on croit avoir saisi un fil, mais non. Sans doute qu'il faut se résigner : il n'y a pas d'allusion cachée pour tenter de rattraper ce ratage. Même moi, j'ai la sensation (à la fois au dessin et au scénario) de pouvoir faire 10 fois, 100 fois mieux...
Si cette BD tombait dans les mains de divers quidams trop dans l'air du temps actuel et un poil inquisiteurs, l'auteur se ferait lyncher sur les réseaux sociaux à cause surtout de sa représentation "y a bon banania" d'une certaine catégorie de personne. On me dira que c'est humoristique. Peut-être, mais faire parler un ex-roi africain avec l'accent germanique, ça décoiffe un peu, sans parler des propos tenus ! On constate au passage d'autres dérives graphiques, sans doute de la provoc d'époque. Idem pour la roulette russe qui finit en rouge sur jaune.
Plus que jamais, ça me fait songer à certaines "œuvres d'art" que certains "experts" louangent et continuent de louanger pour ne pas avouer qu'ils se sont royalement plantés et que c'est définitivement vide ou presque vide (soyons bons et généreux). Cette BD est un exemple d'illustration du concept de vacuité...
Maintenant, si quelqu'un de plus "intellectualisé" que moi est capable de me faire comprendre les tenants et les aboutissants réels de cette BD, sans tomber dans les explications bateaux du style "oui, mais c'est une critique-eu de la société-eu", il sera le bienvenu :)
J'aime vraiment bien Blake et Mortimer, pas tous les albums mais la plupart. Je vois de nombreux commentaires ici vantant le coup de crayon de Schuiten mais j'ai pour ma part détesté : j'ai trouvé la BD complètement dénaturée, je ne reconnais pas les personnages, je n'arrive pas à lire leurs expressions. Mortimer est méconnaissable, quel dommage ...
Bref, cela a tellement gâché ma lecture que je suis bien incapable de dire si j'ai aimé l'intrigue, j'en suis sorti avec un goût amer et la volonté de ne plus jamais relire ce tome.
Je suis collégienne. Enfin plus pour longtemps, et heureusement et bien sûr j’ai connu ces bd dans les Okapi qui trainaient dans la perm, mais surtout en albums qui étaient aussi en permanence.
Bah comment dire, ça m’agaçait tout le temps et je tournait très vite les pages, les dessins sont laids, fades et sans saveur, en voulant être trop réalistes, bah c’est moche.
Les morales sont très bateaux et enfin bref, c’est juste pas intéressant, je lis des bd pour m’amuser, pas pour me prendre la tête.
Bref un carnage de la BD.
Alors là, on touche vraiment le niveau zéro de la bande dessinée... Sfar se regarde dessiner et s'écoute parler avec une autosatisfaction proprement insupportable, et à aucun moment, il ne semble penser à son lecteur. En tous cas, on ne voit vraiment pas ce qui devrait nous faire accrocher à ces dialogues idiots sur le sexe, les juifs et l'art, qui réussissent le prodige d'enchaîner banalité sur banalité, en faisant croire à chaque fois que c'est le fruit d'une réflexion géniale...
Bon, en plus de ça, je n'ai jamais été fan du dessin de Sfar, que je trouve généralement d'une laideur assez prodigieuse. Tu n'as rien à craindre de moi confirme mon jugement : c'est visuellement atroce. Le dessin ne dégage rien, il n'y a aucune vie dans ce trait, juste une caricature sordide de créatures qui n'ont déjà plus grand-chose d'humain, l'auteur ayant oublié de leur donner un cerveau.
Bref, je sais que je ne suis pas le public cible, mais enfin, là, je me demande quand même vraiment s'il peut y en avoir un... En tous cas, en ce qui me concerne, le jugement est sans appel : pour une bouse, c'est une belle bouse.
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Resident Evil - La Glace et le Feu
Les amateurs de ce jeu vidéo qui fit fureur sur les consoles de jeux à la fin des années 90 avec près de 100 millions de vente à travers le monde auront plaisir à retrouver l'univers de Raccoon City qui fut autrefois une si paisible ville. Oui, car depuis, il y a eu une apocalypse zombie à la suite d'un terrible virus. Tout semble être de la faute la multinationale pharmaceutique Umbrella Corporation. Après, le passage d'un jeu vidéo sur le format bd est rarement une réussite du genre. Là, c'est encore le vautrage total pour ne pas dire un désastre. Les dialogues et les personnages sont insipides. La narration elle-même n'est pas du tout professionnelle tout au cours de ces trois histoires distinctes formant cet ouvrage. Le graphisme est d'une laideur absolue. Tout semble n'être qu'un brouillon qu'on a passé au propre avec publication. Évidemment, ce fut un flop commercial que personnellement, je ne regretterai pas. C'est cela également la dure loi du marché. A noter qu'un virus ne peut pas, à ce jour, nous transformer en zombie assoiffé de sang.
Rien à déclarer
Avec Dany Boon, on est dans la caricature grossière et un humour de beauf à la française que je déteste éperdument. Il est vrai que ces lourdeurs comiques m'horripilent au plus haut point. Je n'aime pas non plus cette candeur fabriquée ainsi que cette surcharge des personnages. Les tares sont tournées en dérision et cela reste le thème principal. C'est une comédie poussive et souvent vulgaire qui peut trouver son public dont je ne fais pas partie. Il n'y aura aucune finesse comme dans les productions anglaises ou américaines du même genre. Je me demande encore où est le scénario tant on fait du surplace. C'est poussif et vieillot. C'est indigeste et vide. Les gags tombent souvent à plat. C'est périmé. Ayons juste une pensée pour ces pauvres douaniers qui ne font que leur travail.
La Restauration
Dommage, car le sujet m’intéressait réellement. J'aime bien les restaurants pour connaître des proches pratiquant ce difficile métier. Les adeptes de l'émission Cauchemar en cuisine en savent également quelque chose. Pour autant, en l'espèce, les gags sont réellement pitoyables. On peut faire beaucoup mieux car c'est ultra-basique. J'ai très vite décroché et j'ai fini la lecture juste pour la forme. C'est vrai qu'on peut se demander pourquoi il y a encore de telles publications ? On atteint vraiment le niveau zéro pointé. En même temps, cette bd a plutôt été un flop commercial. Sans regret.
Rolqwir
Je crois que depuis les quelques années que j'ai le premier tome de cette série, je m'y suis pris au moins à 4 fois avant de réussir à dépasser ses toutes premières pages. Car d'emblée je me suis senti allergique à son style et surtout à son humour. Graphiquement, c'est un style très inspiré des mangas, avec des personnages chibi dont les grosses têtes surjouent en permanence, et une mise en scène toute en énergie et en dynamisme forcé. Faut que ça pète, c'est pour les jeunes ! Et il faut aussi visiblement mettre un maximum possible de clins d'oeil aux mangas, aux animés et aux jeux vidéos. Foncièrement, je n'aime pas ce style mais si l'humour qui l'accompagne est bon, pourquoi pas ? Après tout, j'aime beaucoup Kimengumi - Le Collège fou fou fou. Mais non, l'humour est beaucoup trop lourdingue, beaucoup trop prévisible. C'est lourd et ça m'ennuie à vitesse grand V. Je déteste le personnage principal, la caricature du crétin arrogant et stupide, 100% artificiel, 100% déjà vu. Ça m'est foncièrement pénible de suivre ses aventures. Les gags le concernant sont ultra répétitifs puisqu'il faut qu'il dise des conneries en permanence et fonce comme un couillon dans tous les pièges et toutes les erreurs possibles. Comme d'autres personnages le rejoignent au bout d'un certain temps, l'attention est heureusement un peu moins focalisée sur lui et ça devient un peu plus supportable. Mais les gags n'en restent pas moins lourds, et certains passages sont également tellement verbeux et inintéressants que je n'ai pas réussi à les lire pour de bon. J'ai finalement lâché l'affaire vers la page 40 et cette fois, c'est sûr, je n'y reviendrai pas.
Open Bar
Graphiquement, quand on apprend à faire de la BD, on apprend à animer ses personnages, des mouvements et des poses en rapport avec la situation, pareil pour les expressions. Ici Fabcaro ne se prend pas la tête : une même pose pour toutes les cases. On peut même pas l'accuser de copier coller car il se fait chier à refaire à l'identique tous les dessins... Question colorisation, même combat, il aurait pu l'imprimer en N&B il aurait fait des économies. Question gag, un fourre tout de gags en 1 page qui partent dans tous les sens sans aucun lien, on a l'impression que c'est bâclé, on se demande parfois si on a pas raté un détail pour comprendre la chute mais non, c'est juste basique. Certains gags sont même connus depuis longtemps et juste remis au gout du jour. Bref, je me demande comment cette BD a pu être éditée et comment elle peut se vendre...
Cauchemarrant
Bon, la note est un peu sévère, j'en conviens, mais franchement, je trouve que cet album n'a aucun intérêt, et même un 2/5 m'aurait paru trop généreux... Il faut vraiment être un des plus grands fans de Franquin pour adhérer un tant soit peu à ce recueil de dessins agrémenté de quelques gags inédits, et dieu merci, il y en a, de tels fans. Malheureusement, même si j'adore Gaston Lagaffe ou Spirou et Fantasio, je ne dirai pas que je figure parmi les plus grands fans de Franquin : ses dessins de monstres et ses Idées Noires me laissent complètement froid, notamment. Or, des dessins de monstres et des idées vaguement noires, c'est tout ce que comporte le recueil : 2 gags m'ont fait sourire, mais tout le reste n'est qu'une succession de dessins (voire d'esquisses) de monstres ou de caricatures, et même les gags en planche sont bien fades. Si le simple fait de découvrir de nouveaux dessins de Franquin vous satisfait, alors aucun problème, vous trouverez votre compte dans cet album. Sinon, ça vous paraîtra plus qu'insignifiant, comme à moi. A mon sens, il n'y avait vraiment pas de quoi faire un album, mais ça n'engage que moi.
Mort aux autres
Un sous-produit de la ligne claire. Le dessin en lui-même n'est pas mauvais, même s'il cède souvent à la facilité. Pour être gentil, on dira que c'est un "style" particulier. Par contre, l'histoire en elle-même est un fourre-tout, avec ci et là du sexe, sans doute pour la provoc et pour faire dans le vent. Il y a un semblant de trame, dirons-nous, un semblant. Quant à la fin... je me suis même demandé s'il ne manquait pas une page à la BD ! Bref, ça m'a fait songer à ces "œuvres" de l'art moderne, dans lesquelles on n'est même pas sûr et certain que l'auteur voulait vraiment dire quelque chose... sauf, ici, aligner les vignettes. A lire quand même, parce que ça en devient un cas d'école ! (même si on n'arrive pas jusqu'au bout) ---Ajout de juillet 2020--- Je viens de relire cette BD à tête reposée, et je ne suis pas certain que l'auteur lui-même savait vraiment où il allait, malgré une vague trame de fond (de couleur verte). On dirait presque du scénario automatique pondu à la petite semaine avec quelques points de raccrochement pour ne pas sombrer définitivement dans le grand n'importe quoi. C'est juste un peu mystérieux pour essayer d'entretenir le lecteur dans la poursuite de sa lecture, avec une grosse pincée de sexe pour éviter qu'il ne parte trop vite. Par contre, le dessin et la couleur sont maintenant terriblement datés, pire que bon nombre de BD des années 40-50, c'est dire ! De plus, ça se lit très vite, malgré une quarantaine de planches. Il est vrai qu'il y a beaucoup de grosses cases et souvent peu à lire textuellement. Pas beaucoup de détails dans les vignettes pour essayer de capturer un semblant d'explication. Bien que parfois, on croit avoir saisi un fil, mais non. Sans doute qu'il faut se résigner : il n'y a pas d'allusion cachée pour tenter de rattraper ce ratage. Même moi, j'ai la sensation (à la fois au dessin et au scénario) de pouvoir faire 10 fois, 100 fois mieux... Si cette BD tombait dans les mains de divers quidams trop dans l'air du temps actuel et un poil inquisiteurs, l'auteur se ferait lyncher sur les réseaux sociaux à cause surtout de sa représentation "y a bon banania" d'une certaine catégorie de personne. On me dira que c'est humoristique. Peut-être, mais faire parler un ex-roi africain avec l'accent germanique, ça décoiffe un peu, sans parler des propos tenus ! On constate au passage d'autres dérives graphiques, sans doute de la provoc d'époque. Idem pour la roulette russe qui finit en rouge sur jaune. Plus que jamais, ça me fait songer à certaines "œuvres d'art" que certains "experts" louangent et continuent de louanger pour ne pas avouer qu'ils se sont royalement plantés et que c'est définitivement vide ou presque vide (soyons bons et généreux). Cette BD est un exemple d'illustration du concept de vacuité... Maintenant, si quelqu'un de plus "intellectualisé" que moi est capable de me faire comprendre les tenants et les aboutissants réels de cette BD, sans tomber dans les explications bateaux du style "oui, mais c'est une critique-eu de la société-eu", il sera le bienvenu :)
Blake et Mortimer - Le Dernier Pharaon
J'aime vraiment bien Blake et Mortimer, pas tous les albums mais la plupart. Je vois de nombreux commentaires ici vantant le coup de crayon de Schuiten mais j'ai pour ma part détesté : j'ai trouvé la BD complètement dénaturée, je ne reconnais pas les personnages, je n'arrive pas à lire leurs expressions. Mortimer est méconnaissable, quel dommage ... Bref, cela a tellement gâché ma lecture que je suis bien incapable de dire si j'ai aimé l'intrigue, j'en suis sorti avec un goût amer et la volonté de ne plus jamais relire ce tome.
Tendre banlieue
Je suis collégienne. Enfin plus pour longtemps, et heureusement et bien sûr j’ai connu ces bd dans les Okapi qui trainaient dans la perm, mais surtout en albums qui étaient aussi en permanence. Bah comment dire, ça m’agaçait tout le temps et je tournait très vite les pages, les dessins sont laids, fades et sans saveur, en voulant être trop réalistes, bah c’est moche. Les morales sont très bateaux et enfin bref, c’est juste pas intéressant, je lis des bd pour m’amuser, pas pour me prendre la tête. Bref un carnage de la BD.
Tu n'as rien à craindre de moi
Alors là, on touche vraiment le niveau zéro de la bande dessinée... Sfar se regarde dessiner et s'écoute parler avec une autosatisfaction proprement insupportable, et à aucun moment, il ne semble penser à son lecteur. En tous cas, on ne voit vraiment pas ce qui devrait nous faire accrocher à ces dialogues idiots sur le sexe, les juifs et l'art, qui réussissent le prodige d'enchaîner banalité sur banalité, en faisant croire à chaque fois que c'est le fruit d'une réflexion géniale... Bon, en plus de ça, je n'ai jamais été fan du dessin de Sfar, que je trouve généralement d'une laideur assez prodigieuse. Tu n'as rien à craindre de moi confirme mon jugement : c'est visuellement atroce. Le dessin ne dégage rien, il n'y a aucune vie dans ce trait, juste une caricature sordide de créatures qui n'ont déjà plus grand-chose d'humain, l'auteur ayant oublié de leur donner un cerveau. Bref, je sais que je ne suis pas le public cible, mais enfin, là, je me demande quand même vraiment s'il peut y en avoir un... En tous cas, en ce qui me concerne, le jugement est sans appel : pour une bouse, c'est une belle bouse.